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Indonésie : 34 étudiants en théologie retrouvés morts dans une église suite aux catastrophes naturelles

Le bilan des catastrophes naturelles ayant frappé l’île indonésienne des Célèbes vendredi soir continue de s’aggraver. Parmi les 1234 personnes ayant perdu la vie figurent une trentaine d’étudiants en théologie. Encore 52 de ces étudiants sont portés disparus. Le groupe aurait été emporté par une coulée de boue.

Les secouristes indonésiens ont découvert les corps de 34 étudiants en théologie dans l’église protestante de Jonooge, sur l’île des Célèbes (Sulawesi en indonésien). Le bâtiment avait été envahi par une coulée de boue suite au séisme de vendredi, a annoncé mardi une porte-parole de la Croix Rouge locale, Aulia Arriani. « Trente-quatre corps au total ont été retrouvés par l’équipe de secouristes », a-t-elle déclaré.

Elle a précisé que 86 étudiants avaient été initialement portés disparus alors qu’ils participaient à un séminaire d’études bibliques dans le district de Sigi Biromaru, zone reculée située dans le nord de l’île.

Selon Aulia Ariani, l’endroit est très difficile d’accès. « Le problème le plus important, c’est de se déplacer à pied dans la boue pendant une heure et demie tout en portant les corps », a-t-elle expliqué.

Selon l’Agence Nationale de Lutte contre les Catastrophes Naturelles, les secousses sismiques dévastatrices du 28 septembre et le tsunami qui s’en est suivi ont fait plus de 1230 victimes. On dénombre également près de 700 blessés et 99 disparus. La région la plus touchée se situe à Palu et aux environs de ce chef-lieu de la province centrale de l’île de Célèbes.

Par ailleurs, plus de 61 000 personnes ont été déplacées sur l’île et beaucoup cherchent encore à fuir la zone dévastée. Lundi 1er octobre, plus de 3000 personnes se sont rendues à l’aéroport de Palu et ont cherché à monter à bord d’avions militaires ou des rares avions effectuant un vol commercial.

Le bilan final devrait être plus élevé, certaines régions n’ayant pas encore été atteintes par les secours mardi.

Les efforts de l’Église catholique en Indonésie
La communauté catholique indonésienne est partie prenante de l’aide aux victimes du séisme et du tsunami, grâce à la Caritas locale (Karina Kwi). Celle-ci collabore avec les diocèses de Manado (au sud de l’île) et de Makassar (au nord). Cet engagement commun a permis l’ouverture d’un compte bancaire destiné à recueillir des fonds pour l’aide aux victimes de cette catastrophe. L’envoi sur le terrain de collaborateurs, de volontaires et de médecins par les deux diocèses est aussi prévu, notamment pour acheminer du matériel médical et évaluer les dégâts : « une évaluation sur le terrain est nécessaire, pour définir quel type de mesure d’urgence adopter », a affirmé le père Banu Kurnianto, directeur de la Caritas Indonésie.  Mais rejoindre Palu par la voie terrestre est difficile, à cause de l’écroulement des ponts et de la destruction des routes provoquées par le séisme.

A Palu, parmi les édifices endommagés se trouve la paroisse du Sacré-Cœur de Marie, située en centre-ville. Son curé, le père Johanis Salaki, constate que « l’édifice présente des fissures sur les murs ». Peu après le tremblement de terre, des centaines de personnes ont trouvé refuge à la paroisse. « Le nombre de ces réfugiés temporaires augmente brusquement le soir, lorsque les personnes se sont rendues sur les lieux et reviennent de chez elles ».

Le soutien de l’Église sud-coréenne
La population indonésienne peut compter sur le soutien des catholiques sud-coréens. En effet, le cardinal Andrew Yeom Soo-jung, archevêque de Séoul, a envoyé un message à la Conférence des Évêques  d’Indonésie (KWI) ce mardi 2 octobre. Il assure de sa prière pour « l’éternel repos des défunts, la consolation et la bénédiction de Dieu pour ceux qui ont subitement perdu leur famille aimée ». Le prélat ainsi que « tous les prêtres et les fidèles de l’archidiocèse de Séoul»prieront pour que « tout le peuple d’Indonésie puisse surmonter ce désastre tragique et retourner au plus tôt à leur vie quotidienne. »

Par ailleurs, l’archidiocèse de Séoul a prévu de remettre la somme de 50 000 $ à l’Église indonésienne via la Caritas Internationale.

