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Kenya – Ordonné prêtre en décembre assassiné en juin

Le Père Eutycas Murangiri Muthur, de la Paroisse de Limbine, dans le Diocèse de Meru (comté de Tigania au Kenya) a été tué à l’arme blanche par un ou plusieurs individus qui s’étaient introduits dans sa voiture aux alentours de 01.30 locales le 4 juin à Makutano, à quelques 200 Km de la capitale, Nairobi.
Les circonstances du meurtres n’ont pas été élucidées mais la police a procédé à l’arrestation d’un homme et d’une femme qui semblent s’être trouvés en compagnie du prêtre.
Le Père Eutycas Murangiri Muthur avait 32 ans et avait été ordonné le 23 décembre 2018.

 

Source Agence fides

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Kenya : un prêtre de Nairobi assassiné

Le père John Njoroge Muhia était curé d’une paroisse de Kiambu, ville située à 25 Km de Nairobi, la capitale kenyane. Le 10 décembre au matin, il décide de se rendre dans une banque de la ville de Kikuyu pour y déposer les offrandes récoltées la veille, lors de la messe dominicale. Au cours du trajet, il est approché par quatre malfaiteurs en motocyclette. Ces derniers bloquent la voiture du prêtre sur une route accidentée, le contraignant à s’arrêter. Ils lui demandent alors de remettre la sacoche contenant la quête, qu’il transportait dans le véhicule.

Face à l’hésitation du prêtre, l’un des voleurs sort une arme et ouvre le feu à plusieurs reprises au travers de la vitre arrière ; les balles atteignent le père Njoroge Muhia à la poitrine. Les malfaiteurs s’emparent ensuite de la sacoche du prêtre et d’un téléphone portable avant de s’enfuir en moto. Le prêtre a été déclaré mort à son arrivée à l’hôpital de Kikuyu.

« Nous sommes attristés par l’assassinat du Père Njoroge Muhia », a déclaré le père Francis Kiarie, qui a bien connu le prêtre tué. « Nous condamnons cet acte avec la plus grande fermeté et souhaitons en connaître les causes exactes. La mise à mort de serviteurs du Seigneur est inacceptable » a-t-il ajouté.

Le père John Njoroge Muhia, âgé de 56 ans, était originaire de Gatitu, au sud du Kenya. Il avait été ordonné prêtre le 30 décembre 1994.

Le 14 novembre dernier, un autre prêtre de nationalité kenyane avait été tué, cette fois-ci au Soudan du Sud où il exerçait sa mission de jésuite.

Source : Vatican News

Brèves #NLH

Oscars 2018 : film sur des chrétiens persécutés au Kenya

Un film en nomination dans la course à l’Oscar 2018 du meilleur court-métrage de fiction a reçu le soutien financier de l’Aide à l’Église en Détresse. Watu Wote – All of us est inspiré de l’histoire vraie de chrétiens du Kenya.



En 2015, ces chrétiens ont été sauvés parce que des passagers musulmans du même autobus ont refusé de dévoiler qui étaient les chrétiens parmi eux quand ils ont été attaqués par des terroristes du groupe Al-Shabaab (affilié à Al-Qaïda), le modus operandi de ce groupe étant de séparer les personnes pour abattre les non-musulmans.

« Tobias Rosen est venu nous voir parce qu’il avait besoin de financer son film certes, mais aussi parce que nous possédons une expertise construite sur de nombreuses années quant à la situation des chrétiens persécutés à cause de leur foi », explique Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau de l’Aide à l’Église en Détresse Canada.

M. Rosen est producteur du film. Il connaissait et appréciait déjà le travail de l’AED. « Je cherchais un partenaire adéquat pour ce thème, parce que je voulais produire un film impressionnant, mais surtout authentique. L’AED m’a énormément soutenu et s’est vraiment avéré une bénédiction pour ce film », considère le producteur.

« Ce projet, qui a connu de nombreux incidents et où il nous a fallu lutter avec beaucoup de difficultés, n’aurait pas avancé sans ce soutien. »

Le film repose sur un bref article, à l’origine de « cette incroyable histoire écrite par Julia Drache, qui montre comment la solidarité entre les êtres humains et les actes de chaque individu peuvent changer le cours de l’histoire », explique M. Rosen.

