Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Dîners Lectio des papas le 7 octobre, le 4 novembre 2019 & 6 janvier, 3 février, 9 mars, 4 mai & 8 juin 2020 à Chasselay (69)

Une proposition spéciale pour les Pères de famille ! Avec la Famille saint Joseph.

Programme

Le Lundi soir, de 20h00 à 22h00 :
– Casse-croûte fraternel
– Temps de louange
– Lectio divina sur un passage biblique en lien avec la thématique.
– Echange autour d’un texte du magistère ou d’un auteur de référence sur la thématique
– Prière conclusive à saint Joseph

Thématiques abordées pour cette année

Paternité :
Un cœur de père, obéissant et qui écoute
Un cœur de père, qui fait miséricorde
Éducation humaine et spirituelle :
Dignité et liberté de la personne humaine
La relation éducative
La joie chrétienne
Famille :
Famille et principe de subsidiarité
Prendre soin de sa famille et de la création
Travail :
Justice sociale et option préférentielle pour les pauvres

Les dates : 7 oct, 4 nov, 2 déc. 2019 | 6 janv, 3 fév, 9 mars, 4 mai, 8 juin 2020
Plus d’infos : papas@fsj.fr

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Parcours “Passeurs d’hommes” par Ichtus du 14 octobre 2019 au 24 mars 2019 à Paris

GRANDIR, CONDUIRE et SERVIR pour permettre à chaque personne de S’ACCOMPLIR EN SOCIÉTÉ

Tout homme dans le monde est un PASSEUR d’hommes vers la liberté parce qu’il est responsable de lui-même et de son prochain mais aussi des sociétés où il vit. La vie est un don mais c’est aussi une tâche. COMMENT ËTRE HUMAIN EN SOCIÉTÉ ? Comment se forger et garder un cœur d’homme ou de femme ? Comment assurer cette responsabilité de PASSEUR ?

Pour s’accomplir, chacun doit GRANDIR puis CONDUIRE les autres en assumant des responsabilités de parent, d’éducateur, de management afin de SERVIR le bien commun par son travail, en exerçant des responsabilités économiques et politiques dans la société. Comment les sociétés dans lesquelles nous vivons peuvent-elles nous aider à être humains ? Comment la famille, l’école, l’entreprise, le monde de la finance, la nation, l’Église peuvent-elles en tant qu’institutions aider l’homme à être humain ? En s’interrogeant sur leur raison d’être à la lumière de l’enseignement social de l’Église, nous découvrirons les chemins d’humanisation pour notre action personnelle et l’exercice de nos responsabilités dans chacune de ces sociétés.

 

Le parcours PARCOURS PASSEURS D’HOMMES est fondé sur l’enseignement de saint Jean-Paul II, pour découvrir la raison d’être des sociétés dans lesquelles toute personne humaine est appelée à exercer ses responsabilités. La saison 2019-2020 sera animée par François-Xavier Clément, directeur de Saint-Jean de Passy et Bruno de Saint Chamas, membre associé du GRACE (Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne et Entreprise), président d’Ichtus.

Il s’agira donc de “chercher la vérité dans la douceur de l’amitié” selon la belle formule d’Albert le Grand. 

Le Général d’Armée Pierre de Villiers, Monseigneur Pascal Ide, Esther Pivet, Mathieu Detchessahar, Alexandre Dianine HavardDon Pascal André Dumont, Luc de Bellescize interviendront pour cette nouvelle saison du parcours.

Vous êtes chefs d’entreprises, dirigeants, responsables d’équipe, enseignants, éducateurs ou tout simplement parents et vous disposez de peu de temps. Vous désirez développer votre leadership pour conduire à l’excellence ceux dont vous avez la responsabilité ? Venez découvrir la richesse et la cohérence d’une vision de l’homme  associée à une pratique qui a démontré sa fécondité dans le temps. Ce parcours s’adresse en priorité à ceux qui exercent ou exerceront des responsabilités humaines dans la société et désirent permettre à des enfants, des élèves, des équipiers de s’accomplir.

