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Exposition « Lieux saints partagés – Coexistences en Europe et en Méditerranée » jusqu’au 21 janvier 2018 à Paris

Lieux saints partagés

À chacun son Dieu, ses écritures, ses saints. Pourtant, depuis leurs origines, les trois monothéismes (judaïsme, christianisme, islam) partagent des croyances, des pratiques, des figures tutélaires mais aussi des sanctuaires. Avec l’exposition Lieux saints partagés, le Musée national de l’histoire de l’immigration revient sur ces pratiques et pose l’une des interrogations les plus sensibles du 21e siècle : celle des identités religieuses aujourd’hui.

Tribunes et entretiens

Migrants – Message du pape “un compendium de toutes les âneries”, selon Laurent Dandrieu

Toujours chaudement reçu, nous poursuivons notre débat sur le message du pape François sur l’immigration. Vous pouvez retrouver sur InfoCatho les autres tribunes, pour/contre/ modérées.

Invité de l’émission Terre de Mission sur TV Libertés, le journaliste et écrivain Laurent Dandrieu n’a pas hésité à critiquer durement les dernières déclarations du pape François quant à la crise migratoire. Dans cette émission animée par Jean-Pierre Maugendre – par ailleurs président de Renaissance catholique -, l’auteur d’Eglise et immigration, le grand malaise analyse et dissèque le document édité par le pape François et intitulé : “Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés”.
Il s’agit du fastidieux catalogue de 21 mesures politiques que le Souverain Pontife souhaiterait que les pays européens adoptent vis à vis des migrants.

Découvrez l’émission Terres de Mission dans laquelle Laurent Dandrieu intervient de 1 minute 50 à 14 minutes et 16 secondes.

Quand Jean-Pierre Maugendre demande à Laurent Dandrieu d’expliquer ce qui se trouve dans ce document articulé autour de 4 idées force (Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer), le journaliste n’hésite pas à se lâcher.

 « C’est un compendium de toutes les âneries qu’il est possible de proférer sur ce sujet là. Je ne m’en réjouis pas mais ça a néanmoins le mérite de la clarification. Beaucoup de gens, en défense des propos du pape depuis le début de son pontificat, disaient que c’était un discours qui était purement évangélique, qu’il ne s’agissait que de prôner la charité et que le pape était complètement dans son rôle en tenant ce discours. Là, on voit qu’il s’agit d’un message proprement politique puisqu’on a recensé pas moins de 21 mesures politiques concrètes que le pape préconise aux Etats. »

Et le journaliste de Valeurs actuelles de continuer : « Le pape stipule qu’en vertu de la centralité de la personne humaine, la sécurité des migrants doit toujours passer systématiquement avant la sécurité nationale Or il ne peut pas y avoir de sécurité personnelle sans sécurité nationale. Et les populations nationales sont les grandes absentes de ce texte. […] Il y a une absence de réflexion et de considération sur le bien commun, qui est pourtant la doctrine de l’Eglise. »

 

Source Breizh Info

Pour aller plus loin sur le Bien Commun

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Le pape et l’immigration : à chacun ses responsabilités – Philippe de Saint-Germain

Nous poursuivons notre série de tribune sur les propos du pape François en matière d’immigration. Aujourd’hui Philippe de Saint-Germain

 

Pourquoi les propos du pape sur le phénomène migratoire sont toujours compris de travers. La responsabilité de l’Église ne se substitue pas à celle des États.

LE GAGNANT de la petite phrase provocation de l’été est à nouveau le pape François. Mais la provocation est moins dans ses propos, constants dans leur appel à l’accueil généreux des migrants, que dans l’indignation qu’elle suscite sur la foi d’une erreur tout aussi constante sur la nature de son autorité.

Le propos qui fâche est extrait du message pontifical pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2018, rendu public le 21 août. « Le principe de centralité de la personne humaine, dit-il, nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale. » Considérer que le pape méprise le droit des nations à se protéger est absurde.

Tout d’abord, il n’entre pas dans la confusion malheureuse chez de nombreux chrétiens entre l’universel religieux (eschatologique) et l’universel politique. Tout simplement parce que son message n’est pas politique : il est pastoral, comme il l’indique, et relève du devoir de charité de l’Église, même s’il invoque la nécessité d’une « contribution » de la communauté politique et de la société civile.

Une question éthique pas religieuse

Le message du pape n’est pas eschatologique au sens où le religieux aurait autorité sur le politique. L’Église n’a pas pour mission d’organiser le monde politique, et la politique n’est pas appelée à réaliser le Royaume de Dieu. Ce serait dans les deux cas du totalitarisme obtus, païen et mythologique. Son message est d’ordre spirituel pour les chrétiens et moral pour tous.