Source : Vatican News

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Indonésie : le diocèse de Jakarta met à l’honneur les athlètes catholiques

Pour l’archevêque de Jakarta, Mgr Ignatius Suharyo, les athlètes catholiques comme Adlila Sutijiadi et Christopher Benjamin Rungkat, qui ont remporté la médaille d’or aux épreuves mixtes en double lors des Asian Games 2018, sont une source d’inspiration pour toute la jeunesse. Sur les 900 athlètes qui ont représenté l’Indonésie durant les Jeux asiatiques, qui ont eu lieu du 18 août au 2 septembre à Jakarta et Palembang, 30 sont catholiques dont 5 ont gagné une médaille d’or.

Mgr Ignatius Suharyo, archevêque de Jakarta, a mis à l’honneur les athlètes catholiques qui ont remporté des médailles lors des Jeux asiatiques (Asian Games) 2018 en Indonésie, en les désignant comme des ambassadeurs de l’Église et une source d’inspiration pour les jeunes. On compte 30 catholiques sur les 900 athlètes qui ont représenté l’Indonésie aux jeux, qui ont eu lieu à Jakarta et Palembang (Sud Sumatra) du 18 août au 2 septembre. Parmi les athlètes catholiques, cinq d’entre eux ont remporté une médaille d’or pour l’Indonésie, qui a gagné 31 médailles d’or en tout.
Le 7 septembre, Mgr Suharyo, qui préside la conférence épiscopale indonésienne, a célébré une messe dans la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Jakarta, à l’intention des athlètes. Il a ensuite assuré que les catholiques indonésiens étaient fiers des athlètes et de leurs performances, estimant qu’ils sont une source d’inspiration pour la jeunesse catholique. « À notre tour, nous voulons les soutenir moralement et spirituellement, et nous espérons qu’ils pourront contribuer à d’autres compétitions », a ajouté l’archevêque. « La persévérance dont les athlètes font preuve montre que le travail, la discipline et l’unité sont des clés vers la réussite. »

Prière et persévérance

Kevin Sanjava Sukamulja, 23 ans, qui a remporté une médaille d’or aux épreuves doubles masculines de badminton, confie qu’il considère sa victoire comme une bénédiction et qu’il a rendu grâce à Dieu pour cela. « Notre réussite, nous l’avons obtenue en travaillant dur, par la persévérance et la prière », ajoute Kevin, qui fait de la compétition à l’international depuis 2014. Aldila Sutjiadi, 23 ans, a gagné une médaille d’or aux épreuves doubles mixtes de tennis. Elle confie rendre grâce à Dieu pour les longues heures d’entraînement qui ont fini par payer. « Il ne faut jamais perdre espoir », lance-t-elle.
Susi Susanti, entraîneur de badminton et ancien champion du monde, remercie l’Église pour son soutien. « Nous encourageons les jeunes catholiques à se lancer dans le sport, cela peut être un moyen d’apporter leur contribution au pays », assure Susi, qui a emporté une médaille d’or aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992. Tono Suratman, président du Comité national des sports indonésien, a remercié l’archidiocèse de Jakarta pour avoir organisé cette messe spéciale. « J’espère que cela incitera les jeunes catholiques à suivre l’exemple de ces athlètes », se réjouit-il. Pour marquer l’évènement, l’archidiocèse a également donné à chacun des athlètes un chapelet rouge et blanc, aux couleurs du drapeau indonésien.

