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La Salette et l’incendie de Notre-Dame de Paris

Le secret de La Salette et la France

Dans les deux dernières rédactions du secret, celle de 1860 écrite à Marseille et celle de 1878 écrite à Castellammare di Stabia, laquelle fut envoyée à Léon XIII, se trouvent diverses prophéties sur le monde et sur l’Église (voir lettre de liaison n° 91). Et dans les prophéties sur le monde, certaines concernent plus particulièrement l’Italie et la France. En particulier, dans les deux versions, il est dit : « Paris sera brûlé et Marseille englouti. »

Nombreux furent ceux qui s’insurgèrent contre ce texte, notamment plusieurs évêques français. Les opposants à ce texte affirmaient que Mélanie était une folle et une affabulatrice. Nous avons vu ce qu’il fallait penser de ces affirmations dans la dernière lettre de liaison. Jusqu’à il y a peu, ils soutenaient que seule la première version du secret, écrite le 6 juillet 1851 à la demande de l’évêque de Grenoble, Mgr de Bruillard, et qui fut remis au pape Pie IX deux semaines plus tard (voir lettre de liaison n° 86), était authentique, que tout le reste était une invention de Mélanie. On pensait cette version perdue, ce qui permettait de dire que la prophétie concernant Paris était une affabulation de la voyante. Mais, le 3 octobre 1999, elle fut retrouvée dans les archives du Vatican par l’abbé Michel Corteville (sur l’histoire de cette découverte, voir le livre écrit avec l’abbé Laurentin Découverte du secret de La Salette). En voici le début :

Mélanie, je vais vous dire quelque chose que vous ne direz à personne :
Le temps de la colère de Dieu est arrivé !
Si, lorsque vous aurez dit aux peuples ce que je vous ai dit tout à l’heure, et ce que je vous dirai de dire encore, si, après cela, ils ne se convertissent pas, (si on ne fait pas pénitence, et si on ne cesse de travailler le dimanche, et si on continue de blasphémer le Saint Nom de Dieu), en un mot, si la face de la terre ne change pas, Dieu va se venger contre le peuple ingrat et esclave du démon.
Mon Fils va faire éclater sa puissance !
Paris, cette ville souillée de toutes sortes de crimes, périra infailliblement.
Marseille sera détruite en peu de temps.

Deux ans plus tard, Mgr Ginoulhiac remplaça Mgr de Bruillard à la tête de l’évêché de Grenoble. Assez réservé sur l’apparition de La Salette bien qu’elle ait été reconnue par son prédécesseur et n’ayant pu prendre connaissance des secrets confiés à Mélanie et Maximin puisqu’ils se trouvaient entre les mains du pape Pie IX, le nouvel évêque demanda aux deux voyants de lui en remettre une nouvelle version. Le 12 août 1853, Mélanie lui remit donc une nouvelle version du secret qu’elle avait reçu. En voici une partie :

Les personnes consacrées à Dieu, oublieront leurs devoirs de religion et tomberont dans un grand relâchement et presque dans l’oubli de Dieu.
Enfin tout le monde oubliera son créateur. Ce sera alors que commenceront de nouveaux châtiments. Dieu irrité contre tout le monde, les foudroiera infailliblement de la manière que je vais dire : un mauvais homme régnera sur la France, il persécutera la religion, on fermera les églises, on les brûlera ; une grande et longue famine viendra, accompagnée de la peste et d’une guerre civile ; dans ce même temps, Paris sera détruite, Marseille sera inondée.

L’interprétation des prophéties
Cette prophétie peut déconcerter. C’est une des raisons pour lesquelles nombreux sont ceux qui ont pensé ou pensent qu’il s’agit d’une invention de Mélanie. Mgr Zola, l’évêque de Lecce, qui a été pendant plusieurs années le confesseur de Mélanie, explique qu’il s’agit d’un langage prophétique qui a son style propre et que tout n’est pas nécessairement à prendre à la lettre.