Ce parcours se déroule sur 10 séances qui forment un tout, le lundi (à l’exception de celle du mardi 24 mars) de 20h précise à 21h45, à partir du 14 octobre 2019 dans les locaux de Saint-Jean de Passy, 72 rue Raynouard Paris 75016.

Le programme de cette SAISON 2019-2020 sera très différent de celui des précédentes en abordant la question sous l’angle social.

PROGRAMME : Comment être humain en société ?

Comment organiser une société d’hommes libres ? 

1.         Lundi 14 octobre – Homme ou animal

2.         Lundi 4 novembre – Rôle de la société

3.         Lundi 18 novembre – La vérité vous rendra libre : Pourquoi ?

4.         Lundi 2 décembre – Raison d’être de la famille

5.         Lundi 16 décembre – Raison d’être de l’école – La transmission et l’éducation

6.         Lundi 13 janvier – Libérer le cœur – Comment ?

7.         Lundi 27 janvier – Raison d’être de l’entreprise – Le travail

8.         Lundi 24 février – Raison d’être de la finance

9.         Lundi 9 mars – Raison d’être de la nation – La justice et la paix

10.      Mardi 24 mars – Raison d’être de l’Église – La nature et la grâce – Providence et liberté de l’homme

TARIF

Pour bénéficier de la réduction et s’inscrire en couple : choisir le tarif de base puis ajouter une personne : une réduction de 25 % s’appliquera automatiquement sur chaque billet. Un couple paiera donc 150€ au lieu de 2 fois 100€ = 200€.

Inscriptions

A la une #Articles #NLH #NLQ #Rome

Pape François : les magistrats doivent être des artisans de justice sociale

La justice doit être accessible à tous : le Pape l’a martelé ce mardi 4 juin 2019 en fin d’après-midi dans le cadre d’un discours prononcé à l’Académie pontificale des Sciences sociales devant les participants à une rencontre de juges venus de différents pays américains.

Cyprien Viet – Cité du Vatican

Cette rencontre faisait suite à un colloque organisé à la Faculté de Droit de l’Université de Buenos Aires en 2018, et à un sommet organisé au Vatican en 2016 sur la lutte contre la traite des êtres humains. Devant une centaine de magistrats, le Pape a rappelé que leur mission doit les amener à « se consacrer au service de la justice et du bien commun avec l’appel constant à ce que les droits des personnes, et spécialement des plus vulnérables, soient respectés et garantis ». C’est la mission essentielle d’un État : « prendre en charge le bien commun de son peuple », a souligné le Pape argentin, qui avait remarqué, dans son pays d’origine, que les défaillances de l’état de droit menait à de nombreuses situations d’inégalité.

Les problèmes rencontrés dans les pays américains ne peuvent pas seulement se résoudre par « des actions isolées ou des actes volontaristes d’une personne ou d’un pays, mais cela réclame une nouvelle atmosphère », avec l’émergence de leaders qui puissent ouvrir de nouveaux chemins aux générations actuelles et futures en « semant les conditions pour surmonter les dynamiques d’exclusion et de ségrégation de façon à ce que l’iniquité n’ait pas le dernier mot ».

Une époque paradoxale
Le Pape a relevé le paradoxe juridique de notre époque, marqué par « un phénoménal développement normatif » mais en même temps par « une détérioration dans l’exercice effectif des droits globalement consacrés ». Certaines politiques économiques et sociales en viennent à relativiser la notion même de « droits sociaux » et constituent une forme de « violence silencieuse » en justifiant des situations d’inégalité et d’indignité.

Dans la lignée de son encyclique Laudato Si’ et de son discours aux mouvements populaires prononcé en juillet 2015 à Santa Cruz, en Bolivie, le Pape a souligné que le système politico-économique ne peut se développer harmonieusement que dans le plein respect de l’état de droit et de la démocratie, en tenant compte des besoins de toutes les catégories de la population, et non seulement d’une élite. « Il n’y a pas de démocratie avec la faim, ni de développement avec la pauvreté, ni de justice dans l’iniquité », a martelé le Pape François. La démocratie ne doit donc pas être une fiction purement nominale, mais une réalité vécue concrètement, et garantie par les institutions judiciaires.