« Le royaume de Dieu n’est pas une norme ‘politique’ de l’action politique, mais une règle ‘morale’ de cette action, expliquait le théologien Ratzinger [1]. Le politique est soumis à des règles morales, même si la morale comme telle n’est pas la politique, ni inversement si le politique comme telle n’est pas la morale. Autrement dit : le message du royaume de Dieu a une signification pour le politique, non sur le plan de l’eschatologie, mais sur le plan de l’éthique politique. »

Or la morale procède de la raison. Par définition, la morale ne remet pas en cause la souveraineté du politique qui a ses contraintes propres et elle appelle la vertu de prudence.

Ce message moral est-il dangereux pour les nations ? Restant sauve la liberté responsable des États, en fonction de leur situation particulière respective, il n’est pas difficile de comprendre qu’il ne peut y avoir sécurité des nations sans sécurité des plus faibles, quels qu’ils soient (migrants « contraints » de s’exiler, nationaux en situation précaire ou fœtus indésirés) : le principe est moral, et la politique n’a pas le pouvoir de décider du bien et du mal moral.

C’est pour le bien des peuples avant tout que le pape recommande d’humaniser la politique migratoire. Nulle part, il ne sacrifie le droit des nations, a fortiori en opposant les droits des uns aux droits des autres. D’un côté, il appelle à l’effort et même à l’inconfort, mais pour ce qui les concerne, c’est aux autorités politiques souveraines de prendre leurs responsabilités.

Funeste moralisme

La difficulté récurrente est que les catholiques — conservateurs en particulier — pratiquent un moralisme funeste (la morale = l’application autoritaire des principes) et ont une conception cléricale de la parole de l’Église. Le raisonnement est le suivant : ce que le pape dit est parole d’Évangile, donc doit être exécuté urbi et orbi et notamment par toutes les autorités, qu’elles soient spirituelles ou politiques ; or ce que dit le pape n’est pas applicable dans toutes les circonstances, donc le pape se trompe, donc il est critiquable. L’autorité religieuse étant revêtue de la toute-puissance, elle est diabolisée quand elle ne répond pas à toutes les situations. Ce qui vaut au pape d’être traité avec violence comme un hérétique illuminé.

La bonne hygiène intellectuelle pour recevoir les paroles du pape sur les sujets de portée temporelle est donc de commencer par faire la part des choses, de ne pas confondre les principes et l’action, et de distinguer sans les opposer la responsabilité respective de chacun.

Cela signifie-t-il que le pape se trompe jamais ? Certes non, et l’histoire a montré que les papes étaient des hommes. Dieu a permis qu’ils puissent se tromper. Ayons la simplicité de reconnaître que les fidèles eux-mêmes qui s’attribuent le droit de le critiquer, y compris dans leur domaine propre, peuvent aussi ne pas être infaillibles.

Bien des propos du message pontifical dérangent et sont discutables, mais le chrétien devrait s’appliquer à en tirer le meilleur, en distinguant ce qui relève des principes et ce qui relève des moyens proposés au jugement pratique des responsables concernés. Qu’il y ait des tensions borderline sur les compétences des uns et des autres, ce n’est pas nouveau : l’histoire de l’humanité est traversée par les empiètements des pouvoirs spirituel et temporel ; cela ne justifie aucunement les anathèmes hystériques provoqués par les confusions en tout genre.

Les migrants « contraints » de s’exiler

Voyons par exemple quelques-uns des points chauds du document pontifical :

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Laurent Dandrieu – Père Venard versus Mathieu Bock-Coté

Nous avons publié hier la réaction du Père Venard au Livre de Laurent Dandrieu, dans lequel il voit un faux procès intenté au pape. Un lecteur, pour équilibrer, la réflexion nous propose la lecture de  Mathieu Bock-Côté, qui lui perçoit, au contraire,  “une méditation subtile et éclairante sur le destin de notre civilisation” (FigaroVox du 23 janvier 2017)

Mathieu Bock-Côté : « Un certain catholicisme se mue en utopie multiculturaliste »

FIGAROVOX/LECTURE – Mathieu Bock-Côté a lu l’essai Eglise et immigration : le grand malaise. Loin des polémiques, Laurent Dandrieu « ajoute sa voix au renouveau intellectuel du conservatisme français », estime le sociologue québécois.

