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Le point sur l’incendie de Notre Dame de Paris

Avec l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, des questions se sont posées sur la possibilité que cet événement puisse survenir de manière accidentelle. De nouvelles informations sont depuis lors apparues. En voici un résumé. 

sur ce lien

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10 mois 10 églises catholiques incendiées en France

En 10 mois, en France, ce sont 10 églises catholiques qui ont été victimes d’incendies qui les ont partiellement ou gravement endommagées :

Notre-Dame de Grâce d’Eyguières le 21 avril 2019
Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019
Saint-Sulpice à Paris en mars 2019
Cathédrale Saint-Alain de Lavaur en février 2019
Saint-Jacques à Grenoble en janvier 2019
Eglise du Sacré-Coeur à Angoulême en Janvier 2019
Saint-Jean du Bruel en octobre 2018
Eglise de Villeneuve d’Amont en août 2018
Sainte-Thérèse à Rennes en juillet 2018
Notre-Dame de Grace à Revel en juin 2018

Pour sortir de l’indifférence médiatique et politique signez la pétitions SPERO 

Merci au Frère Maximilien

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L’incendie de Notre Dame, restera un événement historique, la prise de conscience d’une âme comme à la France

La Grande Librairie – François Cheng – Mercredi 17 avril

🙏 Bouleversante intervention de François Cheng, hier dans l'émission, qui nous rappelle pourquoi Notre-Dame est si importante.📺 Retrouvez l'émission en replay sur le site de France 5 : https://bit.ly/2V9xi4r🎙 Désormais l'émission est également disponible en podcast sur :▶️ iTunes : https://apple.co/2NU9POJ▶️ Spotify : https://spoti.fi/2UtIKEs▶️ Deezer : https://www.deezer.com/fr/show/344072▶️ Castbox : https://bit.ly/2HgpXJMBonne écoute !

Publiée par La Grande Librairie sur Jeudi 18 avril 2019

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Rennes : l’église Sainte-Thérèse en partie détruite par un incendie

Un incendie a ravagé l’église Sainte-Thérèse, à Rennes, dans la nuit de mardi 31 juillet à mercredi 1er août. Le clocher s’est effondré. 50 pompiers sont sur place pour tenter de maîtriser le feu.

Grand émoi à Rennes, dans la nuit de mardi 31 juillet à mercredi 1er août. À minuit, le clocher de l’église Sainte-Thérèse, haut de 33 mètres, a des allures de brasier. Vingt minutes plus tard, il s’effondre.

https://twitter.com/ereiscarona/status/1024422183437836291?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1024422183437836291&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fbretagne%2Frennes-35000%2Frennes-l-eglise-sainte-therese-en-partie-detruite-par-un-incendie-5904866

La maire de Rennes, Nathalie Appéré, est arrivée rapidement sur les lieux : « Le risque semble limité au clocher avec tout de même de dégâts importants. Les pompiers ont à l’œuvre pour empêcher que l’incendie ne se propage aux habitations voisines. » Elle devrait rester jusqu’à ce que les risques soient écartés.

Un incendie avait déjà détruit en partie l’église Sainte-Thérèse, dans la nuit du 22 au 23 septembre 2001. Construite en 1936, elle est inscrite comme monument historique par arrêté du 6 mai 2015.

source : ouest-france

 

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Ligugé, Marseille, Nice, Pontorson…. une semaine de vandalisme dans les lieux chrétiens en France

Actes christianophobes : en France

Ligugé : une soixantaine de tombes vandalisées

Ligugé : une soixantaine de tombes vandalisées

Ce vandalisme massif a été commis mercredi des Cendres 14 février… Dans le vieux cimetière de Ligugé cet après-midi, les traces des actes de vandalisme découvertes mercredi soir étaient encore visibles. Des stèles ont été renversées, des croix cassées et des pots de fleurs brisés. En revanche, aucune inscription n’a pour l’instant été relevée. En tout, une soixantaine de tombes …

Nice : encore un incendie criminel dans l’église Saint-Roch

Nice : encore un incendie criminel dans l’église Saint-Roch

Cela n’a rien à voir avec une quelconque « malédiction ». C’est un crime dû à la malveillance et à la perte de tout sens du sacré et du respect pour les chrétiens. On a en effet, comme le signale l’article de Nice Matin, enregistré une précédente tentative d’incendie criminel le 30 août dernier, mais aussi des actes de vandalisme …