Le danger des vides juridiques
« Les vides juridiques (…) mettent en marche des cercles vicieux qui privent les personnes et les familles des garanties nécessaires à son développement et son bien-être. Ces vides sont générateurs de corruption », a rappelé François, qui appelle les magistrats à bien se former pour faire face à « toutes les nouvelles réalités sociales » qui sont vécues par les personnes confrontées à la justice. Les plus pauvres, notamment, doivent être reconnus dans leur pleine citoyenneté, et reconnus comme des agents potentiels de changement et de transformation.

Le Pape s’est aussi arrêté sur les dangers du “lawfare”, un concept récemment mis en lumière par les spécialistes du droit et qui consiste en l’exploitation du droit dans une optique de déstabilisation politique, voire géopolitique, quand le droit est utilisé par exemple dans le cadre d’une revendication territoriale, en appui à une pression militiaire. « Le “lawfare”, en plus de mettre en danger la démocratie des pays, est généralement utilisé pour miner les processus politiques et tendre vers la violation systématique des droits sociaux », s’est alarmé le Pape, en appelant à « détecter et neutraliser ce type de pratiques », afin de « garantir la qualité insitutionnelle des États ».

Remettre la magistrature au service des personnes
Remarquant que souvent les magistrats sont trop isolés, le Pape s’est réjoui de la création, à l’issue de cette rencontre, d’un Comité panaméricain des Juges pour les droits sociaux, qui pourra apporter « appui et assistance réciproque afin de revitaliser l’exercice » de la magistrature. Le vrai savoir ne se constitue pas en effet avec une simple accumulation de données, qui finit par créer une saturation, mais avec « la réflexion, le dialogue et la rencontre généreuse entre les personnes », a expliqué François.

Le Pape a enfin invité les magistrats à jouer un rôle central « dans la transformation du système judiciaire », afin de garantir « la dignité de la personne humaine ». Il a conclu son intervention en reprenant les paroles du Christ dans le 5e chapitre de l’Évangile selon saint Matthieu : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice ; heureux ceux qui travaillent pour la paix ».

 

Source VaticanNews

A la une #Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

L’erreur radicale de notre époque, l’égalitarisme

L’égalitarisme est l’erreur radicale de notre époque. Si nous ne l’attaquons pas à la racine, nous découvrirons que nous n’avons plus aucune valeur culturelle ou spirituelle à conserver.

La position du conservateur, qu’il soit libéral ou autrement en politique, suppose l’inégalité. Un homme devrait aimer sa patrie davantage qu’il n’aime un autre pays, ainsi il la défend contre la disparition. Certaines œuvres culturelles sont meilleures que d’autres et exigent que nous en prenions spécialement soin.

Quand nous aimons d’un cœur reconnaissant, l’image de Dieu en nous brille plus clairement. Par sa gratitude, la créature ressemble au Créateur, qui donne gratuitement à travers un abîme infini d’être, qui n’a besoin de rien, et qui ne demande rien à part l’amour. La gratitude reconnaît l’excellence du donneur et du don, et se réjouit des deux.

« L’égalité, dit C.S. Lewis dans Le poids de la gloire, est un terme quantitatif et par conséquent l’amour souvent l’ignore. L’autorité exercée avec humilité et l’obéissance acceptée avec joie sont les lignes le long desquelles nos esprits vivent. » L’égalité « est une médecine, non une nourriture. »

L’égalité politique peut être nécessaire parce que les hommes sont tombés, et il y a également, dit Lewis, un sens dans lequel nous sommes égaux sous le regard de Dieu, dont l’amour ne dépend pas de notre rang social ou de notre acuité intellectuelle. Séparé de Lui, et en comparaison avec Lui, notre valeur est la même : nulle. Dans l’Eglise, dit Lewis, « nous recouvrons nos vraies inégalités et nous sommes ainsi rafraîchis et stimulés. »

Où Lewis a-t-il pu pêcher une telle idée ? Dans toute la pensée chrétienne et l’art chrétien, et dans une vue équilibrée de ce que tous les gens ont pensé être bon, meilleur et parfait. Chez Dante par exemple.