De plus, il faut éviter une erreur courante qui consiste à chercher à deviner l’avenir en essayant de prévoir la date des événements futurs annoncés, attitude condamnée par l’Église (voir lettre de liaison n° 91). Car l’avenir n’appartient qu’à Dieu. Cela ne signifie qu’il n’est pas possible d’avoir parfois des indications sur l’avenir. Hérode fit demander aux princes des prêtres et aux scribes quand et où devait naître le Messie. Il était donc possible de déduire des prophéties, une époque précise pour la naissance du Sauveur. Mais une telle interprétation est réservée à l’Église.

Pour autant, il ne faut pas négliger les prophéties. Une prophétie étant une parole divine, elle a nécessairement son utilité. Si l’Église interdit d’essayer de prévoir l’avenir, elle n’interdit pas de réfléchir aux avertissements contenus dans les prophéties. Saint Paul dans sa première épître aux Thessaloniciens dit : « N’éteignez pas l’esprit. Ne méprisez pas les prophéties, mais éprouvez toutes choses et retenez ce qui est bon. » (1 Th, V, 19-21). Et dans la Somme théologique, saint Thomas d’Aquin enseigne :

La prophétie est nécessaire au gouvernement du peuple. Et cela d’une manière significative, principalement en ce qui concerne le culte divin, auquel la nature ne suffit pas ; il y faut la grâce. (Somme théologique, IIa-IIae, q. 172, art. 1)
Jérôme écrit : « Il n’est pas dit qu’après saint Jean il n’y ait plus eu de prophètes ; nous lisons, en effet, dans les Actes des Apôtres, qu’Agabus a prophétisé, ainsi que les quatre vierges, filles de Philippe. » En outre, l’Apôtre Jean a écrit aussi un livre prophétique sur la fin de l’Église. Et, à chaque période, il n’a pas manqué d’hommes ayant l’esprit de prophétie, non sans doute pour développer une nouvelle doctrine de foi, mais pour diriger l’activité humaine. (Somme théologique, IIa-IIae, q. 174, art. 6)

Une telle réflexion sur les prophéties n’est pas réservée aux seuls clercs. Après avoir reçu le secret de La Salette et après en avoir discuté avec Mélanie elle-même, Léon XIII demanda à un avocat marseillais, M. Amédée Nicolas, de rédiger une explication du secret de La Salette afin qu’on le comprenne bien (voir lettre de liaison n° 91).

De plus, après la réalisation des faits, une prophétie s’éclaire d’elle-même. Les prophéties contenues dans le message de Fatima en sont un exemple. Ainsi, le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge avait dit : « Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. » Nul ne pouvait prévoir quand se réaliserait cette prophétie. Mais après l’embrasement du ciel dans la nuit du 25 au 26 février 1938, la prophétie prenait tout son sens. Sœur Lucie n’hésita pas une seconde. Et à cette époque, si les hommes avaient pu interpréter correctement ce signe, peut-être aurait-il été possible d’éviter la guerre qu’il annonçait. Mais à cette date, personne n’avait encore voulu demander à sœur Lucie le contenu de son secret.

Et comme pour celui de Fatima, l’Église semble se désintéresser de celui de La Salette, alors que deux papes, Pie IX et Léon XIII, en ont reconnu l’authenticité. Aussi, pour essayer de comprendre ce secret, ne reste-t-il que la possibilité de le comparer avec les prophéties contenues dans la Bible. Sur ce point, l’histoire de Ninive est très éclairante. Essayons de voir prudemment ce qu’il est possible d’en tirer, laissant le soin à l’Église de confirmer ou infirmer ces réflexions.

Histoire de Ninive
L’histoire de Jonas est bien connue. Rappelons-la brièvement.

« La parole de Yahweh fut adressée à Jonas, fils d’Amathi, en ces termes : “Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et prêche contre elle ; car leur méchanceté est montée jusqu’à moi.” » Au lieu de faire ce que Dieu lui demandait, Jonas commença par fuir et prit un bateau pour Tharsis. Une tempête s’éleva. Ayant appris que Jonas avait désobéi à un ordre divin, l’équipage le jeta à la mer et la tempête s’apaisa. Jonas fut alors avalé par un grand poisson dans les entrailles duquel il resta trois jours et trois nuits. Jonas implora Yahweh et le poisson le rejeta sur le rivage.