Privas : profanation dans l’église Saint-Thomas

Privas : profanation dans l’église Saint-Thomas

On me signale cette brève parue aujourd’hui sur une page Facebook : Le tabernacle de l’église Saint-Thomas de Privas (préfecture du département de l’Ardèche) a été fracturé : le ciboire et les Saintes Hosties qu’il contenait ont été dérobés. J’invite tous les lecteurs de ce message à adresser à Notre-Seigneur des prières de réparation et des sacrifices d’expiation pour ce sacrilège… …

Mais aussi :

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Blois – Menace déjouée d’incendie d’une église

Des menaces d’un individu d’incendier l’église Saint-Aignan de Blois, ont été prises au sérieux par les autorités. L’édifice a été “sécurisé” le vendredi 17 novembre et l’individu interpellé : encore un déséquilibré…

Ce sont des menaces que le préfet de Loir-et-Cher et le procureur de la République de Blois ont prises très au sérieux. Un individu a fait savoir en fin de semaine qu’il projetait de mettre le feu à l’église de Saint-Aignan, même si visiblement tout portait à croire qu’il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales.  Vendredi 17 novembre dans l’après-midi, les habitants ont donc pu voir un important dispositif de sécurité déployé par la gendarmerie autour de la célébration religieuse du jour. Depuis, beaucoup de témoins se posent des questions et des rumeurs ont circulé, notamment sur les réseaux sociaux. Dans le même temps, les gendarmes ont lancé une enquête judiciaire qui a permis de rapidement localiser l’individu sur Blois et de l’interpeller. Il n’y a donc eu aucune atteinte ni à l’église, ni aux fidèles. L’individu a été placé en garde à vue. Il sera vraisemblablement hospitalisé pour des soins psychiatriques sans consentement.

 

Source Observatoire de la christianophobie

 

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Histoire de Notre-Dame de France

Alors que nous apprenons l’incendie peut-être accidentel de l’église Notre-Dame de France de Baillet, à quelques kilomètres de La Croix-Verte (95), nous tenons à publier l’histoire de la statue monumentale de Notre-Dame de France, érigée à Baillet.

Au début du XXe siècle vivait à La Courneuve, en Seine Saint Denis, un saint prêtre qui s’appelait le Père Lamy. Très semblable au curé d’Ars, il était d’une grande humilité et il était courant qu’il « reçoive » la visite de la Très Sainte Vierge Marie. Un jour, Celle-ci lui demanda de créer un congrégation à qui il donnerait le nom de « Congrégation des Serviteurs de Jésus et Marie »

Un chrétien laïque très attaché au Père Lamy et qui, souvent, se recueillait sur la tombe, lui demanda dans sa prière, tout d’abord de faire naître en lui un Amour immodéré de la Sainte Vierge, puis, cet Amour étant né, de lui inspirer une ou des actions qui le rendrait digne d’être, à titre laïque un serviteur de Jésus et de Marie. Il voulait en quelque sorte faire un « cadeau à la Vierge Marie, sa « nouvelle Bien-Aimée »

C’est ainsi qu’en 1985, il eut l’idée de faire ériger une statue monumentale de la Très Sainte Vierge, en bordure d’un grand axe routier.

Ce chrétien entra successivement en rapport, avec le maire de la commune où il avait géographiquement situé l’installation de Notre Dame, puis avec le supérieur général des Serviteurs de Jésus et de Marie, le Père Stoecklin, et enfin l’Abbé Laurentin, connu pour ses nombreux écrits sur la Sainte Vierge et les apparitions de Celle-ci dans le monde.

Le premier déclara être extrêmement favorable au projet. Le second, pouvoir soutenir cette idée dès lors que l‘Evêque du Diocèse où se trouverait le lieu choisi donnerait son accord, et le troisième précisa que pour une telle oeuvre, il vaudrait mieux ériger la statue d’une Vierge à l’enfant plutôt qu’une statue de Vierge seule.

