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Lettre de Saint Jean-Paul II sur le rosaire

En ce mois de Marie, nous vous proposons de retrouver cette superbe lettre apostolique du pape Saint Jean-Paul II sur le rosaire donnée en 2002.

 

1. Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s’est développé progressivement au coursdu deuxième millénaire sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. Dans sa simplicité et dans sa profondeur, il reste, même dans le troisième millénaire commençant, une prière d’une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté. Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d’un christianisme qui, après deux mille ans, n’a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l’Esprit de Dieu à « avancer au large » (Duc in altum !) pour redire, et même pour “crier” au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu’il est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), qu’il est « la fin de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation ».1

En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé.2 En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’œuvre de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d’abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur.

Les Pontifes romains et le Rosaire

2. Beaucoup de mes prédécesseurs ont accordé une grande importance à cette prière. À ce sujet, des mérites particuliers reviennent à Léon XIII qui, le 1erseptembre 1883, promulgua l’encyclique Supremi apostolatus officio,3 paroles fortes par lesquelles il inaugurait une série de nombreuses autres interventions concernant cette prière, qu’il présente comme un instrument spirituel efficace face aux maux de la société. Parmi les Papes les plus récents qui, dans la période conciliaire, se sont illustrés dans la promotion du Rosaire, je désire rappeler le bienheureux Jean XXIII4 et surtout Paul VI qui, dans l’exhortation apostolique Marialis cultus, souligna, en harmonie avec l’inspiration du Concile Vatican II, le caractère évangélique du Rosaire et son orientation christologique.

Puis, moi-même, je n’ai négligé aucune occasion pour exhorter à la récitation fréquente du Rosaire. Depuis mes plus jeunes années, cette prière a eu une place importante dans ma vie spirituelle. Mon récent voyage en Pologne me l’a rappelé avec force, et surtout la visite au sanctuaire de Kalwaria. Le Rosaire m’a accompagné dans les temps de joie et dans les temps d’épreuve. Je lui ai confié de nombreuses préoccupations. En lui, j’ai toujours trouvé le réconfort. Il y a vingt-quatre ans, le 29 octobre 1978, deux semaines à peine après mon élection au Siège de Pierre, laissant entrevoir quelque chose de mon âme, je m’exprimais ainsi : « Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. […] On peut dire que le Rosaire est, d’une certaine manière, une prière-commentaire du dernier chapitre de la Constitution Lumen gentium du deuxième Concile du Vatican, chapitre qui traite de l’admirable présence de la Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église. En effet, sur l’arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus Christ. Réunis en mystères joyeux, douloureux et glorieux, ils (1961), pp.641-647 : La Documentation catholique 58 (1961), col. 1265-1271.nous mettent en communion vivante avec Jésus à travers le cœur de sa Mère, pourrions-nous dire. En même temps, nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les événements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l’Église, de l’humanité, c’est-à-dire nos événements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur. C’est ainsi que la simple prière du Rosaire s’écoule au rythme de la vie humaine ».5

Par ces paroles, chers frères et sœurs, je mettais dans le rythme quotidien du Rosaire ma première année de Pontificat. Aujourd’hui, au début de ma vingt-cinquième année de service comme Successeur de Pierre, je désire faire de même. Que de grâces n’ai-je pas reçues de la Vierge Sainte à travers le rosaire au cours de ces années : Magnificat anima mea Dominum ! Je désire faire monter mon action de grâce vers le Seigneur avec les paroles de sa très sainte Mère, sous la protection de laquelle j’ai placé mon ministère pétrinien : Totus tuus !