Quand Dante est dans la plus basse sphère du Paradis, celle de l’humeur inconstante (allégorie pour ceux qui n’ont pas respecté leurs vœux sacrés), il demande à sa belle-sœur Piccarda si elle désire une place plus haute, pour aimer davantage, voir davantage et être davantage chérie. Il pense en termes de compétition : c’est l’envie et non l’amour qui réclame l’égalité. Piccarda sourit « comme une jeune fille dans l’éblouissement du premier amour » et réplique :

« Frère, la vertu de charité

apporte la quiétude à notre volonté,

ainsi nous désirons ce que nous avons,

et n’aspirons à rien d’autre.

Si nous ressentions un désir ardent de monter,

un tel désir créerait une discordance

d’avec Sa volonté qui sait, et nous veut ici.

Ca ne peut pas marcher, comme tu peux voir :

rappelle-toi la nature de l’amour, souviens-toi que le Ciel

c’est vivre nécessairement dans l’amour.

Car il est de l’essence de cette béatitude

de faire sa demeure dans la Volonté divine,

qui conforme nos volontés à la Sienne.

Si bien que, tout en demeurant d’un endroit à l’autre

à travers ce royaume, c’est à notre satisfaction

parce que cela réjouit le Roi dans le désir duquel

nous trouvons notre propre désir.

Dans Son désir est notre paix. »
Pourquoi voudriez-vous qu’il en soit autrement ? Je contemple les cieux et je ne vois pas un quadrillage régulier d’étoiles équidistantes et de même magnitude. Une telle chose chaque nuit nous rendrait fous. Je vois à la place ce que Hopkins voyait et aimait quand il contemplait la création faite par Dieu :

Toutes choses inverses, originales, rudimentaires, étranges,

Tout ce qui est changeant, tacheté, qui sait comment ?

Avec rapidité, lenteur, douceur, aigreur, scintillement, faiblesse ;

Lui dont la bonté est immuable :

Louez-le.
C’est comme le carrousel de personnes distinctes dans le Corps du Christ. Aussi Hokins loue Saint Alphonso Rodriguez, l’humble jésuite, dont les intenses luttes contre le mal étaient intérieures et cachées :

Pourtant Dieu (qui façonne montagnes et continents,

la Terre, tout ce qui existe ; Lui qui avec foisonnement constant,

Multiplie les violettes nervurées et les grands arbres)

Pourrait remplir la carrière de conquêtes pendant qu’elles sont allées

Ces années sans nombre en un monde sans événement

Dont Alphonse a gardé la porte à Majorque.
La diversité des ministères au sein de l’Eglise implique l’inégalité, tout comme la diversité des membres du corps. Il est impossible d’être membre sans inégalité et hiérarchie ; un corps ne peut être un corps que par la vertu de l’amour mutuel qui soude les membres, un amour exprimé par une gouvernance et une obéissance désintéressées. « Moi aussi je suis un homme soumis à une autorité » dit le centurion à Jésus, et ainsi il sait à la fois ce que sont commander et obéir.

Il est comme le maître d’équipage dans « La tempête » qui montre sa prompte obéissance aux commandements du capitaine en les relayant aux marins et en les encourageant dans leur travail. Il est comme les chérubins adolescents de Milton, Ithuriel et Zéphon, qui obéissent à leur chef Gabriel et se voient accorder le privilège de découvrir Satan, tapi tel un crapaud près de l’oreille d’Eve endormie.

