Annonces #Conférences/Formations #NLH #NLQ

Six conférences de Carême à Lyon (69) du 10 mars au 14 avril 2019

1219-2019 : 8e centenaire de la rencontre de saint François d’Assise et du Sultan Malik al-Kâmil.

Les Conférences de Carême de Fourvière porteront sur la rencontre entre musulmans et chrétiens.

Chaque conférence commencera à 15h30 et durera une heure.

Rediffusion sur RCF Lyon à 17h

–> Office des vêpres à 16h45 et messe à 17h30 pour ceux qui le désirent.

Programme

Le 10 mars 2019 à 15h30 : Première conférence de carême : le Père Jeussé, franciscain, évoquera la rencontre de saint François avec le Sultan à Diamette en 1219.

Le 17 mars 2019 à 15h30 : Deuxième conférence de carême : Mgr Vesco, évêque d’Oran, parlera du dialogue interreligieux en Afrique du Nord et de la place de l’Église.

Le 24 mars 2019 à 15h30 : Troisième conférence de carême : le Père Sawadogo, père blanc, abordera le dialogue islamo-chrétien en Afrique subsaharienne.

Le 31 mars 2019 à 15h30 :  Quatrième conférence de carême : Mgr Samir Nassar, archevêque maronite de Damas, présentera des aspects de ce dialogue en Syrie et au Proche-Orient.

Le 7 avril 2019 à 15h30 : Cinquième conférence de carême : le Père Daou et Nayla Tabbara avec Michel Younès, témoigneront de leurs expériences de dialogue islamo-chrétien au Liban et au Proche-Orient.

Le 14 avril 2019 à 15h30 : Sixième conférence de carême : Mgr Aveline, président du Conseil pour les relations interreligieuses à la CEF conclura : 800 ans après Damiette, où en est le dialogue interreligieux aujourd’hui ?

Informations pratiques

Basilique de Fourvière, place de Fourvière 69005 Lyon.
15h30 – 16h30

Annonces #NLH #NLQ #Sorties/Animations

Festival Interreligieux de Musiques Sacrées du 9 au 24 mars 2019 dans l’Hérault (34)

Le Festival Interreligieux de Musiques Sacrées, organisé par l’association Chrétiens & Cultures se tiendra du 9 au 24 mars dans plusieurs lieux du département de l’Hérault (34).

Notre festival est un  Festival Interreligieux de Musiques Sacrées et il a 20 ans !

20 ans de musiques qui unissent les cœurs, 20 ans où la beauté de l’art cultive en nous le sens de l’absolu, 20 ans de musiques interreligieuses pour s’ouvrir à la pluralité des chemins humains qui mènent à Dieu.

Notre festival nous éduque en nous ouvrant à la culture de l’autre, pour que nous puissions converser chemin faisant avec tous les pèlerins de l’absolu.

Parce que nous avons la conviction qu’une authentique démarche religieuse est toujours porteuse de réconciliation, se mettre à l’écoute des musiques sacrées des grandes religions peut aiguiser notre curiosité et nous faire communier à cet idéal.

Pour l’anniversaire de ses 20 ans, l’association Chrétiens et Cultures  produit un Oratorio : Comme une île : Lampedusa  lecture croisée de la Bible, du Coran, de la Torah.

Des juifs, musulmans, catholiques et protestants qui sont attachés au dialogue interreligieux veulent par ce festival faire œuvre de paix.

Père Luc Jourdan

Vous pouvez désormais adhérer à “Chrétiens et Cultures”, faire vos réservations en ligne et imprimer vos billets pour chacune des séances.

Ci-dessous le programme du Festival Interreligieux de Musiques Sacrées que vous pouvez télécharger en cliquant ICI

A la une #Doctrine / Formation #NLH

Notre dossier spécial islam

Pourquoi un dossier spécial islam sur un site d’information catholique ? Tout d’abord parce que les chrétiens sont de plus confrontés à l’islam que ce soit en pays musulmans ou en Europe et particulièrement en France. Cette confrontation, qui est franche persécution au Proche-Orient, dans certains pays africains et en Asie, monte en tension en Europe pour devenir un face à face explosif. Malgré les appels au dialogue interreligieux et malgré la volonté de « dédiaboliser » l’islam en séparant un islam qui serait radical d’un autre qui serait modéré, catholiques et musulmans se regardent en chiens de faïence avec une grande ignorance réciproque. D’où notre première partie de décryptage et d’analyse pour mieux comprendre l’islam.

Un dossier ensuite pour répondre au récent discours du président Macron à Abou Dabi, dans lequel il affirme que l’islam ne cherche pas à éradiquer d’autres monothéismes. Notre seconde partie, copieusement nourrie d’une seule année d’articles sur le sujet est assez explicite quant à la volonté de l’islam de faire disparaître le christianisme. Une lecture cursive des titres suffit pour se rendre compte que réduire cet islamisme « extrême » à Daesh est de la désinformation ou de l’aveuglement.  Nous avons laissé les articles au fil de l’eau sans classement. Leurs titres sont une effrayante litanie qui n’a nul besoin de commentaire.

Dans ce dossier, nous avons également voulu mettre en avant les tentatives de dialogues et de cohabitations interreligieux. Enfin, nous avons réservé une dernière rubrique pour les questions islamiques qui touchent, concernent ou agitent la France.

Une lecture exhaustive de ce dossier serait tout aussi éreintante qu’ « anxiogène ». Mais lu en diagonale par un survol des titres, il peut donner une idée assez éclairante de la confrontation de l’islam et des chrétiens. Nous recommandons, plus que les malheureux exemples concrets de la seconde partie, une étude plus poussée des tribunes de décryptage.

 

Décrypter/comprendre l’Islam

 

L’islam, religion de paix ?

Livre – Comment parler de l’islam sans être taxé d’islamophobe ? En allant à la source, en partant du Coran…

Islam des fils de servitude par Ismaël ?

Comprendre l’islam – Qu’est-ce que la dhimmitude ?