Octobre 2002 – octobre 2003 : Année du Rosaire

3. C’est pourquoi, faisant suite à la réflexion proposée dans la Lettre apostolique Novo millennio ineunte, dans laquelle, après l’expérience jubilaire, j’ai invité le Peuple de Dieu à « repartir du Christ »,6 j’ai senti la nécessité de développer une réflexion sur le Rosaire, presque comme un couronnement marial de cette lettre apostolique, pour exhorter à la contemplation du visage du Christ en compagnie de sa très sainte Mère et à son école. En effet, réciter le Rosaire n’est rien d’autre que contempler avec Marie le visage du Christ. Pour donner un plus grand relief à cette invitation, profitant de l’occasion du tout proche cent vingtième anniversaire de l’encyclique de Léon XIII déjà mentionnée, je désire que, tout au long de l’année, cette prière soit proposée et mise en valeur de manière particulière dans les différentes communautés chrétiennes. Je proclame donc l’année qui va d’octobre de cette année à octobre 2003 Année du Rosaire.

Je confie cette directive pastorale à l’initiative des différentes communautés ecclésiales. Ce faisant, je n’entends pas alourdir, mais plutôt unir et consolider les projets pastoraux des Églises particulières. Je suis certain que cette directive sera accueillie avec générosité et empressement. S’il est redécouvert dans sa pleine signification, le Rosaire conduit au cœur même de la vie chrétienne, et offre une occasion spirituelle et pédagogique ordinaire mais féconde pour la contemplation personnelle, la formation du Peuple de Dieu et la nouvelle évangélisation. Il me plaît de le redire aussi à l’occasion du souvenir joyeux d’un autre événement : le quarantième anniversaire de l’ouverture du Concile œcuménique Vatican II (11 octobre 1962), cette « grande grâce » offerte par l’Esprit de Dieu à l’Église de notre temps.7

Objections au Rosaire

4. L’opportunité d’une telle initiative découle de diverses considérations. La première concerne l’urgence de faire face à une certaine crise de cette prière qui, dans le contexte historique et théologique actuel, risque d’être à tort amoindrie dans sa valeur et ainsi rarement proposée aux nouvelles générations. D’aucuns pensent que le caractère central de la liturgie, à juste titre souligné par le Concile œcuménique Vatican II, a eu comme conséquence nécessaire une diminution de l’importance du Rosaire. En réalité, comme le précisait PaulVI, cette prière non seulement ne s’oppose pas à la liturgie, mais en constitue un support, puisqu’elle l’introduit bien et s’en fait l’écho, invitant à la vivre avec une plénitude de participation intérieure, afin d’en recueillir des fruits pour la vie quotidienne.

D’autres craignent peut-être qu’elle puisse apparaître peu œcuménique en raison de son caractère nettement marial. En réalité, elle se situedans la plus pure perspective d’un culte à la Mère de Dieu, comme le Concile VaticanII l’a défini : un culte orienté vers le centre christologique de la foi chrétienne, de sorte que, « à travers l’honneur rendu à sa Mère, le Fils […] soit connu, aimé, glorifié ».8 S’il est redécouvert de manière appropriée, le Rosaire constitue une aide, mais certainement pas un obstacle à l’œcuménisme.

La voie de la contemplation

5. Cependant, la raison la plus importante de redécouvrir avec force la pratique du Rosaire est le fait que ce dernier constitue un moyen très valable pour favoriser chez les fidèles l’engagement de contemplation du mystère chrétien que j’ai proposé dans la lettre apostolique Novo millennio ineunte comme une authentique “pédagogie de la sainteté” : « Il faut un christianisme qui se distingue avant tout dans l’art de la prière ».9 Alors que dans la culture contemporaine, même au milieu de nombreuses contradictions, affleure une nouvelle exigence de spiritualité, suscitée aussi par les influences d’autres religions, il est plus que jamais urgent que nos communautés chrétiennes deviennent « d’authentiques écoles de prière ».10

Le Rosaire se situe dans la meilleure et dans la plus pure tradition de la contemplation chrétienne. Développé en Occident, il est une prière typiquement méditative et il correspond, en un sens, à la « prière du cœur » ou à la « prière de Jésus », qui a germé sur l’humus de l’Orient chrétien.

