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Soirée de lancement du nouveau Permanences – Vers un nouveau catholicisme social – Le 26 mars 2019 à Paris

A l’occasion de la sortie de la nouvelle formule de sa revue Permanences, ICHTUS organise une grande soirée de lancement avec la participation de Guillaume de Prémare et Joseph Thouvenel.

Mardi 26 mars 2019 de 19h à 20h suivi d’un pot 
49 rue des Renaudes 75017 Paris

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Ichtus propose de nombreuses formations.

 

Tribunes et entretiens

Autoentreprise et doctrine sociale de l’Eglise

Les auto entrepreneurs exercent-ils une concurrence déloyale vis-à-vis des artisans ? L´accusation est récurrente depuis la création de ce statut en 2009. Elle est à prendre au sérieux quand on sait que 50 % des entreprises créées aujourd´hui le sont sous le statut de l´auto entreprise. Eléments de réponse avec Joseph Thouvenel, vice pdt de la CFTC et Jean Eude Tesson, chef d´entreprise.

Source : Kto.tv

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Les Rencontres de Montligeon (61) – 4ème édition les 28 et 29 avril 2018 – « Un travail au service de tout homme et de tout l’homme »

La quatrième édition des Rencontres de Montligeon se déroulera les 28 et 29 avril prochains. Le Sanctuaire accueillera des invités de marque pour mener une réflexion autour du thème :  «  Un travail au service de tout homme et de tout l’homme ».

Pourquoi une telle initiative ?

Les Rencontres de Montligeon partent d’un constat : le travail, cette réalité si fondamentale de l’existence, fait rarement l’objet d’une authentique relecture personnelle. Dans cette optique, l’enseignement social de l’Église s’avère précieux pour réfléchir sur les joies mais aussi les souffrances et les questions que la vie professionnelle ne manque pas de susciter. Les Rencontres de Montligeon sont là pour aider tous ceux qui le souhaitent à donner sens à leur travail.

Un évènement ouvert à tous !

Dans un contexte de profondes mutations, syndicalistes, dirigeants, entrepreneurs, prêtres et philosophes proposent de porter un regard d’espérance sur l’avenir du travail. Journées de réflexion, d’échanges et de débats sur l’avenir du travail à la lumière de l’enseignement social de l’Église, les Rencontres de Montligeon est un évènement ouvert à tous. Nous vous attendons nombreux !

PROGRAMME

Samedi

09H45 – Accueil – café

10h00 – Ouverture – don Jacques VAUTHERIN, recteur

10h30 – Sylvain CHARETON, directeur adjoint de l’institut Philanthropos

◊ Travail et développement personnel

11h15 – Denis PLANCHE, médecin neurophysiologiste

◊ L’homme dans tous ses états face aux défis du transhumanisme et de l’intelligence artificielle

12h00 – Temps de questions

12h30 – Déjeuner dans la friche. Brève présentation des travaux par Yves de LAROMIGUIÈRE

14h15 – Joseph THOUVENEL, vice-président de la CFTC, membre du Conseil économique, social et environnemental

◊ Travail et doctrine sociale de l’église

15h00 – Philippe ROYER, président des EDC

◊ Entreprendre au service des hommes : est-ce devenu une utopie ?

15h45 – Pause

16h00 – Aurélie LAVAUD, fondatrice de BimBamJob

◊ Entreprendre socialement : l’exemple de BimBamJob

16h45-17h30 – Table ronde


Dimanche

10h00 – Atelier de don Paul DENIZOT

11h00 – Messe présidée par don Jacques VAUTHERIN

 

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NLH #Tribunes et entretiens

Joseph Thouvenel (CFTC) : « La loi du marché ne doit pas primer sur la justice humaine »

Interrogé au micro de Boulevard Voltaire, Joseph Thouvenel fait le point sur les problématiques posées par les ordonnances de réforme du Code du travail qui, selon lui, ne résoudront rien. Le problème de l’emploi en France, c’est celui de la concurrence déloyale sur le marché unique. Le vice-président de la CFTC rappelle que le système économique doit être au service des personnes et des familles et non du matérialisme.

