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L’édito – Ceux qui garderont la culture catholique du pays seront les seuls libres de demain

L’argument politique qui nous vaut aujourd’hui toutes ces réformes si contraires à la vérité humaine la plus profonde ne cesse de surprendre tant il est inconsistant et intrinsèquement pervers. Il faut accompagner les évolutions de la société, vivre avec son temps. L’argument d’autorité le plus fréquemment répandu, qui produit son effet muselière à chaque fois et qui sert d’ultime justification, consiste à habiller de ringardise toute idée contraire à ce que l’on présente comme la marche inéluctable du progrès. Une telle conviction, si contraire à des siècles de pensée et d’Histoire, n’est pas ainsi surgie de nulle part d’esprits brillants eux-mêmes engendrés par ce progrès qui, libérant les peuples, aurait aussi débridé des intelligences jusque-là maintenues dans l’obscurité. C’est un long processus qui a commencé avec les penseurs de la Renaissance dont le nom choisi dit bien des choses de l’orgueil qui l’a suscité. Après des siècles d’obscurantismes, enfin l’esprit libéré, d’on ne sait trop quoi du reste, allait pouvoir redonner à l’humanité cette lumière perdue depuis 1000 ans. Car renaître signifie qu’il y a eu une vie préalable, celle bien entendue de l’Antiquité, peu importe d’ailleurs que l’on ait au préalable enfoui tous les travers de cet âge d’or imaginaire. Il arrive en effet que lorsque l’élève ne parvient plus à dépasser le maître, l’ombre de ce dernier, de protectrice devient étouffante. Il est alors incontournable pour avoir l’air de le dépasser, de l’écraser. C’est ce qui s’est passé avec la Renaissance (sans nier non plus les réels apports de ces siècles) et c’est ce qui se passe aujourd’hui dans l’art, la création, la philosophie et donc la vie politique. Aidée par une large désinformation historique, l’argumentaire moderniste s’est entouré en outre d’une propagande idéologique pour forger un bien-pensant ambiant auquel tout le monde est aujourd’hui prié de se soumettre. Sans prendre le temps de dérouler ici la naissance et le développement de l’idée de progrès, je me permets ce renvoi à l’historien Marc Venard qui fait une minutieuse analyse de cette ascension perverse dans « Naissance et vie de l’idée de progrès » aux éditions de l’Académie de Rouen (2011). Ceci pour couper court à d’éventuelles critiques qui voudraient discréditer les fondements scientifiques de mes affirmations.

 

Seulement, cette course au progrès repose sur deux jambes gangrénées. Elles sont si fragiles que plus la course s’étend, plus l’Homme en subit les conséquences destructrices. La première de ces jambes n’est autre que l’orgueil. L’orgueil de médiocres qui ne parviennent pas à dépasser leurs maîtres. Le drame de notre société est d’avoir laissé une large part aux médiocres me disait un universitaire brillant il y a quelques années.  Propos élitistes ? Sans doute si élitisme veut dire équité. Car l’élitisme n’est pas brimer les petits, mais favoriser ceux qui ont réellement un haut potentiel. L’élite ne s’entend pas uniquement intellectuellement, mais aussi manuellement, physiquement etc. Nous avons tous des dons, des charismes que n’ont pas les autres et qui font de chacun de nous un haut potentiel dans notre domaine de compétences. L’élitisme, c’est favoriser ces potentiels et leur laisser la place qui leur est due pour le bien de tous. L’élitisme est équitable, il n’est pas égalitaire. L’orgueil déplacé de fausses élites pèse lourdement sur le bien de toute la communauté humaine. L’orgueil de ceux qui les écoutent et qui trouvent dans leurs idées tant de facilités pèse aussi. Car à y regarder de plus près, que propose ce modernisme sinon une lente descente vers la facilité. Tout ce qui permet à l’Homme de résister aux vents contraires, tout ce qui fait de l’Homme un être épanoui suppose une adaptation au réel et un véritable travail de domination sur soi, seul garant de notre liberté. Or les idéologies du progrès n’appellent aucun combat sur soi, elles sont libertaires, c’est-à-dire finalement liberticides, car elles rendent l’Homme esclave de déterminismes inconscients bien plus dangereux qu’un soi-disant opium du peuple. Quant à l’autre jambe sur laquelle s’élance cette course, ce n’est autre que le refus du réel et de la non contradiction.  Les deux jambes vont bien de pair du reste. Mais elles sont en train de se faire de mutuels crocs-en-jambe, parce que l’orgueil comme le refus du réel rendent aveugle et sourd. L’Homme aujourd’hui est incapable de se diriger car en perdant le sens commun, il a perdu tous les sens nécessaires pour se repérer.