Prière pour la paix et pour la famille

6. Certaines circonstances historiques ont contribué à une meilleure actualisation du renouveau du Rosaire. La première d’entre elles est l’urgence d’implorer de Dieu le don de la paix. Le Rosaire a été à plusieurs reprises proposé par mes Prédécesseurs et par moi-même comme prière pour la paix. Au début d’un millénaire, qui a commencé avec les scènes horribles de l’attentat du 11 septembre 2001 et qui enregistre chaque jour dans de nombreuses parties du monde de nouvelles situations de sang et de violence, redécouvrir le Rosaire signifie s’immerger dans la contemplation du mystère de Celui « qui est notre paix », ayant fait « de deux peuples un seul, détruisant la barrière qui les séparait, c’est-à- dire la haine » (Ep 2, 14). On ne peut donc réciter le Rosaire sans se sentir entraîné dans un engagement précis de service de la paix, avec une attention particulière envers la terre de Jésus, encore si éprouvée, et particulièrement chère au cœur des chrétiens.

De manière analogue, il est urgent de s’engager et de prier pour une autre situation critique de notre époque, celle de la famille, cellule de la société, toujours plus attaquée par des forces destructrices, au niveau idéologique et pratique, qui font craindre pour l’avenir de cette institution fondamentale et irremplaçable, et, avec elle, pour le devenir de la société entière. Dans le cadre plus large de la pastorale familiale, le renouveau du Rosaire dans les familles chrétiennes se propose comme une aide efficace pour endiguer les effets dévastateurs de la crise actuelle.

« Voici ta mère ! » (Jn 19, 27)

7. De nombreux signes montrent ce que la Vierge Sainte veut encore réaliser aujourd’hui, précisément à travers cette prière ; cette mère attentive à laquelle, dans la personne du disciple bien-aimé, le Rédempteur confia au moment de sa mort tous les fils de l’Église : « Femme, voici ton Fils » (Jn 19,26). Au cours du dix-neuvième et du vingtième siècles, les diverses circonstances au cours desquelles la Mère du Christ a fait en quelque sorte sentir sa présence et entendre sa voix pour exhorter le Peuple de Dieu à cette forme d’oraison contemplative sont connues. En raison de la nette influence qu’elles conservent dans la vie des chrétiens et à cause de leur reconnaissance importante de la part de l’Église, je désire rappeler en particulier les apparitions de Lourdes et de Fatima,11dont les sanctuaires respectifs constituent le but de nombreux pèlerins à la recherche de réconfort et d’espérance.

Sur les pas des témoins

8. Il serait impossible de citer la nuée innombrable de saints qui ont trouvé dans le Rosaire une authentique voie de sanctification. Il suffira de rappeler saint Louis Marie Grignion de Montfort, auteur d’une œuvre précieuse sur le Rosaire,12 et plus près de nous, Padre Pio de Pietrelcina, qui j’ai eu récemment la joie de canoniser. Le bienheureux Bartolo Longo eut un charisme spécial, celui de véritable apôtre du Rosaire. Son chemin de sainteté s’appuie sur une inspiration entendue au plus profond de son cœur : « Qui propage le Rosaire est sauvé ! ».13 À partir de là, il s’est senti appelé à construire à Pompéi un sanctuaire dédié à la Vierge du Saint Rosaire près des ruines de l’antique cité tout juste pénétrée par l’annonce évangélique avant d’être ensevelie en 79 par l’éruption du Vésuve et de renaître de ses cendres des siècles plus tard, comme témoignage des lumières et des ombres de la civilisation classique.

Par son œuvre entière, en particulier par les « Quinze Samedis », Bartolo Longo développa l’âme christologique et contemplative du Rosaire ; il trouva pour cela un encouragement particulier et un soutien chez Léon XIII, le « Pape du Rosaire ».

 

Lire l’intégralité de la lettre sur le site du Vatican

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Fête de la Miséricorde les 27 & 28 avril 2019 à Tours (37)

27 avril, à 20h30, église St-François de Paule : veillée miséricorde avec louange, vénération des reliques de saint Jean Paul II et sainte Faustine, enseignement par le père Martin Pradère, directeur du Séminaire de Bordeaux

28 avril, basilique Saint-Martin :

  • 14h :concert de “louange à la miséricorde” par l’Ensemble vocal Laetizia,
  • 15h : vénération des reliques,
  • 15h15 : chapelet de la Miséricorde, enseignement par le Père Martin Pradère,
  • 16h : vêpres.