Source : Eglises d’Asie

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Indonésie : malgré la persécution, le nombre des chrétiens croît

3 ou 4 millions d’Indonésiens se seraient convertis au christianisme en 2017. C’est un nombre impressionnant, mais des responsables chrétiens prévoient une réalité encore plus surprenante à l’échéance de 2018…

Des millions d’Indonésiens se convertissement au christianisme, souvent secrètement, mais les autorités refusent d’admettre cette tendance dans la plus grande nation musulmane au monde, ont déclaré plusieurs dirigeants évangéliques à BosNewsLife, un partenaire, en matière d’information, d’ASSIST News Service (ANS). Trois ou quatre millions [d’Indonésiens] au minimum sont « passés au Christ » au cours de l’année dernière, selon des responsables chrétiens ayant une connaissance de proximité de la situation. Tous ont parlé sous couvert d’anonymat car la question des conversions demeure extrêmement sensible en Indonésie, où des dizaines de personnes ont été emprisonnées ou tuées après avoir été accusées de « blasphème » contre l’islam. « Même si vous rencontrez une personne vêtue à la musulmane, il se pourrait qu’elle soit devenue chrétienne », a déclaré un évangéliste aguerri. À Djakarta, capitale du pays, entre 40 et 50 % des habitants pourraient être « chrétiens » selon les estimations d’un groupe ecclésial. On ignore encore combien d’entre eux sont des born-again [reconvertis], ce mouvement qui implique d’accepter Jésus-Christ comme « Seigneur et Sauveur personnel ». Être un born-again apparaît être pour de nombreux pasteurs l’essence du christianisme. Les musulmans représentent environ 87 % des 260 millions d’Indonésiens, avait indiqué la Central Intelligence Agency des États-Unis, mais l’agence reprenait des estimations du gouvernement [Indonésien] remontant à 2010. Désormais, il est révélé que le nombre des chrétiens, que ce soit les protestants (7 %) ou les catholiques (2,9 %), n’a pas cessé de croître. « Nous nous attendons à ce que la moitié des Indonésiens deviennent chrétiens, au moins de nom, d’ici cinq à dix ans. Ce qui signifie que quelque 130 millions d’Indonésiens s’identifieraient comme chrétiens d’ici à 2028. »
ASSIST News Service, 8 septembre – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo

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Indonésie : la minorité chrétienne redevient une cible privilégiée pour les radicaux

Les 13 et 14 mai, l’Indonésie était frappée par une série d’attentats-suicides contre trois églises et contre le commissariat central de Surabaya, deuxième ville du pays. Entretien avec Delphine Allès, spécialiste de l’Indonésie, chercheur à Jakarta pour l’Irasec (Institut de Recherche sur l’Asie du Sud-Est Contemporaine) et professeur de science politique à l’Université Paris-est Créteil.

Églises d’Asie : Les attentats de Surabaya sont les plus meurtriers (27 morts dont 13 terroristes) depuis les attentats de Bali en 2002 (202 morts), qui furent les plus sanglants de l’histoire du pays. Quels éléments rendent les attentats de Surabaya inédits ?

Delphine Allès : Le mode d’action familial est ce qui a le plus étonné. C’est la première fois que des parents perpétuent des attentats-suicides avec leurs enfants en Indonésie. L’autre dimension à souligner est le niveau de coordination et la technicité de ces attaques, bien que leur ampleur reste sans commune mesure avec les attentats de Bali et Jakarta au début des années 2000. Selon la police, au moins deux des trois familles kamikazes appartenaient au même groupe d’étude coranique, et les autorités ont découvert 54 engins explosifs opérationnels au domicile des assaillants du quartier général de la police de Surabaya.

EDA : En février, un individu armé d’une épée avait blessé plusieurs personnes dans une église de Yogyakarta, dans le centre de l’archipel. Par le passé, il aurait cherché à rejoindre le djihad. Faut-il s’inquiéter de la hausse des attaques contre les églises et contre les chrétiens, qui représentent 9 % de la population indonésienne ?