Notre chrétien promoteur du projet, craignit à l’énoncé de cette réserve, que la présence de l’Enfant ne permette à la Vierge, qu’il avait déjà imaginée, d’être couronnée de ses douze étoiles ; la tête de l’Enfant Jésus ne risquait-elle pas ou de gêner la mise en place de celles-ci ou d’en cacher quelques-unes ? Le Père Laurentin désigna alors l’un de ses amis qui disait-il, était un spécialiste des « douze étoiles ».

L’inventeur du projet téléphona immédiatement à ce spécialiste nommé Monsieur Antoine Legrand ; interrogé, ce dernier s’étonna vivement des paroles du Père Laurentin ; il ne comprenait rien à cette histoire d’étoiles, expert qu’il était, et ce depuis 50 ans du Linceul de Turin ! ….Cependant, piqué de curiosité, il s’informa des raisons qui motivaient cet appel.

Ayant écouté le récit (que vous venez de lire), sans un instant l’interrompre il déclara : « la statue existe ». Son interlocuteur, sur l’instant, ne comprit pas le sens de son affirmation et lui précisa que ce n’était pas le cas ; il avait l’intention de la faire sculpter par un artiste français ou italien. Antoine Legrand répliqua que cela n’était nécessaire et confirma, avec une certaine autorité dans la voix, que la statue à ériger « existait » ; il précisa immédiatement :

  • Qu’il s’agissait d’une statue appelée « Notre Dame de France » œuvre du sculpteur Roger de Villiers.
  • Qu’elle surplombait le pavillon pontifical, lors de l’exposition universelle de 1937.
  • Que les autres pavillons des Nations ayant été démolis, le Pavillon pontifical avait pu être conservé sous le nom de « pavillon marial » durant une année supplémentaire.
  • Qu’au cours de la cérémonie ayant précédé la démolition du Pavillon marial, en novembre 1938, l’Archevêque de Paris, son Éminence le Cardinal Verdier, avait émis le vœu que l’on érige la « statue lumineuse » sur une colline proche de Paris.
  • Qu’une souscription nationale avait été immédiatement lancée pour ce faire, que le projet s’était trouvé sans suite avec l’arrivée de la guerre de 1939, et que depuis la statue avait disparu.
  • Mais que l’on devrait bien la retrouver si l’on s’en donnait la peine.

Notre chrétien, malgré la beauté de cette histoire, répondit à Monsieur Legrand qu’hélas, il était plus que probable que « Notre Dame de France » ne « fasse pas l’affaire » car il voulait absolument une Vierge à l’Enfant et, qui plus est, très grande.

Il lui fut répliqué que la statue de Notre Dame de France était non seulement une Vierge à l’Enfant, mais que, particularité très forte, cette Vierge offrait son enfant au monde en le présentant vers le haut, bras tendus sur le monde ; quant  à la taille, il interrogea son interlocuteur sur la dimension envisagée ; celui-ci, gêné de devoir couper court à ce joli récit, lui répondit qu’il fallait, eu égard à la distance de l’emplacement où elle serait érigée, une statue de 7 mètres.

Antoine Legrand répondit en riant que c’était très précisément la grandeur de la statue.

Dès lors, la recherche fut active, elle débuta dans les bâtiments des chantiers du Cardinal et se poursuivit auprès de l’association des Artistes chrétiens. Puis, après vingt appels téléphoniques, ne laissant apparaître aucune trace de cette statue en apparence définitivement perdue, la petite-fille du grand physicien Edouard Branly, fille de l’architecte Tournon, lui-même auteur des plans et responsable de la construction du Pavillon Pontifical devenu Pavillon Marial, déclara savoir où la trouver ; elle gisait, depuis quatre ans en pièces détachées, dans les sous-sols d’une école publique de la vile d’Amiens dans la Somme.