Journaliste à Valeurs actuelles et auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire de la peinture ou du cinéma, Laurent Dandrieu a incontestablement marqué le début de l’année 2017 avec un livre inattendu, qui a fait éclater un malaise profond chez les catholiques français. Avec Église et immigration : le grand malaise, il se penche sur la doctrine catholique concernant l’immigration. Dans quelle mesure le catholicisme est-il capable de penser les grandes migrations au-delà d’un discours moralisateur et désincarné sur l’ouverture, qui nous est généralement administré et dont le pape François semble s’être fait une spécialité médiatique ? Mais si ce livre frappe fort, il n’a rien d’un brûlot. On n’y trouve aucune facilité polémique, aucune formule gratuite lancée pour le simple plaisir de choquer. Il est non seulement bien mené, mais remarquablement documenté et c’est une pensée forte et articulée qui s’y exprime. On sent que l’auteur méditait son ouvrage depuis très longtemps, comme il le dit clairement dès ses premières pages. Ce livre, à sa manière, est une méditation subtile et éclairante sur le destin de notre civilisation.

Le problème de base peut être aisément posé : il existe une telle chose qu’un devoir d’hospitalité et d’aide aux personnes en détresse. L’Église le pense à travers la parabole du Bon Samaritain. Mais c’est une chose d’accueillir une personne, c’en est une autre d’en accueillir des millions, comme c’est le cas, aujourd’hui, avec l’immigration massive qui se jette en nombreuses vagues sur le continent européen, au point que certains parlent même d’une immigration de peuplement. D’autant qu’on ne saurait assimiler systématiquement la figure de l’immigré à celle du réfugié en détresse, fuyant la guerre et la faim. Est-ce qu’une nation est en droit de défendre ses frontières ? Depuis un bon moment déjà, l’Église semble penser que non. Mais Laurent Dandrieu lui rappelle qu’elle a déjà pensé le contraire et qu’elle a déjà reconnu le droit des nations : la transformation du catholicisme en utopie multiculturaliste n’était pas inscrite dans son ADN. L’histoire des idées, quand on la maîtrise, éclaire la vie de la cité. D’ailleurs, certains papes comme récents comme Jean-Paul II et Benoit XVI conjuguaient paradoxalement une défense résolue du droit des peuples à leur personnalité collective et un immigrationnisme sans nuances, comme s’ils ne voyaient pas la contradiction entre les deux.

Il y a dans la religion chrétienne un souffle messianique. En lisant Dandrieu, on comprend que l’Église catholique, et plus encore le pape François, voient dans les grandes migrations un puissant élan qui brasse les peuples et pourrait les pousser à former une humanité nouvelle, enfin unifiée, comme si la division du monde en peuples et en civilisations était une fracture historique qu’il était enfin possible de réparer. L’humanité pourrait de nouveau faire l’expérience de son unité : la cité cosmopolitique serait une rédemption. Naturellement, ceux qui ne s’enthousiasment pas pour cette dissolution programmée des nations ont le mauvais rôle : on les accuse, selon la formule rituelle, de repli identitaire. Ils ne sauraient pas célébrer le métissage mondial. Comme le note Dandrieu, l’Église est assez étrangère à la question des « grands équilibres » culturels des pays occidentaux, même si elle peut se montrer très zélée lorsque vient le temps de défendre l’identité culturelle de ceux qu’on appelle peuples premiers. Un peuple n’est pas qu’une construction juridique : c’est aussi une réalité historique et culturelle, avec une personnalité propre. Mais le patriotisme devient vite un péché lorsqu’il est revendiqué par les Européens. Ils auraient fait tant de mal dans l’histoire qu’ils devraient faire pénitence en s’effaçant des siècles à venir. Mais l’Église n’est pas seule coupable : c’est la pente naturelle de la modernité de se condamner à ne pas comprendre les particularismes historiques, dans lesquels elle ne voit que des résidus folkloriques empêchant l’unification de l’humanité.

Dandrieu explore les rapports entre le catholicisme et l’islam. Cela va de soi, pourrait-on dire, dans la mesure où l’immigration massive correspond à l’implantation de populations musulmanes en Europe, qui généralement, ne s’y intègrent, parce qu’elles n’y parviennent pas, peut-être, parce qu’elles ne le désirent pas, peut-être aussi. Dandrieu amène toutefois la discussion sur le plan théologique, loin des poncifs répétés par des chroniqueurs incultes qui parlent souvent de religion en faisant la promotion d’un exaspérant irénisme diversitaire. Les deux religions n’en font elles presque une seule, comme semblent le suggérer aujourd’hui de nombreuses autorités catholiques ? Ces dernières ne poussent-elles pas le dialogue inter-religieux jusqu’à perdre de vue la singularité de leur propre religion ? L’étrange discours sur les religions qui domine l’esprit public nous pousserait à croire qu’elles sont toutes interchangeables, ce que Dandrieu ne croit pas, en donnant l’exemple du rapport à la violence. Le terrorisme d’aujourd’hui n’est pas sans étendard. Dandrieu, ici, écrit à la manière d’un catholique dubitatif qui se sent abandonné par les autorités de son Église, comme si ces dernières ne savaient plus quoi faire de la religion dont ils ont la responsabilité. Il faut dire qu’ils sont nombreux, depuis quelques décennies, à entretenir un tel rapport avec Rome. La crise de conscience de la civilisation occidentale a aussi frappé son cœur spirituel qui semble s’être fissuré.