Satan, jouant la carte de l’orgueil, les rabaisse pour ne pas l’avoir reconnu sur-le-champ. Ils devaient être bas dans la hiérarchie des anges. Ithuriel ne défend pas son statut. Il réplique que Satan, désobéissant, ne brillera plus de son ancienne gloire. Un homme grandit quand il s’incline devant plus honorable que lui. L’orgueil et l’envie flétrissent. Satan le sait, en dépit de lui-même :

Pour répondre au chérubin et à sa sévère réprimande,

Grave dans sa jeune beauté, additionnée de grâce

Inébranlable ; le diable se tenait confus

Et ressentait combien la bonté était impressionnante,

Voyait comme la vertu était modelée charmante

Il vit, et prit le deuil de sa perte.
Je suppose que rien de cela n’est sujet à controverse, excepté pour le féminisme particulier à notre époque. Il est vraiment particulier ; il n’a pas apporté de santé à la famille ni à l’Eglise ; il n’a pas rendu notre politique plus humaine ou moins amère ; il fait actuellement de Sodome l’égale de Jérusalem.

Aucun corps sans hiérarchie. Tous sont-ils docteurs ? Tous sont-ils prophètes ? Pas de hiérarchie sans obéissance : la vertu de tenir compte de ce que votre supérieur souhaite, de l’assimiler et d’en faire un principe de votre action. Si je suis admis dans le royaume de Dieu, loin de moi l’idée de demander l’égalité avec Pierre et Paul. J’y perdrais la moitié de ma joie.

Anthony Esolen est conférencier, traducteur et écrivain. Il dirige le Centre pour la Restauration de la Culture Catholique à l’Université Thomas More de Lettres et Sciences Sociales et Humaines.

Illustration : « Satan sursaute au contact de la lance d’Ithuriel » par Henri Fusseli, 1776 [Musée d’Art de Cleveland]

Source France Catholique

Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ! Le 23 mars 2019 à Saint-Didier (84)

En ce Carême 2019, le Centre Spirituel de Notre Dame de Vie vous propose une journée de ressourcement à l’écoute de l’enseignement du Pape François dans « Gaudete et Exsultate »

Notre Dame de Sainte Garde
Saint Didier

Programme de la journée

  • 8h30 : Accueil et présentation
  • 9h : Enseignement par le Père Etienne Michelin
  • 10h : Eucharistie. A la fin de la messe, exposition du St Sacrement
  • 11h – 13h : Temps de recueillement et de silence

Propositions : Adoration
Confessions
Lecture personnelle
Promenade

  • 13h : Repas en silence
  • 14h – 14h30 : Temps d’adoration commune et prière d’intercession. Bénédiction du St Sacrement
  • 14h45 – 16h30 : Temps d’approfondissement- Enseignement par le Père Etienne Michelin- Echanges
  •  16h45 : pour les personnes qui le souhaitent : pèlerinage et prière à Notre Dame de Vie

Fin de la retraite

Inscriptions : 04 90 66 01 08 et accueil@saintegarde.org – site : www.saintegarde.org

A la une #Articles #NLQ

L’édito – Doit-on combattre un Etat injuste ?

Répondre à cette question suppose d’en poser deux autres. Le vocabulaire du combat renvoie à la question de la guerre et donc de la guerre juste. Ce qui pose de soi la seconde question : pour être juste une guerre doit elle-même poursuivre un juste dessin. Ici la justice du combat reposerait sur la volonté de mettre terme à une injustice. Encore faut-il comprendre le sens du juste et de l’injuste. Dans son message de carême 2010 Benoît XVI se livre à une médiation sur la justice en reprenant sa définition la plus basique : rendre ce qui est dû à qui cela est dû. Clairement la question de la justice pose celle de la vérité : qu’est ce qui est dû et à qui ? Fort de cette réponse, l’Etat rend-il ce qui est dû ? Mais à qui doit-il quelque chose sinon à ses ressortissants et à tout autre Etat ou personne avec qui il est en relation (c’est le principe de responsabilité des actes posés). Nous ne nous posons plus cette question qui pourtant était la grande question des antiques : qu’est-ce qu’un Etat juste ? La justice pose en premier lieu l’intégrité de la dignité de la personne humaine. Tout repose donc sur la définition que nous donnons de cette dignité. Or là, le monde actuel se divise en de multiples définitions et dès lors, la notion d’Etat juste devient pluriel, donc confuse et au final la justice n’est plus le rôle principal de l’Etat. Au passage, le rôle de l’Etat n’est plus lui-même clairement défini. Difficile donc de poser un combat juste face à une institution confuse. Pour autant, du point de vue catholique, un Etat qui ne contribue pas à la protection et au développement intégral de la personne humaine selon l’anthropologie chrétienne est de facto injuste, puisqu’il ne rend pas ce qui est dû à qui cela est dû.