CONTACT :

Tél. 02 47 05 63 87

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[9-10 mars] Week-end pour couples sur la théologie du corps de Jean-Paul II à Baye (51)

L’AMOUR HUMAIN DANS LE PLAN DIVIN 

LA THÉOLOGIE DU CORPS SELON SAINT JEAN-PAUL II

WEEK-END POUR LES COUPLES

Du samedi 9 mars 2019 à 10h00
Au dimanche 10 mars 2019 à 16H30

au Foyer de Charité de Baye
4 Grande Rue 51270 Baye
Tél. 03 26 52 80 80
fdc.baye@orange.fr

Intervenant : Bernard LECLERCQ, diacre pour la Pastorale de Familles.

Renseignements et inscriptions : leclercq.bernard@wanadoo.fr Pastorale des Familles Diocèse Reims-Ardennes. Tél. 06 87 41 07 37

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Vendredi 15 février 2019 à Vincennes (94) : Humanae Vitae, l’encyclique incomprise. Quelle adhésion possible ?

Le 25 juillet 1968, le pape Paul VI donnait au monde son encyclique « Humanae Vitae ». Elle fut accueillie comme une provocation par la génération de Mai 68 qui n’y a vu qu’un non à la pilule alors que c’est une ode à l’amour humain.

Encyclique incomprise, Humanae Vitae était pourtant prophétique !

Cinq décennies plus tard et avec l’apport de Jean-Paul II, champion de la « culture de vie », de l’Evangile de la famille et de la théologie du corps, c’est peut-être le moment de relire cette encyclique, le temps de l’adhésion ?

C’est pourquoi nous vous proposons, vendredi 15 février à 20h30 à la crypte de Notre Dame de Vincennes, un débat entre un prêtre, le père Cédric Burgun, auteur de nombreux ouvrages sur la famille et le mariage, et une jeune mère de famille, Amélie de Margon.

Entrée libre pour tous.
Humanae Vitae, l’encyclique incomprise. Quelle adhésion possible ?
Vendredi 15 février 2019, à 20h30 Crypte Notre-Dame de Vincennes
82, rue Raymond du Temple. RER A, Métro 1, Bus 210, 112, 114, 118, 124

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FORUM WAHOU – Découvrir la théologie du corps les 16 & 17 mars 2019 à Arradon (56)

Le forum WAHOU, c’est un week-end pour tous afin de découvrir ou de redécouvrir ce que Dieu a souhaité en créant l’amour humain, ceci à la lumière de la théologie du corps selon saint Jean-Paul II : les 16 et 17 mars 2019 à Arradon, sur le site du Vincin.

Etre homme ou femme, quelle en est la signification ? Pourquoi sommes-nous des êtres de relation ? Quel est le sens de mon corps, de la vie humaine ? 

Ce forum alterne enseignements, témoignages, ateliers, temps de prière, d’écoute et confession. Venez nombreux découvrir le plan de Dieu sur tout homme !

Pour tous !

Il s’adresse à tous (plus de 18 ans, tout état de vie) : étudiants, fiancés, mariés, célibataires, consacrés, prêtres, …

Des intervenants percutants ont répondu à l’invitation de la pastorale familiale.

Abbé Antoine de Roeck
Docteur en théologie de l’Institut Pontifical Jean-Paul II (études sur le mariage et la famille). Il est l’auteur d’une thèse sur les Bienheureux époux Beltrame-Quattrocchi, premier couple béatifié en tant que couple par saint Jean-Paul II en 2001 : « Les époux Beltrame-Quattrocchi : deux vies au service du bien commun ». Curé des paroisses du doyenné de Pontivy depuis 2017 et professeur à l’Université Catholique de l’Ouest, il accompagne les foyers-moniteurs du Centre Billings.

Yves Semen 
Marié, père de huit enfants. Docteur en Philosophie politique, maître en économie sociale et diplômé en théologie.
Professeur de philosophie politique à l’IPC – Facultés Libres de Philosophie et de Psychologie. Il a créé et préside l’Institut de Théologie du Corps. Conférencier et formateur.