 

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Tribunes et entretiens

Immigration versus identité

Alors que le pape François vient d’ouvrir un nouveau point d’attention sur la question des réfugiés, en invitant à la prudence les pays d’accueil, que penser de l’opposition immigration/identité ?

(republication estivale d’un article du 2 novembre 2016)

Comme bien des sujets d’actualité, la question de l’immigration est particulièrement sensible, dans la mesure où elle est biaisée et politiquement récupérée. Il devient délicat de parler de l’immigration sans risquer le catalogage primaire dont usent abondamment certains milieux politiques ou démagogiques. L’immigration en devient, du reste, un sujet quasiment tabou de la pensée unique ambiante. Il y aurait, à ce sujet, une belle étude à faire sur cette pensée unique ! Mais restons sur notre propos suffisamment complexe en lui-même.

L’immigration est la proie des amalgames, des idées reçues et des raccourcis démagogiques. La droite classique (Nicolas Sarkosy excepté) n’ose pas aborder le sujet par peur d’être récupérée ou de perdre des électeurs, tandis que la gauche dans son ensemble en fait une affaire de dignité, de cœur et d’affectivité, face à une extrême droite exaspérée qui en nourrit le cœur de son programme. Il est dès lors difficile de demeurer objectif au milieu de telles passions. Mais à cristalliser le débat sur le thème racial et humain, nous l’avons ni plus ni moins stérilisé. L’immigration n’est pas d’abord une histoire de race, ou de droits de l’homme. Elle est d’abord une histoire d’homme au singulier. Celui qui immigre est d’abord quelqu’un qui émigre. Il s’agit d’une personne humaine égale en droit et en dignité à toute autre personne. Comme toute personne humaine, l’immigré à une histoire personnelle qui le constitue, des droits et des devoirs. C’est une personne qui quitte un groupe pour une raison ou pour une autre et qui vient s’insérer dans un autre groupe qui lui préexiste. Ce groupe lui apportera ce qui le constitue et lui, offrira ce qu’il est au groupe. Ce qui de soi est très fructueux et source de progrès et de richesse. Mais il est évident que celui qui est nouveau venu s’insère dans ce qui lui préexiste.

Il appartient, en revanche au groupe qui l’accueil de lui faciliter cette insertion. L’étranger qui ne s’insère pas et ne respecte pas les lois du pays ne doit pas être traité différemment de toute personne native du pays enfreignant les lois. Il ne faut pas cependant tomber dans les travers naïfs et candides d’une telle pensée. L’immigré qui arrive, sans renier ce qu’il est et sa fierté nationale propre, doit s’engager à respecter l’identité propre du pays qui l’accueil et doit même l’aimer. Il est un fait qu’un immigré qui ne se sent pas bien dans le pays d’accueil doit prendre acte de son malaise et peut être en changer. Il est un fait aussi que le pays doit s’attacher à faciliter une intégration plus ou moins facile. La différence de culture et d’histoire peut être plus ou moins forte bien sûr. Et il n’entre pas dans le devoir d’accueil de se renier soi-même pour mieux accueillir.

La difficulté actuelle de l’immigration, est double. Tout d’abord, un pays comme la France n’a plus forcément les moyens de bien accueillir. La question légitime se pose alors de savoir s’il y a ou non une limite à l’accueil. La réponse est assez évidente. La solidarité ne suppose pas de se mettre soi-même en péril. Que signifie alors se mettre en péril ? Peut être que la question mérite ici d’être posée de façon plus fine. Il peut paraître injurieux de considérer qu’un pays comme la France ne peut accueillir sans se mettre en péril alors que d’autre ne parviennent pas à émerger jusqu’à la simple dignité de vie. La pauvreté est relative. L’étude récente menée par l’Union Européenne sur le seuil de pauvreté en Europe le montre bien. Un pauvre de France n’est pas le même pauvre qu’en Roumanie. Dès lors le seuil de péril pour une nation n’est pas non plus le même. Et, il est contraire au bien commun de l’humanité de faire régresser une partie du monde, même pour en faire avancer d’autres. Car il n’est pas conforme à la dignité de la personne humaine de lui demander de donner en dessous de ce qu’elle est capable de produire dans le respect de sa dignité propre. Ce n’est pas en partageant plus le gâteau qu’il y aura à manger pour tout le monde, mais bien en augmentant la taille du gâteau. En revanche, cette croissance ne doit pas se faire sans l’ensemble des populations du monde. Pour en revenir à l’immigration, il n’est pas concevable et de toute façon utopiste, de demander à un pays entier de sacrifier sa croissance et son équilibre, au profit d’autres personnes ou pays. L’immigration doit nourrir la richesse propre du pays et apporter à l’immigré le nécessaire à son épanouissement et à sa dignité. Il faut tenir les deux, sinon le déséquilibre devient néfaste.

