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Les chrétiens de Gaza empêchés de se rendre en Israël pour Noël

l y avait eu un assouplissement dans la délivrance de laissez-passer pour Noël et Pâques 2016. La tension entre Israël et les autorités de la bande de Gaza, les a taris cette année… Impossible pour les chrétiens gazaouies de se rendre même à Bethléem, pourtant sous administration de l’Autorité palestinienne, puisqu’il faut passer par le poste frontière de Erez…

Les chrétiens de Gaza ne recevront pas cette année des autorités israéliennes les permis permettant de passer la frontière au poste de Erez et de rejoindre les membres de leurs familles et leurs amis à Jérusalem, à Bethléem et dans d’autres villes de Terre Sainte pour y célébrer ensemble Noël. L’organisation Middle East Concernindique que cette année les demandes de permis de voyage ont été presque toutes rejetées à l’exception de celles présentées par des personnes de plus de 55 ans, nombre desquelles éviteront dans tous les cas de quitter Gaza, s’agissant de personnes âgées ne pouvant voyager sans être accompagnées […]

Source : Agence Fides, 11 décembre via Observatoire de la christianophobie

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Terre Sainte : le grand mufti dénonce l’occupation des terrains du patriarcat de Jérusalem par Tsahal

Le grand mufti de Jérusalem, le cheikh Mohammad Ahmad Husayn, a dénoncé publiquement la récente occupation de terrains du Patriarcat de Jérusalem des Latins de la part de l’armée israélienne, la qualifiant d’acte de prédation visant à accroître l’occupation de territoires palestiniens de la part de colonies israéliennes. Le représentant sunnite a sollicité les responsables politiques du monde afin qu’ils interviennent pour bloquer la « politique des faits accomplis » qui continue à ne tenir aucunement en compte les résolutions internationales.
Selon des sources palestiniennes, quelques 25 ha de terrains appartenant au Patriarcat de Jérusalem des Latins ont été occupés par l’armée israélienne et transformés en camp militaire. Les terrains occupés, ainsi que l’a indiqué l’Agence Fides (voir Fides 28/11/2018) se trouve dans les environs des villages palestiniens de Tayasir et de Bardala, dans le nord de la vallée du Jourdain. Des associations et organisations palestiniennes ont qualifié l’opération de violation du droit international. Les terrains confisqués se trouvent à proximité d’un camp militaire israélien préexistant qui a été récemment restructuré et doté de constructions en dur.
Au cours de la journée du 28 novembre, le Patriarcat de Jérusalem des Latins a diffusé un communiqué pour dénoncer l’appropriation des terrains de la part des forces militaires israéliennes, annonçant son intention d’affronter l’affaire de manière appropriée afin de conjurer « des dommages ultérieurs dérivant de celle-ci ».

Source : Fides

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Israël : nouvelle profanation du cimetière catholique de Beit Jamal

28 tombes du cimetière annexé au couvent salésien de Beit Jamal, près de la ville israélienne de Beit Shemesh, ont à nouveau été profanées par des inconnus. La découverte de l’acte intimidateur a été faite le 17 octobre par les religieux du couvent.

Ce n’est pas la première fois que le cimetière du couvent de Beit Jamal, à 30 Km à l’ouest de Jérusalem, est vandalisé. Déjà en 2013, une bombe incendiaire avait été lancée contre une porte du couvent et des slogans blasphématoires écrits sur les murs du complexe. Le cimetière avait ensuite été pris pour cible en décembre 2015 lorsque des assaillants inconnus avaient renversé les croix des tombes et détruit un certain nombre de statues. La police israélienne a indiqué avoir lancé une enquête avec tous les moyens à sa disposition afin d’identifier au plus vite les artisans du sacrilège.

