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Les Journées asiatiques de la jeunesse 2017, pour « vivre joyeusement l’Evangile dans une Asie multiculturelle »

Organisée du 30 juillet au 9 août 2017, la septième édition des Journées asiatiques de la jeunesse invitait les jeunes responsables catholiques à « vivre l’Evangile dans une Asie multiculturelle ». L’occasion pour les 2140 participants, venus de 22 pays d’Asie, de découvrir l’Eglise indonésienne et de réfléchir ensemble à leurs engagements.

A la veille des Journées asiatiques de la jeunesse (AYD – Asian Youth Day), le P. Antonius Haryanto, président de cet évènement et secrétaire général de la Commission pour la jeunesse de la Conférence des évêques d’Indonésie, s’était confié à Eglises d’Asie. « Nous espérons que les jeunes vont montrer que le multiculturalisme est beau et facteur d’unité, et qu’ils seront prêts à faire face aux défis de notre temps » avait-il notamment indiqué. « Et nous espérons aussi que les jeunes catholiques pourront apprendre de chaque rencontre » ajoutait-il.

L’accueil des catholiques indonésiens

Les Journées dans les diocèses (29 juillet-2 août) ont vocation à montrer le quotidien des communautés chrétiennes du pays organisateur. Une occasion pour observer, échanger et partager, selon Mgr Pius Riana Prapdi, évêque Ketapang et président de la Commission pour la jeunesse de la Conférence épiscopale d’Indonésie.

Pays à la plus grande majorité musulmane au monde, l’Indonésie compte 7,8 millions de catholiques, soit 2,9 % de la population. Les fidèles de 11 diocèses (le pays en compte 37) se sont mobilisés pour accueillir les participants. Et au sein de chaque diocèse, ce sont des familles qui ont hébergé les jeunes. Une modeste contribution, pour apporter un soutien nécessaire, indique l’une de ces familles à Asianews.

Les 2140 participants se sont ensuite retrouvés à Yogyakarta pour prendre part aux Journées de la jeunesse (2-6 août). Parmi eux, 942 étrangers, venus de 21 pays différents, et 1198 jeunes Indonésiens, selon les statistiques officielles. Lors de la messe de clôture (6 août), célébrée par le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Mumbai (Bombay), se sont joints à eux près de 20 000 Indonésiens.

Le soutien des autorités indonésiennes

A la cérémonie de clôture assistait notamment le vice-président de la République d’Indonésie, Jusuf Kalla, qui a loué l’esprit de ce rassemblement. « Je suis fier, explique-t-il, d’être ici avec vous, car je suis pleinement conscient que le futur des nations asiatiques repose dans les mains des jeunes ». Les responsables politiques ont été nombreux à prendre part et à apporter publiquement leur soutien à ces AYD. Mgr Mgr Robertus Rubiyatmoko, archevêque de Semarang, tient à le souligner. « Les autorités indonésiennes ont contribué généreusement à l’organisation de cet évènement, que ce soit en accordant les autorisations nécessaires, en garantissant la sécurité des participants ou en apportant un soutien financier » précise-t-il à Eglises d’Asie.

Mgr Henry D’Souza, évêque de Bellary, président de la Commission pour la jeunesse de la Conférence épiscopale d’Inde, a insisté lui aussi sur l’importance de ce soutien. Le pape François, qui comptait se rendre en Inde et au Bangladesh en 2017, devrait finalement effectuer une visite pastorale en Birmanie et au Bangladesh en novembre prochain. Le gouvernement Modi n’aurait, semble-t-il, pas lancé d’invitation officielle au Saint-Père. A l’issue de la messe de clôture, l’organisation des prochaines AYD, en 2020, a, qui plus est, été confiée à l’Inde.

Pour le P. Antonius Haryanto, le soutien affiché par le gouvernement fait sens. « Le thème des AYD correspond au programme du gouvernement qui est actuellement en train de refaire campagne pour le Pancasila », la doctrine du pluralisme indonésien, explique-t-il à Eglises d’Asie.