De même il faut avoir conscience qu’un immigré prive de ses compétences son propre pays. Nous nous plaignons suffisamment, en France de la fuite des cerveaux pour comprendre ce que cela signifie pour d’autres pays plus défavorisés. L’immigration est une composante importante du développement durable. Il convient donc de bien cerner pourquoi certains quittent leur pays. Le manque de travail, de richesse, la sclérose des systèmes ou des débouchés professionnels en termes de carrière, le non respect de la dignité humaine en sont quelques traits saillants. Les pays d’accueil ne peuvent pas servir de refuge au monde entier. Leur tâche, au contraire est de favoriser le développement des pays en difficultés et leur démocratisation, de façon à limiter l’immigration politique. Là, il faut que les occidentaux se mettent d’accord avec eux-mêmes. Une délocalisation en France c’est autant d’immigrés potentiels en moins.

La question de l’immigration est bien plus profonde que ce que pourra en traiter une loi de contrôle de l’immigration. Ces lois cherchent à gérer les problèmes que pose l’arrivée massive d’immigrés que la France ne peut plus accueillir. C’est le rôle de telles lois et leurs prérogatives ne leur permettent pas de faire autre chose. Mais c’est bel et bien en amont que la question que l’immigration se traitera. Le combat pour le respect des droits de l’homme, du travailleur, de l’enfant, ainsi que la lourde et lente politique du développement durable sont des outils bien plus efficaces à long terme.

Il n’empêche qu’il faut vivre le court terme et le gérer et il ne faut pas nier qu’une certaine immigration fait peur. Encore faut-il avoir le courage de l’affronter dans sa réalité et cesser de rejeter la faute sur l’autre ! Il y a un problème d’intégration d’une certaine catégorie de la population immigrée. C’est un fait. Ce fait exaspère l’ensemble de la population française (par rejet ou par opposition à ceux qui rejettent). Soit ! Mais qu’allons-nous faire ? Entrer en guerre civile les uns contre les autres ? Jeter tout le monde dehors ?

Le problème fondamental de toute intégration qu’elle soit nationale ou plus intime dans le groupe professionnel ou familial, n’est pas d’abord du côté de celui qui arrive, mais de celui qui accueille. Bien sûr les « cas » existent. Mais quand l’ensemble ou la majorité de ceux qui arrivent posent problème, n’y a-t-il pas une cause à chercher en face ? Avons-nous été clairs sur ce que nous sommes ? En un mot, le fond du problème de l’intégration ne serait-il pas, aussi, à chercher dans la perte de notre identité ? Imaginez-vous arriver dans une nouvelle famille. Vous avez perdu la votre et par ce fait vous êtes déjà fragilisés. Mais cette famille d’accueil ne vous donne aucune règle de conduite, vous n’en connaissez pas les normes et les valeurs, d’autant que vous vous rendez compte qu’elles sont floues. Comment allez-vous faire pour vous insérer, vous construire, être en paix ? Voilà, à mon sens, un des problèmes de fond de l’immigration dite maghrébine. Nous ne savons pas qui nous sommes vraiment, car notre société se cherche et se construit après s’être déconstruite, alors qu’en face de nous nous avons un peuple fier de ses racines et avec un sens communautaire et identitaire fort. C’est nous qui sommes faibles face à eux ! Mais faibles chez nous, d’où un problème de fond difficilement soluble.

La première des questions à se poser face au problème de l’immigration, est paradoxalement un problème d’identité nationale. Il est impossible d’aller vers l’autre tant que l’on n’est pas sûr de soi.

Alors sortons de cette crise de conscience, en affrontant avec vérité le problème de l’immigration. Oui, c’est un devoir d’accueillir l’étranger et le racisme est inacceptable. Oui, nous devons d’abord penser à nous pour mieux penser aux autres. Oui, travailler à ce que les étrangers se sentent mieux chez nous est parfaitement compatible avec le fait de tout faire pour qu’ils n’aient pas à quitter leur pays. Oui, je dois préserver mon environnement et ma sécurité, mais en tirant l’ensemble du monde vers le haut et non au détriment de quelques plus pauvres. En aucun cas non plus cette option ne doit conduire à la paupérisation des plus riches. Le vrai combat, long, lourd et lent est de hisser tout le monde vers le haut. Ce qui ne veut pas dire, pour les plus riches de ne pas renoncer au superflu. L’immigration doit prendre en compte l’ensemble de ces données. La France est un pays d’accueil, mais elle ne peut accueillir indéfiniment. Il convient donc de réguler cet accueil de façon à ne pas compromettre l’intégration, ni la sécurité et le bien être vital de la population nationale.