Gadi Gvaryahu, Directeur exécutif de Tag Mehir – ONG israélienne organisant des campagnes de soutien aux victimes des crimes de haine sectaire en Israël – a rendu visite au monastère hier et a exprimé sa solidarité aux religieux salésiens. « La population palestinienne de Cisjordanie – a-t-il déclaré aux moyens de communication israéliens – doit être protégée contre les transgresseurs de la loi, comme le sont les citoyens israéliens ».
Des sources palestiniennes et des groupes israéliens pour les droits fondamentaux tels que B’Tselem et Yesh Din ont indiqué qu’au cours de ces deux derniers mois, des centaines d’oliviers et de vignes ont été détruits sur des terrains appartenant à divers villages de Cisjordanie.

En janvier 2016, un groupe de plus de 60 juifs de l’organisation Tag Mahir a voulu exprimer sa condamnation et son désarroi face à la profanation du cimetière salésien de Beit Jamal en se rendant en visite collective sur place, le cimetière ayant subi de graves actes de vandalisme blasphématoires en décembre 2015. A cette occasion, les visiteurs manifestèrent leur solidarité aux salésiens et tinrent à planter un olivier près de l’entrée de la maison religieuse.

Tag Mehir (Insigne lumineux), organisation fondée en 2011 dans le but de lutter contre toutes les formes et expressions de racisme en Israël entend de par son nom même souligner sa volonté de se mettre en totale opposition avec les actes de violence et d’intimidation perpétrés par des groupes de colons ultranationalistes à partir de 2012, actes qui ont frappé de différentes manières des mosquées et des lieux chrétiens (Tabgha, Beit Jamal, Latrun, la Dormition etc.), sous la signature de « le prix à payer ».

Source : Agence Fides 18/10/2018

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Terre Sainte : Polémique entre Israéliens et Palestiniens sur la situation des chrétiens à Bethléem

Plus de 180 journalistes, opérateurs télévisuels et responsables de la communication chrétiens provenant de 40 pays du monde ont participé cette année au II° Sommet des Moyens de communication chrétiens accueilli à Jérusalem du 14 au 18 octobre. L’événement, qui a vu la participation d’une vaste représentation de moyens de communication liés aux communautés évangéliques américaines, a été suivi par d’âpres polémiques encore en cours entre le gouvernement israélien et les autorités palestiniennes, à propos de la condition des communautés chrétiennes en Terre Sainte et en particulier à Bethléem, ville où naquit Jésus-Christ.
« Vous êtes les ambassadeurs de la vérité. Ne soyez pas seulement les plus grands ambassadeurs qu’Israël a dans le monde » a déclaré le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans son discours du 14 octobre aux opérateurs des moyens de communication chrétiens. A ce propos, il a ajouté que « s’il y a une chose que je peux vous demander de faire, c’est de dire la vérité sur notre histoire. Dire la vérité sur notre présent. Dire la vérité sur ceux qui veulent la paix et ceux qui ne la veulent pas ». Dans son intervention devant le II° Sommet des Moyens de communication chrétiens 2018, le Premier Ministre a également déclaré qu’Israël « est le seul pays du Proche-Orient dans lequel la communauté chrétienne prospère et grandit », critiquant le traitement réservé aux chrétiens dans les territoires soumis à l’Autorité palestinienne. Il a en particulier affirmé que lorsque Israël avait cédé le contrôle de Bethléem à l’Autorité palestinienne, en 1995, les chrétiens représentaient 80 % de la population alors que « désormais ils ne sont plus que 20 % environ ». A ce titre, il a ajouté que la diminution de la part des chrétiens au sein de la population a eu lieu « parce que, dans les zones soumises à l’Autorité palestinienne, comme dans le reste du Proche-Orient, les chrétiens sont mis sous pression et persécutés ».
Les déclarations de Benjamin Netanyahu ont provoqué une violente réaction des représentants politiques palestiniens. Le maire de Bethléem, Anton Salman, a demandé au Premier Ministre israélien de ne plus utiliser les chrétiens comme « instrument pour masquer l’occupation », ajoutant que si Benjamin Netanyahu est préoccupé par la condition des chrétiens palestiniens, en particulier dans la zone de Bethléem, il pourrait restituer les 22.00 dunums (1 dunum = 1.000m2) de terre de Bethléem illégalement annexés à Israël suite à l’expansion des colonies ». Le maire de Bethléem a également déclaré que la baisse du nombre des chrétiens en Palestine « fut provoquée par la Nakba de 1948 (exode de 700.000 palestiniens des territoires occupés par Israël) et qu’elle se poursuit à cause des plans coloniaux et des politiques mises en place par Israël depuis 1967 ». Le Ministre des Affaires étrangères palestinien a, lui aussi, diffusé des déclarations dans lesquelles il accuse le Premier Ministre israélien de faire circuler des mensonges et des calomnies pour détourner l’opinion publique internationale des violations perpétrées par les autorités d’occupation israéliennes au détriment des palestiniens et en particulier des confiscations illégales de terrains à leurs légitimes propriétaires palestiniens pour favoriser les plans d’expansion de colonies israéliennes.