Alors prenons à rebours l’argument des modernistes. Et puisqu’il faut accompagner la société dans son évolution, puisque la pratique finit par devenir la norme et finalement la loi, entrons en résistance culturelle. Vivons comme nous l’avons toujours fait (et même mieux). Le bien est diffusif de soi. Continuons à appeler un chat un chat, un père un père, une école maternelle école maternelle et ainsi de suite. Ne nous laissons pas gagner par l’inconscience ambiante, au contraire soyons plus que jamais des témoins, des lumières sur le boisseau. Refusons de jouer ce mauvais jeu de rôles et demeurons dans la vérité. C’est le meilleur service que nous pourrons rendre à l’Homme. Mais cela suppose de s’enraciner non dans le conservatisme, mais dans la vérité et la liberté. Restons libres de vivre au grand jour notre conscience. Certes cela risque de faire mal, cela risque de douloureuses mises au banc de la société, mais si le million que nous étions et bientôt les millions que nous serons forment une fraternité unie, alors cette fraternité sera le socle de notre liberté et nous pourrons parler d’égalité parce que nous parlerons en vérité.

 

Pierre Selas

 

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L’Église en accusation : une belle offensive idéologique commence

Une belle offensive idéologique commence. Un jour la sénatrice socialiste ­Laurence Rossignol veut supprimer le droit des médecins à l’objection de conscience sur l’IVG. L’autre, c’est sa collègue Valérie Rabault qui exige au nom de son groupe de députés la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les affaires de pédophilie. Je suis le premier à déplorer la faillite collective de l’épiscopat. Je l’ai écrit, hélas ! maintes fois ces dernières années. L’Église aurait dû confier à une commission réellement indépendante le soin de faire toute la lumière sur ces abus. Faute de cela, on en est arrivé à la pire des situations.

De fait, sans pression extérieure, rien ne bouge jamais. Mais ces initiatives n’arrivent pas n’importe quand ni n’importe comment. Avec cette éventuelle commission, dans le contexte de forte passion que suscitent les débats bio­éthiques, il faudrait être naïf pour penser qu’un travail parlementaire sérieux puisse être mené sans arrière-­pensée politique. Si on ne va chercher les problèmes que dans l’Église, où certes ils abondent, comment certains ne soupçonneraient-ils pas que le but caché soit de la mettre au pas ? Où s’arrête le travail de vérité, où finit la laïcité qui nous protège tous ?

Crise et croissance de l’Église. Peut-on associer les deux mots ? Je me posais la question le week-end dernier, en parcourant les allées bien remplies du congrès Mission, à Paris. Si des milliers de personnes se réunissent pour parler d’évangélisation, c’est peut-être le signe que tous les vents ne sont pas mauvais. Au fond, d’ailleurs, l’Église a toujours été en crise. Elle est en crise chaque fois qu’elle échoue. Pour ne rien arranger, elle est en crise aussi, et bien davantage, chaque fois qu’elle croit triompher.

Qui a-t-on écouté ? Des lesbiennes ? Ça se saurait. À qui veut-on parler ? À ceux qu’il faut convaincre ? Ça se verrait.

En un mot, elle est en crise partout et tout le temps. C’est en crise qu’elle remplit toutes ses nefs lors des concerts de Glorious. C’est en crise qu’elle accueille les personnes de la rue, les femmes seules, les migrants, tous les hivers solidaires… Et c’est quand elle est défigurée qu’elle comprend le mieux sa nature servante. Pas d’évangélisation sans travail de vérité. Pas d’évangélisation sans humilité. Pas d’évangélisation sans proximité avec les pauvres. Pas d’évangélisation sans sainteté – mais pas de sainteté comme on voudrait faire briller les cuivres. Rien ne peut plus se faire en surplomb. Il faut que l’annonce vienne par en bas. Par chaque baptisé. Par « attraction », dirait le pape. Comme on parle à l’oreille pour toucher le cœur.