Il y aurait encore bien à dire sur ce vaste sujet et j’ai bien conscience que ces quelques lignes ne répondent pas à la polémique actuelle, mais tel n’était pas mon ambition. Je pense qu’avant d’y répondre, il faut avoir à l’esprit les fondements de la réflexion. Sur un sujet aussi polémique et affectif, il me paraissait important de dépassionner le débat pour réellement l’ouvrir.

Source Cyrano.net

Tribunes et entretiens

Tribune – Réflexion d’un chrétien sur le devoir d’hospitalité et les camps de migrants

Alors que débute le démantèlement de la jungle de Calais, nous publions ici la tribune d’un lecteur chrétien sur cette question très controversée à l’heure actuelle chez les catholiques.

(Dans le cadre de nos reprises d’articles de formation et tribunes de l’été nous republions cet article paru le 24 octobre 2016)

La question de l’hospitalité et du migrant nous renvoie directement à des questions d’anthropologie sur la nature de l’homme, la violence et le lien social, l’origine commune de l’humanité, la justice et les inégalités, la solidarité transnationale et le droit cosmopolitique.

 

Selon que l’on voit la violence comme accidentelle ou ontologique, par construction sociale ou par état de nature, on naviguera du droit cosmopolitique kantien à l’hospitalité inconditionnelle d’un Levinas ou d’un Derrida, l’articulation de la justice et de la charité se dessinant sur fond de nostalgie du paradis perdu ou d’espérance millénariste, la position chrétienne étant à tort assimilée à la position kantienne dans la critique de Derrida.

 

L’ouvrage monumental publié en 2004 sous la direction d’Alain Montandon, Le livre de l’hospitalité. Accueil de l’étranger dans l’histoire et les cultures, est révélateur de l’influence de Derrida, pour qui l’hospitalité est infinie, inconditionnelle et absolue ou elle n’est pas, ce qui signifie, sur le plan pratique, que l’hospitalité consiste à accueillir l’étranger sans restriction et sans limites temporelles.

 

Dans son remarquable article Dieu : une hospitalité inconditionnelle ?[1], le théologien Paul Wells nous rappelle à quel point l’hospitalité de Dieu n’est aucunement inconditionnelle, ni dans la création, ni dans la rédemption.

 

 

L’éthique du sermon sur la montagne relève-t-il de la loi civile ou d’un choix personnel ?

Peut-on considérer que celui qui veut m’imposer la Charia, une culture du péché, une fausse religion, la polygamie et qui n’a aucun respect pour l’Etat de droit et les valeurs chrétiennes est mon prochain (πλησον) ?

Est-il du devoir de chacun de tendre l’autre joue à celui qui le gifle ?

Est-il du devoir du magistrat de tendre la joue gauche à celui qui lui frappe la droite ?

Est-il du devoir de l’Etat de laisser faire l’agresseur ?

A qui est destinée l’éthique du sermon sur la montagne ? A qui s’adresse-t-elle ? Et dans quelle situation ?

 

Reprenons les textes de Matthieu 5:38-44 et Jean 18:22-23.

38 Vous avez entendu qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.

39 Mais moi je vous dis de ne pas résister à celui qui vous fait du mal ; mais si quelqu’un te frappe à la joue droite, présente-lui aussi l’autre.

 

Mais remarquons que le même Jésus, giflé lors de son procès devant le Sanhédrin (Jean 18), ne tend pas l’autre joue :

22 A ces mots, l’un des gardes, qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ? »

23 Jésus lui répondit : « Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »

 

Comment comprendre cette apparente contradiction ?

Elle n’existe que si l’on oppose la Loi et l’Evangile ; or le chapitre de Matthieu 5 doit se lire à la lumière du verset 17 : Ne pensez point que je sois venu abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour les abolir, mais pour les accomplir.

 

Une fois de plus, la déclaration de Jésus n’a pas pour but de déclarer injuste et d’invalider la loi du Talion, mais de nous inviter à une plus haute justice : soyez donc parfaits, comme votre Père, qui est dans les cieux, est parfait (Matthieu 5:48).

Mais cette invitation intime et personnelle à vaincre le mal par le bien (Romains 12:17-21) concerne-t-elle le magistrat dans l’exercice de l’autorité que lui a déléguée Dieu pour maintenir la paix et la sécurité ?

Comment le droit se concilie-t-il avec l’expression de la patience chrétienne ?