La République française et l’islam, par Annie Laurent

La mise en garde d’un jésuite égyptien face à l’Islam, “religion de l’épée”

Quelques repères sur l’Islam

La Charia est-elle compatible avec les droits de l’Homme ? L’ECLJ s’interroge

Ces pays du Conseil de l’Europe où la charria est appliquée – Droits de l’Homme compatibles ?

Adorer le même Dieu unique….

Mahomet ou Mohamad ? Une simple question de traduction ?

Dieu ou Allah ? Jésus ou Issa ?Quand le vocabulaire porte une théologie

Edito #38 – Dieu, idoles, Satan – Quelle leçon tirer un an après l’assassinat du Père Hamel ?

Comprendre la Charia

Le ramadan n’est pas le carême, par Annie Laurent

L’université d’al-Azhar est-elle si pacifiste ?

Islam – Le père Boulad dénonce le silence des évêques de France

 

 

Islamisme

 

Egypte – Prêtre battu à mort par des islamistes

Contre « l’islamisation de l’Europe », des milliers de catholiques polonais prient à leurs frontières

Philippines – La cathédrale de Marawi reprise aux islamistes par l’armée

Le terrorisme islamique serait pauvreté d’esprit ?

Courrier d’un lecteur – Islam, les chrétiens ont le droit de se défendre

Islamisme 2016, parler avec les extrémistes ?

Sénégal : 2 ONG islamiques réclament un référendum sur la peine de mort

Parler d’islamophobie est une imposture intellectuelle

Ninive – Des chrétiens recommencent à fuir face aux menaces de guerre

Vous avez dit guerre de religion ? Barcelone c’est la Sagrada Familia qui était visée

Singapour – Ouverture d’une enquête suite aux propos belliqueux d’un imam

Quand l’université d’Al-Azhar invitée pour lutter contre l’extrémisme en France promeut le viol des femmes

 

En pays musulmans ou en prise avec les djihadistes

 

Plus de 200 millions de chrétiens persécutés dans le monde

Rapport de l’AED, un génocide est en cours, la liberté religieuse bafouée dans 38 pays

Pourquoi l’Egypte et pourquoi maintenant ?

Face au terrorisme, al-Azhar n’est pas prête à changer de discours religieux, déplore le patriarche d’Alexandrie

En zone kurde, les chrétiens syriens subissent aussi des vexations

Tadjikistan – Tous les groupes religieux doivent être enregistrés, mais aucune église n’a pu le faire ces 10 dernières années

14 « règles de comportement » imposées par les djihadistes à la population de Mossoul retrouvées dans une église libérée

Egypte – La situation pour les chrétiens ne fait qu’empirer

Pakistan – La discrimination envers les minorités s’affiche jusque dans les offres d’emploi

Au Soudan, la sharia impose aux chrétiens de subir en silence

La Turquie, vers la restauration du califat

Érythrée, 10ème pays de persécution chrétienne – Un sort épouvantable et oublié

Pakistan – Témoignage d’un prêtre après une semaine de violence terroriste

Ninive – L’heure du bilan : plus de 100 lieux de culte dévastés

Il ne fait pas bon être chrétien au Nigeria – 12000 morts en 8 ans

Pakistan – Le fils de Salman Taseer menacé de mort pour avoir souhaité un joyeux Noël à Asia Bibi

Egypte – Une attaque Djihadiste près du Monastère Ste Catherine

Pakistan – Un étudiant soupçonné de blasphème est lynché à mort

Soudan – Les jeunes chrétiens sont forcés de réciter les prières islamiques pour se nourrir

Pakistan – Adolescent chrétien tué à l’école pour ne pas s’être converti à l’islam

Indonésie – Les jeunes, clef pour lutter contre l’islam radical, en particulier sur la toile

Bangladesh – Le directeur des Oeuvres pontificales missionnaires alerte sur la montée de l’islamisme

Indonésie – Les Eglises chrétiennes de Papouasie dénoncent l’activisme croissant de groupes islamistes

Indonésie – “L’extrémisme islamique a été sous-évalué” commente un missionnaire suite à la condamnation du gouverneur

Indonésie – Nouvelle manifestation islamiste contre le gouverneur chrétien de Jakarta

Indonésie – Menaces des radicaux islamiques contre la construction de l’église Sainte Claire

Les chrétiens de Gaza, forcés d’embrasser l’islam, appellent à l’aide

Entretien avec un rescapé de Bagdad 2010 – « Vous êtes des pays chrétiens et vous devez le rester ! »

Patriarche Louis Sako : “On sent combien la haine était profonde contre tout ce qui était chrétien”

Pakistan – Un esclave chrétien tué par son maître musulman

Esplanade des mosquées – L’inquiétude des chrétiens de Jérusalem

Kirghizstan – Augmentation du budget de l’instruction comme mesure de lutte contre le fanatisme religieux

Indonésie – Après des mois de tensions communautaires et religieuses, le gouvernement se donne les moyens d’interdire d’interdire les organisations extrémistes

Persécution des Coptes, idéologie de haine et de violence

Pakistan – Un chrétien sud-coréen expulsé pour “prosélytisme”

Philippines – Attaque djihadiste et nouvelle prise d’otages sur l’île de Mindanao

Philippines – A Marawi, les combats continuent : plusieurs centaines de morts, 300 000 civils déplacés, bombardements aériens

Philippines – L’attaque de Marawi, une initiative de Daech préparée de longue date ?