Plus encore dans l’ambiance délétère que nous connaissons, face à une violente perte de crédibilité institutionnelle. C’est en ce sens que sont au minimum datés ou insignifiants, au pis contre-productifs, les documents et rapports les mieux intentionnés, les mieux « fondés en raison », comme le dernier texte sur la PMA. Je n’ai rien à redire sur le fond du document, sérieux et intelligent quand il s’élève contre la marchandisation du corps humain ou cherche à défendre l’embryon. Mais je suis, comme tout le monde, obligé de constater qu’il y a trop de friture sur la ligne. Le texte appelle au dialogue. Mais pour dialoguer, il faut être deux. Qui a-t-on écouté ? Des lesbiennes ? Ça se saurait. À qui veut-on parler ? À ceux qu’il faut convaincre ? Ça se verrait. Il y a un abîme entre ce que l’Église-institution veut dire et la façon dont elle peut être entendue en ce moment.

Arrêtons donc de produire des mots coupés du contexte culturel dans lequel on les prononce. L’Église est « en accusation », aurait dit feu René Rémond. À raison quand elle a couvert des crimes. À tort quand on veut l’intimider. Mais dans tous les cas, mieux vaudrait qu’elle ne prête le flanc ni en couvrant ses propres abus ni en venant faire aux autres la leçon de morale, au même moment et la bouche en cœur. Sinon, qui entendra l’Évangile ?

 

Jean-Pierre Denis

Source La Vie

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PMA, GPA : cette pression idéologique qui pousse les Français à se “convertir” sans nécessairement adhérer profondément à la vision de la société qu’on leur propose

Atlantico : Il ressort de ce sondage que les Français sont désormais favorables à 58 % à la PMA en ce qui concerne les couples de femmes et à 55 % à la GPA en ce qui concerne les couples d’hommes. Que révèle ce sondage ? Comment la société a-t-elle pu changer ainsi ? Les convenances personnelles et les désirs individuels expliquent-ils ce changement de l’opinion ? 

Bertrand Vergely : La société a-t-elle changé ? N’est-ce pas plutôt la façon de lui présenter les questions concernant la PMA et la GPA qui s’est affinée ? Une chose me frappe quand je lis la façon dont ces questions ont été posées dans ce sondage : l’utilisation de la formule « bonnes conditions ». Posez comme questions aux Français « Pensez-vous qu’un enfant peut être élevé dans de bonnes conditions par un couple homosexuel ? ». Il est certain que vous allez obtenir des réponses favorables avec des taux variant entre 55 % et 58 %.

Pour deux raisons. 

 

La première est de l’ordre de l’intimidation. Quand on pose comme question : « Pensez-vous que les couples homosexuels peuvent élever un enfant ? » qui va oser dire « Non. Je ne le pense pas ». Peu de monde. Parce qu’il est intimidant de dire non et ainsi de passer pour intolérant, discriminatoire, homophobe. Il n’est pas sûr que les Français soient pour les nouvelles parentalités. La GPA quand elle prend l’allure d’une tractation commerciale passe mal. Pas de père, pas de père pour un enfant, cela passe mal également. Mais les Français n’aiment pas passer pour intolérants. Surtout dans l’ambiance actuelle où les medias diffusent matin, midi et soir des appels à la tolérance. Dans ce contexte, demandez aux Français si ils ont un apriori cotre les couples homosexuels en matière d’éducation des enfants. Vous aurez comme réponse : « Non. Je ne vois pas pourquoi j’interdirai a priori aux homosexuels la possibilité d’élever un enfant ». Notez la malignité avec laquelle la question est posée. Quand il est question des nouvelles parentalités, on n’interroge pas les Français sur la façon de faire un enfant, ici sans père, là sans mère, mais de l’élever. L’accent mis sur l’éducation occulte la conception. Du coup, l’éducation permet de faire avaler la nouvelle conception des enfants sans père et sans père.

