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Un Chemin de Croix… en peinture et en poésie par François-Xavier de Boissoudy & Jean-Pierre Denis, à Toulouse (31) jusqu’au 21 avril 2019

Ce jeudi 7 mars, en fin d’après-midi, la basilique Saint-Sernin s’est rapidement remplie d’une foule peu commune, bigarrée… Des gens venus spécialement découvrir la nouvelle exposition de peinture qui se tient sur les piliers sobres mais majestueux de la basilique, un de nos joyaux toulousains. Des chrétiens du diocèse mais aussi des badauds attirés sans doute par le mouvement de la foule, à moins que ce ne soit par la douceur printanière peu habituelle en cet fin d’après-midi d’hiver ? Non, c’est qu’à l’intérieur du vaisseau se tenait l’inauguration de l’exposition de peinture, le Chemin de Croix de François-Xavier de Boissoudy, artiste-peintre. Car pour la neuvième année consécutive, durant tout le temps du Carême, la basilique propose une nouvelle Passion du Christ contemporaine, en peinture.

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► Exposition de peinture à la basilique Saint-Sernin de Toulouse, de 8h30 à 18h, jusqu’au 21 avril 2019. Entrée libre.

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Exposition : un Chemin de Croix par François-Xavier de Boissoudy – du 6 mars au 21 avril 2019 à Toulouse (31)

Le chemin de Croix 2019 sera un événement à 3 dimensions et se déroulera à la basilique Saint-Sernin.

François-Xavier de Boissoudy a peint les 14 toiles qui soutiendront notre prière ; il nous présente un Christ plein de douceur. L’exposition durera tout le temps du Carême, du Mercredi des Cendres 6 mars jusqu’au Dimanche de Pâques 21 avril.

Jean-Pierre Denis, écrivain, journaliste, directeur de publication de La Vie, nous partage sa méditation de la Passion du Seigneur à travers 14 poèmes. S’entrecroisent et dialoguent le mystère du Christ, les questions du croyant et l’actualité de notre monde. Un ouvrage aux éditions de Corlevour réunira cette création et cette composition. La médiation liturgique du Chemin de croix sera célébrée tous les vendredis de Carême à 15h.

Thierry Escaich, organiste titulaire de St-Étienne du Mont à Paris, improvisera, le 6/04 à 16h30, sur le Grand-Orgue Cavaillé-Coll de la Basilique. Il nous inscrira dans la grande tradition des chemins de croix où peintures, textes et musique servent et célèbrent la Passion.

Le Chemin de Croix pour l’Église catholique…

Sous l’impulsion des Franciscains, les Chrétiens se sont attachés à méditer, spécialement en Carême – les 40 jours qui précèdent et mènent à Pâques – les dernières heures de la Passion de Jésus. Cette méditation s’est élaborée en 14 stations qui reprennent et détachent chaque étape depuis la Condamnation à mort de Jésus jusqu’à la Mise au tombeau. À Jérusalem, la tradition fixe sur la Via Dolorosa le chemin que le Christ a parcouru. Au cours des siècles, des stations de chemins de croix ont été installées dans les églises pour permettre aux fidèles de se mettre à la suite du Christ souffrant pour son Peuple. Des illustrations, peintes ou sculptées, ont accompagnées cette dévotion et de nombreuses méditations ont été écrites pour soutenir la prière des fidèles.

 

Le livret-catalogue du Chemin de Croix :

Un livret-catalogue où les poèmess de Jean-Pierre DENIS répondent aux peintures de F.-X. de BOISSOUDY sera publié aux éditions de Corlevour.

Exposition à la basilique
du 06 mars au 21 avril 2019

Horaires : 8h30 à 18h
Entrée libre.

Inauguration le 07 mars, à 18h30
En présence des artistes, François-Xavier de Boissoudy et
Jean-Pierre Denis
ainsi que de Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse.

► Lecture-concert le 06 avril, à 16h30
Lecture des Poèmes du Chemin de Croix par Julia Steiger
et improvisation à l’orgue par Thierry Escaich

Célébration liturgique du Chemin de Croix
tous les vendredis, à 15h
du 08/03 au Vendredi saint 19/04

Également à Toulouse…
La Galerie Guillaume expose
les peintures récentes de François-Xavier de Boissoudy
à l’Hôtel de Marvejol
(47 rue Pharaon à Toulouse)

– Le 13 mars de 17h à 22h
Vernissage en présence de l’artiste

– Exposition du mardi 12 mars au dimanche 17 mars,
de 11h à 19h
EXTRAITS

Mais oui il faut que Jésus
Tombe encore une fois
Tombe tombe tombe
Qu’il tombe pour les oubliés

Il faut que Jésus tombe
Pour ceux qui vont bientôt chuter
Tombe une fois tombe deux fois
Par trois fois on le dit tombé

Des âmes depuis la Chute
Il y en a tant à ramasser
Génocidaires Barbaresques oligarques
Et la vôtre Nicolás Maduro

Et dans ce club sélect de Westminster
Et tenez on vient en ce Vendredi
D’ en trouver un lot entier
Au siège de Google des gens doués

Laissez passer laissez passer
Laissez passer l’homme condamné
Laissez tomber laissez tomber
L’homme le plus abandonné.

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L’Église en accusation : une belle offensive idéologique commence

Une belle offensive idéologique commence. Un jour la sénatrice socialiste ­Laurence Rossignol veut supprimer le droit des médecins à l’objection de conscience sur l’IVG. L’autre, c’est sa collègue Valérie Rabault qui exige au nom de son groupe de députés la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les affaires de pédophilie. Je suis le premier à déplorer la faillite collective de l’épiscopat. Je l’ai écrit, hélas ! maintes fois ces dernières années. L’Église aurait dû confier à une commission réellement indépendante le soin de faire toute la lumière sur ces abus. Faute de cela, on en est arrivé à la pire des situations.