Philippines – Siège de Marawi : des enfants utilisés comme boucliers humains et combattants

Mgr Pascal Gollnisch : « Les coptes passent de discriminés à persécutés »

Egypte – Des martyrs explicites qui refusent de renier

L’Arabie saoudite finance la construction de 560 mosquées au Bangladesh

L’Egypte d’al-Sisi, un écosystème favorisant la violence djihadiste

Pakistan – Des détenus chrétiens incités à se convertir à l’islam pour obtenir la liberté

L’ECLJ demande à l’ONU de condamner pour crime de génocide l’Etat Islamique

2 chrétiens abattus par des militants islamistes au Sinaï en une semaine

Bangladesh – Des manuels scolaires modifiés pour les rendre plus conformes à un contenu « islamiquement correct »

Indonésie – Marée blanche islamiste dans les rues de Djakarta

Pakistan – La loi contre le blasphème, une norme politisée et attentatoire à la liberté religieuse

Indonésie – Des musulmans “modérés” font interdire une réunion de chrétiens

Irak : Ne nous y trompons pas, les chrétiens et yézidies sont toujours en danger

Pakistan – Témoignage d’un enseignant catholique sur le système éducatif pakistanais

Pakistan – L’enseignement du Coran est désormais obligatoire pour tous

Syrie – Un jeune photographe partage l’enfer des chrétiens (Une expo à faire tourner ?)

Bangladesh – Intimidation, menaces, violences : les minorités religieuses subissent la violence extrémiste

Nigeria – Boko Haram – 4000 enfants assassinés, 1650 enrôles, 7300 mutilés

Indonésie – Le gouverneur chrétien sortant de Djakarta condamné pour blasphème

Pakistan – La Commission pour la solidarité œcuménique de Lahore condamne la haine antichrétienne présente à la télévision

Pakistan – Un chrétien condamné à la réclusion à perpétuité pour blasphème

Pakistan – L’ancien avocat d’Asia Bibi exprime son inquiétude

Pakistan – Chrétiens et musulmans au Pendjab, entre violences et gestes d’amitié

Pakistan – Un attentat antichrétien déjoué

Pakistan – L’archevêque de Lahore dresse le bilan de l’année 2016

Mgr Al-Naufali : Nous nous sentons comme des invités dans notre propre pays !

Pakistan – Inquiétude des chrétiens face à un durcissement de la législation sur les médias

Pakistan – Cinq condamnations à mort pour les homicides des époux chrétiens brûlés vifs pour blasphème

Nouveau livre de Charlotte d’Ornellas – “Ne nous laissez pas disparaître”

Persécution des Coptes et montée de l’islamisme en Égypte

Égypte – Des filles coptes séduites, enlevées, forcées de se convertir à l’islam et vendues

Pour la maison de la Fatwa, il est possible de construire une église en terre musulmane

« Nous appelons notre Eglise : l’Eglise des martyrs »

L’Egypte accuse des égyptiens du massacre de 21 coptes orthodoxes en Libye

Irak : un chrétien torturé et crucifié à Qaraqosh

L’expérience du Martyre chez les chrétiens d’Orient

L’interdiction de l’alcool en Irak une mesure anti chrétienne ? Quid de la Messe ?

Des civils racontent la vie sous l’occupation de Daesh – “La mort partout”

Bartella libérée. “ils ont tout brûlé même la Sainte Bible”

Persécution à la hausse en Ouzbékistan où il est interdit d’avoir une Bible

Kenya, une nouvelle attaque ciblée d’al-Shabbaab tue six chrétiens

Pakistan : Onze chaînes de télévision chrétiennes déclarées illégales, un attentat contre la liberté religieuse

Pakistan : Menaces contre une ONG d’inspiration chrétienne défendant des personnes accusées de « blasphème numérique »

Dialogue interreligieux / cohabitation

 

Du curé enragé – Les conditions d’un vrai dialogue islamo-chrétien

Quel dialogue possible avec l’islam du Coran ? Point de vue d’un catholique

Le patriarche de Moscou invité en Syrie par des représentants de l’islam

Cardinal Parolin – On ne peut pas distinguer le fait d’être religieux du fait d’être “interreligieux”

Egypte inauguration d’une église cofinancée par les musulmans et les chrétiens du village

Le pape lave les pieds d’un musulman futur baptisé

Courrier des lecteurs – L’autre raison pour laquelle “Ratisbonne” est prophétique.

Pour le card. Tauran, le discours de Ratisbonne de Benoît XVI était prophétique

La visite du président du CFCM à Rome, “pour couronner cette dynamique de concorde que nous vivons en France”

L’université d’al-Azhar en tournée en France pour lutter contre les extrémistes, une vraie bonne idée ?

Dialogue interreligieux : le Secrétaire général de la Ligue islamique mondiale au Vatican

Que pense la pape – Mariage gay, avortement, Islam, France ?

Création du premier réseau d’instituts universitaires islamiques et chrétiens dans le monde arabe

Le refus de la violence par les religions, un colloque islamo-chrétien au Vatican

Migrants – Quand l’Eglise se déchire autour du pape – Notre dossier pour y voir clair

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? “Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non”. Charles de Foucauld.

Egypte – Conférence pour la paix, une comédie ? Les dessous controversés d’Al-Azhar

La bonne nouvelle du Christ annoncée aux musulmans – Le 11° forum “Jésus le Messie” aura lieu à Paris

l’Institut Dominicain d’Études Orientales signe un accord avec Al-Azhar

En France et en Europe et à l’ONU

En Marche et la religion : Islam 22, chrétiens 0

Islam en France qu’en pensez-vous ?

Voile islamique : Une entreprise peut interdire le port de signes religieux, affirme la justice européenne

Gavin Ashenden, chapelain de la reine d’Angleterre démissionne pour pouvoir dire la vérité sur l’islam

Le débat de la Primaire, entre le bon islam et les catholiques radicaux

La primaire pour tous – analyse des positions des candidats : l’islam

Le cardinal Vingt-Trois revient sur l’assemblée plénière de Lourdes. Islam, les évêques ne sont pas iréniques

L’ONU poursuit sa réécriture de l’histoire et soutient l’islamisation de la Terre Sainte

Budapest – Déclaration de la réunion internationale sur la persécution des chrétiens

L’édito du jour – La religion source de conflits en entreprise

Mgr Centène – “Les laïcistes ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis”

Le fait religieux en entreprise – Un document pour aider les DRH et chefs d’entreprise

Justices à géométrie variable, par Guillaume de Thieulloy

Ces églises qui deviennent des mosquées

Lépante, un symbole toujours actuel

Ramadan oui, crèche non ! Jésus un étendard en otage

La justice allemande ne condamne pas la police de la charia au nom de la liberté d’expression

Edito #3 : Catholiques et musulmans en chiens de faïence.