Pour autant faut-il entrer en guerre contre lui ? Plusieurs éléments peuvent entrer en compte dont la proportionnalité des frappes imposées et les conséquences sur la population. Et cela supposerait de prendre en considérations de nombreux paramètres. Pour autant, la résistance et la désobéissance aux lois iniques sont clairement possibles, voire non négociables. Mais aussi, au risque de se mettre hors la loi injuste, mais demeurant dans la loi juste, de désobéir clairement à un Etat injuste dans sa globalité. C’est une forme de résistance légitime dont il faut cependant éprouver l’efficacité. Quoiqu’il en soit, la passivité en l’état actuel des choses est clairement de la complicité active dont chacun aura à rendre, devant Dieu le compte qui lui est dû.

Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Un sketch de La Bajon à la fin complètement inattendue et prophétique !

La Bajon, humoriste pleine de talent, sulfureuse et décalée, a encore frappé ! A travers un sketch caustique comme à son habitude, sans langue de bois, elle dénonce l’exploitation du peuple français par la République Française, avec un dénouement pour le moins inattendu, car véritablement chrétien ! Cela est particulièrement surprenant de la part d’une humoriste qui n’hésitait pas à se moquer de la religion catholique.

Il faut regarder la vidéo, hilarante, jusqu’au bout :

La fin du sketch montre une étonnante gravité par rapport à la causticité qui précède, à un tel point qu’elle apparaît comme une lueur prophétique d’espérance : l’Eglise sera toujours du côté des opprimés et leur assurera toujours consolation à travers son accueil et sa charité.

Comment ne pas ainsi voir que l’Eglise doit être plus que jamais au service des classes moyennes, qui subissent de plus en plus la prédation financière et la corruption de nos gouvernants ! Il est de notre devoir de catholique de combattre ces législations iniques qui en découlent et qui enferment les êtres dans le désespoir. C’est ce qu’écrivait Léon XIII, dans son célèbre texte du “ralliement” de 1892 :

“Une difficulté se présente : « Cette république, fait-on remarquer, est animée de sentiments si antichrétiens que les hommes honnêtes, et beaucoup plus les catholiques, ne pourraient consciencieusement l’accepter. » Voilà surtout ce qui a donné naissance aux dissentiments et les a aggravés.

On eût évité ces regrettables divergences, si l’on avait su tenir soigneusement compte de la distinction considérable qu’il y a entre Pouvoirs constitués et Législation. La législation diffère à tel point des pouvoirs politiques et de leur forme, que, sous le régime dont la forme est la plus excellente, la législation peut être détestable ; tandis qu’à l’opposé, sous le régime dont la forme est la plus imparfaite, peut se rencontrer une excellente législation.

[…]

Si la distinction, tout à l’heure établie, a son importance majeure, elle a aussi sa raison manifeste ; la législation est l’œuvre des hommes investis du pouvoir et qui, de fait, gouvernent la nation. D’où il résulte qu’en pratique la qualité des lois dépend plus de la qualité de ces hommes que de la forme du pouvoir. Ces lois seront donc bonnes ou mauvaises, selon que les législateurs auront l’esprit imbu de bons ou de mauvais principes et se laisseront diriger, ou par la prudence politique, ou par la passion.