Deuxième raison qui explique les scores du sondage effectué par BVA : la manipulation. Quand Michel Foucault et les sciences humaines veulent critiquer la morale, comment s’y prennent-ils ? Ils ne critiquent pas la morale. Ils critiquent l’ordre moral, la morale étant les principes fondamentaux qui permettent à l’existence humaine de se conserver et de prospérer et l’ordre moral la façon dont les hommes vivent les règles sociales. Ramenons la morale à une affaire de règles sociales et de modes de comportements, d’habitus, comme le dit Pierre Bourdieu. Il n’est pas difficile de faire passer une critique de « la » morale.  Ici, il en va de même. Quand il est question de faire avaler la PMA et la GPA, comment s’y prend-t-on ? On ne parle pas de la conception de l’enfant, mais de son éducation. Qui plus est on interroge les Français sur « les bonnes conditions ». Dans ces conditions, comment être contre les nouvelles parentalités ? Si les nouvelles parentalités portent sur, non pas la conception de l’enfant mais sur les conditions de son éducation, on ne voit pas pourquoi les couples homosexuels ne pourraient pas former de nouvelles familles. S’ils ont décidé d’élever un enfant, ce geste est bien mieux que le fait de l’abandonner. Par ailleurs, si les conditions sont bonnes, on ne voit pas pourquoi on priverait un enfant de bonnes conditions.

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L’édito – Femme, libérée ou chosifiée ?

 

Voici donc revenue la journée de la femme, perdue désormais au milieu de 365 autres journées commémoratives. Pourtant, si bien des journées passent inaperçues, au point qu’on se demande vraiment l’intérêt de cette surenchère, la journée de la femme, elle, est fortement relayée dans les médias. On pourrait, du reste se demander pourquoi cette journée suscite tant d’engouement dans la classe médiatico-politique. Car, ne nous leurrons pas, c’est bien cette caste qui fait le succès de telle ou telle journée. La genèse de cette journée est à elle seule tout un enseignement. C’est aux USA, que nait la première journée, instaurée par le parti socialiste en 1909. Très vite, l’internationale socialiste la reprend à son compte, avec le succès que l’on sait. En France, contrairement à l’histoire totalement inventée de 1857, c’est en réalité dans la mouvance de la CGT qu’émerge cette journée reprise en main par les femmes travailleuses. Ainsi donc, quels qu’aient pu être par la suite les fruits (bons et mauvais) nés de cette initiative socialiste, la journée de la femme est génétiquement marquée par la conception marxiste de la lutte. Il ne s’agit pas de libérer la femme d’un carcan qui, par certains égards, portait atteinte et à son épanouissement et à sa dignité humaine, mais d’une émancipation conflictuelle. De là naquit une confrontation dans laquelle l’homme était un méchant à abattre et non un vis-à-vis avec qui construire et se construire. Au contraire, dans l’idée marxiste de la femme libre, se construire était forcément en rivalité avec l’homme. Malgré elles, les femmes se sont donc trouvées instrumentalisées dans la lutte des classes, dans la luttes des sexes. Et finalement cette liberté, paravent utile d’une déconstruction sociale, a peu à peu chosifié la femme. Sous couvert de liberté, on lui fait vendre son corps, on la réduit à un objet de désir sexuel et peu à peu on lui interdit toute féminité au nom d’une égalité qui se trompe de comparaison. Sans s’en rendre compte, on créé une dualité dans la personne humaine. Alors que c’est dans leur humanité (et donc leur dignité) que l’homme et la femme sont égaux, on a fini par nier la commune humanité en spécifiant les droits de l’Homme et les droits de la femme (puis les droits de l’enfants). Oubliant que ces droits sont communs à l’humanité, on a créé entre eux des conflits (droit de disposer de son corps, droits de l’enfant, droit à l’enfant) et finalement ce sont trois entités déchirées, homme, femme, enfant, qu’on met face à face. Cette impasse, difficilement tenable, nourrit de ce fait un troisième phénomène, le gender. Pour retrouver une communauté humaine, on nie la distinction sexuelle et donc ses spécificités propres. Cependant, si l’homme est fortement affecté dans sa masculinité, la femme a peut-être encore bien plus perdu. Car si l’homme est tenu en laisse de plus en plus et prié de refouler sa spécificité masculine, il n’est pas chosifié par la société. S’il peut vendre son sperme, il n’est pas pressé de louer son corps et ce n’est pas lui qu’on exhibe nu à longueur de panneaux publicitaires.