Une histoire de notre époque

Par souci d’authenticité, le film – produit en 2016 – a bénéficié d’une distribution et d’une équipe de production presque entièrement kényane. Watu Wote – All of us a déjà reçu plus d’une soixantaine de prix à travers le monde, dont le Gold Student Academy Award, l’Oscar des étudiants en cinéma. L’œuvre a également reçu le prix du meilleur film africain au Festival du film de Zanzibar et Durban, en Afrique du Sud. « C’était particulièrement réjouissant pour moi personnellement, car ce prix représente une reconnaissance du continent africain grâce à l’authenticité que nous nous sommes efforcés d’atteindre », a expliqué à l’AED M. Rosen.

La cérémonie des Oscars aura lieu le 4 mars prochain.

Source

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L’édito – Un mois d’actualité catholique dans le monde, quand l’Eglise devient le seul rempart face aux pouvoirs temporels.

 

En parcourant les articles publiés au cours du mois de février 2018 par InfoCatho, une impression domine. L’Eglise locale est en opposition constante avec les pouvoirs en place, mais chacune pour des raisons très différentes. A bien des endroits, elle apparait comme le seul rempart entre les populations et le pouvoir.

En Europe, les préoccupations sont un peu différentes. L’Eglise est moins engagée, tandis que les laïcs subissent des vexations croissantes. La fracture entre deux mondes, l’un issu des années soixante et l’autre plus jeune est de plus en plus visible dans les préoccupations des uns et des autres. Les questions morales apparaissent au premier plan de l’engagement des catholiques dans la société, avec la lutte contre la pauvreté.

 

Ainsi, alors que les évêques européens aimeraient faire de 2018 l’année du patrimoine religieux, à Gand, c’est un bras de fer sur la fermeture des églises au culte qui s’est engagé entre l’évêque et les paroissiens. La véritable question, au fond, porte sur la vision de l’Eglise de demain, l’une repliée, l’autre se voulant plus ouverte.  Pendant ce temps, au Luxembourg on se mobilise contre la suppression des fabriques d’églises

Au Royaume-Uni, face aux migrations islamiques incontrôlées, les fidèles préparent un Rosaire sur les côtes, tandis que d’autres se mobilisent pour contrer la tendance visant à faire taire les chrétiens. Un des exemples surprenants concerne  une chrétienne qui se retrouve devant la brigade antiterroriste pour son avis sur l’homosexualité.   Royaume-Uni toujours, le Synode général de l’Eglise d’Angleterre considèrent que le taux des avortements de trisomie 21 au Royaume-Uni et en Europe s’apparente à l’eugénisme nazi. Mgr Mark Davies, pour sa part, a lancé un pavé dans la marre britannique estimant que soutenir le mariage et la famille est plus urgent que le Brexit. En Hongrie, cependant, ViKtor Orbán affirme « Nous nous battrons contre ceux qui veulent changer l’identité chrétienne de la Hongrie et de l’Europe. » L’Allemagne est secouée par différentes affaires. Le meurtre de l’aumônier de la communauté catholique francophone de Berlin n’est pas passé inaperçu, alors que Monseigneur Schick dénonce les attaques anti-chrétiennes. Mais c’est encore le cardinal Marx qui crée la polémique avec ses propos ambigus sur les unions homosexuelles et l’avortement. Des propos condamnés par ses confrères. A Bruxelles, on se lance dans l’opération « des Bibles derrière les barreaux », alors qu’en Belgique, des tags  satiriques invitent les jeunes pour la vie au suicide. Symboles des préoccupations de l’Eglise belge, une statue de Jésus SDF est érigée à Anvers. Enfin, les évêques catalans ont signé une Déclaration commune rappelant que la légitimité morale des différentes options doit être réelle

En Russie, les évêques se félicitent d’une plus grande collaboration entre catholiques et orthodoxes. Fruit de cette collaboration, une initiative œcuménique vient au secours des femmes enceintes en détresse. Une Russie endeuillée avec 5 femmes tuées par daesh à la sortie d’une église.