Alex Deschênes
Canadien, docteur en Philosophie, Conférencier, Fondateur de IGNIS, organisme pour former et accompagner les jeunes, les couples et les familles. Il organise des camps Corps à Cœur pour les jeunes et des sessions « oui, je le veux » pour les adultes afin de transmettre la beauté de l’amour humain auquel tout homme est appelé.

Marie-Gabrielle et Emmanuel Ménager
Mariés depuis 32 ans, ils sont à l’initiative du projet TOBEC (Theology of the Body European Center), le centre européen sur la théologie du corps, en 2011 et créateurs des « Forums Wahou » en 2014, organisés aujourd’hui dans toute la France et à l’étranger. Ils ont été nommés en octobre 2018 par le pape François comme consulteurs au sein du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, à Rome.

Du samedi 16 au dimanche 17 mars 2019

Samedi 16 mars
8 h 45 Accueil et café
9 h 15 Début de la journée
13 h Déjeuner
14 h 30 Reprise
19 h – 20 h 15 Adoration

Dimanche 17 mars
8 h 45 Accueil et café
9 h 15 Diaporama
12 h Déjeuner
13 h 30 Ateliers
16 h 30 Messe et envoi

Déjeuners : pique-niques tirés du sac
Garderie  : renseignements et contact au 06 07 31 23 78 (Magali)

Des difficultés financières ne doivent pas être un obstacle à votre participation.

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Jean-Paul II : “Un avent d’espérance”

Audience générale de Jean Paul II,  Mercredi 17 décembre 2003

1. “Le Royaume de Dieu est proche :  soyez-en certains, il ne tardera pas”. Ces paroles, tirées de la Liturgie d’aujourd’hui, expriment le climat de notre préparation fervente et orante aux fêtes de Noël désormais proches.

L’Avent rend vive l’attente du Christ, qui viendra nous visiter, réalisant pleinement son Règne de justice et de paix. La révocation annuelle de la naissance du Messie à Bethléem renouvelle dans le coeur des croyants la certitude que Dieu est fidèle à ses promesses. L’Avent est donc une puissante annonce d’espérance, qui touche en profondeur notre expérience personnelle et communautaire.

2. Chaque homme rêve d’un monde plus juste et solidaire, où des conditions de vie dignes et une coexistence pacifique rendraient harmonieuses les relations entre les individus et entre les peuples. Mais, souvent, cependant, il n’en est pas ainsi. Des obstacles, des oppositions et des difficultés de tous types pèsent sur notre existence, allant parfois jusqu’à l’opprimer. Les forces et le courage de s’engager pour le bien risquent de céder le pas au mal, qui semble parfois l’emporter. C’est en particulier dans ces moments que l’espérance nous vient en aide. Le mystère de Noël, que nous revivrons dans quelques jours, nous assure que Dieu est l’Emmanuel – Dieu avec nous. C’est pourquoi nous ne devons jamais nous sentir seuls. Il est proche de nous, il est devenu l’un d’entre nous en naissant du sein virginal de Marie. Il a partagé notre pèlerinage sur la terre, nous garantissant de parvenir à cette joie et à cette paix, à laquelle nous aspirons du plus profond de notre être.

3. Le temps de l’Avent met en lumière un deuxième élément de l’espérance, qui concerne plus généralement la  signification  et la valeur de l’existence. Nous nous  demandons  assez fréquemment :  qui  sommes-nous,  où allons-nous, quel sens a ce que nous accomplissons sur terre, qu’est-ce qui nous attend après la mort ?

Certains objectifs sont indubitablement bons et honnêtes :  la recherche d’un plus grand bien-être matériel, la poursuite d’objectifs sociaux, scientifiques et économiques toujours plus élevés, une meilleure réalisation des attentes personnelles et communautaires. Mais ces objectifs suffisent-ils à satisfaire les aspirations les plus intimes de notre âme ?