Alors Dieu demanda une seconde fois à Jonas d’aller à Ninive. « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et prêche-lui la prédication que je te dirai. » Jonas se rendit donc à Ninive.

Il prêcha et dit : « Encore 40 jours, et Ninive sera détruite !… » Les gens de Ninive crurent en Dieu ; ils publièrent un jeûne et se revêtirent de sacs, depuis le plus grand jusqu’au plus petit. La chose étant parvenue au roi de Ninive, il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac et s’assît sur la cendre. Et on cria dans Ninive et on dit, par décret du roi et de ses grands, ces paroles : « Que ni hommes ni bêtes, bœufs et brebis, ne goûtent rien, ne paissent point et ne boivent point d’eau ; qu’ils se couvrent de sacs, hommes et bêtes, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils se détournent chacun de sa mauvaise voie et des actions de violence que commettent ses mains ! Qui sait si Dieu ne viendra pas à se repentir, et s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère, en sorte que nous ne périssions point ? »

L’explication du roi est très juste. Si les Ninivites se détournent de leur mauvaise conduite, Dieu se ravisera et ne détruira pas Ninive. Et c’est ce qui se passa : « Dieu vit ce qu’ils faisaient, comment ils se détournaient de leur mauvaise voie ; et Dieu se repentit du mal qu’Il avait annoncé qu’Il leur ferait ; et Il ne le fit pas. » Ces expressions manifestent non pas que Dieu puisse se mettre en colère, mais que Dieu est à la fois juste et miséricordieux.

Le récit de la Bible aurait pu en rester là. Mais afin de mieux nous faire comprendre le sens de cette prophétie, la Bible rapporte une anecdote qui peut prêter à sourire, mais est riche d’enseignements. Jonas fut mécontent de la réaction divine ! En effet, il avait prédit que Ninive serait détruite dans 40 jours et Ninive ne fut pas détruite. Le prophète était donc ridiculisé. Il était d’autant plus furieux qu’il se doutait par avance de ce qui arriverait à cause de la pitié et de la tendresse de Dieu.

Jonas en éprouva un vif chagrin, et il fut irrité. Il fit une prière à Yahweh et dit : « Ah ! Yahweh, n’est-ce pas là ce que je disais lorsque j’étais encore dans mon pays ? C’est pourquoi je me suis d’abord enfui à Tharsis ; car je savais que vous êtes un Dieu miséricordieux et clément, lent à la colère, riche en grâce et vous repentant du mal. Maintenant, Yahweh, retirez donc de moi mon âme, car la mort vaut mieux pour moi que la vie. »

Réaction plutôt surprenante ! Car le prophète avait obtenu ce qu’il demandait : pour éviter la destruction de la ville, il ordonne au peuple de se repentir ; celui-ci lui obéit et la ville n’est pas détruite. Évidemment, la prophétie aurait été plus spectaculaire si le peuple ne s’était pas converti et que Dieu avait détruit Ninive. Mais Dieu cherche d’abord la conversion du pécheur.

L’histoire de Ninive est réconfortante, car elle a une fin heureuse, les habitants ayant obéi aux injonctions du prophète. Mais ce n’est pas toujours le cas : les demandes de Notre-Dame à Fatima n’ayant pas été satisfaites, la seconde guerre mondiale eut bien lieu. L’histoire de Ninive montre que si Dieu se montra miséricordieux et n’exécuta la sentence prononcée par Jonas, ce fut parce que le peuple se repentit sincèrement.

Autre enseignement de l’histoire de Ninive : malgré sa précision, « Dans 40 jours Ninive sera détruite », la prophétie reste conditionnelle. Le peuple ne sera châtié que s’il ne se repentit pas. Dieu respecte la liberté humaine. Voilà pourquoi l’Église interdit de chercher à deviner précisément l’avenir. La prophétie est d’abord, comme le dit saint Thomas, pour nous rappeler nos devoirs envers Dieu et nous guider.