Delphine Allès : Aucun lien n’a pu être établi à ce jour entre les événements de Surabaya et l’attaque de Yogyakarta, qui a été considérée comme un acte isolé en l’absence de revendication. En revanche, le ciblage d’églises – qui renvoie également à un mode d’action fréquent au début des années 2000 – s’inscrit dans un contexte d’intensification des clivages internes à l’Indonésie. On a pu l’observer, fin 2017, avec l’épisode des accusations de blasphème portées par des groupes comme le Front des défenseurs de l’islam (FPI) contre l’ancien gouverneur de Jakarta, Basuki Tjahaja Purnama, d’origine chinoise et chrétienne. Ces stigmatisations ne sont pas représentatives de l’ensemble de la société indonésienne, mais elles participent d’un contexte dans lequel la minorité chrétienne redevient une cible privilégiée pour des groupes prêts à passer à l’acte. C’est l’un des objectifs du groupe pro-État islamique Jamaah Ansharut Daulah (JAD), auquel appartenaient plusieurs des terroristes de Surabaya. Le JAD appelle à s’en prendre à ceux qu’il considère comme des « mécréants de l’intérieur » : les minorités religieuses, mais aussi les représentants de l’État, notamment les forces de police engagées dans la lutte antiterroriste. Il y a peut-être aussi une raison opérationnelle. Par rapport aux lieux de rassemblement étrangers (ambassades, hôtels, centres commerciaux), les églises forment des cibles plus faciles, car elles ne bénéficient pas toujours de dispositifs de sécurité. Durant les périodes d’affluence des fêtes de Noël ou de Pâques, certaines sont sécurisées par des milices d’organisations musulmanes qui prêtent leurs services pour signifier leur attachement au pluralisme, mais ce n’était pas le cas le 13 mai.

EDA : Ces attaques visant des églises fragilisent-elles le mythe d’une Indonésie à l’islam modéré ?

Delphine Allès : La question revient à chaque attentat, depuis que l’image internationale de l’Indonésie a basculé avec les attentats de Bali, mais il faut dépasser cette image pour observer la résilience de la société indonésienne. La sphère politique et la plupart des organisations de la société civile, notamment musulmane, ont immédiatement condamné les attaques. L’implication d’enfants a accentué le rejet de ces violences par la société indonésienne. Pour essayer d’endiguer les tensions liées à la montée du radicalisme, le gouvernement indonésien a décidé, au début des années 2000, d’assumer le versant islamique de l’identité nationale, pour promouvoir la représentation de l’Indonésie comme première démocratie à majorité musulmane, où est pratiqué un islam tolérant. Les autorités valorisent en particulier leur synthèse institutionnelle, qui trouve son fondement dans le « Pancasila », idéologie nationale en cinq principes dont le premier est la croyance en un Dieu unique – sans privilégier une religion en particulier. Mais derrière ce discours et ses fondements institutionnels, les clivages sont importants. L’un des enjeux actuels n’est pas seulement de promouvoir le pluralisme ou la tolérance, qui peuvent se satisfaire d’une simple coexistence sans interaction, mais de maintenir la possibilité d’échanger sur des questions religieuses, non seulement entre communautés, mais aussi à l’intérieur d’elles-mêmes. Au sein de la société civile musulmane, par exemple, chaque attentat entraîne des discussions sur le fait de reconnaître ou non l’islamité autoproclamée de leurs auteurs. Plusieurs voix s’élèvent pour l’assumer et prôner un processus de contextualisation des textes qu’ils utilisent pour légitimer la violence. Mais le sujet reste sensible.

EDA : Quels défis soulèvent ces attaques, dans le pays qui compte le plus de musulmans au monde ?

Delphine Allès : L’Indonésie fait face à un défi d’image à l’extérieur et de cohésion à l’intérieur, ce dont le gouvernement a conscience. Toute la difficulté est de trouver le moyen d’y faire face sans aliéner définitivement la frange de l’opinion publique qui est attirée par la radicalité religieuse. S’il promeut activement un islam pluraliste, conforme aux institutions, le gouvernement indonésien est tenté de réduire les violences à des facteurs exogènes pour entretenir l’idée d’une cohésion nationale. Cela a pu conduire à minimiser des violences localisées qui créent un climat de tension dépassant la question du terrorisme, notamment entre les minorités religieuses ou ethniques et des groupes qui cherchent à imposer leur propre vision de la pureté, en s’en prenant par exemple à ce qu’ils considèrent comme des lieux de débauche. Car si les terroristes sont largement condamnés, des organisations comme le FPI (Front des défenseurs de l’islam) font désormais partie du paysage politique et social. Elles restent très minoritaires, mais la visibilité de leurs mobilisations, combinée au relatif vide idéologique auquel elles font face, leur permet occasionnellement de se poser en faiseurs de rois dans le champ politique, comme cela a été le cas lors de l’élection du gouverneur de Jakarta l’an dernier. Ces groupes offrent un discours d’adhésion aux populations qui ne sont pas convaincues par l’approche développementaliste du gouvernement, et ils contribuent à cliver la société indonésienne autour de critères religieux.