Aujourd’hui, la CGT est dans la rue. Elle est la seule organisation syndicale à avoir appelé à manifester. La CFTC ne l’a pas fait. Pourquoi ?

C’est simple. La manifestation n’est pas vraiment dans nos gènes.

Pour nous, c’est vraiment le dernier recours. Les salariés de la CFTC sont souvent dans des entreprises de taille moyenne. Ils savent qu’une journée de salaire perdue pèse dans leur budget.
Et ils sont attachés à leur travail.

Sur une loi nationale, ils ont donc du mal à sortir dans la rue. Je le comprends et je les soutiens.
Ce n’est pas le problème direct de leur entreprise.

Cela dit, ces ordonnances sont globalement négatives.

Le problème de l’emploi, en France, n’est pas lié à l’épaisseur du Code du travail. Il peut et doit évidemment être simplifié, mais il n’est pas moins complexe que le Code des impôts, du commerce ou de la construction.

Le sujet de fond est la concurrence déloyale que nous subissons, notamment au sein du marché unique de l’Union européenne.

Nous n’avons pas les mêmes règles du jeu en matière fiscale, environnementale et sociale.
Un seul exemple : les Pays-Bas sont, en volume, un plus gros exportateur européen que la France.
Ce n’est pas possible étant donné la taille des Pays-Bas.

Le miracle tient à des textes que nos amis des Pays-Bas détournent pour pouvoir, par exemple, exporter des produits comme des fleurs qu’ils font pousser en Afrique.

Voilà ce qu’il faut résoudre comme problèmes.

Les ordonnances ne vont pas sur ce terrain-là.

En revanche, par le matérialisme, elles attaquent frontalement le respect de la personne.
Le plafonnement des indemnités que les prud’hommes peuvent accorder en cas de licenciement abusif en est un bon exemple.

Dans notre droit français, il y a une règle fondamentale et juste. Elle consiste à dire que lorsque quelqu’un a subi un préjudice, qu’il a été constaté et qu’on peut le mesurer, alors le juge peut décider de la réparation de l’intégralité du préjudice, évidemment financièrement, car pour le reste on ne peut pas.
Il y aurait une exception dans notre droit, le salarié.

On nous fait passer cela en justifiant que les entreprises ont besoin de prévisibilité.
Pour les licenciements, elles l’ont. C’est un cinquième de mois par année de présence. En connaissant le salaire et l’ancienneté d’un salarié, je connais combien va me coûter un licenciement normal.
C’est seulement dans le cas où il est reconnu que c’est un licenciement anormal, qui a transgressé la loi. Alors là, quand c’est l’humain, on nous dit « plafond », mais quand c’est un litige entre deux entreprises, on nous dit « intégralité ».

Par exemple, je constate qu’une entreprise a volé mes secrets de fabrication et commercialise un produit qui m’appartient, je vais devant le juge. Le juge va mesurer le préjudice et va le faire réparer intégralement.
Ce qui est bon pour la vie économique serait mauvais pour la vie des personnes.
Le syndicaliste chrétien que je suis ne peut pas laisser passer cela.

Le système économique doit être au service de la personne et des familles, pas le contraire.
La justice ne se divise pas.

C’est un point symbolique, car cela concerne peu d’affaires. Mais le symbole est très fort, car on met le doigt dans un engrenage matérialiste qui nous dit que la loi du marché doit primer sur la justice humaine.
Ça, c’est non !

Votre propos est raisonné, mais très peu entendu. Il y a très peu de débats de fond sur cette loi Travail. On entend plus parler de la CGT et de ses manifestations. Comment expliquez-vous cela ?

Nous sommes dans une société de la communication.

Le gouvernement communique et le président de la République ne cesse de communiquer.
Communiquer n’est pas traiter les problèmes sur le fond.

Il nous manque de vrais débats de fond et de vraies réflexions de fond.

Lorsqu’on nous dit, par exemple, que les ordonnances vont faciliter la vie des petites entreprises sur un certain nombre de cas de figure, comme les primes données pour la rentrée scolaire ou pour l’arrivée d’un enfant, le débat de fond nous montrerait que c’est absolument dangereux.
On va avoir deux cas de figure.