Cette statue, ayant manqué son érection de 1938, avait finalement été placée au sommet de la tour jouxtant une église de la ville d’Amiens, elle-même reconstruite par son père l’architecte Tournon avec des dommages de guerre et selon les plans de l’ancien pavillon pontifical. (Eglise saint Honoré)

En avril 1982, (donc très peu de temps avant que notre chrétien ait été inspiré par le Père Lamy pour que soit érigée une grande statue à la gloire de la Très Sainte Vierge), un photographe, qui regardait la statue avec son téléobjectif, avait décelé des fissures et des affaissements qui révélaient à court terme, un fort danger d’effondrement ou de chute. Il prévint le curé responsable de l’église ; celui-ci fit appeler sur l’instant le maire et, dès le lendemain, avec une grande grue venue spécialement pour elle, la statue de Notre Dame de France était déposée, « descendue du ciel », comme l’expliquait dans son article à « la une » un important quotidien régional, le Courrier Picard du 22 avril 1982. Le devis des travaux de réparation rendit impossible tout projet de réinstallation.

Sur la demande qu’en fit l’Evêque du lieu, le conseil municipal d’Amiens délibéra, acquiesçant  au transfert de la statue pour qu’elle reçoive l’affectation, objet du voeu du Cardinal Archevêque de Paris.

Il y eut encore un grand nombre de péripéties aussi étonnantes qu’extraordinaires !

La Plaine de France, sur le bord de la route nationale numéro 1, à Baillet-en France, premier village depuis Paris à porter le doux complément « en France », où les cultures aux tons variés forment une immense palette de peinture a accueilli la Vierge monumentale de Notre-Dame de France ; sa statue sur son piédestal de vingt-cinq mètres a jailli au coeur des frondaisons d’un petit bois lui faisant un coussin de verdure, au carrefour de très nombreuses et importantes voies de communication.

Le 15 octobre 1988, sous un ciel d’une rare luminosité, le Cardinal Lustiger accompagné de sept évêques dont Monseigneur Antonetti, nonce apostolique et Monseigneur Rousset, évêque du diocèse de Pontoise, en présence de 52 000 fidèles venus de tous les coins de l’hexagone, au cours d’une splendide journée dont chacun garde le merveilleux souvenir, présidait la cérémonie solennelle de bénédiction.

Ce fut l’une des manifestations mariales les plus importantes de cette fin de siècle.

La bénediction de Notre Dame de France attira 52 000 personnes à Baillet en France pour une journée de prière et de joie, sous un soleil printanier. Une procession partit du Sacré Coeur de Montmartre derrière une statue de la Vierge Marie. La nationale 1 avait été exceptionnellement fermée pour cette occasion. A cause de l’enthousiasme de la foule, le Cardinal Lustiger mit vingt minutes pour arriver jusqu’à l’estrade !

La journée se conclut par une illumination de la statue, un feu d’artifice et une veillée de prière. Plus de 3000 lettres de remerciement arriveront dans les jours suivants. La Confrérie est née de cet événement qui a rassemblé autour de Marie des personnes de tous mouvements d’Eglise.

Ainsi très précisément 50 années ( 1938-1988 durée d’un jubilée) après avoir été prononcé, le voeu de Monseigneur l’Archevêque de Paris, le Cardinal Verdier s’était réalisé.

Cette érection coïncida en outre avec l’Année dédiée à Marie par sa Sainteté le Pape Jean Paul II et la célébration du 350 ième anniversaire du voeu de Louis XIII confiant la France à Notre Dame et la faisant Reine de France.

Elle était l’aboutissement des prières d’un très grand nombre et le résultat des offrandes de 25 000 souscriptions dont les bulletins reposent aujourd’hui dans le socle de béton pesant 180 tonnes qui fut coulé pour soutenir l’édifice et la Vierge « portant haut l’Enfant bras ouverts sur le monde »

L’érection de Notre Dame de France et la cérémonie présidée par son Eminence le Cardinal Lustiger correspondirent à une explosion de joie et d’Amour consacrant sûrement « Le retour de la France et des Français à Marie » début de la réponse aux interrogations que nous fit au Bourget le Pape Jean Paul II en 1981 : « Oui Saint Père, nous nous souvenons des promesses de notre Baptême et nous voulons, comme par le passé, avec notre Mère, la Très Sainte Vierge Marie, Reine de France, porter l’évangile du Christ dans le monde entier ».

Et, depuis, pour concrétiser ce retour et ce solennel engagement, sur une initiation née d’une ardente prière au pied de Notre Dame à Baillet en France et de l’adoration devant le Saint Sacrement en la basilique de Lisieux, il y eut et il y a le grand mouvement de « Vierges pèlerines », visitation d’amour entreprise par Marie.