Source : GV Agence Fides 19/10/2018

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Israël : un projet de ville réservée aux “chrétiens araméens” présenté au gouvernement

Le projet visant à construire une nouvelle ville réservée aux « chrétiens araméens », motivé notamment par l’intention de protéger le langage et la culture araméens, a été soumis à l’attention du gouvernement israélien et du Premier Ministre, Benjamin Netanyahu. C’est ce qu’indique sur un site Internet américain Shadi Khalloul, Président de l’Association des chrétiens araméens d’Israël et membre du Philos Project, une organisation d’hommes politiques, de journalistes et d’intellectuels chrétiens ayant son siège à New York et engagée « à guider le changement au Proche-Orient ». Les « chrétiens araméens » sont qualifiés par Shadi Khalloul dans son intervention dans les colonnes du Daily Wire comme « nés en Israël et descendants des premiers croyants au Christ » sur cette terre.
L’araméen n’est pas une langue morte, comme trop souvent cela est indiqué dans les Universités occidentales. Au cours de ses études universitaires au Nevada, en entendant qualifier l’araméen de langue morte, Shadi Khalloul aurait compris que sa mission était celle de préserver la culture et la langue en question y compris pour faciliter la coexistence entre les chrétiens et le peuple juif. Le projet d’une ville réservée aux chrétiens araméens en Israël est présenté par Shadi Khalloul comme « quelque chose qui peut renforcer Israël en tant qu’Etat juif en montrant au monde que, nous, israéliens, nous construisons et préservons la communauté araméenne comme l’unique pays pour les chrétiens persécutés au Proche-Orient ».
« En tant que minorité – a expliqué Shadi Khalloul – nous voulons vivre en tant que chrétiens araméens indigènes et être en mesure d’avoir une unique ville araméenne où préserver notre foi chrétienne, la langue araméenne, notre identité ethnique, notre héritage et mieux manifester nos racine communes avec les juifs ».
Depuis longtemps déjà, le Président de l’Association des chrétiens araméens en Israël a présenté au gouvernement israélien le projet visant à construire dans le nord du pays « la ville des araméens », qui devrait s’appeler Aram Hiram, un nom unissant l’appellatif Aram – provenant des noms des royaumes araméens bibliques – et la référence au Roi Hiram, qui fournit au Roi Salomon le bois de cèdre du Liban utilisé pour la construction du Temple de Jérusalem. Selon ce qu’indique ce même Shadi Khalloul, la demande et le projet de construction de la ville se trouveraient désormais entre les mains du Premier Ministre, Benjamin Netanyahu.
En septembre 2014, comme indiqué par l’Agence Fides (voir Fides 22/09/2014), le Ministre de l’Intérieur israélien a signé une mesure visant à reconnaître l’identité araméenne comme identité nationale distincte venant s’ajouter au registre des nationalités présentes dans le pays. La décision a été prise explicitement afin de permettre à 200 familles chrétiennes de s’identifier comme appartenant à l’antique nationalité et pouvoir ainsi s’enregistrer comme araméens plutôt que comme arabes sur leurs documents d’identité. La mesure du gouvernement israélien fut qualifiée par les Ordinaires de Terre Sainte de « tentative de séparer les chrétiens palestiniens des autres palestiniens » sur la base de motivations idéologiques.