[…]

Qu’en France, depuis plusieurs années, divers actes importants de la législation aient procédé de tendances hostiles à la religion, et par conséquent aux intérêts de la nation, c’est l’aveu de tous, malheureusement confirmé par l’évidence des faits.

[…]

Pauvre France ! Dieu seul peut mesurer l’abîme de maux où elle s’enfoncerait, si cette législation, loin de s’améliorer, s’obstinait dans une telle déviation, qui aboutirait à arracher de l’esprit et du cœur des Français la religion qui les a faits si grands.

Et voilà précisément le terrain sur lequel, tout dissentiment politique mis à part, les gens de bien doivent s’unir comme un seul homme, pour combattre, par tous les moyens légaux et honnêtes, de la législation. Le respect que l’on doit aux pouvoirs constitués ne saurait l’interdire : il ne peut importer, ni le respect, ni beaucoup moins d’obéissance sans limites à toute mesure législative quelconque, édictée par ces mêmes pouvoirs. Qu’on ne l’oublie pas, la loi est une prescription ordonnée selon la raison et promulguée, pour le bien de la communauté, par ceux qui ont reçu à cette fin le dépôt du pouvoir.

En conséquence, jamais on ne peut approuver des points de législation qui soient hostiles à la religion et à Dieu ; c’est, au contraire, un devoir de les réprouver.”

 

Si le bien fondé de la République Française est fortement discutable, car il ne faut pas oublier qu’elle fut bâtie historiquement sur le sang de la Terreur et des passions meurtrières et vengeresse, servies par les idéologies des Lumières, il n’en demeure pas moins que la distinction opérée par Léon XIII a le mérite du réalisme, car son but était entre autre de pacifier la société française. Mais la législation, surtout aujourd’hui, est complètement dévoyée par des pouvoirs constitués de plus en plus corrompus et traîtres à l’égard du peuple français, écrasant ce dernier sous l’impôt, les insultes, la médiocrité tapageuse et les scandales, manquant ainsi grandement à la charité ! Or quoi de plus hostile à Dieu que le manque de charité !

Lutter contre la GPA et la PMA est une bonne chose, mais n’oublions pas la justice économique et le lien social : “la religion, et la religion seule, peut créer le lien social ; […] seule elle suffit à maintenir sur de solides fondements la paix d’une nation.” (Léon XIII, Au milieu des solicitudes, 1892). N’est-ce pas le Pape François qui rappelait à Emmanuel Macron, en juin 2018, que « C’est la vocation des gouvernants de protéger les pauvres… e tutti siamo poveri » (et nous sommes tous des pauvres).

Le fait est qu’Emmuel Macron et sa clique, comme tant d’autres avant eux, ont raté leur vocation : peut-être devraient-ils traverser la rue ?

En attendant, cela fait du bien d’en rire.

Articles #NLH #NLQ #Orient

Urgence prière pour Asia Bibi !

Asia Bibi a été condamnée à mort pour “blasphème” en novembre 2010 au Pakistan. A Islamabad ce lundi 8 octobre, le dernier recours possible a été examiné : c’est le dernier recours judiciaire pour cette femme en prison depuis 9 ans. Dans ce dossier particulièrement délicat, les audiences ont fait l’objet de renvois à de nombreuses reprises – les magistrats subissant des menaces de la part des islamistes. La Cour suprême du Pakistan a différé son jugement, et on ignore quand il pourrait être rendu…

Dans un pays où l’islam est religion d’État, cette affaire particulièrement médiatisée divise l’opinion publique car le blasphème constitue un sujet extrêmement sensible. De simples allégations se terminent régulièrement par des lynchages et les chrétiens, minorité persécutée, sont fréquemment visés.*

 

Si la Haute Cour devait confirmer la sentence, seule une grâce présidentielle pourrait sauver Asia Bibi. Le nouveau Premier ministre pakistanais, Imran Khan a déclaré durant la dernière campagne électorale qu’il soutenait la législation en vigueur.