 

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Népal – Inquiétude des catholiques après l’incendie de la cathédrale et à l’approche des élections

Le 18 avril dernier, un incendie criminel a partiellement endommagé le presbytère de l’église de l’Assomption, à Katmandou, cathédrale du vicariat apostolique du Népal. Les dégâts ne sont que matériels mais, pour le curé de la cathédrale, le P. Ignatius Rai, l’incident « est choquant ; la communauté chrétienne s’estime menacée ».

L’incident s’est déroulé durant la nuit du 18 avril, deux jours après la célébration de Pâques. Selon le P. Rai, « un nombre inconnu » de personnes a tenté cette nuit-là de pénétrer dans la cathédrale, un vaste édifice moderne d’inspiration gothique et incorporant des éléments architecturaux hindous et bouddhistes. Ne parvenant pas à entrer dans le lieu de culte, ils ont incendié la porte ouest de la cathédrale, désormais partiellement endommagée, avant de chercher à faire effraction dans le presbytère, attenant à la cathédrale. Faute là encore de pénétrer dans les lieux, ils ont mis le feu à un véhicule et à deux motocyclettes garés dans un abri. « Nous étions douze à dormir au presbytère cette nuit-là. Nous avons dû faire appel aux pompiers pour éteindre le feu, qui a complètement détruit les véhicules », précise encore le P. Rai dans un mail.

Pas de revendication

La police a ouvert une enquête mais aucun élément probant n’a encore été trouvé ou communiqué. En 2009, la cathédrale, située à Lalitpur, dans la banlieue de Katmandou, avait déjà été la cible d’un acte terroriste. Le 23 mai de cette année, alors que le lieu de culte était plein pour l’office, une bombe avait fait deux morts et des blessés, et l’attentat avait été revendiqué par un groupuscule hindouiste, NDA (Nepal Defense Army), affirmant lutter pour la restauration d’un Etat hindou. Cette fois-ci, aucun tract ou aucun indice pouvant laisser penser à une revendication n’a été trouvé sur place.

« Nous sommes très inquiets. Etant donné que rien n’a été laissé [pour identifier les incendiaires], nous ne savons pas s’il s’agit d’une attaque à caractère personnel ou bien d’une action menée par une organisation ayant des visées politiques », explique le P. Silas Bogati, ancien curé de la cathédrale. La paroisse a publié un communiqué pour condamner l’acte malveillant et souligner que l’Eglise catholique au Népal «  est investie depuis plus de dix ans dans le travail social » et qu’elle continuera son œuvre «  en dépit des attaques la visant ».

L’incendie volontaire est intervenu quelques jours avant ce 25 avril, deuxième anniversaire du jour où un violent et meurtrier séisme a frappé le Népal. Le 25 avril 2015, un tremblement de terre de magnitude 7,8 faisait près de 9.000 morts, 22.000 blessés et de considérables dégâts matériels – dont beaucoup n’ont toujours pas été réparés depuis. Mais cet incendie survient surtout peu avant les élections locales, qui auront lieu en deux étapes, le 14 mai puis le 14 juin prochains, et qui seront suivies, si tout se déroule comme prévu, par des élections législatives le 22 janvier 2018.

Un contexte institutionnel et électoral fragile

Pour cette nation himalayenne de près de 30 millions d’habitants, ces élections locales sont un test crucial. Plus de 14 millions d’électeurs sont appelés à désigner quelque 36 000 élus locaux, au sein de 744 grandes circonscriptions. Les candidats se répartissent entre 79 partis politiques et, jusqu’à ce lundi 24 avril, les habitants des plaines du sud du pays, les Madhesis, qui représentent environ la moitié de la population du Népal, refusaient le système électoral choisi par Katmandou, y voyant une menace pour la protection de leurs droits et de leur identité. Un accord a finalement été trouvé ce 24 avril entre le gouvernement et le parti d’opposition Sadbhavana, qui réclame cependant des compensations pour cinq manifestants qui ont été tués au début de ce mois dans le sud-est du Népal.