La mobilisation de la jeunesse indonésienne

En outre, le P. Antonius souligne que ces AYD ont permis de travailler et d’échanger avec les fidèles d’autres religions, notamment musulmans. Pendant ces AYD, 650 bénévoles ont assuré le bon déroulement des activités. Et parmi eux, une centaine de musulmans, militants du Nahdlatul Ulama et du Muhammadiyah, deux grandes organisations musulmanes de masse. Un temps d’échange avec ces jeunes indonésiens musulmans a été organisé. « Cette rencontre indique que notre tolérance ne consiste pas à rester silencieux, à se supporter, mais à s’impliquer dans une relation personnelle » témoigne l’un d’entre eux auprès de l’agence Fides.

Pour Mgr Henry D’Souza, l’Asie est confrontée à la montée du fondamentaliste religieux qui menace la paix et la sécurité, dénonçant l’intolérance religieuse, qui cause plus de violence et de chaos que n’importe quelle autre arme. «  Dieu a confié à la jeunesse catholique d’Asie de faire face à cette situation. Mettre en place des actions destinées à promouvoir l’harmonie religieuse et la résolution des conflits en Asie devrait être la priorité de nos jeunes ». Et d’inviter les jeunes à devenir « des champions de l’unité entre les peuples […] en s’investissant dans tous les domaines de la vie moderne ».

Onze tables-rondes ont permis aux jeunes d’échanger sur de nombreux sujets, comme la corruption, l’accueil des migrants, les mariages interreligieux, la doctrine sociale de l’Eglise, ou l’annonce de l’Evangile sur les réseaux sociaux.

Des jeunes prêts à sortir de leur « zone de confort »

Responsables pastoraux et jeunes ont tour à tour pu faire part des difficultés auxquelles ils sont confrontés, et des initiatives qu’ils développent pour y faire face. Un jeune a ainsi témoigné de son engagement en faveur de la défense de l’environnement à Hongkong, après avoir lu l’encyclique du pape François Laudate Si. Un combat porté par l’Eglise aux Philippines qui n’est pas si fréquent dans la Région administrative spéciale.

Dans la déclaration des AYD 2017, les jeunes catholiques se disent prêts à sortir de leur « zone de confort ». Pour relever les défis de leur temps, en utilisant les outils actuels, notamment numériques, et avec le soutien de l’Esprit Saint, de leur communauté et de leurs pasteurs. Ces derniers, qui se sont réunis lors des Rencontres des responsables de la pastorale des jeunes (6-9 août), se sont engagés à « faciliter une rencontre personnelle avec Jésus Christ dans une Asie multiculturelle ».

Lors des précédentes AYD, en Corée du Sud, le pape François avait lancé un vibrant appel aux jeunes «  à bâtir une Eglise plus sainte, plus missionnaire et humble ». Il leur a cette fois-ci adressé un message les encourageant à « écouter plus attentivement l’appel de Dieu à et à répondre avec foi et courage à leur vocation ».

Pour le P. Antonius, ces AYD auront montré que les jeunes catholiques « sont animés par l’envie de construire et de développer l’harmonie dans la diversité ».

A l’issue de la messe de clôture, le 6 août dernier, l’Inde s’est vue confier l’organisation des prochaines Journées asiatiques de la jeunesse, en 2020.

Source : Eglises d’Asie

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“Nous espérons qu’au travers de l’Esprit Saint nous serons en mesure d’enflammer le monde” – Déclaration finale de la VII° Journée de la Jeunesse asiatique

