NLQ #Sorties/Animations

Exposition sur les chrétiens de Terre Sainte à la cathédrale saint Julien du Mans (72) – 6 au 23 décembre

A cette occasion le père Eeckhout, dominicain de l’Ecole Biblique de Jérusalem, donnera une conférence sur les chrétiens de Terre Sainte :
Mardi 12 décembre à 20 h 30 à la Maison st Julien
Messe à 18 h
Dîner à 19 h sur inscription auprès de Jacques- Yves Decouatodon
jacquesyves.decoataudon@sfr.fr

En France #NLQ

Jérusalem communiqué de Mgr Pontier

NLQ #Rome

Jérusalem – L’appel du pape à la paix

Lors de l’audience générale de ce matin, le Pape a lancé un appel pour Jérusalem, dans un contexte tendu, compte tenu de l’annonce par le président américain Donald Trump d’un transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et non plus Tel-Aviv, ce qui correspond à une reconnaissance formelle par les États-Unis de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël. 

« Je ne peux pas taire ma préoccupation profonde pour la situation qui s’est créée dans les derniers jours, et dans le même temps, je veux adresser un appel afin que tous s’engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes des Nations Unies », a lancé le Saint-Père lors de l’audience générale en Salle Paul VI. Depuis le début de son pontificat, le Pape François a manifesté à de nombreuses reprises sa préoccupation pour la paix en Terre Sainte. Il s’était rendu sur place en mai 2014 et avait organisé quelques jours plus tard au Vatican une prière pour la paix en présence du président palestinien Mahmoud Abbas et de son homologue israélien de l’époque, Shimon Peres.

« Jérusalem est une ville unique, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, qui y vénèrent les Lieux Saints de leurs religions respectives, et a une vocation spéciale à la paix », a-t-il martelé.

« Je prie le Seigneur pour que cette identité soit préservée et renforcée au bénéfice de la Terre Sainte, du Moyen-Orient et du monde entier, et que prévalent la sagesse et la prudence, pour éviter d’ajouter de nouveaux éléments de tension dans un panorama mondial déjà troublé et marqué par des conflits cruels et nombreux » a ajouté le Pape, qui avait justement reçu, avant l’audience générale, une délégation interreligieuse de Palestine.

Par ailleurs, le Pape François et le président palestinien Mahmoud Abbas ont eu un échange téléphonique hier. Le directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, Greg Burke, a précisé que cet échange avait été organisé à l’initiative du président palestinien, après qu’il ait été informé par Donald Trump de sa décision de transférer l’ambassade américaine en Israël.

Dans son échange téléphonique avec le président américain, le président palestinien Mahmoud Abbas l’avait mis en garde hier contre les conséquences potentiellement très graves de cette décision. Même l’Arabie Saoudite, pourtant alliée de Washington, a mis en garde l’administration américaine contre le risque de « colère des musulmans ».

 

 

 

Source Radio Vatican

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Les jeunes adultes en Terre Sainte : pèlerinage du 28 février au 9 mars 2018 – diocèse de Nantes (44)

Après un pèlerinage en Terre Sainte, à Nazareth, Tibériade, Bethléem et Jérusalem, on ne lit plus la Bible de la même façon. Les textes deviennent plus concrets et plus incarnés, les symboles lumineux. On découvre une terre, des larges pans de l’histoire de l’humanité et on y rencontre des croyants, aujourd’hui.

Pélé en Terre SainteIl ne reste que quelques jours pour s’inscrire au pèlerinage en Terre Sainte proposé aux jeunes professionnels et étudiants de 3ème cycle du diocèse de Nantes. Accompagnée par le Père Guillaume Le Floc’h, cette découverte de la diversité des chrétiens, de la richesse des rites et traditions ne laissera aucun participants indifférents. Une belle expérience à partager avec l’évêque de Nantes, Mgr Jean-Paul James, qui animera ce pèlerinage.