Une leçon pour notre temps
Que peut-on en conclure concernant la prophétie du secret de La Salette ? Si nous ne nous corrigeons pas, Paris sera brûlé. L’incendie de Notre-Dame ne serait-il un avertissement de la miséricorde divine pour nous rappeler que la prophétie de Notre-Dame est toujours valide ?

La première fois, Jonas a parfaitement entendu l’oracle divin, mais n’a pas voulu le suivre. Jonas a alors été englouti par le poisson. Puis Dieu a donné une deuxième chance à Jonas. De même, le message de La Salette a été entendu par l’Église, mais il a été rejeté par de nombreux clercs (voir lettre de liaison n° 93). Après la première demande de Notre-Dame à La Salette, l’incendie de Notre-Dame peut être interprété comme un rappel de ce qui nous attend si nous ne nous convertissons pas.

Bien sûr, il ne nous appartient pas de dire si l’incendie constitue ou non un début de réalisation de la prophétie. Mais l’important n’est pas là. L’important est de nous rappeler quelle est la raison d’un tel châtiment. Or quelle est cette raison ? La Sainte Vierge l’a expliqué à Mélanie : les blasphèmes et le non-respect du dimanche. Mélanie le dit très clairement dans le secret rédigé en 1851 : « s’ils ne se convertissent pas, (si on ne fait pas pénitence, et si on ne cesse de travailler le dimanche, et si on continue de blasphémer le Saint Nom de Dieu), … Dieu va se venger. » Or de nos jours, en France, la participation à la messe dominicale est tombée en-dessous de 2 % (voir enquête de La Croix du 11 janvier 2017). Quant aux blasphèmes, c’est un journal fermement soutenu par le gouvernement qui les profère. Cent soixante-dix ans après l’avertissement de Notre-Dame, la situation, non seulement ne s’est pas arrangée, mais elle s’est même dégradée. Dans ces conditions, comment Dieu ne rappellerait-il pas l’avertissement de Notre-Dame ? Un tel rappel est une manifestation de sa miséricorde.

Alors que faire ? Ce que demanda Jonas aux Ninivites et qui eut la vertu d’écarter le châtiment prévu par la Justice divine. Le prophète ordonna que tout le peuple jeûne, y compris les animaux. La Bible nous fait comprendre par là que pour apaiser la colère divine et éloigner les châtiments que nous méritons, il ne suffit pas de quelques prières vite faites : il faut une vraie conversion.

Il faut aussi que le roi lui-même ordonne le jeûne ; mais le roi de Ninive ne le fit qu’après que le peuple eut commencé à se repentir. Cette remarque vaut pour nous aussi. Si nous voulons que nos gouvernants se repentent, édictent des lois conformes à la volonté divine et empêchent les blasphèmes publics au lieu de les favoriser, nous devons commencer par nous repentir et réparer.

À la Salette, la Sainte Vierge demanda de ne pas blasphémer et de respecter le dimanche. À Fatima, l’Ange demanda aux petits voyants de réparer : « Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne Vous aiment pas. » (Printemps 1916). « Je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. » (Automne 1916) Et l’année suivante, Notre-Dame demanda également d’offrir chaque sacrifice « en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »  Elle demanda aussi la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Déjà, deux siècles et demi plus tôt, Notre-Seigneur avait demandé à sainte Marguerite-Marie de communier le premier vendredi du mois, expliquant que le culte rendu à son Sacré-Cœur a pour vertu de réparer « les irrévérences, sacrilèges, froideurs et mépris » dont le Saint-Sacrement est l’objet et « les indignités qu’Il reçoit lorsqu’Il est exposé sur les autels ».