« Nous nous trouvons face à des problèmes et à des défis pour vivre notre foi catholique et ce au sein d’une époque mondialisée, qui influence notre vie. Les progrès technologiques rapides ont provoqué le consumérisme, les dépendances et la perte de notre identité à cause d’une culture affaiblie » affirme la Déclaration finale de la VII° Journée de la Jeunesse asiatique, qui a eu lieu à Yogyakarta, en Indonésie du 31 juillet au 6 août.
« Nous ne pouvons éviter la modernisation – poursuit le document. Certains d’entre nous peuvent manquer de confiance dans le fait de vivre notre foi. A cause de pressions dérivant de l’intolérance, nous ne disposons pas d’une intimité avec Dieu et avec Sa Création. Nous sentons ne pas disposer de suffisamment de soutien de la part de différents secteurs de la société. Dès lors, en tant que Jeunesse catholique d’Asie, nous avons besoin de possibilités et d’espaces permettant d’être écoutés et remarqués ».
La déclaration se poursuit en affirmant que les participants à la Journée de la Jeunesse asiatique disposent de la capacité de surmonter ces défis. « Ces qualités jouent un rôle important pour la continuité de la foi catholique. En tant que jeunes, nous sommes habilités par l’Esprit Saint qui nous donne l’énergie et le feu pour diffuser l’Evangile dans ce monde multiculturel. Nous sommes protégés par nos talents, par le courage, par la compassion et par la détermination. Ces qualités représentent les ressources nécessaires à la société pour relever les défis que le monde affronte actuellement ».
En rappelant les rencontres avec les jeunes musulmans ayant eu lieu durant le rassemblement, les jeunes catholiques asiatiques affirment que « ces rencontres multiculturelles nous ont aidé à voir notre foi sous une nouvelle lumière. Elles ont accru la flamme de notre passion. Nous espérons qu’au travers de l’Esprit Saint nous serons en mesure d’enflammer le monde ».
Toutefois, ont-ils ajouté, ce même incendie, s’il ne devait pas être contrôlé, peut devenir incontrôlable et faire du tort aux autres. «  Il est donc important de recevoir de l’aide afin de perfectionner nos habilités et de les mettre à profit ». Ils exhortent par suite leurs Pasteurs et leurs animateurs à leur venir en aide « en constituant de bons modèles ».
« Jésus nous a enseigné à aimer sans conditions. Nous désirons témoigner du même Esprit d’Amour qu’Il a montré envers nous. Ceci comprend le fait de prendre soin de notre maison commune sur la base des défis lancés par (l’Encyclique NDT) Laudato Si ‘. Nous entreprenons un parcours pour communiquer avec les autres, en sortant pour nous rencontrer là où ils sont et en cherchant à comprendre de manière plus approfondie leurs cultures. Nous agirons en tant que facilitateurs et animateurs de l’unité, en créant un pont pour aimer et respecter ceux qui appartiennent à des cultures différentes » affirme le document.
Enfin, attendu que la technologie et les réseaux sociaux sont devenus partie intégrante de la vie des jeunes, la déclaration s’achève en promettant «  d’utiliser ces instruments de manière responsable afin de diffuser positivité et bonté plutôt que négativité et haine et pour partager la Parole de Dieu et inspirer les autres ».

Source : Agence Fides

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Message du pape François aux jeunes rassemblés pour les Journées asiatiques de la jeunesse

Prier Marie, modèle du disciple-missionnaire

Le pape François encourage les jeunes d’Asie à se mettre à l’école de la Vierge Marie, disciple et missionnaire.

Le pape a en effet adressé un message, en anglais, aux jeunes rassemblés depuis le 30 juillet 2017 en Indonésie, à Yogyakarta, pour la VIIe Journée de la jeunesse asiatique qui s’achève ce dimanche 6 août. Elle avait pour thème : «  Jeunesse asiatique en fête : vivre l’Evangile au sein de l’Asie multiculturelle  ».

Dans ce message publié par le Saint-Siège ce même dimanche, le cardinal Secrétaire d’Etat Pietro Parolin assure les jeunes de la prière du pape pour que tous les jeunes d’Asie «  écoutent encore plus attentivement l’appel de Dieu » et « répondent avec foi et courage à leur vocation » : on retrouve les thèmes du prochain synode d’octobre 2018 sur et pour les jeunes.