Que veut dire Emmanuel Macron pour qui “aucune religion n’est un problème”

 Livre – Chronique de l’Islamisation ordinaire de la France

 

Si ce dossier vous a plu vous pouvez nous aider à de diffuser par vos dons

NLQ #Rome

Cardinal Parolin – On ne peut pas distinguer le fait d’être religieux du fait d’être “interreligieux”

« Aujourd’hui on ne peut pas distinguer le fait d’être religieux du fait d’être “interreligieux” » car « une relation positive entre les religions semble une nécessité absolue », a déclaré le cardinal Pietro Parolin depuis Zagreb, où il a rencontré les leaders religieux croates, à l’occasion de sa visite dans le pays du 29 au 31 octobre 2017.

Dans son intervention rapportée par L’Osservatore Romano en italien du 1er novembre, le « numéro 2 » du Vatican a souligné l’urgence du « partage de ses richesses spirituelles et de la valorisation de ce qui unit, y compris les croyances diverses ». « Cela exige une évolution courageuse », et une « sincère acceptation de l’autre » puisque l’ignorance a « souvent été motif d’intolérance, de luttes et de divisions ».

Dans le pays qui montre historiquement une « coexistence durable de la culture latine, byzantine et islamique », le cardinal a rappelé que « les croates furent le premier peuple slave à se convertir à l’Evangile » et que le christianisme joue dans le pays « un rôle irremplaçable ». « La Croatie représente un modèle de pluralisme où la conscience de ses racines spirituelles ne s’est pas affaiblie. »

Lors d’un dialogue avec les évêques, il a aussi évoqué la dictature communiste, qui de 1945 à 1990 « a tout fait pour couper le lien qui unit les personnes de Croatie au Saint-Siège, en rendant l’Eglise objet d’une persécution systématique ». Il a rendu hommage à la fidélité des chrétiens : « ni les camps de concentration, ni la tentative d’athéisme systématique » n’a « pu effacer » la « maturité de cette Eglise ».

Le cardinal a exhorté les évêques à « protéger et développer cet héritage » afin que « l’identité chrétienne de la Croatie ait non seulement un passé et un présent, mais aussi un avenir ».

Enfin, le secrétaire d’Etat a remercié l’archevêque de Zagreb, le cardinal Bozanić, et l’évêque de Požega, Mgr Škorčević, « pour le travail réalisé au sein de la Commission mixtes d’experts croates et serbes pour une relecture de la figure du bienheureux cardinal Alojzije Stepinac. Cela a été un geste d’une grande valeur œcuménique envers les frères orthodoxes. Je me réjouis que vous soyez parvenus au terme des travaux avec la joie et l’espérance d’une concorde plus profonde ».

Au cours de sa visite, précise le quotidien du Vatican, le cardinal Parolin a rencontré la présidente de la République Kolinda Grabar-Kitarović et le premier ministre Andrej Plenković.

Source Zenit

 

Pour ne pas donner une interprétation syncrétiste aux propos du secrétaire d’Etat du Vatican, rappelons que le pape François s’oppose à tout œcuménisme qui serait du syncrétisme.

 

A la une #NLQ #Rome

Une exposition universelle interreligieuse à Astana

« Tout croyant de la planète doit revoir sa manière de vivre », a déclaré le cardinal Peter Turkson. Il a parlé aussi de l’ « énergie spirituelle » qui est souvent plus importante que « les solutions … technologiques ».

Le préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral a prononcé un discours dans le cadre de l’Expo 2017, à Astana, au Kazakhstan, consacrée cette année au thème de l’avenir énergétique, indique Radio Vatican en italien ce 31 août 2017. Le Saint-Siège y est présent avec un pavillon intitulé « Énergie pour le bien commun : prendre soin de notre maison commune ». Dans le cadre de l’Expo, le Vatican a organisé une rencontre interreligieuse sur le thème de l’Expo, mais aussi pour discuter de la paix. Au terme de la journée, un Document commun d’intentions sur l’environnement avec tous les responsables religieux présents à l’Expo, devait être lu.

« Nous sommes justement ici, a expliqué le cardinal Turkson au micro de Radio Vatican, pour promouvoir la vie humaine sur la terre, dans ses rapports entre individus et nations, mais aussi pour que ce soit une situation qui permette une coexistence pacifique sur la terre. »

« En tant que responsables religieux, a dit le cardinal, nous ne pouvons pas offrir de solutions, mais seulement une vision du monde inspirée de la foi. » « Nous cherchons à réaliser ce que disait Gaudium et Spes, a précisé le préfet : que l’Église cherchait toujours à montrer son affection pour l’humanité, en entrant en dialogue avec l’humanité en ce qui concerne ses aspirations et ses problèmes. »

À l’Expo, a-t-il expliqué, « nous voulons raconter une petite histoire de l’énergie qui, pour nous, est l’énergie spirituelle ». Le pavillon du Saint-Siège, a poursuivi le cardinal, veut attirer « l’attention sur le fait qu’il y a aussi de l’énergie en nous tous, une énergie qui aide un peu à orienter nos gestes, nos actions et nos décisions. C’est ce que nous appelons « énergie spirituelle » et nous donnons l’exemple de Mère Teresa qui a dit que dans la prière se trouve la meilleure façon de rendre service ; nous citons Indira Gandhi, nous citons Nelson Mandela, leur esprit de service en tant que chef de leur pays. »

L’importance de cette « énergie spirituelle » est souvent négligée, a estimé le préfet : « Ce sont les choses que nous négligeons facilement en pensant que toutes les solutions sont technologiques et sont à trouver dans certains développements de la science, qui sont aussi importants, mais n’épuisent pas – pour ainsi dire – les problèmes et les attentes de l’humanité. »