 

Le précepte du sermon sur la montagne vise avant tout une attitude de patience vis-à-vis des adversaires de l’Evangile, mais il ne peut en aucun cas être interprété comme une loi civile. La réponse de Romains 12:17-21 sur le plan de l’éthique personnelle se poursuit dans le développement de Romains 13:1-7 sur le plan de l’éthique sociale.

Jésus ne minimise, ne banalise, ni ne dépénalise le mal.

C’est la liberté du chrétien, dans son discernement et sa maturité, que d’accepter de souffrir pour le Christ et son témoignage, et ce sans nuire aux intérêts d’autrui ni abandonner ses responsabilités sociales.

Mais c’est la responsabilité du magistrat, instrument de Dieu, de faire justice et châtier ceux qui font le mal. (Romains 13:4).

 

Il nous faut à ce stade bien distinguer deux niveaux d’action dans un monde touché par le péché :

– le niveau politique et les fondements de la loi civile avec le magistrat comme ministre de Dieu pour maintenir l’ordre social et sanctionner, au nom du Christ (Romains 13), les agresseurs, les violents, les personnes en qui le péché se manifeste avec une force et une expression déterminée.

– le niveau personnel du disciple de Christ qui choisit, sans nuire à son entourage, sans sacrifier le droit et le bien des autres, un chemin d’abnégation et de patience, espérant faire triompher l’Evangile.

 

Il nous faut noter que nul n’est en droit d’imposer ce cheminement personnel à autrui.

Aucun magistrat n’est autorisé à contraindre ceux dont il a la responsabilité sociale à suivre ce chemin d’abnégation. D’autant plus si lui ne semble pas vouloir l’appliquer à titre personnel. Nul ne peut sacrifier les intérêts d’autrui, à commencer par le magistrat.

 

La dimension métapolitique de l’immigration massive

L’idée du « grand remplacement » est aussi ancienne que le péché.

Rien de nouveau sous le soleil comme dirait l’Ecclésiaste. C’est même un jugement de Dieu précisément décrit dans Deutéronome 28, le jugement qui frappe un peuple apostat.

 

Le texte parle de lui-même :

33 Et un peuple que tu n’auras point connu mangera le fruit de ta terre et tout ton travail, et tu seras exposé tous les jours à souffrir des torts et des concussions ;

34 Et tu seras hors de toi-même pour les choses que tu verras de tes yeux ;

43 L’étranger qui est au milieu de toi montera au-dessus de toi, fort haut, et tu descendras fort bas ;

49 L’Eternel fera lever contre toi de loin, du bout de la terre, une nation qui volera comme vole l’aigle, une nation dont tu n’entendras point la langue.

 


 

 

Conclusion

L’hospitalité inconditionnelle qui inspire nos gouvernants socialistes [en recherche désespérée d’électeurs] tient sa source dans la pensée de Derrida et son anthropologie utopique niant le péché originel.

L’immigration musulmane massive que subit la France indique que le jugement de Dieu sur le fanatisme abortif, contraceptif, pornographique et antichrétien est arrivé. Elle questionne notre propre péché.

 

Seul un retour sincère au christianisme biblique et doctrinal pourrait inverser cette situation et ses conséquences.

Et n’est-il pas temps de distribuer des milliers et des dizaines de milliers de Bibles à tous ces migrants ? N’est-il pas temps de leur offrir de lire le décalogue et l’Evangile et d’accéder à un autre message ?

Sur le plan personnel, il me semble que nos initiatives doivent aller dans ce sens.

 

Sur le plan politique, les Hollande, Juppé, Sarkozy, Philippot, Vallaud-Belkacem, NKM … qui cherchent à nous imposer leur apostasie anti-chrétienne, leur religion humaniste sécularisée (est-elle pire que l’islam ?), leurs normes dénormées par rapport à la Parole de Dieu, tout concitoyens français qu’ils soient, sont eux-mêmes le premier problème.

Il va sans dire que ces magistrats – responsables sociaux à qui ont été confiés nos intérêts en tant que communauté – aveugles et paralysés doivent être remplacés par des hommes et des femmes clairvoyants, capables, conscients des enjeux et de leur responsabilité. Des magistrats qui savent que Jésus est le maître de César.

 

 

Franck Jullié

 

NLQ #USA

“Le climat d’insécurité a provoqué aux Etats-Unis un patriotisme exagéré” cardinal Tobin

Lors de la contexte de la clôture de la plus grande rencontre de catholiques nord-américains ayant eu lieu à Orlando (Etats-Unis) en présence de plus de 3.000 personnes, l’Archevêque de Newark (New Jersey), le Cardinal Joseph William Tobin a accordé un entretien au quotidien La Croix dans lequel il souligne la force de l’identité chrétienne face à la crise que traversent aujourd’hui de nombreux pays.