De fait, sans pression extérieure, rien ne bouge jamais. Mais ces initiatives n’arrivent pas n’importe quand ni n’importe comment. Avec cette éventuelle commission, dans le contexte de forte passion que suscitent les débats bio­éthiques, il faudrait être naïf pour penser qu’un travail parlementaire sérieux puisse être mené sans arrière-­pensée politique. Si on ne va chercher les problèmes que dans l’Église, où certes ils abondent, comment certains ne soupçonneraient-ils pas que le but caché soit de la mettre au pas ? Où s’arrête le travail de vérité, où finit la laïcité qui nous protège tous ?

Crise et croissance de l’Église. Peut-on associer les deux mots ? Je me posais la question le week-end dernier, en parcourant les allées bien remplies du congrès Mission, à Paris. Si des milliers de personnes se réunissent pour parler d’évangélisation, c’est peut-être le signe que tous les vents ne sont pas mauvais. Au fond, d’ailleurs, l’Église a toujours été en crise. Elle est en crise chaque fois qu’elle échoue. Pour ne rien arranger, elle est en crise aussi, et bien davantage, chaque fois qu’elle croit triompher.

Qui a-t-on écouté ? Des lesbiennes ? Ça se saurait. À qui veut-on parler ? À ceux qu’il faut convaincre ? Ça se verrait.

En un mot, elle est en crise partout et tout le temps. C’est en crise qu’elle remplit toutes ses nefs lors des concerts de Glorious. C’est en crise qu’elle accueille les personnes de la rue, les femmes seules, les migrants, tous les hivers solidaires… Et c’est quand elle est défigurée qu’elle comprend le mieux sa nature servante. Pas d’évangélisation sans travail de vérité. Pas d’évangélisation sans humilité. Pas d’évangélisation sans proximité avec les pauvres. Pas d’évangélisation sans sainteté – mais pas de sainteté comme on voudrait faire briller les cuivres. Rien ne peut plus se faire en surplomb. Il faut que l’annonce vienne par en bas. Par chaque baptisé. Par « attraction », dirait le pape. Comme on parle à l’oreille pour toucher le cœur.

Plus encore dans l’ambiance délétère que nous connaissons, face à une violente perte de crédibilité institutionnelle. C’est en ce sens que sont au minimum datés ou insignifiants, au pis contre-productifs, les documents et rapports les mieux intentionnés, les mieux « fondés en raison », comme le dernier texte sur la PMA. Je n’ai rien à redire sur le fond du document, sérieux et intelligent quand il s’élève contre la marchandisation du corps humain ou cherche à défendre l’embryon. Mais je suis, comme tout le monde, obligé de constater qu’il y a trop de friture sur la ligne. Le texte appelle au dialogue. Mais pour dialoguer, il faut être deux. Qui a-t-on écouté ? Des lesbiennes ? Ça se saurait. À qui veut-on parler ? À ceux qu’il faut convaincre ? Ça se verrait. Il y a un abîme entre ce que l’Église-institution veut dire et la façon dont elle peut être entendue en ce moment.

Arrêtons donc de produire des mots coupés du contexte culturel dans lequel on les prononce. L’Église est « en accusation », aurait dit feu René Rémond. À raison quand elle a couvert des crimes. À tort quand on veut l’intimider. Mais dans tous les cas, mieux vaudrait qu’elle ne prête le flanc ni en couvrant ses propres abus ni en venant faire aux autres la leçon de morale, au même moment et la bouche en cœur. Sinon, qui entendra l’Évangile ?

 

Jean-Pierre Denis

Source La Vie

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Réponse à J-P Denis – “Manifestons” ensemble la vérité de la vie face à l’imposture Macron

Dans un édito fort réaliste, Jean-Pierre Denis, invite ses lecteurs à prendre conscience de l’imposture Macron pour ce qui est des révisions des lois de bioéthique. Une invitation d’autant plus intéressante qu’on sait que le gouvernement Macron a une peur bleue de voir se relever les Manifs de 2013. Toutefois, je ne partage pas la conclusion du rédacteur en chef du journal La Vie, qui, s’il précise ne pas prêcher le renoncement, semble vouloir éviter lui aussi de nouvelles manifestations. Si je suis d’accord avec lui sur la nécessité pour les catholiques de changer de logiciel politique et surtout de sortir de cet enfermement marxiste du rapport de force dans lequel nous ne pouvons qu’être perdants, parce que par nature il relativise la vérité, j’ai toujours considéré les Manifs, comme une immense prophétie, un témoignage non de force, mais de lumière. Une façon, ce me semble, de mettre en œuvre ce à quoi appelle Jean-Pierre Denis,  privilégier l’exemplarité, l’espérance, la charité.

 

J’ai toujours invité les organisateurs des Manifs à prendre garde au culte du nombre, précisément parce qu’il nous maintient, comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, dans ce rapport de force relativiste et d’essence marxiste. Nos marches ne sont pas revendicatives, et encore moins vindicatives, mais prophétiques et en ce sens, plus nous serons nombreux, plus la lumière rayonnera sur un monde à qui précisément, par le mensonge et le totalitarisme, on refuse la vérité. Alors aux lecteurs de La Vie, tenons ensemble cette lumière si fragile de la vérité.