Le pape François invite spécialement les jeunes d’Asie à contempler la Vierge Marie, comme modèle du « disciple-missionnaire ». Il leur suggère de lui parler « comme à une mère  », et à toujours avoir «  confiance  » dans  sa prière d’intercession aimante : « Ainsi, alors qu’ils cherchent à suivre d’encore plus près Jésus Christ, eux aussi, comme la jeune femme de Nazareth, peuvent vraiment “rendre le monde meilleur, laisser une empreinte qui marque l’histoire, votre histoire”. » (cf. Message du Pape aux jeunes, 21 mars 2017).

Le pape confie enfin les jeunes et leurs familles à la Vierge Marie et il leur donne sa bénédiction apostolique. Ils ont rendez-vus avec lui à Panama pour la JMJ de 2019.

Le rassemblement s’est conclu, ce 6 août 2017, par une messe célébrée, en présence de plus de 2000 catholiques de 21 pays différents, à l’aéroport militaire de la ville, où saint Jean-Paul II a présidé la messe en 1989.

Source

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Une vingtaine de jeunes Cambodgiens aux journées asiatiques de la jeunesse

A Yogyakarta, en Indonésie, près de 2 000 jeunes catholiques sont attendus pour prendre part aux Journées asiatiques de la jeunesse (30 juillet – 6 août 2017). Parmi eux, une vingtaine de jeunes Cambodgiens, accompagnés de quatre responsables pastoraux.

«  C’est le seul événement majeur organisé pour les jeunes en Asie, tous les trois ans », explique à Eglises d’Asie le P. Gustavo Benitez, membre de l’Institut pontifical des Missions étrangères de Milan (PIME), missionnaire au Cambodge depuis 2009, responsable de la pastorale des jeunes au niveau national. Un moment important pour les jeunes et pour les responsables pastoraux qui les accompagnent.

Pour les jeunes, une occasion de se rencontrer et de prier ensemble

Consacrées aux jeunes catholiques d’Asie engagés dans les services pastoraux, les AYD (Asian Youth Day) représentent une opportunité pour que «  les jeunes, issus des différents pays du continent asiatique, se rencontrent [et] partagent, prient et célèbrent ensemble leur foi, qui est une et catholique, avec des nuances et des couleurs distinctes », indique le P. Gustavo. Se réunissent en effet des jeunes des 29 Eglises membres de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie (FABC), catholiques de rites latin, syro-malabar et syro-malankar.

Le thème de ces VIIe AYD : « Jeunesse d’Asie en fête : vivre l’Evangile dans une Asie multiculturelle », lui semble donc particulièrement opportun. « L’Asie est vraiment un continent multiculturel et pluri-religieux, affirme-t-il. Nos jeunes vivent dans ce contexte et nous souhaitons qu’ils soient des missionnaires de l’Evangile, qui vivent pleinement la joie d’être témoins du Christ dans leur propre culture. Même si parfois, cela peut être difficile. »

L’histoire de l’Eglise au Cambodge témoigne des difficultés que peuvent rencontrer les communautés chrétiennes en Asie. Dans un pays de 15,9 millions d’habitants où le bouddhisme theravada est religion d’Etat depuis 1989, la communauté catholique représente aujourd’hui 0,2 % de la population. Si la présence catholique dans le pays est relativement ancienne (elle date de l’arrivée du dominicain portugais Gaspard Da Crux, au XVIe siècle), l’Eglise a été presque totalement anéantie par le régime Khmer Rouge (1975-1979), lequel fut suivi par dix années d’occupation vietnamienne (1979-1989). De 65 000 fidèles en 1970, on n’en recensait plus que 5 000 en 1990. Aujourd’hui, les 23 000 catholiques du Cambodge sont à 80 % originaires du Vietnam ; leurs enfants ne sont souvent pas scolarisés, car ils ne parlent pas le khmer ou ne possèdent pas de papiers. Ce qui constitue à la fois un souci et une priorité pastorale pour les responsables de l’Eglise locale.

Pays frontalier du Cambodge, le Laos sera lui aussi représenté en Indonésie par une délégation d’une vingtaine de personnes. « Nous sommes prêts à témoigner de la manière dont la foi est vécue dans un pays communiste où les gens sont généralement bouddhistes », confiait l’un des participants à l’agence Ucanews.