En Amérique latine les préoccupations sont d’un tout autre ordre. A Lima, l’Eglise se lance contre les ravages de la drogue chez les jeunes. Au Venezuela, les évêques dénoncent les pénuries qui ont fait entrer le peuple dans un cercle vicieux, l’empêchant de penser et de se réaliser. Des évêques tellement engagés contre le gouvernement qu’ils sont accusés de délit de haine. Au Brésil, les évêques voudraient un carême pour dépasser la violence, tandis qu’au Honduras, Notre Dame demeure l’élément d’unité d’une nation divisée. Une fois encore au Mexique deux prêtres ont été tués dans l’État de Guerrero. Plus préoccupant encore, la Cour interaméricaine des droits de l’homme impose le gender

 

Aux États-Unis, sur la question très tendue de l’Immigration, les évêques se sont dits satisfaits mais préoccupés. Au Canada, l’archevêque d’Ottawa remet en place le premier ministre sur ces ambiguïtés. On ne peut être catholique et pro avortement.

L’Orient chrétien connait toujours les mêmes tensions, vexations persécutions. Mgr Warda a tenu à rappeler que les musulmans persécutent les chrétiens depuis 1 400 ans… et n’ont donc pas attendu daesh pour cela. Au Liban, des musulmans ayant profané une statue de la Vierge ont été condamnés à apprendre les sourates du Coran sur Marie. A Jérusalem, le ministre palestinien des affaires étrangères demande au Vatican d’organiser une conférence, tandis que la loi sur la taxation des propriétés religieuses passe mal et a entraîné la  fermeture du Saint-Sépulcre en signe de protestation

A Damas, un quotidien qui ne change pas… 3 enfants de l’école franciscaine ont été tués par un tir de mortier

Les catholiques d’Afrique sont confrontés pour leur part aux nombreuses et diverses crises nationales.

Au Kenya, face à l’inconstitutionnalité, au mépris des droits humains et des libertés, les évêques montent au créneau. Ils ont également  proposé de faire du carême un temps de réconciliation nationale autour du Christ. Pour sa part, L’Eglise sud-africaine s’excuse pour son rôle dans l’apartheid et les évêques se disent  satisfaits du nouveau président

Une Eglise d’Afrique qui se prépare  au Synode des jeunes et pose le défi de l’Eglise en Afrique : accueillir cette jeunesse et l’éduquer au discernement. Pour leur part, les médecins africains rejettent euthanasie et suicide assisté. Alors qu’une église en Égypte est érigée à la mémoire des martyrs coptes. L’université d’Al-Azhar (contre laquelle nous ne cessons de mettre en garde) ouvre ses portes aux Coptes qui acceptent …. de mémoriser le Coran….

Mais la situation est bien plus tendue en Asie où, cependant, on note quelques avancées.  En Inde, en un an, les attaques contre les chrétiens ont doublé. Ainsi, l’Assemblée des évêques s’est-elle ouverte sur fond de peur et de lynchages. Au Pakistan, face à la protestation, six lieux de culte chrétiens sont de nouveau autorisés. Un Pakistan mis sous pression économique par l’UE qui conditionne son aide au cas d’Asia Bibi. L’Azerbaïdjan a vécu l’ordination du premier évêque catholique, tandis qu’en Chine, 100 chrétiens ouïghours ont été envoyés en camps de “rééducation”. Au Timor-Oriental, les jésuites mettent fin à des décennies de pénurie d’eau. Aux, Philippines, c’est l’éruption volcanique du Mont Mayon qui met le diocèse de Legazpi sous-pression, alors que les mineurs perpétuent une belle tradition et offrent de l’or en action de grâce à la chandeleur.

Plus globalement dans le monde, on note  que près de 10 millions de musulmans se sont convertis au christianisme aujourd’hui, laissant entrevoir le début d’un mouvement massif. A Dublin, l’attention de fidèles a permis que pour la rencontre mondiale des familles, le matériel pro-LGBT soit retiré du livret. Rappel clair des règles, un prêtre australien qui a rompu le secret de confession a été excommunié. Enfin… Une loi ça s’abroge ! Les Bermudes mettent fin au mariage pour tous.

Telle fut l’intense activités des catholiques dans le monde en ce mois de février 2018.

Gaspar Folk.