Source : Eglises d’Asie

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Indonésie : la forte identité nationale freine le radicalisme islamique

Après les attentats du 13 mai dernier contre trois églises chrétiennes à Surabay, l’AED a interviewé le Père Franz Magnis-Suseno, jésuite vivant depuis plus de 45 ans en Indonésie. Décryptage et analyse politico-religieuse sur la situation du pays.

Lire la suite sur l’Aide à l’Eglise en détresse

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Un missionnaire témoigne : l’Indonésie est le théatre d’une islamisation rampante

L’Indonésie a été frappée par plusieurs attaques terroristes dimanche et lundi, notamment contre trois églises de Surabaya, dans l’Est de l’ile de Java ; des actes revendiqués par l’Etat islamique.

En février déjà, une attaque à l’épée avait eu à Yogyakarta, sur la même île de Java, contre un prêtre qui célébrait la messe. Ce dernier témoignait alors de son absence de surprise disant observer une montée progressive des tensions interconfessionnelles dans l’archipel, de plus en plus prégnantes avec les prochaines échéances électorales.

De fait, des élections régionales se tiendront en juin dans tout l’archipel indonésien, tandis que la présidentielle aura lieu en 2019. Le climat s’avère donc propice à la poussée de l’extrémisme religieux, dans un pays très majoritairement musulman. En 2017, l’incarcération de l’ancien gouverneur de Jakarta, un chrétien accusé de blasphème, avait par exemple illustré l’influence grandissante des islamistes.

Le père Paul Billaud, des Missions Etrangères de Paris, est à Bandar Lampung, dans le sud de l’île de Sumatra. Il vit depuis 40 ans en Indonésie, et affirme se sentir en sécurité. Il faut dire que la situation des chrétiens dans l’archipel est variable selon les régions. Il ne constate pour le moment aucune peur, mais témoigne d’une islamisation rampante de la société.

Entretien réalisé par Manuella Affejee

Source : Vatican News

 

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Inde, Turquie, Chine, Indonésie…. Les persécutions chroniques des chrétiens

 

Source Christianophobie Hebdo

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Indonésie – Réductions de peine en faveur de 9.000 détenus chrétiens

Le gouvernement indonésien a approuvé une réduction des peines concernant plus de 9.000 détenus chrétiens à l’occasion des fêtes de Noël 2017. Ainsi que le confirment des sources de Fides, la réduction de peine bénéficie également à l’ancien gouverneur chrétien de Djakarta, Basuki Tjahaja Purnama dit « Ahok », qui purge une peine pour blasphème.

Selon des sources officielles, le Ministère indonésien des droits fondamentaux a réduit les peines de 9.333 détenus chrétiens dont 175 ont été relâchés. La réduction de la peine variait d’un minimum de 15 jours à un maximum de deux mois, alors que la réduction d’un mois ou plus a été appliquée à des détenus ayant déjà passé de un à trois ans en prison.

Parmi les chrétiens qui ont bénéficié de réductions de peine, se trouve notamment l’ancien gouverneur de Djakarta, Basuki Tjahaja Purnama, dit « Ahok », qui a été condamné à deux ans de réclusion au début de 2017 après avoir été accusé de blasphème l’année précédente. Sa condamnation a été réduite de 15 jours.

Le Président indonésien, Joko Widodo, a diffusé un message de solidarité aux chrétiens à l’occasion des fêtes de Noël. Dans ce texte, il a affirmé que « le multiculturalisme du peuple indonésien représente véritablement une bénédiction », ajoutant que les chrétiens en Indonésie sont souvent « donnés pour escomptés », reconnaissant qu’ils constituent une partie importante de la nation.
Face aux déclarations de certains groupes, tels que l’Islamic Defenders Front, qui avaient intimés à la population de ne pas fêter Noël, le Conseil des oulémas indonésiens (MUI) a établi qu’il n’est pas interdit de souhaiter « Bon Noël » aux chrétiens en signe de courtoisie.