Le premier, une entreprise avec un patron malhonnête. Cela arrive même s’ils ne sont pas la majorité. Il décide alors de tout tirer vers le bas, y compris le social. Alors, une entreprise avec un patron normal qui est attaché à son entreprise et à ses salariés va subir une concurrence déloyale de plus que celle de son voisin qui va tirer le social vers le bas.

On l’a connu au XIXe siècle. Cela n’a jamais créé d’emplois, mais de la misère.

Deuxième cas de figure, je suis un patron tout à fait normal, mais j’ai un gros donneur d’ordres.
Demain, ce gros donneur d’ordres pourra me dire : « Pour réduire vos coûts, vous allez supprimer les primes de rentrée scolaire et de maternité de vos salariés. »

Si ce donneur d’ordres représente 70 % du chiffre d’affaires, alors soit je perds mon client et je fais faillite, soit je passe sous ses fourches caudines et je baisse la condition sociale de mes salariés, même sans le vouloir.

Pour ceux qui s’imaginent que, dans le monde économique tel qu’il est, cela ne se produira pas, c’est-à-dire ne tirera pas les conditions sociales et économiques à la baisse, ils sont soit de grands naïfs soit de grands cyniques.

Enfin, dernier point pour éclairer ce débat.

Aujourd’hui, lorsqu’il y a un licenciement dans une multinationale, on regarde si elle est en véritable difficulté financière. Dans ce cas, je comprends tout à fait qu’on licencie.
Demain, les ordonnances nous disent qu’on ne regardera que la filiale française.
Quand je vois ces multinationales qui font un chiffre d’affaires conséquent sur le territoire de la France et qui ne payent pratiquement pas d’impôts. Qu’on n’aille pas me faire croire que, demain, elles ne vont pas mettre en place les mêmes moyens pour mettre fictivement en déficit leur filiale française pour se débarrasser du personnel quand et comme elles le veulent.

Cela ne crée pas de l’emploi, mais du chômage.

 

Source

Retrouvez notre soirée avec Joseph Thouvenel à Caen L’histoire sociale de la France ne commence pas en 1789

Tribunes et entretiens

Une soirée avec Joseph Thouvenel vice-président de la CFTC – L’histoire sociale de la France ne commence pas avec 1789

InfoCatho était ce 15 novembre à la soirée organisée par le Cercle Guillaume et Mathilde de Caen autour du syndicaliste chrétien Joseph Thouvenel. L’émission retransmise en direct sur la chaîne normande Tvnc est encore visible ici.

(Reprise estivale d’un article du 16 novembre 2016)

Le leader syndical connu pour son engagement contre le mariage pour tous est revenu longuement sur le syndicalisme chrétien et sur la France.

Extraits

La France deuxième empire maritime mondiale. Où est notre projet avec ça ?

L’Europe est un espace de civilisation commun

Ne pas respecter la morale est suicidaire pour l’économie car les lois de l’économie rejoignent la morale

Si capitalisme c’est investir pour faire fructifier le bien commun c’est bien. Si c’est engranger du capital non.

Le travail du dimanche est d’abord un choix de société. Quelle société voulons-nous ? Transcendance et vivre ensemble ou consommation ?

La lutte des classes est un système destructeur. Le courant social chrétien construit différemment

La Révolution Française a réussi à mettre en place l’ultra libéralisme  d’où loi Le Chapelier qui tue les corporations.

L’histoire sociale de la France ne commence pas avec 1789. Elle commence avec la France et la chrétienté.

Les papes appellent à s’engager dans le syndicalisme parce que c’est un service. Evidemment il faut le rendre tel

On oublie souvent que l’entreprise est une communauté humaine. Les entreprises sont dirigées par des financiers et non des entrepreneurs

Il est possible de très bien travailler avec la direction. Le chef d’entreprise est un être humain pas un ennemi.

 

Les commandos nous apprennent à avancer au pas du plus fragile. Et pourtant nos commandos st efficaces.