La Liturgie d’aujourd’hui nous invite à élargir notre regard et à contempler la Sagesse de Dieu qui vient du Très-Haut et qui est capable de s’étendre jusqu’aux extrémités de la terre, en disposant toute chose “avec douceur et force” (cf. Antienne responsoriale).

Du peuple chrétien jaillit alors spontanément l’invocation :  “Viens Seigneur, ne tarde pas”.

4. Un troisième élément caractéristique de l’espérance chrétienne, que le temps de l’Avent met bien en évidence, mérite enfin d’être souligné. A l’homme, qui en s’élevant au-dessus des événements quotidiens cherche la communion avec Dieu, l’Avent et surtout Noël, rappellent que c’est Dieu qui a pris l’initiative de venir à sa rencontre. En se faisant enfant, Jésus a assumé notre nature et a établi pour toujours son alliance avec l’humanité tout entière.

Nous pourrions donc conclure que le sens de l’espérance chrétienne, reproposée par l’Avent, est celui de l’attente confiante, de la disponibilité active et de l’ouverture joyeuse à la rencontre avec le Seigneur. Il est venu à Bethléem pour rester avec nous, pour toujours.

Très chers frères et soeurs, alimentons donc ces jours de préparation immédiate au Noël du Christ par la lumière et la chaleur de l’espérance. Tel est le voeu que je vous présente ainsi qu’à vos proches. Je le confie à l’intercession maternelle de Marie, modèle et soutien de notre espérance.

Source : Homélie.biz

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Théâtre « Jean-Paul II – Antoine Vitez : dialogue à Castel Gandolfo » le 7 décembre 2018 à Albi (81)

Metteur en scène : Pascal VITIELLO, acteurs : Bernard LANNEAU et Michel BOMPOIL

Ce dialogue est historique. Antoine VITEZ, ancien administrateur général de la Comédie-Française, communiste athée, a eu un dialogue serré avec le pape JEAN-PAUL II dans les jardins de la résidence d’été des Papes en 1988. Avec tact, l’ancien Souverain pontife a amené son interlocuteur à se poser des questions essentielles. Mort un an et demi après, Antoine VITEZ reconnaîtra combien ce dialogue a bouleversé sa vie…

Vendredi 7 décembre 20h30
Eglise saint Jean-Baptiste de Rayssac
Rue Sacha Guitry 81100 Albi

 

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L’art de durer en couple – formation en 4 séances du 9 novembre 2018 au 11 janvier 2019 à Versailles (78)

INTENTIONS DU PARCOURS

“Qui aujourd’hui n’est pas amoureux de l’amour ?” demande Xavier Lacroix dans son livre Les mirages de l’amour. 

Mais l’amour conjugal est-il durable ?

Certains voudraient qu’il ne dure que trois ans. Parle-t-on du même amour ? Peut-on faire durer l’amour ? Quels soins faut-il prendre ?

Notre priorité ne devrait-elle pas être de se connaître en tant qu’homme et en tant que femme, en tant qu’époux et épouse et en tant que parents pour que l’amour dure toujours ?

L’important ne serait-il pas de chercher à comprendre la plénitude de l’amour humain dans le plan divin ?

Quelle est la vérité du langage du corps ? On ne peut se donner si on ne se possède pas soi-même !

L’AFC de Versailles et la paroisse Saint Michel avec l’aide d’ICHTUS propose un parcours de 4 soirées pour donner des éléments de réponses en un minimum de temps à des couples aux agendas bien remplis. Le parcours sera animé par Bruno de Saint Chamas, président d’Ichtus, avec en particulier la participation du Père Raphaël Prouteau, curé de la paroisse Saint Michel et Marc d’Anselme, thérapeute et d’un couple ami.

Ce parcours voudrait aider à faire vivre l’amour dans le temps. N’est-ce pas une priorité quand chaque jour amène son cortège de mauvaises nouvelles, d’engagements rompus, de fidélités blessées, d’imprudences téméraires, de fatigues, de routines, de souffrances qui pourraient être évitées

Vous êtes donc invités à prendre un peu de temps pour apprendre à lire votre expérience personnelle et ainsi mieux accompagner et faire grandir vos enfants en étant témoin de la beauté de l’amour humain !