Source : Agence Fides

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Le théologien Benoît XVI toujours actif

.. et toujours percutant – et c’est la bonne nouvelle. Un essai sur le dialogue judéo-catholique, qu’il a écrit fin 2017 et qui est aujourd’hui publié dans la revue Communio crée la polémique (certains parlent de bombe ! !), notamment dans certains milieux juifs. (16/8/2018)

>>> Le texte de l’essai de Benoît XVI est disponible en allemand ici : www.communio.de

Pour le moment, nous devons nous contenter d’extraits distillés au compte-gouttes par la presse. Seule la lecture du texte complet pourra permettre de vérifier que les extraits choisis ne sont pas grossis exagérément, cités hors-contexte, voire déformés.
Mois d’août oblige, sans doute, mais curieusement, l’article de Benoît XVI (qui en réalité est daté du mois d’octobre 2017, et qui ne paraît qu’aujourd’hui dans Communio) a reçu peu d’écho dans les médias ;

J’ai choisi de traduire, en plus de la réflexion de Marco Tosatti, que j’avais lue en premier, cet article de Il Giornale, un quotidien moins partisan que d’autres, qui tout en reprenant à peu près les mêmes éléments me paraît fournir un aperçu équilibré.

Force est de constater que ses ennemis ne désarment pas (voir par exemple le ton de l’article publié sur le site de La Vie)

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Israël : Le patriarcat latin de Jérusalem rejette la nouvelle Loi fondamentale comme discriminatoire contre les Arabes

En Israël, la nouvelle Loi fondamentale sur l’Etat-nation est « source de grande inquiétude » : dans un communiqué à la tonalité très ferme, le patriarcat latin de Jérusalem fustige ce texte législatif approuvée le 19 juillet dernier par la Knesset, la qualifiant d’ »exclusive », « politisée » et « discriminatoire ».

La nouvelle Loi fondamentale israélienne, qui définit Israël comme Etat-nation du peuple juif, « néglige de garantir constitutionnellement les droits des populations locales et des autres minorités qui vivent dans le pays« , selon le communiqué publié par le patriarcat latin de Jérusalem ce lundi 30 juillet. La minorité arabe israélienne – qui représente 20 % de la population – n’est en effet pas mentionnée dans ce nouveau texte législatif.

Par ailleurs, la langue arabe n’est plus considérée comme « langue officielle » et se voit promettre un « statut spécial » qui n’est pas encore clairement défini. « Il est inconcevable qu’une loi à valeur constitutionnelle ignore un segment entier de la population comme si ces membres n’avaient jamais existé« , dit le patriarcat latin, se joignant ainsi aux nombreuses protestations suscitées par la promulgation de cette nouvelle Loi fondamentale. C’est un « signal sans équivoque qui est envoyé aux Palestiniens citoyens d’Israël, à savoir qu’ils ne seraient pas chez eux dans ce pays« , estime encore le communiqué.

Pour le patriarcat latin, ce texte contrevient à la résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations unies, mais aussi à la déclaration d’indépendance d’Israël, dans laquelle les pères fondateurs s’engageaient solennellement à favoriser le bien de tous les habitants de l’Etat, juifs et arabes, et à garantir à tous une égalité de droits politiques et sociaux, sans discrimination de sexe, d’origine ou de religion.

Or, la présente loi « affirme qu’il n’y a pas égalité de droits entre juifs et arabes, et refuse de reconnaître l’existence même de ces derniers« , assène le patriarcat. Or, « tout Etat comportant en son sein de grandes minorités a le devoir de reconnaître leurs droits collectifs et de reconnaître la préservation de leur identité collective, incluant leurs traditions religieuses, ethniques et sociales« .