Le scrutin du 14 mai, le premier du genre depuis près de vingt ans au Népal, marquera une étape cruciale dans la mise en place des institutions républicaines prévues par la Constitution qui a été finalement adoptée en 2015 à l’issue d’un douloureux processus. Des opérations électorales qui se dérouleraient dans le calme et l’ordre seraient le signe que la période d’instabilité ouverte en 1996 par dix années d’insurrection maoïste puis, en 2008, l’abolition de la monarchie, touche à sa fin.

Les institutions et la vie politique locales sont toutefois loin d’être stabilisées. Dans ce pays dont plus de 80 % des habitants sont hindous, des revendications fortes existent pour faire du pays une nation au caractère hindou affirmé. En avril 2016, le gouvernement a ainsi annoncé que Noël ne serait plus un jour férié. Un peu avant, en février, le Parlement avait lancé une consultation populaire à propos d’une future loi anti-conversion qui punirait de cinq ans de prison et de 50.000 roupies d’amende (415 euros) toute personne reconnue coupable d’avoir convertie une personne à autre religion ; les peines d’emprisonnement et le montant de l’amende encourues – qui représente plus de la moitié du revenu annuel moyen des Népalais, en 2014 (648 euros) – indiquent l’importance de l’enjeu des conversions, perçues comme une menace pour l’identité de cette ancienne monarchie hindoue. Aujourd’hui, ce projet de loi a été écarté et le gouvernement en place, dirigé par l’ancien leader maoïste Prachanda, tient à affirmer le caractère laïque des nouvelles institutions républicaines et fédérales, mais, au voisinage d’une Inde où la droite nationaliste hindoue est au pouvoir, des partis politiques népalais se plaisent à imaginer une République népalaise aux couleurs de l’hindouisme, pas forcément respectueuse de ses minorités religieuses.

Au Népal, où 81,3 % de la population est hindoue, les principales minorités religieuses sont constituées des bouddhistes (9 % de la population), des musulmans (4,4 % de la population), sunnites dans leur très grande majorité, et des chrétiens (1,41 %), dont 8 à 10 000 de catholiques (soit 0,03 %).
Les Eglises protestantes – essentiellement évangéliques et pentecôtistes – sont aujourd’hui présentes dans chacun des 75 districts du pays, même si le nombre de leurs fidèles est sujet à caution.

 

Source : Eglises d’Asie

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Népal – Incendie criminel dans la cathédrale de Katmandou

Un incendie est survenu en début de semaine, dans la nuit de lundi à mardi, à l’intérieur de la cathédrale de l’Assomption à Katmandou, la capitale du Népal. Selon le récit du curé, le père Ignatius Rai, des inconnus sont entrés dans l’église et ont allumé un feu, qui a endommagé les locaux qui accueillent les prêtres et une partie de la cathédrale. L’incendie a complètement détruit des motos et une automobile sur le parking de la cathédrale.

Dans un communiqué. l’Église catholique au Népal a exprimé sa « profonde douleur » pour ce drame, et a souhaité que les autorités puissent faire la clarté sur ce qui est arrivé, en soumettant les responsables à la justice. Déjà, en 2009, cette cathédrale fut attaquée, durant la prière du matin, par un groupe fondamentaliste hindou. Deux fidèles avaient alors été tués.

Sur une population de 26,6 millions de personnes au Népal sont recensés environ 150 000 chrétiens, soit 0,4 % du total.

Source 

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Pakistan – Acquittement des 112 personnes accusées d’avoir brûlé un quartier chrétien

Les faits remontent au mois de mars 2013. Le chrétien Sawan Masih était accusé d’avoir tenu des propos insultants au sujet du prophète Mahomet. En réponse à cette rumeur, plus d’une soixantaine de maisons du quartier chrétien de Lahore avaient été pillées et incendiées par une foule de plusieurs milliers de musulmans, provoquant d’importants dégâts, deux églises avaient notamment été détruites.

Les 112 suspects, déjà libérés sous caution, sont donc désormais acquittés… par manque de preuves.

Le Sénat discute actuellement d’une possibilité de faire évoluer la loi sur le blasphème (voir notre article à ce sujet), mais le chemin est encore long, de nombreux conservateurs s’y opposent catégoriquement.

Rappelons que des centaines de Pakistanais sont aujourd’hui dans le couloir de la mort pour des condamnations pour blasphème.

Source