En ce qui concerne la rencontre interreligieuse, le cardinal a dit que « vu que le Saint-Siège a été l’unique État religieux invité », le Vatican a voulu « utiliser l’invitation … pour impliquer les autres croyances, les autres religions dans cet événement ». « Nous avons donc pensé, a-t-il noté, à organiser cette discussion sur le thème de l’Expo, mais du point de vue interreligieux. Nous avons donc invité un représentant du judaïsme, un représentant de l’islam, un représentant du Conseil œcuménique et des religions et il y aura par conséquent un représentant des anglicans, un des luthériens et un des orthodoxes russes. »

« Quand nous avons pensé organiser cet événement, a-t-il poursuivi, la crise de la Corée du Nord n’existait pas encore, mais il y avait eu le message de différentes parties du monde, qui a conduit le pape François à parler de « troisième guerre mondiale en morceaux ». « Par conséquent, il y a toujours la menace contre la paix, a affirmé le préfet, c’est pourquoi nous espérons utiliser cet événement lié à ce lieu symbolique dans le monde, cette pyramide d’Astana, pour relancer la voix des religions pour la paix, pour le respect de la création. »

Avec une traduction d’Hélène Ginabat, pour Zenit

 

Asie #NLQ

Malaisie – Des responsables religieux unis dans la lutte contre la traite des êtres humains

Dimanche 30 juillet, dix responsables religieux ont signé une Déclaration commune contre la traite des êtres humains. Une initiative de l’archidiocèse de Kuala Lumpur, à l’occasion de la journée mondiale des Nations Unies contre la traite des êtres humains.

«  Nous pensons souvent que la traite des êtres humains n’a lieu qu’à l’étranger […]. Nous croyons que c’est un problème éloigné. La traite des êtres humains prend des formes diverses et aujourd’hui des millions de personnes en sont victimes, partout dans le monde. Des hommes, des femmes, des enfants, et même des personnes âgées. La triste réalité est que ce trafic se déroule aussi ici en Malaisie. Dans notre Etat, dans notre ville, et même dans notre voisinage. Quelle réponse apportons-nous à ce crime contre l’humanité ? » interroge Mgr. Julian Leow, archevêque de Kuala Lumpur, dans une courte vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et annonçant la signature d’une Déclaration interreligieuse contre la traite des êtres humains.

Les minorités religieuses représentées

Dimanche 30 juillet, dix responsables religieux ont répondu à l’appel lancé par Mgr Leow et signé la Déclaration interreligieuse contre la traite des êtres humains, lors d’une cérémonie organisée à l’archidiocèse de Kuala Lumpur.

La Déclaration rappelle que «  l’exploitation physique, économique, sexuelle et psychologique d’une personne, pour le profit, le bénéfice et le plaisir d’une autre, va à l’encontre de la conviction fondamentale selon laquelle les hommes sont égaux et disposent de la même liberté et de la même dignité. »

Parmi les signataires figuraient des représentants du bahaïsme, du bouddhisme, du christianisme, de l’hindouisme, du sikhisme et du taoïsme. L’actuel Mufti de la Fédération de Malaisie, le Dr Zulkifli Mohamad Al-Bakri, absent, a fait part de son soutien à cette démarche. En janvier 2016, il avait reçu la visite de Mgr Leow, une rencontre qu’il avait qualifiée d’« historique ».

Le cardinal Soter Fernandez et Mgr Tan Sri Murphy Pakiam, archevêque émérite de Kuala Lumpur, ont assisté à la cérémonie, aux côtés de représentants d’organisations non gouvernementales engagées dans la lutte contre ce fléau.

Encourager les fidèles des différentes religions à lutter contre la traite des êtres humains

Pour Mgr Leow, cette Déclaration constitue « une première étape ». Il a encouragé les différents groupes religieux à jouer un rôle plus actif dans la lutte contre la traite des êtres humains, notamment en mettant en commun leurs ressources.

Il a en outre invité les fidèles à s’investir davantage, en fonction de leurs capacités. Un site internet, The Burning Bush, a été créé pour sensibiliser les chrétiens à « l’un des plus anciens péchés ». Des outils, spirituels et matériels, sont ainsi mis à leur disposition.

Archevêque de Kuala Lumpur depuis le 6 octobre 2014, Mgr Leow avait indiqué dans une interview qu’il souhaitait consacrer son épiscopat aux plus faibles. Il avait précisé que le principal défi pour l’Eglise en Malaisie était de « combattre la suspicion entre les religions et les races » [NdT : dans le discours politique malaisien, l’appartenance ethnico-religieuse des Malaisiens est définie par la « race ».]

Selon les donnéees officielles, la Malaisie compte 61,3 % de musulmans, 19,8 % de bouddhistes, 9,2 % de chrétiens (dont 3,5 % de catholiques environ) et 6,3 % d’hindous.

« Des efforts significatifs » de la part du gouvernement

La cérémonie de signature a eu lieu le 30 juillet dernier ; depuis 2005, les Nations Unies organisent ce jour-là la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains. A l’occasion de celle-ci, le pape François a dénoncé une « plaie aberrante ». « Chaque année, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont les victimes innocentes d’exploitation sexuelle, de travail forcé et de trafic d’organes. Nous semblons si habitués à cela que nous considérons ça comme une chose normale. C’est horrible, cruel, criminel ! » s’est indigné le Saint-Père.

Le 27 juin dernier, dans son rapport annuel sur la traite des êtres humains, le département d’Etat américain plaçait la Malaisie au niveau 2, ce qui signifie que le gouvernement de ce pays avait entrepris des « efforts significatifs » pour se conformer aux normes minimales de la loi sur la protection des victimes de la traite sans y parvenir pleinement. En 2013, la Malaisie était considérée comme un pays de niveau 3.

Selon The Global Slavery Index 2016, 128 800 personnes vivent en situation d’esclavage moderne en Malaisie. Le pasteur protestant qui avait été enlevé le 13 février dernier, en plein jour et en pleine rue, pourrait avoir été la victime d’une organisation criminelle spécialisée dans la traite des êtres humains selon The Sun Daily.