Finalement de la femme infantilisée à la femme chosifiée, la liberté et l’égalité ne semblent avoir été qu’une éphémère illusion.

 

Cyril Brun, rédacteur en chef.

Brèves

La pensée du jour – Entre la sagesse et l’idéologie, un gouffre de vérité

‪La sagesse c’est découvrir la vérité, l’idéologie c’est l’inventer. La sagesse c’est aimer la beauté de la vérité. L’idéologie c’est en avoir peur. ‬

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Journées de Bioéthique à Paris le samedi 11 novembre

La communauté de l’Emmanuel organise plusieurs journées de bioéthique, à Angers, Paris et Grenoble le 11 novembre.

Au programme (Paris)

Matin (à partir de 9h30)

  • Conférence : Sophie LUTZ
  • Messe
  • Déjeuner (possibilité de s’inscrire pour un repas servi sur place ou d’apporter son pique-nique)

Après-midi (à partir de 14h)

  • Ateliers au choix
  • Forum des associations
  • Temps d’actualité : par Blanche Streb.
    Blanche Streb est docteur en pharmacie, elle est directrice de la recherche et de la formation d’Alliance VITA, une association qui agit selon deux axes : l’aide aux personnes confrontées aux épreuves de la vie et la sensibilisation du public et des décideurs aux enjeux bioéthiques et à la protection de la vie humaine. Elle travaille particulièrement sur les questions scientifiques et les enjeux liés aux biotechnologies.
  • Présentation des réseaux culture de vie
  • Dîner (prévu sur place et compris dans l’inscription)
  • 20h30 – Veillée

Intervenant :

Grande conférence :

Comment porter un regard juste sur le corps ? Suis-je libre de faire ce que je veux de mon corps ? Mon corps m’appartient-il ? Le corps est-il une limite, ou le champ de tous les possibles ? Enveloppe de contraintes ou lieu d’expérimentation ? Comment comprendre qu’il soit à la fois facteur de plaisir et porteur de souffrance ? Que me dit-il de mon identité ? Le corps peut-il être objet de progrès ?

Sophie LUTZ

Formée en philosophie, en pastorale familiale et en relation d’aide. Elle est auteur de livres sur le handicap et la sexualité dans le couple, conférencière et chroniqueuse dans la revue Ombres et Lumières et le magazine Famille chrétienne. Elle est mariée et mère de famille. Elle est auteur de livres sur le handicap et la sexualité dans le couple (Donne moi des baisers de ta bouche, EDE, 2016 – Derrière les apparences, EDE, 2012 – Philippine, la force d’une vie fragile, EDE, 2007), conférencière et chroniqueuse dans la revue Ombres et Lumières et le magazine Famille chrétienne.

Ateliers au choix :

Atelier 1 – Les enjeux bioéthiques de l’idéologie du genre Nous assistons aujourd’hui à des évolutions législatives, déjà en vigueur dans certains pays et débattues en France, visant à généraliser l’accès aux techniques de procréation artificielle. En toile de fond de ces évolutions, l’idéologie du genre selon laquelle le sexe biologique n’a pas de signification propre. Plus que jamais, la question est posée de la place du corps sexué dans notre identité et dans les rapports de filiation. Il en va de la légitimité de la norme du couple homme/femme au regard du bien de l’enfant à naître.

Elizabeth Montfort est juriste, philosophe, et engagée dans la vie politique. Elle a fondé en 2007 l’association Nouveau Féminisme Européen, un institut d’analyse et de proposition. Elle a écrit de nombreux ouvrages sur le concept de genre.