 

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Kenya – Les évêques proposent de faire du carême un temps de réconciliation nationale autour du Christ

« Réconciliation pour la coexistence pacifique et l’intégration nationale, Justice pour tous » : ainsi que cela a été indiqué à l’Agence Fides, tel est le thème de la Campagne de Carême 2018 présentée à l’Université d’Uzima, au sein du Diocèse de Kisumu. « La réconciliation signifie la recomposition de ce qui a été séparé, la restauration de relations amicales entre partis ou la coexistence des communautés dans l’harmonie » a expliqué S.Exc. Mgr Kivuva Martin, Archevêque de Mombasa et Président de la Commission épiscopale Justice et Paix.

L’Archevêque a invité les kenyans à se réconcilier les uns les autres « pour le bien de la coexistence pacifique et de l’intégration nationale », à surmonter les différences ethniques et à agir « pour restaurer la dignité qui se trouve en toute personne ». « En tant que kenyans de différentes provenances, communautés et cultures, nous devons reconnaître que nous avons des ressemblances et des différences causées par de nombreux facteurs. Toutefois, si nous nous concentrons sur nos différences, nous serons condamnés » commente Mgr Kivuva Martin dans une note des Evêques d’Afrique orientale envoyée à Fides.

En outre, l’Archevêque a souligné que, comme chrétiens et croyants, le Christ constitue le point de départ : « Sa prière, afin qu’ils puissent être uns (Jn 17, 21) est venue du fond de Son cœur, alors que Ses Apôtres discutaient pour savoir qui parmi eux était le plus grand ».

La Campagne de Carême est répartie en approfondissements hebdomadaires. Le premier se concentre sur la bonne gestion publique et sur la manière de faire face à l’incompétence et à la corruption au niveau local et national. Le thème de la II° semaine évoque la réconciliation alors que la III° semaine se concentre sur la jeunesse, la IV° concernant la sécurité au sein de la communauté et la V° et dernière la protection de l’enfance.

« Cette Campagne constitue un événement national annuel qui réunit les Evêques, le clergé, les religieux et les religieuses ainsi que les fidèles laïcs de tout le Kenya pour prier et de préparer à Pâques. Il s’agit également d’un temps de pénitence, de jeûne et de partage avec les moins favorisés, à l’exemple de Jésus Christ qui a donné Sa vie pour les hommes » concluent les Evêques.

Source Agence Fides

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Kenya – Inconstitutionnalité, droits humains, libertés, les évêques montent au créneau

Les évêques kényans ont fait part de leurs préoccupations face à la situation politique dans leur pays, dans un communiqué publié vendredi 2 février. « En tant qu’Église, dont le mandat est de promouvoir la paix et la justice, nous sommes préoccupés par les actions anticonstitutionnelles du gouvernement et de l’opposition » écrit Mgr Philip Anyolo, président de la conférence épiscopale du Kenya (KCCB) et évêque de Homa Bay, à l’ouest du pays, en bordure du lac Victoria.

Le pays connaît un regain de tensions depuis que Raila Odinga a prêté serment en tant que « président du peuple » mardi 30 janvier. Raila Odinga, leader de la National Super Alliance (la Nasa, coalition de l’opposition) continue de revendiquer la victoire à l’élection présidentielle de 2017 face au candidat sortant Uhuru Kenyatta. Le scrutin, marqué par l’annulation en justice d’un premier vote en août, a été suivie de mois de troubles qui ont fait 92 morts, selon des défenseurs des droits de l’Homme, principalement dans la répression de manifestations de l’opposition.

Depuis mercredi, trois opposants, George Aladwa, TJ Kajwang et Miguna Miguna, ont été arrêtés pour avoir participé à l’investiture symbolique de Raila Odinga. Les trois principales chaînes privées de télévision kényanes, Citizen TV, NTV et KTN News, sont également suspendues depuis mardi pour avoir voulu retransmettre la cérémonie et les autorités ignorent depuis jeudi une décision de justice autorisant ces chaînes, inaccessibles au petit écran, mais qui continuent à diffuser sur internet, à reprendre l’antenne.

« La fermeture des medias nationaux ne présage rien de bon pour la liberté d’expression et la liberté de la presse dans le pays », selon la conférence épiscopale, qui dénonce des mesures « rétrogrades qui dégradent les avancées positives que le pays et le peuple ont concrétisé dans la Constitution en tant que contrat social ».