Source : Eglises d’Asie

Asie #NLQ

Indonésie – Les Journées asiatiques de la Jeunesse ont débuté

Les jeunes d’Asie se rencontrent en Indonésie pour célébrer « l’unité dans la diversité ».

Hier a en effet débuté, à Yogyakarta, au travers de la cérémonie d’ouverture et d’une messe solennelle inaugurale, la VII° Journée de la Jeunesse asiatique, dédiée au thème « Vivre ensemble l’Evangile sur le continent asiatique, marqué par le multiculturalisme ». La messe a été célébrée par l’archevêque de Dacca (Bangladesh), le cardinal Patrick Rosario, Président de la Commission pour les jeunes de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie, organisateur et promoteur de l’événement.

A la rencontre, organisée tous les trois ans, participent 2.140 catholiques provenant de 22 nations d’Asie alors que sont présents à la liturgie 52 évêques dont 6 cardinaux et 158 prêtres.

Avant de parvenir à Yogyakarta, les participants ont été invités à conduire un travail de réflexion et de préparation sur le thème dans leurs pays d’origine. Ils se sont ensuite répartis pour trois jours dans 11 diocèses indonésiens au sein desquels ils ont vécu une expérience d’immersion dans le contexte local. Enfin, il se sont rassemblés au Centre des expositions Jogja, imposante structure de congrès, mise à disposition gratuitement par les autorités civiles locales. La semaine est rythmée par des rencontres, des séminaires, des catéchèses, des représentations théâtrales et musicales, des expériences de prière et de réflexion, rendez-vous qui sont tous déclinés sur le thème du multiculturalisme et de l’harmonie entre les cultures et les religions différentes.
« Les jeunes catholique portent témoignage de la manière dont ils vivent en harmonie pour offrir à tous un cadre concret de la coexistence en Indonésie. L’expérience de la Journée de la Jeunesse asiatique constitue un moment pendant lequel vivre avec joie la foi dans le Christ Jésus, pour ensuite porter l’Evangile de la joie dans leurs familles et dans la société » a expliqué Mgr Robertus Rubyatamoko, archevêque de Semarang, archidiocèse qui accueille l’événement, ainsi que Président du Conseil organisateur. « L’événement – a-t-il ajouté – a également une importante implication interreligieuse. Nous avons impliqué des personnes de différentes religions et des amis musulmans nous aident à gérer la sécurité ». La JMJ asiatique est en effet caractérisée par une signification interreligieuse particulière. En Indonésie, le pays musulman le plus peuplé au monde, les jeunes musulmans participent aux événements organisés et sont impliqués dans le comité organisateur. Le soutien financier et politique du gouvernement indonésien ne fait pas défaut, par l’intermédiaire de son Ministère pour les Affaires religieuses, mais aussi du Ministère du Tourisme et de celui chargé des jeunes et du sport. A la cérémonie d’inauguration, était présent le Sultan de Yogyakarta, Hamengku Buwono X, gouverneur de Yogyakarta qui, au son du traditionnel othok-othok (instrument de musique javanais) a ouvert officiellement la manifestation.

Source : Agence Fides

Asie #NLQ

Philippines – Selon l’archevêque de Cotabato, sans province autonome du Bangsamoro, Daech restera une menace en Asie du Sud-Est

Six semaines après le début de la bataille de Marawi opposant l’armée philippine aux alliés de Daech, Mgr Orlando Quevedo, 78 ans, archevêque de Cotabato et unique cardinal de l’île méridionale de Mindanao, a accepté de répondre aux questions d’Eglises d’Asie.

Depuis des années, l’épiscopat philippin est très attentif à la définition d’un projet politique pour le « Bangsamoro », le projet de ‘terre des Moros’ (nom donné aux musulmans philippins), alors que la guérilla séparatiste a fait plus de 150 000 morts en cinquante ans dans la région. Le cardinal Quevedo est l’un des évêques de l’Eglise catholique aux Philippines à être le plus directement concerné par la mise en place d’un accord de paix entre le gouvernement de Manille et la minorité musulmane de Mindanao : il est archevêque de Cotabato depuis 1998, une ville enclavée dans la province de Maguindanao où les musulmans représentent la moitié de la population (au plan national, ils ne représentent que 5 % des 100 millions de Philippins).

Sous la précédente administration, un accord de paix avait été signé le 27 mars 2014 avec le principal mouvement musulman rebelle, le MILF (Front moro de libération islamique) ; ce texte prévoyait une semi-autonomie pour le Bangasmoro et un désarmement progressif. Pour mettre en œuvre cet accord de paix, restait à adopter la Loi fondamentale Bangsamoro (BBL, Bangsamoro Basic Law), bloquée au Congrès par les adversaires politiques du président Aquino en décembre 2015. Rodrigo Duterte, élu président de la République des Philippines le 9 mai 2016, était arrivé au pouvoir en soutenant un projet de République fédérale.

En avril 2015, le cardinal Quevedo avait créé « Friends for Peace », un groupe de dialogue interreligieux partisan de la mise en œuvre de l’accord de l’accord de paix signé en mars 2014 à Manille entre le gouvernement philippin et le MILF.

Eglises d’Asie : Comment percevez-vous l’émergence de Daech aux Philippines et dans le reste de la région ?

Mgr Orlando Quevedo  : Daech appâte beaucoup de jeunes gens en Indonésie, en Malaisie et aux Philippines. Le rêve d’un califat vainqueur et dominant sert d’étendard contre la pauvreté et le sentiment d’injustice. Ce rêve est également la réponse des fondamentalistes face à un monde dont la culture plus matérialiste et relativement séculière ne considère pas Dieu comme partie intégrante de la scène publique.