Programme et inscription (site des pèlerinages)

Date limite d’inscription : 16 novembre 2017

Télécharger (PDF, 240KB)

NLQ #Orient

VIII° centenaire de la présence franciscaine au Proche Orient

« En tant que franciscains, nous lisons ces huit siècles comme une manifestation de la Divine Providence, de la fidélité et de la bonté de Dieu à notre égard, parce qu’Il a choisi un instrument ecclésial simple et pauvre, bigarré et parfois également un peu désordonné, à savoir nous, pour mener ici non pas notre mais Son histoire, qui est toujours une histoire de salut ». C’est ce que déclare dans un communiqué envoyé à Fides le Custode de Terre Sainte, le Père Francis Patton, en annonçant que les franciscains de Terre Sainte célèbrent leurs 800 ans de présence au Proche Orient au travers de trois jours de conférences et de rencontres dans la Vieille Ville de Jérusalem.
Le Ministre général de l’Ordre des Frères mineurs, le Père Michael Perry, ouvrira les célébrations de l’anniversaire par une Messe qui sera célébrée le 16 octobre dans l’église du Saint Sauveur. Le lendemain, le Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, S.Em. le Cardinal Leonardo Sandri, tiendra une conférence sur le thème « Le rôle des franciscains en Terre Sainte », alors que le 18, une réflexion sera menée sur la signification des fresques de la Basilique supérieure de Saint François à Assise. Une copie de ces mêmes fresques est exposée depuis mai dernier à l’entrée de la Curie de la Custodie de Terre Sainte.
Les célébrations des 800 ans de présence franciscaine ont débuté en juin dernier, lorsque les religieux ont effectué un pèlerinage spécial de nature commémorative à Acre, lieu du premier débarquement, en 1217. L’objectif de la Custodie de Terre Sainte est de réaliser une série d’initiatives y compris au cours des deux prochaines années, pour parvenir à commémorer la rencontre que le Fondateur de l’Ordre, Saint François, eut en 1219 avec le sultan Malek-El-Kamel à Damiette, en Egypte.
Les premiers franciscains débarquèrent à Acre en 1217, sous la conduite du Père Elia da Cortona. Depuis lors, la bure franciscaine est présente en Terre Sainte. Les religieux sont chargés de la garde des lieux saints de la Chrétienté et du soutien des populations locales.

source : Fides

Conférences/Formations

Chrétiens de Jérusalem : les défis de l’Eglise en Terre Sainte

Dimanche 1er octobre 15h
Eglise Saint Louis des Chartrons, 51 rue Notre-Dame, Bordeaux
Avec le Père David Neuhaus, jésuite, ancien Vicaire du Patriarcat latin auprès des catholiques de langue hébraïque
Messe célébrée par le Père David Neuhaus à 10h30
Contact : oeuvredorient33@gmail.com
https://www.oeuvre-orient.fr/

Conférences/Formations #NLQ

Conférence de présentation de l’Ordre de Saint-Lazare à Versailles

L’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, ordre le plus ancien de la chrétienté, apporte son aide matérielle, morale et spirituelle aux personnes dans le besoin.

La prière, la charité et la tradition sont les trois piliers sur lesquels repose l’action des hospitaliers regroupés en commanderies, petits groupes d’une dizaine de personnes.

Venez découvrir l’organisation et l’action de l’Ordre de Saint-Lazare, en France et à travers le monde, notamment au profit des chrétiens du Moyen-Orient.

Jeunes ou moins jeunes, on vous attend !

Renseignements et inscription :
François DEBACKER
Correspondant pour l’Île-de-France
oslj.idf@gmail.com
www.ordredesaintlazare.com

Evènement Facebook

Culture #Doctrine / Formation

L’empereur Julien et la tentative de reconstruction du Temple de Jérusalem … avant l’Islam

Alors que l’UNESCO  a fait passer discrètement la « déjudeo-christianisation » de l’Esplanade du Temple et des lieux saints de Jérusalem, nous vous proposons cette mise au point historique, mais à l’intérêt biblique, des divers moments de la vie du Temple de Jérusalem.

Construit, détruit et plusieurs fois reconstruit, le Temple semble susciter bien des interventions directes de la Providence. Interventions qui laissent songeurs au regard de la situation actuelle. On ne récupère pas impunément la maison de Dieu.

Dans deux articles parus sur Cyrano.net, le Professeur Thelamon nous raconte l’histoire du Temple et la tentative de reconstruction, avortée à la suite de faits mystérieux, de l’empereur apostat Julien.