<strong>Elizabeth Montfort</strong> <em>est juriste, philosophe, et engagée dans la vie politique. Elle a fondé en 2007 l’association Nouveau Féminisme Européen, un institut d’analyse et de proposition. Elle a écrit de nombreux ouvrages sur le concept de genre.</em>

Atelier 2 – Le corps à l’épreuve de la mort

Comment respecter le corps (et donc la personne) à l’approche, au moment et à la suite de la mort ? Que dit la loi, que dit l’Eglise ? Cet atelier sera l’occasion de se pencher sur un certain nombre de questions d’actualité telles que les directives anticipées, la sédation profonde et continue, les soins palliatifs, le maintien à domicile des défunts, le don d’organes, la crémation. Le tout à la lumière de la vision chrétienne de ce qu’est l’expérience de la mort, et de la foi en la résurrection des corps.

Le Père Philippe Gauer, du diocèse de Nancy, est prêtre de la Communauté de l’Emmanuel. Médecin et théologien en pastorale familiale et bioéthique, il est actuellement aumônier de l’ICES (Institut Catholique d’enseignement supérieur) à La Roche Sur Yon. Il est aussi membre de l’équipe diocésaine de préparation au mariage et membre du Comité épiscopal d’éthique médicale du diocèse de Luçon.

<strong>Le Père Philippe Gauer</strong>,<em> du diocèse de Nancy, est prêtre de la Communauté de l’Emmanuel. Médecin et théologien en pastorale familiale et bioéthique, il est actuellement aumônier de l’ICES (Institut Catholique d’enseignement supérieur) à La Roche Sur Yon. Il est aussi membre de l’équipe diocésaine de préparation au mariage et membre du Comité épiscopal d’éthique médicale du diocèse de Luçon. </em>

Atelier 3 – Transhumanisme : la science fiction deviendrait-elle réalité ?

Le développement des technologies a pris une telle ampleur que l’homme est aujourd’hui en mesure de les utiliser non seulement pour changer son environnement mais aussi de plus en plus pour transformer sa propre nature. La diabolisation a priori risquerait de faire passer à côté de progrès potentiellement considérables. Mais l’aveuglement technophile nous ferait perdre à coup sûr beaucoup de notre humanité. Il y a donc un enjeu de discernement qui, pour être fécond, doit embrasser toutes les dimensions de l’Homme, corps, âme et esprit.

Jean-Guilhem Xerri est psychanalyste et biologiste médical des hôpitaux. Il est président d’honneur de l’association « Aux Captifs la libération ». Il donne des retraites et il est auteur d’ouvrages dont « A quoi sert un chrétien ? » (Prix de l’humanisme chrétien 2015, Cerf) et « Quand la science-fiction devient réalité » (Document épiscopat, 2013).

<em><strong>Jean-Guilhem Xerri</strong> est psychanalyste et biologiste médical des hôpitaux. Il est président d’honneur de l’association  « Aux Captifs la libération ». Il donne des retraites et il est auteur d’ouvrages dont « A quoi sert un chrétien ? » (Prix de l’humanisme chrétien 2015, Cerf) et « Quand la science-fiction devient réalité » (Document épiscopat, 2013).</em>

Infos pratiques et inscriptions

Lieu et horaires :

Le samedi 11 Novembre 2017 de 09h30 à 22h00
Paroisse de la Sainte Trinité, 3 rue de la Trinité 75009 PARIS

Prix d’inscription : 

  • tarif normal 30 €
  • tarif étudiant 25 €

Pour le déjeuner il est possible de s’inscrire pour un repas servi sur place ou d’apporter son pique-nique.
Pour le dîner, le repas est prévu sur place et compris dans le prix de l’inscription.

Le nombre de places est limité !
Au-delà du 1er novembre, les frais d’inscription sont majorés de 5 €.

Inscriptions

Contact

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Pape François ” Si nous ne suivons pas le Christ notre foi devient une idéologie”

La boussole du chrétien, c’est de suivre le Christ crucifié, non pas un dieu désincarné, mais Dieu fait chair, qui porte sur lui les plaies de nos frères : en ce début de Carême, le Pape l’a répété ce jeudi 2 mars, lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe.