PROGRAMME DU PARCOURS

4 vendredis de 20h30 à 22h15 :

– 9 novembre 2018 – Amour durable : amour possible ?

23 novembre 2018 – Le mariage rend-il libre d’aimer ?

– 7 décembre 2018 – Couple – famille : quel accomplissement ? 

– 11 janvier 2019 – Couple engagé pour durer ? 

Salle Jean-Paul II – 18 rue des Célestins à Versailles 78000

Inscriptions

A la une #Brèves #NLH

Jean-Paul II ou “le courage pour dire la vérité” selon Benoît XVI

Qu’est-ce qui fait la sainteté de Jean-Paul II ? L’un de ses plus proches collaborateurs, le pape émérite Benoît XVI a répondu à cette question dans le livre de Wlodzimierz Redzioch intitulé : « Auprès de Jean-Paul II. Ses amis et ses collaborateurs racontent » (Parvis, 2014).

Benoît XVI écrit : « Durant mes années de collaboration avec lui, il était devenu toujours plus clair pour moi que Jean-Paul II était un saint. Nous devons bien sûr avoir toujours à l’esprit son rapport avec Dieu et la communion qu’il avait avec le Seigneur (…). C’est de là que venait sa gaieté, car son travail était lourd et fatigant et il y puisait le courage pour assumer sa tâche en des temps vraiment difficiles. »

Il souligne la grande liberté spirituelle de saint Jean-Paul II : « Jean-Paul II ne demandait pas à être applaudi, il n’a jamais regardé autour de lui en étant préoccupé de savoir comment ses décisions allaient être accueillies. Il a agi à partir de sa foi et de ses convictions et il était toujours prêt aussi à en subir les coups. »

Voilà un critère fondamental : « Le courage pour dire la vérité est à mes yeux un critère de sainteté de premier ordre. »

Le pape émérite souligne la somme de travail dont il s’agit : « Son engagement fut inlassable, non seulement par ses grands voyages, dont le programme débordait de rendez-vous, du début à la fin, mais aussi jour après jour, à partir de la messe du matin jusque tard le soir. »

Il souligne aussi la bonté de Jean-Paul II : « Je dois aussi rendre honneur à son extraordinaire bonté et à sa compréhension. »

Le pape émérite conclut : « Je me souviens de Jean-Paul II avec une grande gratitude. Je ne pouvais pas et je ne devais pas l’imiter, mais j’ai essayé d’assumer son héritage et de poursuivre son travail le mieux que j’ai pu. Et je suis certain aujourd’hui encore que sa bonté m’accompagne et que sa bénédiction me protège. »

Source : Zenit.org

Tribunes et entretiens

“Veritatis Splendor”, l’encyclique de saint Jean-Paul II sur les défis de la sécuralisation

25 ans se sont écoulés depuis la publication de la lettre encyclique de saint Jean-Paul II “Veritatis Splendor”, adressée à tous les évêques de l’Église catholique. Pour Mgr Fisichella, ceux qui critiquent le Pape François en faisant référence à ce document ne sont pas fidèles à la tradition de l’Église

La lettre encyclique Veritatis Splendor fut une réflexion sur les questions fondamentales de l’enseignement morale de l’Église et expose « les raisons d’un enseignement moral fondé sur l’Écriture Sainte et sur la tradition apostolique vivante ». Il faut, peut-on lire dans ce document, que « l’homme d’aujourd’hui se dirige de nouveau vers le Christ pour avoir de Lui la réponse sur ce qui est bien et ce qui est mal ». Dans cette interview à Vatican News, Mgr Rino Fisichella, le président du Conseil pontifical pour la Nouvelle Évangélisation, rappelle certains aspects saillants de cette encyclique et souligne qu’il n’y a « aucun point d’appui pour contester le magistère du Pape François à la lumière du magistère précédent ».

Veritatis Splendor, l’encyclique de Jean-Paul II, dans un contexte culturel changeant et très marqué par la sécularisation et donc par un fort relativisme philosophique, détaille les points fondamentaux de la doctrine chrétienne. Qu’est-ce que Jean-Paul II voulait expliquer quand il parlait de vérités immuables, de normes morales universelles ?

