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Entretien – Mgr Sabbah – Israël-Palestine : la situation est loin d’être « normale »

Dimanche 14 mai 2017, à la veille de l’anniversaire de la guerre des Six-Jours, et 69 ans après la création de l’Etat d’Israël, la Commission Justice et Paix de l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte a publié un important communiqué appelant à ne pas s’habituer au conflit israélo-palestinien et à ses conséquences.

Sobrement intitulé « la question de la normalisation », le communiqué affirme avec fermeté que la situation qui prévaut depuis plusieurs décennies en Terre Sainte est loin d’être normale. Et d’insister : « agir ‘comme si’ les choses étaient normales » équivaut en réalité à «  ignorer la violation des droits les plus fondamentaux de l’Homme ». Cette « anormalité  », précise le document, concerne aussi bien l’occupation militaire de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est et ses corollaires, -la colonisation, la confiscation des terres privées palestiniennes, les détentions arbitraires, ou les check-points-, que les discriminations dont sont victimes les Palestiniens citoyens d’Israël (ou Arabes israéliens), notamment dans les domaines de l’éducation ou de l’emploi.

Le communiqué n’élude pas pour autant les relations quotidiennes et nécessaires que l’Église catholique en Terre Sainte entretient avec l’État hébreu pour la bonne marche de ses institutions, mais rappelle également la mission difficile qui lui échoit dans un tel contexte : celle « de ne pas ignorer l’injustice, comme si tout allait bien », mais de « prendre la parole, résister au mal, et travailler sans relâche au changement  ». Sans oublier cette responsabilité particulière de «  rappeler à l’Église universelle qu’Israël-Palestine reste une plaie ouverte (…) et que la situation ne peut être considérée comme normale  ».
Manuella Affejee a interrogé S.B Michel Sabbah, patriarche émérite de Jérusalem, et membre de la Commission Justice et Paix de l’AOCTS

 

Retrouvez sur Radio Vatican l’entretien

 

Agenda / Annonce

Paris – Table ronde autour du livre de Mgr Fouad Twal « Pour l’amour de Jérusalem »

Mardi 8 novembre 2016 à 20h30 à la Paroisse Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy se tiendra une table ronde sur le thème “Les Chrétiens, facteurs de paix en Terre Sainte”, autour du livre de Mgr Fouad Twal “Pour l’amour de Jérusalem“.

Le patriarche Fouad Twal a fait de la défense des chrétiens de Terre sainte son combat. Car cette infime minorité (2 % de la population) ne cesse en effet de se réduire, alors que sa valeur symbolique, mais aussi significative pour la défense du pluralisme religieux en Terre sainte est inestimable.

Alors qu’il vit ses derniers mois comme Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal livre un regard lucide, malgré tout empreint d’espérance, et en appelle à la responsabilité aussi bien des acteurs locaux, Israéliens et Palestiniens, qu’internationaux. Il évoque sans détour la question israélienne, la cohabitation difficile entre juifs, chrétiens et musulmans, l’instrumentalisation du religieux, la corruption de la classe politique palestinienne, les conflits au Moyen-Orient, l’implication des puissances étrangères, tout en évoquant des voies de dialogue où les chrétiens pourraient avoir un rôle à jouer.

La soirée sera animée par la journaliste de la Croix Marie Malzac, avec la participation de Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient.

Vente et dédicace à l’issue de la table ronde. Entrée libre

CONTACT : L’Œuvre d’Orient — 01 45 48 95 00 — www.oeuvre-orient.fr

NLQ #Orient

Le Saint-Siège s’inquiète de la possible destruction totale des chrétiens au Moyen-Orient

Mgr Auza, représentant le Saint-Siège à L’ONU est intervenu lors d’un débat sur « la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne », ce 19 octobre 2016.

 

Il a évoqué la situation dramatique des populations chrétiennes et autres minorités au Moyen-Orient.

« Pendant que nous parlons, des chrétiens et d’autres minorités ethniques et religieuses sont sur le point de connaitre une destruction totaletout comme leurs monastères, églises, lieux et objets de culte quand ils ne sont pas déjà réduits à la poussière »

La question palestinienne est à inclure dans le contexte de la crise au Moyen-Orient, où « les cadavres sous les ruines et les réfugiés errants » témoignent d’un « mépris cynique et du piétinement du droit international humanitaire ». Mgr Auza a dénoncé une « persécution barbare »

Pour le prélat la solution est dans la coexistance des deux Etats, telles que définies en 1947 qui selon lui « détient la meilleure promesse »

 « Si Israël et la Palestine ne sont pas d’accord pour exister côte à côte, réconciliés et souverains dans les frontières définies d’un commun accord et internationalement reconnues, la paix restera un rêve lointain et la sécurité une illusion ».

Par ailleurs, Mgr Auza a pointer du doigt les responsabilités internationales.

« Les États soutenant des groupes de clients doivent arrêter le flux d’armes et de munitions dans la région. (…) Les hommes fous prêchant la haine et l’incitation à la violence au nom de Dieu doivent être arrêtés. Tous sont appelés (…) à une plus grande solidarité, de sorte que l’aide humanitaire et des programmes spécifiques pour les plus vulnérables puissent être assurés ».

 

Source

 

Retrouvez le discours