En France #NLQ

Disparition de Soeur Agnès-Marie, figure héroïque du Raid et dieppoise

[Hommage] Disparition de Sœur Agnès-Marie, figure dieppoise et actrice héroïque du Raid

Dieppe vient d’apprendre avec une profonde tristesse la disparition de Sœur Agnès-Marie Valois à l’âge de 103 ans. Jeune religieuse et infirmière, elle avait porté secours aux soldats blessés lors du Raid du 19 août 1942. Mardi 24 avril, « La Ville et le territoire lui rendront un hommage à la hauteur de son courage et de son engagement », annoncent Nicolas Langlois maire de Dieppe et Sebastien Jumel, député.

Une figure, un symbole, une mémoire qui dépasse très largement sa personne modeste et réservée. Les Dieppois pleurent Sœur Agnès-Marie qui vient de s’éteindre à l’âge de 103 ans. Jeune religieuse entrée dans les ordres en 1936, Agnès-Marie Valois s’est singularisée par son courage au cours du Raid anglo- canadien du 19 août 1942 en portant secours aux blessés, défiant si besoin l’autorité de fer des nazis occupant le territoire pour apporter les premiers soins aux blessés. Depuis cet épisode héroïque, la figure de Sœur Agnès-Marie représentait un véritable symbole aux yeux des Dieppois, mais aussi des vétérans du Raid dont certains lui devaient la vie, parmi les 6 000 soldats engagés, dont 5 000 Canadiens.

« Dieppe perd une grande dame de notre histoire, notre émotion est immense et nous préparons pour mardi prochain un hommage à la hauteur de son courage et de son engagement qui lui a valu de nombreuses décorations dont celle de citoyenne d’honneur de notre ville », déclare Nicolas Langlois, maire de la ville qui a fait mettre immédiatement les drapeaux en berne sur les édifices municipaux. Fraîchement élu, il avait rendu visite à Sœur Agnès-Marie le 20 août dernier, au lendemain du 75e anniversaire du Raid, en compagnie de Sébastien Jumel pour lui témoigner de l’affection que lui portent Dieppois et Canadiens, 75 ans après l’Opération Jubilee.

« C’est douloureux pour Dieppe et les Dieppois, souligne, très ému, Sébastien Jumel, député de la Seine- Maritime qui évoque leur dernière rencontre en présence de Jacques Nadeau, vétéran du raid disparu en février 2017. Nous perdons une figure attachante et emblématique de notre territoire, un symbole de courage et d’abnégation. Nous devons lui rendre hommage en associant les plus hautes autorités religieuses et politiques de notre pays, ainsi que notre pays frère, le Canada. »

Sœur Agnès-Marie vivait retirée au monastère de Thibermont, près de Dieppe après avoir poursuivi sa vocation d’infirmière qui l’a conduit à exercer au centre hospitalier de Dieppe. Elle sortait de sa retraite pour assister à chaque commémoration du 19 août jusqu’à ces dernières années afin de passer le témoin du devoir de mémoire aux jeunes générations. Le 30 juin 2014, la Ville de Dieppe avait célébré ses 100 ans, au cours d’une cérémonie marquante.

Source : Ville de Dieppe

A la une #NLQ #Points non négociables PNN

Fin de vie l’appel des infirmières à appliquer la loi avant de penser euthanasie

Des infirmières et aide-soignantes lancent une pétition à l’intention de députés qui veulent légiférer sur l’euthanasie. Elles rappellent que, sur le terrain, le “mal-mourir” est dû à un non-respect de la loi sur la fin de vie.
Marion Broucke est “énervée”. Cette infirmière en unité de soins palliatifs à l’hôpital Paul Brousse (Villejuif) n’en peut plus de voir la question de la fin de vie et de l’euthanasie discutée dans les hautes sphères de l’Etat par des politiques qu’elle estime “déconnectés de la réalité”.

La Tribune du Monde, parue le 28 février dernier, dans laquelle un collectif de 156 députés appelle à mieux encadrer les droits et la liberté de mourir des personnes en fin de vie a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle a lancé, avec dix collègues, tous infirmières et aide-soignantes en soins palliatifs, une pétition, adressée aux députés qui veulent faire autoriser l’euthanasie, pour faire entendre leur voix. Une voix légitime. “S’occuper des patients en fin de vie, c’est notre métier au quotidien”, rappelle l’infirmière.

A lire aussi : Fin de vie : la HAS distingue “sédation profonde” et “euthanasie”

Certains médecins ont peur d’utiliser de la morphine
Pour les signataires du texte, l’urgence, dans nos hôpitaux et nos EPHAD n’est pas de légaliser l’euthanasie, mais d’appliquer la loi sur la fin de vie qui existe déjà. “On entend dire par des personnes pro-euthanasie, dont la parole est très relayée dans les médias, qu’à cause de la loi actuelle on met des semaines à mourir en France, et dans des souffrances atroces.  Ce sont des mots effrayants et ce n’est pas la réalité. Oui, on meurt mal en France. Mais pas à cause de la loi Claeys-Leonetti : à cause de son non-respect”, insiste Marion Broucke. Ce débat biaisé fait craindre aux personnels soignants des répercussions pour les personnes les plus vulnérables. “On ne doit pas légaliser l’euthanasie pour se débarrasser des gens qui sont mal traités par le système”, affirme l’infirmière.

 

Source et suite FranceInfo