« Nous devons comprendre qu’aucune avancée n’est possible sans la paix », concluent les évêques, en appelant au respect des droits humains et des libertés fondamentales. Ils invitent tous les Kényans à les rejoindre le 10 février, à Kisumu,  pour le lancement de la campagne de Carême dont le thème est cette année « La réconciliation pour une coexistence pacifique et une intégration nationale … La paix pour tous ».

 

Source Vatican News

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Prêtre tué au Kenya – Un assassinat politique ?

Un prêtre kenyan a été tué. Il s’agit du Père Evans Juma Oduor, retrouvé inconscient au soir du Dimanche 22 octobre dans les environs d’une plantation de canne à sucre sise non loin du Chiga Market Centre de Muhoroni, à 30 Km du couvent de Nyabondo. La carcasse brûlée de sa voiture a été retrouvée à cinq kilomètres de distance du lieu où il a été découvert.

Transporté à l’hôpital, le Père Evans Juma Oduor, qui présentait une blessure à la tête, est mort quelques heures après, sans avoir repris connaissance. Le Père Evans Juma Oduor était Curé de la Paroisse de Sigomore appartenant à l’Archidiocèse de Kisumu, dans l’ouest du Kenya.

Selon la presse locale, voici deux semaines, le Père Evans Juma Oduor avait lancé un appel public au gouvernement afin qu’il cesse de tuer les Lui, ethnie à laquelle appartient Raila Odinga, le principal adversaire du Président sortant, Uhuru Kenyatta, dans le cadre des élections présidentielles du 8 août dernier, ensuite annulées par la Cour Suprême sur la base d’un recours déposé par ce même Raila Odinga. Kenyatta. On se souviendra que la Cour Suprême avait motivé sa décision d’annulation du scrutin du 8 août dernier par le fait que « la Commission électorale avait ignoré ou refusé de conduire les élections présidentielles d’une manière cohérente avec les dispositions de la Constitution ».

Ces derniers jours, plus de 40 personnes ont perdu la vie dans le cadre d’affrontements avec la police. La lutte politique a en outre pris une dimension ethnique qui rappelle les très graves incidents ayant éclaté voici quelques 10 ans en arrière après les élections présidentielles contestées de décembre 2007, incidents qui avaient fait des milliers de morts et des millions d’évacués.

 

Source Agence Fides

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Kenya – Les catholiques peu convaincus par les responsables politiques

« Il existe de nombreuses choses qui vont mal actuellement dans ce pays alors que les moyens de communication semblent se focaliser seulement sur les hommes politiques » indique à l’Agence Fides Rose Achiego, laïque catholique engagée dans le secteur des communications. « Prenons par exemple – dit-elle – l’impact de la grève des infirmiers, qui a paralysé les activités du dispensaire d’Uthiru, où les enfants souffrent et meurent même suite à des maladies guérissables ».

« Les progrès qui ont été faits au fil des années semblent perdus » ajoute Rose Achiego, qui demande « aux responsables politiques de trouver une porte de sortie à l’impasse actuelle et d’unir le pays ».
Le Kenya connaît actuellement une crise politique dérivant de l’annulation du scrutin présidentiel du 8 août dernier de la part de la Cour Suprême et des polémiques relatives à la Commission électorale indépendante (IEBC) qui devra organiser et superviser la réitération des élections prévue pour le 26 octobre. Or l’un des principaux responsables de l’IEBC, Roselyn Akombe, a démissionné hier, 18 octobre, en affirmant que cet organisme n’était pas en mesure d’assurer un scrutin crédible.
La crise politique s’insère dans un climat déjà tendu à cause de la grève qui paralyse depuis des mois le secteur sanitaire et des tensions dans les écoles. « Malheureusement – se plaint Rose Achiego – les hommes politiques prononcent actuellement des discours qui, au lieu d’unir les kenyans, créent des fractures quotidiennes ».