A la une #NLQ #Orient

Revivez en images les moments forts de la restauration du tombeau du Christ

Après 10 mois de labeur, les travaux dans la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem se sont achevés par une grande célébration regroupant les Églises de Terre sainte, le 22 mars. Le journal La Vie propose un retour en image sur ce chantier peu ordinaire, riche en découvertes et en émotions.

 

A découvrir ici

Culture #Doctrine / Formation #NLH #NLQ

La vénération du bois de la Croix à Jérusalem en 384 – Comment nos ancêtres fêtaient-ils Pâques ?

La vénération du bois de la Croix à Jérusalem, l’après-midi du Vendredi saint, nous est connue par la description qu’en donne la pèlerine Égérie dans son Journal de voyage, ch. 36-37 (Sources chrétiennes 296).

 Égérie, une très pieuse personne originaire de Galice, semble-t-il, avide de voir lieux saints et saints moines, entreprit un long voyage en Orient (381-384) qu’elle décrit dans une lettre adressée à des correspondantes qu’elle appelle ses sœurs, en qui on voit les membres d’une communauté dont elle fait partie. Communauté monastique ou cercle de dames pieuses comme il en existait à l’époque ? Sa manière de vivre et de voyager ne donne pas l’impression qu’elle mène la vie ascétique. La durée de son pèlerinage, sa liberté pour décider de ses déplacements durant trois ans, le brillant appareil qui lui vaut d’être reçue tant par les évêques que par les moines les plus austères dont elle admire le mode de vie ascétique, sans toutefois le partager, laisse à penser qu’il s’agit plutôt d’une de ses pieuses laïques d’assez haut rang qui viennent en pèlerinage aux lieux saints d’Orient.

Son séjour de trois ans à Jérusalem est entrecoupé de voyages en Égypte, au Sinaï, en Mésopotamie, à Antioche, Constantinople ; elle parcourt la Palestine. Elle est infatigable, avide de voir et de savoir. Son Itinerarium, bien que parvenu incomplet, fournit une mine de renseignements. C’est le cas pour la liturgie de la Semaine sainte à Jérusalem où on la retrouve aux environs du samedi 9 mars 384, deux semaines avant Pâques.

Elle se déroule dans les Lieux saints par excellence, ceux de la Passion et de la résurrection du Christ, où s’élève, à l’époque d’Égérie, l’Anastasis, rotonde à l’intérieur de laquelle se dresse le bloc rocheux du tombeau, enchâssé dans un édicule qui le protégeait ; elle s’ouvrait à l’est sur un très beau et vaste atrium entouré de portiques. Dans l’angle sud-est se dressait le monticule du Golgotha, qu’Égérie appelle « la Croix », d’où son expression « devant la Croix » pour désigner l’atrium ; une croix y était dressée ; un ciborium doré protégeait le lieu des intempéries. Au sud ou à l’est du Golgotha, une petite chapelle dite « derrière la Croix » était utilisée pour l’adoration de la vraie Croix et d’autres reliques dont le titulus. Le Martyrium est l’église majeure édifiée sur ordre de Constantin, grande basilique à cinq nefs dont l’abside dominait l’atrium de l’Anastasis, précédée à l’est d’un vaste atrium dont les portes ouvraient sur la rue principale de Jérusalem. C’est dans ce cadre vaste et somptueux que se déroulaient les cérémonies liturgiques, en particulier celles de la semaine sainte : la « Grande semaine ».

« Le dimanche, où l’on entre dans la semaine pascale, qu’on appelle ici la grande semaine, lorsqu’on a célébré depuis le chant des coqs, ce qu’il est d’usage de faire à l’Anastasis ou à la Croix jusqu’au matin, le dimanche matin donc, on se réunit, selon l’usage habituel, dans l’église majeure qu’on appelle Martyrium. On l’appelle Martyrium parce qu’elle se trouve au Golgotha, derrière la Croix, là où le Seigneur a souffert : d’où ce nom de Martyrium ». Ce dimanche ne s’appelle pas encore le « jour des palmes » ; néanmoins la commémoration de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem a lieu dans la soirée à partir du Mont des Oliviers, à travers la ville jusqu’à l’Anastasis. Les jours suivants des cérémonies quasi continuelles se déroulent dans les différents lieux, de nuit comme de jour, comportant antiennes, psaumes et lectures. Égérie insiste sur l’affluence ; autour de l’évêque et du clergé se pressent le peuple et les catéchumènes. Elle insiste aussi sur l’émotion, les cris, larmes et gémissements à la lecture des textes de la Passion.