Les citoyens chrétiens d’Israël ainsi que les communautés non-juives qui y résident partagent les mêmes inquiétudes, conclut le communiqué, qui en appelle à tous les citoyens « qui croient encore au concept fondamental d’égalité entre citoyens de la même nation« , à manifester leur opposition à cette loi et « à avertir des dangers qui en émanent pour le futur de ce pays« .

Source : Vatican News 

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Bethléem : vers la disparition des chrétiens de la ville natale de Jésus

Dans la ville natale de Jésus, le nombre des baptisés diminue de manière impressionnante et ce alors que se multiplient dans le monde entier les groupes qui collectent des offrandes en utilisant le nom de Bethléem sans ensuite faire parvenir aucune aide aux chrétiens de Terre Sainte.

Tel est le cri d’alarme lancé par le Père Rami Asakrieh OFM, de la Custodie de Terre Sainte, Curé à Bethléem de la Paroisse Sainte Catherine, près le Sanctuaire de la Nativité. « Ma propre Paroisse – indique le prêtre à l’Agence Fides – fait face à de graves problèmes. Le nombre des familles catholiques à Bethléem se réduit. Maintenant, notre Paroisse compte seulement 1.479 familles palestiniennes. Les chrétiens constituent 17 % de la population de la ville alors que par le passé, ils étaient 90 % de cette même population ». La diminution vertigineuse de la présence chrétienne à Bethléem – ajoute le Curé – est liée surtout à l’exode des jeunes chrétiens qui émigrent en direction d’autres pays. Nous tentons – indique le religieux – pour notre part de freiner l’émigration en cherchant à fournir une aide à de nombreuses situations de besoin ».

Cependant l’actuelle situation politique et économique de la ville, entourée par les colonies israéliennes, voit se multiplier le cas de fidèles « au chômage, déprimés et noyés sous les dettes ».

A tout cela – indique encore le franciscain – s’ajoute le fait que « nombreuses sont les organisations qui demandent des ressources financières au nom de Bethléem mais aucun de nos paroissiens ne reçoit un centime provenant de ces organisations ».

Source : GV – Agence Fides 06/07/2018

NLQ #Rome

Palestine : le pape offre 100 000 dollars pour les réfugiés palestiniens

Mgr Auza a remis 100 000 dollars de la part du pape François à l’Agence de l’ONU pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient, « en particulier au profit des enfants », en signe de son « respect » et de son « appréciation ». Il a souligné que, sans l’appui soutenu de l’Agence, plus de cinq millions de réfugiés palestiniens « vivraient dans un désespoir encore plus grand ».

Mgr Bernardito Auza, nonce apostolique et observateur permanent du Saint-Siège, est intervenu à la Conférence des donateurs du Comité spécial de l’Assemblée générale pour l’annonce de contributions volontaires à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), au bureau des Nations Unies, à New York, le 25 juin 2018.

Mgr Auza a exprimé le vœu qu’ « une solution équitable et durable » puisse être trouvée « à travers la reprise des négociations sur le statut final entre les parties intéressées, en vue d’aboutir à une solution de deux États, Israël et un État palestinien vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues ».

Voici notre traduction de la déclaration de Mgr Auza prononcée en anglais.

HG

Déclaration de Mgr Bernardito Auza

Monsieur le Président de l’Assemblée Générale,

Monsieur le Secrétaire général,

Monsieur le Commissaire général,

Je voudrais saisir cette occasion pour réitérer mon profond respect pour l’engagement et le travail de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), ainsi que les fortes paroles d’encouragement exprimées par le pape François au Commissaire général de l’UNRWA lors d’une audience privée le 17 mars 2018.

En signe concret de ce respect et de cette appréciation, et en plus des contributions directes à travers les travaux des différentes entités de l’Église catholique en faveur des réfugiés palestiniens, le pape François m’a demandé de transmettre aujourd’hui à l’UNRWA sa contribution de 100 000 dollars aux projets de l’Agence, en particulier au profit des enfants dans les camps de réfugiés de Palestine.