Au début du Carême, l’invitation à se convertir résonne fortement. La liturgie du jour met cette exhortation devant trois réalités : l’homme, Dieu et le chemin. La réalité de l’homme est celle de choisir entre le bien et le mal : « Dieu nous a fait libres, le choix est le nôtre », a affirmé François, mais « Il ne nous laisse pas seuls », il nous indique la voie du bien avec les Commandements. Ensuite, il y a la réalité de Dieu : « pour les disciples il était difficile de comprendre la voie de la croix de Jésus ». Parce que « Dieu a pris toute la réalité humaine, excepté le péché. Il n’y a pas Dieu sans Christ. Un dieu sans le Christ, désincarné, est un dieu non réel », a souligné le Saint-Père.

« La réalité de Dieu est Dieu fait Christ, pour nous. Pour nous sauver. Et quand nous nous éloignons de cela, de cette réalité, et que nous nous éloignons de la Croix du Christ, de la vérité des plaies du Seigneur, nous nous éloignons aussi de l’amour, de la charité de Dieu, du salut », et nous allons sur une conception idéologique et lointaine de Dieu, a averti le Saint-Père.

Le Pape a évoqué le dialogue entre un agnostique et un croyant, évoqué par un écrivain français du siècle dernier : « L’agnostique de bonne volonté demande au croyant : “mais comment je peux… pour moi, le problème, c’est comment le Christ peut être Dieu. Je ne peux pas comprendre cela. Comment le Christ est-il Dieu ?” Et le croyant a répondu : “Pour moi, ceci n’est pas un problème. Le problème aurait été que Dieu ne se soit pas fait Christ.” Ceci est la réalité de Dieu : Dieu fait Christ, Dieu fait chair, et ceci est le fondement des œuvres de miséricorde. Les plaies de nos frères sont les plaies du Christ, ce sont les plaies de Dieu, parce que Dieu s’est fait Christ.(…) Nous ne pouvons pas vivre le Carême sans cette réalité. La seconde réalité. Nous devons nous convertir, non pas à un Dieu abstrait, mais au Dieu concret qui s’est fait Christ. »

Enfin, il y a la troisième réalité, celle du chemin. Jésus dit : « Si quelqu’un veut venir derrière moi, qu’il se renie lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et me suive. » « La réalité du chemin est celle du Christ : suivre le Christ, faire la volonté du Père, comme Lui, prendre les croix de chaque jour et se renier soi-même pour suivre le Christ. Ne pas faire ce que moi je veux, mais ce que veut Jésus, suivre Jésus. Et Lui, Il dit que sur cette route nous perdons la vie, pour la gagner ensuite. C’est une façon continue de perdre la vie, de prendre la possibilité de faire ce que moi je veux, de perdre le confort, être toujours sur la route de Jésus qui était au service des autres, dans l’adoration de Dieu. Ceci est la voie juste. »

« L’unique chemin sûr, c’est de suivre le Christ crucifié, le scandale de la Croix », a conclu le Saint-Père. Et ces trois réalités, l’homme, Dieu et le chemin, « sont la boussole du chrétien ». Une boussole qui nous empêche de nous tromper de route.

 

 Source Radio Vatican

Agenda / Annonce #NLQ

Toulon – Conférence d’Anne Coffinier le vendredi 27 janvier

Famille, Etat et Education : quelle légitimité pour instruire ? Quelle liberté scolaire ?

Le cercle Saint Exupéry invite Anne Coffinier le vendredi 27 janvier à 20h30 à Toulon,
à l’amphithéâtre de la faculté de droit, 35 rue Alphonse Daudet

 

Avec plus de 45 milliards d’euros, l’Education Nationale, qui n’est pas une fonction régalienne, est le premier budget de l’État. L’Etat se préoccupe-t-il de l’efficacité du « Mammouth » ? L’OCDE place régulièrement la France dans les profondeurs de son classement PISA évaluant les performances éducatives des pays membres.