 

« En tant que disciples de Jésus, nous devons faire attention à ne pas exclure les autres – affirme le Cardinal. Le climat d’insécurité a provoqué aux Etats-Unis un patriotisme exagéré. Chacun s’identifie avant tout comme américain plutôt que comme disciple de Jésus. Tout ce qui passe devant notre identité chrétienne devient une idolâtrie et nous-mêmes, catholiques américains, courons ce risque ».

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NLQ #Rome

Pays-Bas – Le roi et la reine au Vatican le 22 juin – L’immigration et l’argentine en commun

Le roi Guillaume-Alexandre et la reine Maxima des Pays-Bas seront reçus par le pape François le jeudi 22 juin 2017, à 10h, indique le Saint-Siège. Il s’agira de leur troisième rencontre avec le pape argentin.

Le couple royal a déjà été reçu par le pape en audience privée le 25 avril 2016. Il était également présent à l’inauguration du pontificat – un mois avant l’accession du prince Guillaume-Alexandre au trône – et avait salué le pape François à cette occasion, le 19 mars 2013, en la basilique Saint-Pierre.

Le roi est de confession protestante, selon la tradition de la maison royale néerlandaise. La reine Maxima est née à Buenos Aires (Argentine), comme le pape François, et elle est catholique.

Le roi Guillaume-Alexandre est devenu le septième souverain des Pays-Bas le 30 avril 2013, après l’abdication de sa mère, la reine Béatrix.

Le couple royal a trois filles : Catharina-Amalia, princesse d’Orange et héritière du trône, née en 2002 ; Alexia, née en 2005 ; et Ariane, née en 2007.

Le roi Guillaume-Alexandre soutient des associations aidant des personnes sans-abri, âgées, et des enfants issus de milieux populaires. En 2015, il a demandé à son premier ministre  d’augmenter la somme allouée à l’amélioration des soins de santé.

La reine Maxima est avocate et elle prête une attention particulière à la question de l’immigration.

 

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A la une #NLQ #Rome

Cardinal Turkson – « L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet »

Face à l’émigration massive, le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président du Dicastère au service du développement humain intégral, a plaidé pour la promotion du développement des pays de provenance des migrants, le 30 mars 2017.

Présentant au Vatican le Congrès organisé par le dicastère les 3 et 4 avril, sur le thème “Perspectives pour le service du développement humain intégral à 50 ans de Populorum progressio”, le cardinal ghanéen a évoqué la crise actuelle, dans des propos rapportés par l’agence catholique italienne SIR.

Il a recommandé de promouvoir des projets dans les pays de provenance des migrants afin de « prévenir la nécessité des personnes d’émigrer ». Il a aussi appelé à « permettre l’accès aux marchés de la part des pays en voie de développement ».

« L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet », a-t-il insisté.

Le cardinal Turkson a estimé que la « préoccupation » des pays d’accueil était due à leur baisse démographique : « là où il y a plus d’hôtes que d’enfants, il y a toujours une tension », a-t-il noté. Pour donner asile, il faut en effet « une sécurité dans la démographie locale ». D’où aussi la montée des « nationalismes », exprimant « la préoccupation d’un pays d’être englouti par l’arrivée en masse de nouvelles populations ».

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Immigration – Le cardinal Barbarin répond à Laurent Dandrieu

L’Église, le pape et l’immigration. Trio explosif ! Face aux migrants et réfugiés qui parviennent en nombre sur le continent européen, des catholiques français s’interrogent. Fidèle à ses prédécesseurs, le pape François nous appelle dans son style direct et audacieux à être à la hauteur de cette mutation. En vertu de notre sens de Dieu, de l’homme et de l’Histoire.

Pour certains catholiques, cette invitation est dure à comprendre. C’est tout l’intérêt de l’essai de Laurent Dandrieu (Église et immigration. Le Grand malaise, Presses de la Renaissance) que de leur faire écho. Selon lui, l’Église en général et les derniers papes en particulier n’ont pas réellement pris la mesure du phénomène de l’immigration en Europe. Il estime que l’accueil dû à un migrant, (« J’étais un étranger et vous m’avez accueilli ») n’est plus possible avec des millions d’individus. Le problème a changé de nature en changeant d’échelle. Il s’interroge aussi sur l’identité culturelle des migrants et sur une approche de l’islam qu’il juge trop irénique chez beaucoup de prélats.

Pour lui répondre point par point, sans naïveté ni langue de buis, il fallait un homme d’Église ouvert aux interrogations légitimes des laïcs. Mais aussi un proche du pape François conscient de la sagesse séculaire et métapolitique de l’Église, si précieuse dans les affres du temps présent.

 

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Pour aller plus loin

Immigration et charité chrétienne

Immigration versus identité

Le statut de l’étranger dans la Bible