Comme l’UNRWA, diverses entités et organisations de l’Église catholique offrent des services d’éducation, de soins de santé et des services sociaux aux réfugiés palestiniens. De généreux donateurs associés à l’Église catholique dans le monde entier rendent ces activités possibles. Les programmes d’assistance ne sont pas limités aux réfugiés de Palestine, mais aussi aux Palestiniens de Palestine. La Mission permanente d’observation du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies contribue à promouvoir des campagnes annuelles de collecte de fonds pour fournir des milliers de bourses universitaires et des soins médicaux gratuits ou subventionnés.

Tant que le sort des réfugiés palestiniens restera incertain, l’UNRWA sera nécessaire, elle dont le travail continue d’être précieux pour les plus de cinq millions de réfugiés palestiniens qui, sans l’appui soutenu de l’Agence, vivraient dans un désespoir encore plus grand. Le Saint-Siège espère que, tôt ou tard, une solution équitable et durable pourra être trouvée à travers la reprise des négociations sur le statut final entre les parties intéressées, en vue d’aboutir à une solution de deux États, Israël et un État palestinien vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues.

Merci, Monsieur le Président.

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

Source : Zenit.org

Doctrine / Formation #Théologie

Benoit XVI réfute la théologie de la substitution selon laquelle l’Eglise aurait remplacé intégralement Israël

La réfutation de la théologie de la substitution n’empêche pas l’évangélisation des juifs.

« Miséricorde et vocation sans repentance » : c’est le titre d’un article de la revue théologique internationale « Communio » – co-fondée par Joseph Ratzinger – dans lequel le pape émérite Benoît XVI évoque les questions liées au dialogue judéo-catholique, depuis le concile Vatican II, et il y réfute notamment toute « théorie de la substitution » : Israël n’est pas remplacé par l’Église, et, comme l’explique saint Paul dans l’Epître aux Romains l’alliance n’a jamais été révoquée entre Dieu et le peuple juif (Rm ch. 9-11). Le pape émérite insiste sur la « grandeur » de la réalité ainsi évoquée.

Et Vatican News en italien (Alessandro De Carolis) signale l’importance de cette publication.

L’article de Benoît XVI, qui n’est pas encore en ligne en français, approfondit la réflexion sur un document publié en 2015 par la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le judaïsme, 50 ans après la Déclaration conciliaire « Nostra Aetate », et il porte sur la réfutation de la théologie de la substitution à la lumière de la théologie de l’Alliance.

Dans la préface de l’article, en date du 26 octobre 2017, indique la même source, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, et de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme, explique que l’essai écrit par Benoît XVI constituait d’abord une réflexion personnelle du pape émérite, sans ambition de publication. Mais le cardinal suisse a convaincu le pape émérite de le publier : il constitue une contribution importante « à un approfondissement du dialogue théologique entre l’Église catholique et le judaïsme », que Joseph Ratzinger « a toujours eu très à cœur ».

Benoît XVI explique que l’idée que l’Église aurait pris la place d’Israël « n’a jamais existé en tant que telle ». En effet, pour les chrétiens, le judaïsme a un statut particulier : « Ce n’est pas une religion parmi d’autres », écrit-il, mais il se trouve « dans une situation particulière et en tant que tel il doit être reconnu par l’Eglise ».

Pour Benoît XVI, la question de l’alliance  jamais révoquée « entre Dieu et les Juifs »  – une affirmation de Jean-Paul II qui fait maintenant partie de l’horizon d’interprétation évidente du judaïsme du point de vue chrétien – « doit être considérée comme correcte », mais dans le détail, elle « nécessite encore beaucoup de clarifications ».

« La formule de l’Alliance jamais révoquée » a sans aucun doute été une grande aide dans la première phase du nouveau dialogue entre juifs et chrétiens, fait observer le pape émérite, mais à long terme elle est insuffisante pour exprimer la grandeur de la réalité de façon suffisamment appropriée ».

Source : zenit.org