« Une source de force » pour les responsables de la pastorale des jeunes

Les AYD constituent également une opportunité pour que les responsables de la pastorale des jeunes voient les jeunes vivre leur foi catholique en communion avec leurs semblables. Cela constitue « une source de force dans leur ministère », analyse le P. Benito.

Après les AYD, trois journées (6-9 août) sont réservées aux responsables de la pastorale des jeunes. Cela afin de faire le bilan de ces rencontres et de préparer des activités pastorales, à dimension locale ou régionale, avant les prochaines Journées.

Cette année, quatre prêtres et religieux feront partie de la délégation cambodgienne. Ces derniers mois, ils ont animé des sessions préparatoires ; trois, depuis décembre dernier. Exercices spirituels, répétions de danses traditionnelles, moments de détente ont rythmé ces rencontres.

En 2014, le P. Benitez participait aux VIe AYD organisées en Corée du Sud. Des Journées rendues un peu particulières par la présence du pape François, qui avait notamment encouragé les jeunes de Corée et du continent asiatique « à bâtir une Eglise plus sainte, plus missionnaire et humble ». Une rencontre dont le P. Benitez garde un souvenir ému.

Source : Eglises d’Asie

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« Vivre l’Evangile dans une Asie multiculturelle » : l’Indonésie se prépare à accueillir les VIIèmes Journées asiatiques de la jeunesse

En octobre 1989, le pape Jean-Paul II leur avait rendu visite. Cette fois-ci, les quelque 400.000 catholiques de l’archidiocèse de Semarang, sur l’île de Java, en Indonésie, se préparent à accueillir les VIIèmes Journées asiatiques de la jeunesse (AYD – Asian Youth Day). Ce rassemblement de jeunes catholiques, à l’initiative de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie (FABC), se déroule dans une ville différente tous les deux ou trois ans depuis 1999. La prochaine édition se tiendra du 30 juillet au 9 août : elle commencera dans deux mois.

Environ 3 000 jeunes catholiques en provenance des 29 Eglises membres de la FABC sont attendus. Des journées diocésaines et le festival de la jeunesse constituent les temps forts de cette rencontre. Après avoir passé quelques jours dans différents diocèses du pays hôte pour y découvrir les communautés chrétiennes locales (30 juillet-2 août), les participants se retrouveront à Yogyakarta, ville universitaire et centre de l’art javanais : célébrations eucharistiques, catéchèses et partages d’expériences rythmeront ces journées, qui s’achèveront par une messe de clôture (2-6 août). Pendant quelques jours, les responsables de la pastorale des jeunes se retrouveront ensuite pour faire le bilan de cette rencontre (6-9 août). Cette année, le thème de ces journées a été ainsi libellé : « Jeunesse d’Asie en fête : vivre l’Evangile dans une Asie multiculturelle ».

« Vivre l’Evangile dans une Asie multiculturelle »

A Semarang, qui constitue un reflet fidèle de la situation des catholiques en Indonésie (2,4 % de la population y est catholique, 3 % au niveau national), le plan pastoral du diocèse correspond au thème des AYD 2017. L’archidiocèse entend « porter la civilisation de l’amour au sein de la société indonésienne », comme l’expliquait Mgr Robertus Rubiyatmoko, nommé archevêque le 18 mars dernier par le pape François et consacré le 19 mai. Ancien vicaire judiciaire du diocèse et formateur au grand séminaire de Semarang, il succède à Mgr Johannes Pujasumarta, décédé le 10 novembre 2015. En Indonésie, Semarang occupe une place particulière, dans la mesure où le premier évêque originaire d’Indonésie, Mgr Albert Soegijapranata, nommé le 1er août 1940 par le pape Pie XII, était à la tête du vicariat apostolique de Semarang et se revendiquait « 100 % catholique, 100 % indonésien ».