Par ces pratiques, nous pouvons apaiser la colère divine et ainsi éloigner les catastrophes comme celle qui vient de frapper Notre-Dame de Paris. Alors demain, fête de l’Invention de la Sainte Croix, qui est un premier vendredi du mois, communions pour réparer tous les outrages envers Notre-Seigneur, en particulier celui envers sa Sainte Face commis le 13 mars dernier. Et après-demain samedi, premier samedi du mois, n’oublions la communion réparatrice pour réparer les blasphèmes contre Notre-Dame.

Enfin, soyons assidu à réciter la deuxième prière de l’Ange, à offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs. Dieu ne nous demande pas forcément de jeûner comme les Ninivites, mais de suivre sa loi, en particulier la loi morale, si universellement bafouée de nos jours, et d’accomplir notre devoir d’état, puis d’offrir les sacrifices que demande une telle attitude pour la conversion des pécheurs, en particulier des blasphémateurs.

 

Yves de Lassus,

Source Cap Fatima

Doctrine / Formation

Le message de La Salette

d’Yves de Lassus dans la lettre de liaison n°88 de l’association Cap Fatima :

Chers amis,

S’il convient d’accorder une attention prioritaire à la partie non secrète du message de Fatima, toutefois, s’agissant de paroles de Notre-Dame, aucune partie de ce message ne peut être ignorée, en particulier ce que l’on appelle improprement le troisième secret. C’est pourquoi, dans les dernières lettres de liaison, nous avons été conduits à regarder dans les révélations privées précédant les événements de Fatima s’il ne se trouvait pas des éléments apportant quelques éclaircissements sur ce troisième secret. Dans cette optique, trois révélations ont déjà été analysées : une faite au Padre Pio en 1913 (lettre de liaison n° 82), une faite au pape Léon XIII en 1884 (lettre de liaison n° 83) et une faite au bienheureux abbé Cestac en 1864 (lettre de liaison n° 84). Cette dernière nous a conduit à analyser ensuite l’apparition de Notre-Dame à La Salette en 1846, la date de 1864 se trouvant dans le secret confié à Mélanie. En effet, Notre-Dame lui dit : « En l’année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer ; ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu.  »

Avant d’analyser le secret de La Salette, il convient de noter l’étonnant parallèle qui existe entre les apparitions de Fatima et de La Salette. Dans chaque cas, les voyants sont de très jeunes bergers, ne sachant ni lire ni écrire, réputés d’une intelligence très moyenne et n’ayant qu’une éducation rudimentaire.

Les apparitions ont eu lieu en pleine campagne alors que les petits voyants gardaient leur troupeau.
La reconnaissance des apparitions eut lieu après un temps relativement bref : cinq ans pour La Salette, treize ans pour Fatima.
Parmi les apparitions reconnues par l’Église, ce sont celles qui ont le message le plus riche. De plus, les deux  messages contiennent une partie secrète, ce qui rendit les apparitions rapidement célèbres.
À chaque fois, les faits furent connus très tôt : le soir de la première apparition. Le curé fut très vite mis au courant et interrogea les voyants le lendemain matin dans le cas de La Salette, une dizaine de jours après dans le cas de Fatima.

Ce parallèle entre les deux apparitions nous incite à comparer les deux messages.
Le message de La Salette comprend trois éléments : une partie publique révélée le soir-même de l’apparition, une partie secrète confiée à Maximin seul et une autre partie secrète confiée à Mélanie seule.
Pour Fatima, le message comprend non seulement le secret confié le 13 juillet 1917, dont sœur Lucie révéla une grande partie en 1941, mais aussi toutes les paroles de l’Ange et de Notre-Dame lors des autres apparitions. Ce message fut ensuite précisé par les apparitions qu’eut sœur Lucie au cours de sa vie, notamment à Pontevedra et Tuy.