« Attendu que nous sommes au mois d’octobre, les catholiques devraient dédier plus de temps à prier la Très Sainte Vierge Marie, Notre Mère, afin de trouver une solution à ce qui se passe. Nous ne savons pas bien où nous allons. Il existe une division flagrante entre les partisans de la NASA – la coalition d’opposition – et ceux du Jubilee – le parti du Président sortant, Uhuru Kenyatta ».

« Il s’agit d’une situation tendue mais de nombreux kenyans ont pris leur décision sur leur affiliation politique. Toutefois, je crois qu’il existe une population au Kenya qui ne se préoccupe pas de la personne du Président mais de son propre poste de travail et de la manière dont défendre les besoins des familles » affirme Magdalene Nafula, membre de l’association Jeunes Adultes de Sainte Joséphine Bakhita de la Paroisse Sainte Marie de Mukuru (Nairobi).

« Il existe une grande confusion dans notre pays et il n’est pas certain que les élections aient bien lieu le 26 » déclare à Fides Sœur Margaret Mutiso, qui coordonne l’Association des étudiants du Collège universitaire de Tangaza, à Nairobi. Elle ajoute : « L’état d’âme semble indiquer qu’il ne peut y avoir d’élections vues les dernières révélations faites par le Commissaire qui vient de démissionner et les pressions extérieures exercées sur l’IEBC. Le pays ne semble pas prêt pour la réitération des élections et ceci est préoccupant parce que nous ne savons vraiment pas ce qui se passera », sentiments qui sont partagés également par Sœur Béatrice Merceline, qui œuvre au sein du Diocèse de Bungoma.
Sœur Mutiso attribue l’incertitude présente dans le pays aux hommes politiques, déclarant, en se référant au Président Uhuru Kenyatta et à Raila Odinga, que « la confusion est accentuée par le manque de volonté des deux principaux responsables de s’asseoir et de dialoguer, chacun voulant remporter la victoire et ce sans chercher à créer une atmosphère permettant des élections libres et crédibles dont les résultats puissent être acceptés ».

 

Source agence Fides

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Kenya – L’Eglise catholique, ciment de l’unité du pays

Parmi les tensions politiques au Kenya, l’Eglise catholique constitue une voix qui contribue à désamorcer les risques de polarisations sociales et politiques et s’efforce de conserver le pays uni. « Outre les lettres que nous avons écrites en tant qu’Evêques catholiques, nous avons dû faire des efforts de fonds, demandant aux différentes parties de mettre fin aux impasses » affirme S.Exc. Mgr Philip Anyolo, Evêque de Homa Bay et Président de la Conférence épiscopale du Kenya (KCCB) dans un entretien exclusif à l’Agence Fides. « Au travers de cette approche, j’ose dire que c’est l’Eglise qui a conservé le pays uni, en élevant une voix qui n’était pas celle des hommes politiques » ajoute-t-il.

Pour continuer à lire l’analyse sur le site d’Omnis Terra

 

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Kenya – Les évêques lancent une neuvaine avant les élections

« Nous apprécions la manière relativement pacifique dont a été menée la campagne électorale. Nous demandons à l’ensemble des candidats de continuer à se comporter avec tenue et sobriété au cours de ce qui reste de la campagne électorale, afin d’obtenir une plus grande cohésion et intégration nationales » écrivent les Evêques du Kenya dans le Message par lequel ils annoncent une Neuvaine de prière pour le déroulement pacifique des élections générales du 8 août. La Neuvaine, qui se tient dans toutes les Paroisses des Diocèses kenyans, a débuté hier, Dimanche 30 juillet, et s’achèvera le 7 août au soir.

Les Evêques exhortent les jeunes « à ne pas recourir à la violence et à devenir au contraire des artisans de paix. Nous les exhortons à soutenir la culture de la paix et à s’engager au sein des activités de construction de la paix ». Il est par ailleurs demandé aux moyens de communication de « demeurer objectifs afin de contribuer à créer un environnement serein et de promouvoir la culture de la justice, de la paix et de la réconciliation ».

La Conférence épiscopale reconnaît les résultats jusqu’ici obtenus par l’IEBC (Independent Electoral and Boundaries Commission) en ce qui concerne la préparation du vote et fait appel à tout un chacun afin qu’ils supportent son travail et celui des groupes et associations chargés de vérifier le caractère correct du scrutin.

 

Source Agence Fides