Quels sont les objectifs poursuivis par ces lourdes dépenses ? Le ministère de l’Instruction Publique est devenu en 1932 le ministère de l’Education Nationale. Ce ministère impose régulièrement une refonte des programmes à la fois arbitraire et autoritaire. Les enseignants des établissements publics et, de plus en plus, des établissements privés, sont obligés de décliner ces nouvelles orientations idéologiques d’Etat.

En parallèle de l’Education d’Etat, des écoles indépendantes variées se multiplient dans des proportions exponentielles depuis plusieurs années, fondées sur la volonté de parents de donner à leurs enfants une instruction et une éducation basée sur des méthodes nouvelles, et libres par rapport aux doctrines d’Etat.

Les parents ont-ils toute liberté pour orienter l’éducation et l’instruction de leurs enfants ? Quelles sont les modalités d’exercice et les limites de cette liberté scolaire ? L’Etat est-il légitime à imposer le détail des programmes ? Quelle doit être la latitude des enseignants dans leur application ? Où se situe, en cette matière, la limite entre légitime encadrement par l’Etat et dérive totalitaire ? C’est sur ce thème qu’interviendra Anne Coffinier lors de sa conférence à l’amphithéâtre de la faculté de droit de Toulon le vendredi 27 janvier 2017 à 20h30.

Anne Cof

Tribunes et entretiens

Parler d’islamophobie est une imposture intellectuelle

Dans un entretien accordé à FigaorVox, sur son livre, Détruire le fascisme islamique, Zineb El Rhazoui, revient sur l’expression islamophobie qu’elle juge être une imposture intellectuelle. Mutatis mutandis, son analyse pourrait s’entendre de toute les “phobies” à la mode dont le but est essentiellement de clouer le bec à ceux qui ne partagent pas la doxa ambiante.

D’abord il s’agit d’un néologisme, un terme quasi-médical qui prétend désigner une « pathologie » : la haine injustifiée, aveugle, irrationnelle de l’islam avec un petit i, l’Islam avec un grand I, et les Musulmans, sans jamais les définir. Le concept d’islamophobie est une imposture intellectuelle fondée sur une confusion délibérée entre l’islam en tant que dogme, l’Islam en tant que civilisation, et les musulmans considérés ipso facto comme une communauté monolithique et non pas comme des individus. Qu’est-ce qu’un musulman ? Une personne née dans cette foi ou une personne qui l’a choisie ? On peut être issu de culture islamique et se définir par une multitude d’autres caractères, comme on peut opter pour cette religion sans en adopter les préceptes à la lettre. En réalité, ce que l’on nous désigne comme étant de l’islamophobie est souvent un rejet des manifestations ostentatoires et militantes d’un islam revendicatif. Les pleurnichards de l’islamophobie nous prennent en otage : à chaque acte terroriste, ils crient au « pas d’amalgame », mais lorsqu’on dénonce l’idéologie qui mène au terrorisme, ils nous accusent de haïr l’ensemble des musulmans. Le concept d’islamophobie est surtout un outil discursif qui consiste à faire taire toute critique envers la religion musulmane, à l’extraire à la raison. D’ailleurs l’islamophobie n’existe pas en terre d’Islam, là où la théocratie islamique a le pouvoir coercitif, puisque les islamistes disposent de mieux : le délit de blasphème, d’apostasie ou d’insulte à la religion. Lorsque vous critiquez l’islam dans un pays islamique, on vous met en prison, vous fouette sur la place publique ou vous assassine. Dans les démocraties occidentales, les islamistes, désespérés d’imposer le délit de blasphème, n’ont plus que l’accusation d’islamophobie dont ils veulent faire un nouveau racisme. Mais depuis quand la foi est une race ?

L’auteur aborde dans ce long entretien bien d’autres aspects comme celui de l’impérialisme islamique.

L’islamisme est une idéologie impérialiste, elle a intrinsèquement vocation à se répandre car le prosélytisme est un devoir en islam, y compris sous sa forme la plus belliqueuse : le jihad. Lorsque cette idéologie n’est pas en position de force, elle n’hésite pas à faire feu de tout bois pour faire avancer son agenda : l’édification de l’Oumma, partout sur terre.

 

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