Le vendredi c’est en suivant l’itinéraire de Gethsémani au Golgotha que se déroule la liturgie qui commence avant le jour. Après les lectures appropriées, l’évêque encourage les fidèles et les envoie se reposer un moment parce qu’ils ont peiné toute la nuit : « Reposez-vous un peu, et vers la deuxième heure du jour, soyez tous ici présents pour que, de cette heure jusqu’à la sixième, vous puissiez voir le saint bois de la croix qui, chacun de nous le croit, sera utile à notre salut. ».

Après ce temps de repos « les voici tous présents. On place alors un siège pour l’évêque au Golgotha, derrière la croix […] on dispose devant lui une table couverte d’une nappe. Autour de la table, les diacres se tiennent debout. On apporte le coffret d’argent doré qui contient le saint bois de la croix, on l’ouvre, on l’expose, on place sur la table et le bois de la croix et l’écriteau. Quand on les a placés sur la table, l’évêque, assis, appuie ses mains sur les extrémités du bois sacré, et les diacres, debout autour, surveillent. Voici pourquoi cette surveillance. Il est d’usage que tout le peuple, tant fidèles que catéchumènes, s’approche un à un, se penche sur la table, baise le bois sacré et passe. Or on raconte que quelqu’un, je ne sais quand, y a mordu et a volé un fragment du bois sacré. C’est pourquoi maintenant les diacres debout à l’entour, surveillent ainsi, pour qu’aucun de ceux qui approche n’ose refaire de même. Tout le peuple défile donc un par un. Chacun s’incline, touche du front, puis des yeux, la croix et l’écriteau, baise la croix et passe, mais personne n’étend la main pour toucher. […] Tout le peuple défile, entrant par une porte, sortant par une autre […] Quand vient la sixième heure, on va devant la Croix, qu’il pleuve ou qu’il fasse très chaud ; cet endroit est en plein air : c’est une sorte d’atrium très grand et très beau, entre la Croix et l’Anastasis. »

La liturgie continue par des lectures et des psaumes : « Tous les passages où ils ont parlé de la passion du Seigneur », tous les passages des Évangiles « où il subit sa passion » et « dans les Prophètes les passages où ils ont dit que le Seigneur souffrirait la passion ». Et Égérie commente : « Ainsi, pendant ces trois heures, tout le peuple apprend que rien ne s’est passé qui n’ait été prédit et que rien n’a été dit qui ne se soit parfaitement réalisé. On intercale continuellement des prières. » « Il n’est personne, du plus âgé au plus jeune, qui, ce jour-là, ne se lamente à un point incroyable de ce que le Seigneur ait souffert cela pour nous.  A la neuvième heure, on lit ce passage de l’évangile de Jean où il rendit l’esprit. Après cette lecture on fait une prière et le renvoi ». Mais, de la Croix, tous se rendent au Martyrium puis plus tard à l’Anastasis où on continue la vigile ; ceux qui le peuvent passent toute la nuit.

 

La vénération du bois de la Croix s’inscrit donc dans les cérémonies qui se déroulent le vendredi saint à Jérusalem. C’est une dévotion émouvante qui s’inscrit dans le cadre de la liturgie proprement dite mais qui, ne comporte pas les lectures, prières, hymnes et psaumes de l’ensemble de l’office. Elle permet un contact concret, mais bref, encadré et en silence, que l’évêque déclare « utile à notre salut » mais elle ne semble pas susciter cette adhésion de tout l’être que permet la liturgie par laquelle le peuple chrétien revit, dans la ferveur et une vive émotion, la passion de son Seigneur sur les lieux même où elle s’est déroulée.

 

 Françoise Thelamon, professeur d’histoire du christianisme, université de Rouen