Il ne faut pas mésestimer l’impact des mouvements inspirés par l’organisation Etat islamique sur le processus de paix et les discussions entre les représentants du Bangsamoro et le gouvernement. Si le projet de Loi fondamentale Bangsamoro (BBL) est à nouveau rejeté au Congrès [NDLR : il avait déjà été rejeté en décembre 2015], je crains que ce revers ne soit désastreux et ne compromette inévitablement tout espoir de changement et de dialogue politique. Alors au sein même du pays Bangsamoro, l’Etat islamique récupérera les sympathies de beaucoup. Voilà la crainte que partagent le Front moro de libération islamique [MILF, en pourparlers de paix avec les autorités philippines, signataire d’un accord de paix avec Manille le 27 mars 2014] et tous les partisans modérés du Bangsamoro.

Sous la précédente administration Aquino [NDLR : Benigno Aquino a été président de la République des Philippines du juin 2010 à juin 2016], quand, lors des auditions au Congrès, la représentante gouvernementale pour les pourparlers de paix avait évoqué le risque d’une radicalisation de la violence, les parlementaires avaient fustigé une tentative de chantage pour leur faire accepter le projet de loi. Aujourd’hui, il n’est plus question de chantage. La menace terroriste concerne réellement l’ensemble de la région et tout particulièrement Mindanao.

Dans quelle mesure la minorité chrétienne est-elle visée par Daech ?

La menace de l’Etat islamique à Mindanao dans le but d’y fonder une base en terre Bangsamoro a de quoi susciter la peur parmi les chrétiens. Pensons au groupe des frères Maute à Marawi, ou encore à Abou Sayyaf.

Pour l’heure, les Combattants islamiques pour la liberté de Bangsamoro [BIFF, mouvement dissident du MILF qui refuse les termes de l’accord du 27 mars 2014] ont exclu d’exécuter des chrétiens, contrairement au groupe Maute. Néanmoins, par le passé, les BIFF ont déjà détruit des images sacrées et des statues catholiques. Mais si d’autres Moros inspirés par l’Etat islamique s’attaquent à leur tour à des chrétiens, nous ignorons comment réagiront les BIFF et les autres groupes. Le MILF lui-même pourrait être incapable de maintenir le contrôle de ses différentes factions.

A Marawi, le groupe Maute retiendrait une centaine d’otages, dont le vicaire général de la cathédrale de Marawi, P. Chito Suganob, enlevé le 23 mai avec des paroissiens en pleine messe. Pour l’heure, le gouvernement philippin exclut toute négociation avec le groupe Maute pour tenter de libérer les captifs. Qu’en pensez-vous ?

Il fût un temps où le président de notre pays, Rodrigo Duterte, s’était déclaré disposé à négocier avec Abou Sayyaf [discours du 25 juin 2016], et avec la Nouvelle armée du peuple, la branche armée du parti communiste philippin [NPA, qui figure sur la liste des groupes terroristes des Etats-Unis depuis 2002].

Je pense qu’il serait extrêmement délicat de négocier avec le groupe Maute. Son idéologie et ses actes antichrétiens portent la marque de Daech. Il en va de même pour le groupe Abou Sayyaf, mais pour une autre raison : ses racines idéologiques et politiques, car ce groupe est né d’une scission avec le Front moro de libération nationale [NDLR : MNLF, principale force rebelle séparatiste musulmane avant la création du MILF, groupe lui-même dissident du MNLF ; signataire d’un accord de paix en 1996]. Pour autant, au fil des années, les enlèvements contre rançon sont devenus une source de profits et ont rempli leurs coffres de millions de dollars. Certains combattants seraient tentés de rendre les armes à cause de la pression accrue de l’armée gouvernementale. Et donc il est moins probable que le gouvernement négocie avec les combattants restants puisque, selon l’armée, Abou Sayyaf perd du terrain lentement mais sûrement.

Au sujet du pays Moro, le Bangsamoro, je suis avant tout pour la paix. Si tous les groupes admettaient que la BBL répond adéquatement au désir d’autodétermination et fait droit aux injustices historiques, alors il serait possible d’aboutir à la paix. Ce dont tout le monde profiterait.

Quels sont les enjeux actuels du dialogue interreligieux ?

Face au rajeunissement des recrues Moros chez l’Etat islamique, plus que jamais le dialogue interreligieux est essentiel. Il nous faut le renforcer en y intégrant plus de monde à tous les niveaux ; que ce soit au plus haut niveau, à Mindanao, via la Conférence des évêques et des oulémas, ou au niveau local. Désormais, il faut se concentrer sur les représentants religieux locaux, sur leur vocation à transmettre aux jeunes esprits les véritables principes de paix de leur religion respective.

D’une manière plus efficace et plus systématique, les représentants religieux et les institutions éducatives religieuses doivent mettre en avant l’authenticité de la doctrine révélée, que ce soit à partir du Coran ou de la Bible. Il faut enseigner le sens de la ‘Parole commune’ : l’amour de Dieu et l’amour de son voisin.

Rodrigo Duterte, premier président originaire de Mindanao, au pouvoir depuis juin 2016, prône le passage au fédéralisme pour permettre aux musulmans Moros d’accéder à l’autonomie qu’ils réclament. Quelle est votre opinion sur ce projet ?

Présenter l’option fédéraliste comme solution au problème Bangsamoro, c’est mal comprendre les injustices historiques subies par les musulmans, les Moros. Car le fédéralisme place tous les Etats fédérés au même niveau, avec égalité de pouvoirs et d’autonomie.

En revanche, l’idée d’une région Bangsamoro autonome, telle que soutenue par le MILF et par d’autres groupes, dotée de pouvoirs économiques et politiques propres, est plus souhaitable que la mise en place d’un Etat fédéral pour l’ensemble du pays.

Pour cette raison, Friends for Peace affirme que la BBL doit constituer une priorité et ensuite seulement, pourrait-elle servir éventuellement de modèle pour passer à un régime fédéral. Sans compter que la BBL a plus de chances d’être adoptée rapidement que le passage au fédéralisme pour l’ensemble du pays. Je crois que notre président Rodrigo Duterte a déjà nuancé sa position sur le fédéralisme en ce sens : désormais, selon les médias locaux, il est question de faire d’abord adopter la BBL.