Avant tout, quand on parle de la vérité, nous devons toujours en avoir une conception dynamique. La vérité n’est pas une dimension fixiste. La vérité, pour les chrétiens, est avant tout cette Parole vivante que le Seigneur nous a laissés. N’oublions pas le Christ qui dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Donc, la dimension de la vérité ouvre à une rencontre personnelle : c’est la vérité de l’Évangile, c’est la vérité représentée par la personne de Jésus-Christ. Tout ce qu’il y a, c’est le contenu que Jésus a voulu transmettre à ses disciples et qui est venu jusqu’à nous à partir des apôtres. C’est une vérité qui s’ouvre toujours plus à une découverte du mystère qui a été révélé. Il y a certains points fondamentaux qui demeurent comme des pierres milliaires dans l’enseignement dogmatique et moral de l’Église. Ce sont des éléments qui demeurent immuables. Évidemment, tout ceci demande de la part des théologiens, comme l’encyclique Veritatis Splendor le soutient, une grande œuvre d’interprétation. La norme immuable se fonde sur la vérité de l’Évangile. Ce principe d’instance qui y est inscrit demeure dans sa validité, dans son critère de jugement qui continuellement, toutefois, doit être ouvert à la découverte de la vérité de la Parole de Dieu.

Nous sommes donc devant un dynamisme de vérités permanentes solidement liées à la tradition. Il y a donc une continuité qui se renouvelle toujours…

Absolument. L’Église catholique ne peut pas accepter, à mon avis, une idée de vérité fermée sur elle-même. La vérité, par sa nature même, fait référence à la fidélité et aussi à la liberté : « La vérité vous rendra libres ». Une vérité qui s’ouvre toujours plus est une vérité qui fait découvrir aussi à chaque croyant, à chaque homme, une liberté plus profonde. Ceci requiert toutefois aussi une fidélité. Le lien entre fidélité et vérité est un lien typique de la conception biblique de la vérité.

Cette lecture, cette œuvre d’interprétation requiert donc de la fidélité. Certains secteurs de l’Église critiquent le Pape François parce que, de leur point de vue, il se détacherait de la doctrine catholique et ils font référence en particulier, justement, à “Veritatis Splendor”. Que répondre à ces critiques ?

Il ne faut jamais instrumentaliser le magistère pour apporter une contradiction dans le développement de la doctrine. Quand il y a une instrumentalisation, alors je crains qu’il n’y ait pas le désir d’une découverte de la vérité et qu’il n’y ait pas non pas plus une fidélité à la tradition de l’Église. Je pense qu’il n’y a aucun point d’appui pour devoir contester le magistère du Pape François à la lumière du magistère précédent. Il faut rappeler, au contraire, quelle continuité il y a dans le développement. Mais je pense qu’il est important aussi de lire attentivement tout le magistère du Pape François et non pas seulement quelques interventions : la mosaïque est donnée par l’ensemble des cartes, et non pas par une seule carte.

Le magistère du Pape François est donc une mosaïque que l’on ne peut pas lire seulement en regardant uniquement des petits fragments. Quel est alors le cadre général de ce magistère, de cet enseignement du Pape François ?

Celui d’une grande ouverture dans l’œuvre d’évangélisation. Celui de ne pas anticiper la norme par rapport à l’annonce. Il me semble que les différents éléments doivent être nécessairement ceux-ci : la rencontre avec la personne de Jésus, l’annonce constante que l’Église doit faire, que les pasteurs sont appelés à faire pour aller à la rencontre de tous. Ceci est l’idée d’une Église en sortie et donc aussi la capacité, comme il est dit dans Evangelii Gaudium, d’accompagner notre contemporain, de cheminer avec lui pour le comprendre, et parfois aussi de faire un pas de côté. C’est cette dimension unie à l’exigence de la miséricorde qui émerge donc. Le Jubilé de la Miséricorde a été le signe concret de la façon dont le Pape François oriente son pontificat.