Inviter les jeunes catholiques au dialogue interreligieux en Indonésie a pris, ces derniers mois, une résonance toute particulière. Le plus grand pays musulman du monde, dont la devise est Bhinneka Tunggal Ika (habituellement traduite par « L’unité dans la diversité »), est confronté à la montée d’un « populisme islamique », selon le P. Franz Magnis-Suseno, jésuite d’origine allemande, arrivé dans l’archipel en 1961, fin observateur de la vie intellectuelle locale. Pour ce fervent artisan du dialogue interreligieux, la défaite électorale et la condamnation pour « blasphème » à deux ans de prison du gouverneur de Djakarta, Basuki Tjahaja Purnama, surnommé ‘Ahok’, chrétien d’origine chinoise, témoignent de la présence dans le pays d’un « extrémisme islamique sous-évalué ». Dans cette jeune démocratie où l’appartenance religieuse peut constituer un argument électoral, il semblerait que la minorité chrétienne, qui représente environ 10 à 12 % des 240 millions d’Indonésiens, ait encore à trouver sa place. Ainsi, en organisant des AYD dans un pays où la liberté religieuse paraît de plus en plus menacée, la FABC semble chercher à encourager les jeunes catholiques d’Asie à vivre et à témoigner de leur foi, malgré les difficultés, dans une Asie où les chrétiens ne représentent que 3 % de la population (au niveau mondial, les chrétiens représentent 32 % de la population).

Contacté par Radio Vatican, le P. Antonius Haryanto, président des AYD 2017 et secrétaire général de la Commission pour la jeunesse de la Conférence des évêques d’Indonésie, indique que « le gouvernement indonésien accueille et encourage cet événement », car ce dernier « participe à la lutte contre les menaces actuelles que sont le radicalisme et l’extrémisme [et] encourage la tolérance et le respect dans un pays multiculturel ».

« Jeunesse asiatique, réveille-toi ! »

Souvent comparées aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), les Journées asiatiques de la jeunesse s’en sont directement inspirées. Suite aux JMJ de 1991, organisées en Pologne, de jeunes asiatiques ont émis le souhait de développer des initiatives destinées à encourager les catholiques sur le continent asiatique. En 1994, le Bureau de la jeunesse, au sein du Département des laïcs et de la famille de la FABC voyait le jour. Depuis, les rencontres se sont multipliées, que ce soit le « Rassemblement des jeunes d’Asie », organisé pendant les JMJ, ou les AYD, dont la première édition a été organisée en 1999 en Thaïlande.

Mais si les JMJ, mises en place depuis 1986, sont ouvertes à tous les jeunes du monde entier et organisées en présence du pape, les AYD sont destinées aux jeunes engagés dans les services pastoraux des 29 Eglises membres de la FABC et le pape n’y participe généralement pas. Ainsi, ce sont en principe les diocèses qui désignent directement leurs représentants. Cela n’a néanmoins empêché, ni l’organisation de JMJ en Asie, aux Philippines, à Manille, en 1995, à l’occasion desquelles avait été enregistré le record du plus grand rassemblement pour une visite papale (cinq millions de fidèles s’étaient rassemblées à Manille), ni la participation du pape François aux dernières AYD, organisées à Haemi, en Corée du Sud, en 2014. Le Saint-Père y avait alors invité les participants « à se lever, à rester éveillés et alertes, et à aller sur les routes et sur les chemins du monde, frappant aux portes du cœur des gens, les invitant à recevoir le Seigneur dans leurs vies ». « Jeunesse asiatique, lève-toi ! », s’était-il exclamé.

Le pape François, qui a indiqué qu’il ne participerait pas à la septième édition des AYD, n’oublie pour autant pas les jeunes, comme en témoigne le thème du prochain synode des évêques. Organisé en 2018, à Rome, ce dernier a pour objet « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Le 13 janvier 2017, le pape François a adressé une lettre aux jeunes afin de préparer cette XVème Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques. « L’Eglise même désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi ; voire de vos doutes et de vos critiques », écrivait-il.