Source : Eglises d’Asie

Asie #NLQ

Philippines – Crise de Marawi : Des responsables religieux de Mindanao favorables à des négociations

« Nous sommes très préoccupés. Les terroristes ont proposé un échange de prisonniers. Pour libérer le Père Teresito (Chito) Suganob, ils ont demandé la libération des parents et de membres de la famille d’Abdullah et Omar Maute, les responsables du groupe. Le gouvernement a refusé, le Président Duterte a réaffirmé qu’il ne négociera pas avec les terroristes. Le siège de Marawi a débuté le 23 mai et se poursuit. Nous espérons maintenant en une négociation permettant de libérer les otages, présentant une approche inclusive, laquelle bénéficie du soutien de la société civile de Mindanao. Les responsables d’ethnie maranao – la même que celle à laquelle appartiennent les terroristes – ainsi que différents responsables islamiques – dont ceux du Front islamique de libération moro – se sont déclarés disponibles à jouer le rôle de médiateurs. Cette implication est utile et pourrait provoquer un tournant après l’impasse actuelle ». C’est ce qu’affirme Mgr Edwin de La Pena, évêque de Marawi, ville dans laquelle des combats durent depuis 36 jours pour finir de libérer la ville des terroristes du groupe Maute, ayant prêté serment au prétendu « Etat islamique », désormais retranchés dans les souterrains d’un certain nombre d’édifices en compagnie de nombreux otages dont 15 chrétiens. Les militants du groupe tiennent maintenant en échec l’armée philippine depuis plus d’un mois.
« Nous savons, par l’intermédiaire de l’un des otages libérés – cinq otages l’ayant été au cours d’une courte trêve NDR – que le Père Suganob est vivant et qu’il se porte bien, même s’il est éprouvé par cet enlèvement. Maintenant, les terroristes veulent utiliser les otages pour préserver leur vie. Nous nous trouvons dans une phase très délicate dans le cadre de laquelle il faudra trouver une solution praticable » remarque l’évêque.
« Au cours de ces jours derniers – indique encore l’évêque – nous avons eu une rencontre de la Conférence des Evêques et des oulémas (BUC) qui rassemble des responsables chrétiens et musulmans de Mindanao. La Conférence suggère au gouvernement d’opter pour une approche inclusive afin de résoudre la crise, en impliquant les responsables islamiques et en les mettant en première ligne dans les négociations ».
Le 25 juin dernier, à l’occasion de la fin du ramadan, certains responsables musulmans, jouant le rôle d’émissaires de l’armée philippine, ont rencontré Abdullah Maute au cours d’un cessez-le-feu de huit heures, concordé pour la fête islamique en question. Les responsables du groupe terroriste ont exprimé leurs conditions en ce qui concerne la libération des otages, conditions qui comprennent l’échange de prisonniers et la retraite, par le biais d’un accord garanti par le Front islamique de libération moro, guérilla historique de Mindanao. Le gouvernement philippin a, pour sa part, toujours réaffirmé ne pas vouloir négocier avec les terroristes.
Entre temps, se multiplient au sein de la nation les initiatives interreligieuses visant à demander la fin de la crise. A Cebu, île située au nord de Mindanao, les communautés musulmanes ont invité les personnes de différentes fois à « se respecter et s’aimer réciproquement » pour promouvoir la paix. Une rencontre interreligieuse de prière a eu lieu au centre de pèlerinages de la Basilique du Saint Enfant de Cebu, organisée par l’Eglise et les responsables islamiques locaux. Ces derniers ont publiquement exprimé leur douleur et leur solidarité envers les chrétiens suite aux atrocités perpétrées à Marawi par les membres du groupe Maute.

Source : Agence Fides

Asie #NLQ

Inde – Les Focolari multiplient les initiatives

Promouvoir l’unité, la paix et la solidarité entre les jeunes de différentes religions en Inde : tel est le but d’une série d’événements organisée par le mouvement des Focolari en Inde en ce mois de mai, en particulier dans l’optique de renforcer le dialogue interreligieux. Le thème de la semaine spéciale célébrée par les jeunes des Focolari au niveau international a été « Changez votre cœur pour changer le monde ».
Les jeunes en Inde ont promu des manifestations, des réunions publiques, des conférences et des débats culturels ainsi que des actions communes pour témoigner « qu’un monde uni est possible » en laissant un signe tangible de cette unité dans les villes impliquées au sein de toute la nation.
A Bangalore, par exemple, a été organisé un dîner international qui a rassemblé des jeunes de différentes religions et nationalités représentant 15 nations dont l’Ouzbékistan, le Yémen et la Zambie. A Goa, une foire du livre a mis en évidence le pluralisme de langues, cultures et religions alors qu’à Mumbai ont été réalisés des laboratoires d’art, de chant, de cinéma, de danse, tous centrés sur le thème de la gestion du conflit et de la paix. Enfin, la capitale, Delhi, a accueilli le marathon « Courir pour l’unité », qui a envahi pacifiquement ses rues, les protagonistes étant les enfants et les jeunes qui ont porté enthousiasme et sourire aux passants.
La très grande variété des religions présentes en Inde comprend les 80 % d’habitants hindouistes et une minorité chrétienne représentant 2,3 % de la population totale, ce qui explique que les activités des Focolari se développent en majorité dans le domaine des relations avec les hindouistes. Le mouvement des Focolari est actif en Inde depuis 1980 et dispose aujourd’hui de communautés et de centres à Mumbai, Bangalore, Goa, Darnjeeling du Bengale et New Delhi, structures qui promeuvent des activités et des rencontres pour adultes, familles et jeunes. Différents projets sociaux fleurissent autour des communautés des Focolari, engagées dans les domaines de l’éducation des enfants, de l’amélioration de la condition des femmes et du soutien aux familles en difficultés économiques. Une attention particulière est accordée à la diffusion des valeurs de la « fraternité universelle » auprès des adolescents, atteignant les jeunes de toutes les religions.
Le mouvement des Focolari est une organisation internationale qui promeut les idéaux d’unité et de fraternité universelle, fondée en 1943 en Italie par Chiara Lubich.

Source : Agence Fides