Au service des chrétiens persécutés, l’AED s’est résolument engagée aux côtés d’Asia Bibi et de sa famille. L’Eglise catholique au Pakistan a appelé à adopter une certaine discrétion sur cette affaire, afin de ne pas compromettre l’éventuelle libération d’Asia Bibi et de ne pas mettre en danger ses proches.

L’AED continue d’apporter un soutien moral, spirituel et financier à Asia Bibi et à sa famille : Aujourd’hui, nous vous invitons à prier pour la libération d’Asia Bibi.

 

* Selon la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan, 964 personnes ont été condamnées pour blasphème entre 1986 et 2009. Parmi eux, on compte 479 musulmans, 119 chrétiens, 340 ahmadis, 14 hindous et dix appartenant à d’autres religions.

Seigneur,

Partout dans le monde aujourd’hui,
tant de chrétiens sont emprisonnés,

comme Asia Bibi au Pakistan.

Nous te prions aujourd’hui tout spécialement pour elle,
Et nous te confions aussi ses persécuteurs.

Que le sacrifice et le pardon de ceux qu’ils oppriment
les mènent sur un chemin de conversion.

 
Amen

NLQ #Points non négociables PNN

Révision des lois de bioéthique : la dignité de la personne humaine, un principe juridique fondamental

Malgré l’équivoque de ce principe…

Deux commissions de l’Assemblée nationale, la Commission des lois et celle des affaires sociales, se sont mises en ordre de marche pour la révision des lois de bioéthique, entamant un cycle d’auditions. Le premier rendez-vous, « De la bioéthique au droit de la bioéthique » avait lieu le mercredi 16 mai.

 

A cette occasion, Jean-René Binet, professeur de droit privé à l’Université de Rennes 1, et Bertrand Mathieu, professeur de droit public à l’Université Panthéon Sorbonne Paris I, ont apporté leur éclairage aux législateurs.

 

Un certain nombre de principes constituent notre système juridique dont le principe de dignité et de liberté. Comme le constate Bertrand Mathieu, « de dérogations en dérogations, on s’écarte de ces principes ». Des incohérences apparaissent entre les principes immuables inscrits au code civil et les dérogations.  Ainsi se pose aujourd’hui la question de maintenir ces principes ou de les remplacer par une conception essentiellement casuistique.

 

Pourtant, le principe de dignité est un garde-fou à l’instrumentalisation et à la marchandisation de l’humain. Comme le rappelle Jean-René Binet, le modèle juridique de 1994 voulait  lutter contre les risques d’atteinte à la personne humaine. Or, il y a un risque fondamental si le droit n’est fondé que sur l’autonomie de la volonté individuelle. Les conséquences pourraient engendrer des inégalités au détriment des plus faibles. Alors que les droits objectifs sont au service de tous, les droits subjectifs protègent uniquement ceux qui ont les moyens de se défendre. « La stratégie […] qui vise à relativiser ou affaiblir la portée du principe de dignité, permet d’éroder le seul obstacle qui se dresse à l’instrumentalisation de l’homme par l’homme sous le couvert de l’exercice par chacun de sa liberté », affirme Bertrand Mathieu.

 

Face aux intervenants, les législateurs s’interrogent sur le fait que ces principes peuvent nuire à l’évolution de la science : comment rester compétitifs ? Bertrand Mathieu répond en soulignant trois questions à se poser : « est-ce utile ? », « est-ce conforme à nos principes ? » et « si finalement on fait tomber les barrières, quelles peuvent en être les conséquences ? ».

 

Vision ontologique ou utilitariste : il faut choisir.  « Si on remet en cause la conception ontologique de l’homme, on remet en cause l’égalité profonde entre les êtres humains », soutient Bertrand Mathieu.

Source : genethique.org

En France #NLQ

Mgr Gobilliard s’exprime sur la mise à mort du petit Alfie Evans