Les précédentes AYD ont été organisées en Thaïlande (1999), à Taiwan (2001), en Inde (2005), à Hongkong (2006), aux Philippines (2009) et en Corée du Sud (2014). La destination des prochaines AYD est généralement révélée par le président de la FABC, au terme de la messe de clôture. En 2014, c’est le cardinal indien Oswald Gracias, archevêque de Bombay, qui avait annoncé l’organisation de cette rencontre en Indonésie, invitant les participants à « se réveiller d’un sommeil soporifique [et à] raviver leur passion pour l’Evangile ». Le thème retenu fait généralement l’objet d’une conférence de presse ultérieure.

Source : Eglises d’Asie

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Indonésie – Les jeunes catholiques de Bali en route vers la Journée de la Jeunesse asiatique

« Les jeunes sont l’avenir de l’Eglise. L’Eglise doit constituer un lieu accueillant pour les jeunes et les laisser exprimer leur foi au travers de différentes activités ». C’est ce que déclare Emilius Melkisedek, catholique de 20 ans, étudiant en gestion et membre du groupe de Pastorale des jeunes de la paroisse Saint François Xavier de Kuta, dans le diocèse de Denpasar, unique diocèse de l’île indonésienne de Bali, qui compte huit paroisses.
« L’avenir de l’Eglise est la jeunesse. Nous désirons une Eglise qui soutienne les activités des jeunes et ouvre leur ouvre la porte avec amour et affection. Si l’Eglise ignore les jeunes, alors elle ignore son avenir » ajoute Emilius. Le groupe de pastorale des jeunes dont il fait partie comprend quelques 60 membres qui s’engagent dans l’animation de la chorale liturgique, dans le cadre de représentations théâtrales de vies bibliques et de programmes de sensibilisation sur l’ensemble du territoire de la paroisse. « Mon intérêt au sein des activités de la Pastorale des jeunes est motivé par mon amour pour l’Eglise et ce faisant, ma foi se renforce » indique-t-il.
« Les activités des jeunes m’aident également à socialiser avec d’autres organisations, avec des personnes d’autres fois mais aussi à améliorer les relations avec les jeunes qui partagent ma foi » remarque-t-il, appréciant fortement le fait que « le Pape François ait choisi le thème des jeunes pour le prochain synode des évêques qui se tiendra à Rome en 2018 ».
« Je suis heureux de ce choix. Cela donnera un grand élan à l’Eglise en ce qui concerne l’accompagnement pastoral des jeunes pour le bien de leur foi, de la spiritualité et pour une meilleure formation humaine au sein des familles et des communautés. Je crois que les jeunes catholiques peuvent devenir des catalyseurs d’un changement social et être un rayon d’espérance pour les autres. Ceci est très important en Indonésie, le plus grand pays islamique du monde » observe encore Emilius Melkisedek.
Une autre note positive pour les jeunes indonésiens est représentée par la Journée de la Jeunesse asiatique qui se tiendra du 30 juillet au 9 août en Indonésie, rassemblant au sein de l’archidiocèse de Semarang plus de 3.000 jeunes catholiques provenant de 29 pays, lesquels seront appelés à se confronter sur le thème « Jeunesse asiatique en fête : vivre l’Evangile dans l’Asie multiculturelle ».
Les jeunes de Bali sont enthousiastes et, entre temps, ils explorent les modalités et les voies permettant d’entrer dans le dialogue interreligieux au travers de séminaires communs et d’activités sportives pratiquées avec les jeunes musulmans et hindous afin de promouvoir la paix, la tolérance, l’unité et l’intégration sociale à Bali, l’un des lieux touristiques où les hindous sont majoritaires. Sur son territoire, Emilius Melkisedek veut faire ce qu’il peut, en semant l’Evangile : « Jésus est notre modèle de vie et notre salut. En tant que jeunes, nous désirons prendre soin de l’avenir de l’Eglise : nous sommes l’avenir de l Eglise ».