Noël est, en Indonésie, une fête qui prend souvent des significations et des signes interreligieux. Par exemple, des milliers de membres des deux plus importantes organisations islamiques modérées indonésiennes – Nahdlatul Ulama et Muhammadiyah – se mettent à disposition pour assurer le service de sécurité devant des édifices religieux chrétiens durant les fêtes afin d’en garantir la protection et de permettre le déroulement pacifique des célébrations et des fêtes.

En Indonésie, sur un total de 240 millions d’habitants en majorité musulmans, les chrétiens représentent environs 10 % de la population, à raison de 17 millions de protestants et 7 millions de catholiques – 3 % de la population totale.

 

Source Agence Fides

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Indonésie – Les jeunes se préparent au mois extraordinaire de la mission 2019

  « Comme nous le rappelle l’Evangile, nous devons être prêts à être missionnaires de la Bonne Nouvelle de Jésus auprès de tout homme que nous rencontrons. Un fort enthousiasme règne parmi les jeunes catholiques en Indonésie. Ils sont très heureux de la proclamation du mois missionnaire extraordinaire (prévu pour octobre 2019 NDT). Les jeunes représentent l’avenir et l’espérance de la mission. Les jeunes du monde entier doivent être prêts et pleins d’enthousiasme pour servir l’Eglise et la société ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Antonio Haryanto, Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour les jeunes.

Le prêtre a été délégué en qualité de Président du Comité organisateur de la Journée de la Jeunesse d’Asie, qui a eu lieu en août dernier à Yogyakarta, en Indonésie, et se souvient de l’élan missionnaire de cet événement : « Les jeunes sont appelés à porter Jésus dans tous les coins du monde, dans leur vie quotidienne, avec leur passion et leur créativité. Nous les encourageons à ne pas avoir peur de proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus, non seulement au travers des modalités conventionnelles mais également en utilisant les nouvelles technologies. Le Synode sur les jeunes prévues pour octobre 2018 constituera un élan pour eux ».

Des jeunes indonésiens, le Père Haryanto remarque l’aspect joyeux : « Tous les missionnaires sont appelés à évangéliser avec joie et ceci est une caractéristique propre aux jeunes indonésiens. Nous transmettons le message authentique de l’Evangile lorsque la joie transparaît dans nos paroles et nos actes, pour que le monde puisse voir Jésus en nous. Nous disons aux jeunes, avec les mots du Pape François : continuez à sourire et n’ayez pas peur ».

Source Agence Fides

 

Lire aussi le mois extraordinaire de la mission

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Indonésie – Des musulmans “modérés” font interdire une réunion de chrétiens

Le service commémoratif devait se dérouler le 20 octobre dernier. Il est à signaler que le FUI qui a obtenu son annulation, fait partie de ce que l’on nomme les musulmans “modérés”.

Un groupe musulman en Indonésie a contraint à annuler une célébration de la Réforme, en arguant qu’il s’agissait là d’un complot destiné à convertir les musulmans au christianisme.

La Reformed Evangelical Church of Indonesia [RECI] avait organisé une réunion de plein air dans le stade de football de Yogyakarta, ville d’une île indonésienne [au centre de l’île de Java]. Dans le communiqué annonçant l’annulation, [la RECI] précise qu’il s’agissait d’un service destiné à marquer le cinquième centenaire de la Réforme. Le Forum Ukhuwah Islamiyah (FUI), qui est membre du Conseil des ulémas d’Indonésie – une organisation musulmane qui sert d’interface entre le gouvernement indonésien et la communauté musulmane – a écrit aux responsables du stade pour leur demander de ne pas autoriser ce rassemblement car il estimait que ce serait une manifestation d’évangélisation. Il a aussi menacé d’interrompre le service si [les responsables du stade] passaient outre. Les organisateurs chrétiens, menés par le Révérend Stephen Tong, ont par conséquent annulé l’événement pour « éviter des actes d’intolérance ».

Source Observatoire de la christianophobie Hebdo

 

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