Source : Agence Fides

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Journées asiatiques de la jeunesse : 3000 jeunes catholiques attendus en Indonésie

Encourager et accompagner les jeunes dans le fait de vivre et de promouvoir une « culture de la solidarité et de la rencontre avec l’autre au sein de la société multiculturelle et multi religieuse d’Asie » et prendre profondément conscience de la contribution à apporter à l’Eglise et à la société : tels sont les objectifs de la VII° Journée de la Jeunesse asiatique qui, en 2017, se tiendra à Yogyakarta, sur l’île de Java, du 30 juillet au 9 août.

Le thème retenu pour l’événement qui fera converger en Indonésie plus de 3.000 jeunes catholiques provenant de 29 pays d’Asie est « Jeunesse asiatique en fête : vivre l’Evangile au sein de l’Asie multiculturelle ».
Les contenus et les objectifs de la Journée ont été présentés par Mgr Ignatius Suharyo, archevêque de Djakarta, qui a déclaré durant la conférence de présentation : « C’est un honneur pour l’Indonésie que d’accueillir la JMJ asiatique 2017. Nous nous attendons à ce que toute la jeunesse catholique en Indonésie et dans les autres pays d’Asie puisse participer et s’impliquer dans l’esprit du thème central : comprendre et vivre l’importance de l’unité parmi les différences ».
Le responsable de la Commission épiscopale chargée de la Jeunesse, Mgr Pius Riana Prapdi, a indiqué : « Nous désirons accompagner les jeunes afin qu’ils développent en eux la solidarité et la sensibilité sociale envers les défis que vivent aujourd’hui les peuples d’Asie tels que la pauvreté, l’environnement dégradé, les abus en matière de droits fondamentaux, la drogue, l’intolérance et l’injustice ». Il a par ailleurs ajouté : « Aujourd’hui, les différences et les diversités des nations asiatiques sont le bien que nous sommes appelés à utiliser. Au travers de la rencontre, nous espérons que les jeunes catholiques provenant de différents pays pourront partager des expériences, des réflexions et des intuitions de foi, de manière à renforcer leur confiance en un avenir meilleur ».
La Journée de la Jeunesse asiatique sera répartie en trois phases : une phase au sein des Diocèses, un certain nombre de jours dans la ville siège central et la rencontre des responsables de la Pastorale des Jeunes. Au cours de la première phase, les participants seront envoyés dans 11 diocèses d’Indonésie où ils vivront un partage d’expériences spécial. Tous se déplaceront ensuite à Yogyakarta et y vivront des moments de catéchèse, de liturgie et de fête en mettant en commun leurs histoires selon leur provenance, retrouvant l’élément commun de la foi au Christ. La rencontre des animateurs de la Pastorale des Jeunes constitue une occasion spéciale pour ceux qui accompagnent les jeunes catholiques. Ils doivent en effet être en mesure de guider et d’encourager les jeunes qui leur sont confiés.
Le Père Antonio Haryanto, Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour la Pastorale des Jeunes et délégué en tant que Président du Comité organisateur de la Journée de la Jeunesse asiatique, a déclaré : « Voir et entendre directement d’autres cultures et langues fait prendre conscience de la complexité de la vie au sein d’une société pluraliste. En outre, cela augmente la tolérance réciproque et le sens de fraternité et de solidarité dans l’engagement visant à réaliser un meilleur avenir global ».
Pour impliquer les habitants de l’Indonésie, la Journée de la Jeunesse asiatique 2017 sera précédée d’un marathon qui aura lieu à Djakarta le 7 mai prochain auquel sont attendus quelques 5.000 participants. « Ici, les jeunes de Djakarta et des environs pourront avertir et contaminer la population avec l’esprit de la Journée de la Jeunesse asiatique » remarque le Père Haryanto.

L’événement dispose d’une plateforme avancée en ligne et sur les réseaux sociaux. Il est possible d’y accéder par l’intermédiaire du site Internet www.asianyouthday.org, du profil Facebook asianyouthday, ou des comptes Twitter @AYD2017 et Instagram asianyouthday2017.

Source : Agence Fides