Voyons, pour commencer, la partie publique du message de La Salette. Elle fut connue très tôt, car le lendemain de l’apparition, le matin avant la messe, le curé recueillit la déposition des deux enfants, et le soir-même les deux maîtres de Mélanie et Maximin mirent par écrit ce que les enfants leur avaient dit. Le jour suivant, les voyants furent contraints de se séparer, car Maximin dut rentrer dans sa famille à Corps, village situé à 7 km de La Salette. Le message fut ensuite connut par les très nombreux interrogatoires subis par les voyants dans les semaines qui suivirent l’apparition, en particulier par l’interrogatoire qui eut lieu à l’évêché le 29 mai 1847 devant six témoins. Maximin fut interrogé seul le matin, entre 9 h et midi, et Mélanie l’après-midi de 16 h à 18 h. Il est très impressionnant de voir que les deux textes de Mélanie et de Maximin sont pratiquement identiques (à quelques mots près), alors que les deux voyants ont été interrogés séparément et qu’ils s’étaient très peu vus puisqu’ils se rencontrèrent pour la première fois la veille de l’apparition et furent séparés le surlendemain. Enfin, l’un et l’autre étaient connus pour n’avoir aucune mémoire et peu d’intelligence. Comment ont-ils pu retenir un texte aussi long dont une partie dans une langue qu’ils ne connaissaient pas ? Sans constituer une preuve formelle de l’authenticité, ce point montre au moins qu’il ne s’agit pas d’un phénomène purement naturel. (Le récit de Mélanie est donné en annexe de cette lettre.)

Pour une bonne part, le message de La Salette est un véritable enseignement catéchétique. Il rappelle notamment sept points suivants :

  1. Il ne faut plus offenser Notre-Seigneur : «  Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller la main de mon Fils. Elle est si lourde et si pesante que je ne puis plus la retenir.  »
  2. Il ne faut pas travailler le dimanche : « Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils.  »
  3. Le blasphème est une faute grave : «  Ceux qui conduisent les charrettes ne savent pas parler sans y mettre le nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils. »
  4. Il faut assister à la messe tous les dimanches : « Il ne va que quelques femmes un peu âgées à la messe ; et les autres travaillent tout l’été le dimanche ; et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe que pour se moquer de la religion.  »
  5. Il faut s’abstenir de viande certains jours : « Le carême, ils vont à la boucherie comme les chiens. »
  6. Il faut prier tous les jours, soir et matin : «  Il faut bien la faire [la prière], soir et matin.  »
  7. Il faut au moins réciter un Pater et un Ave : « Quand vous ne pourrez pas mieux faire, dites un Pater et un Ave ; et quand vous aurez le temps et que vous pourrez mieux faire, vous en direz davantage. »

Comparons maintenant avec le message de Fatima.
Le premier point correspond parfaitement à la dernière demande de Notre-Dame à Fatima : « N’offensez pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé. » Cette demande placée soit au début, soit à la fin du message, montre son importance : Notre-Dame demande avant tout de ne plus offenser son Fils en se soumettant à sa loi.
Les deux derniers points correspondent aux premiers points du message de Fatima. En effet, au printemps 1916, l’Ange dit : « Priez avec moi.  » et durant l’été : «  Que faites-vous ? Priez. Priez beaucoup. » Et l’année suivante, la Sainte Vierge précisa comment prier en demandant à chaque apparition de réciter le chapelet tous les jours.
À La Salette, Notre-Dame demanda simplement de réciter chaque jour, matin et soir, au moins un Pater et un Ave, et si possible plus. À Fatima, elle précisa que la prière qu’elle demandait était le chapelet quotidien. De plus, Notre-Dame et l’Ange enseignèrent chacun deux prières aux petits voyants.

Quant aux quatre autres points du message de La Salette, ils rappellent l’impérieuse nécessité d’obéir à deux commandements de Dieu (le 2e : « Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain  » et le 3e : « Souviens-toi de sanctifier les fêtes ») et à deux commandements de l’Église (le 1er : « Entends la messe les dimanches et autres fêtes de précepte  » et le 2e : «  Abstiens-toi de viande les vendredis et autres jours prohibés »).

Cet enseignement se trouve également dans le message de Fatima. En effet, l’Ange et Notre-Dame demandèrent d’offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs (apparitions de l’été 1916 et du 13 juillet 1917). Quelques années plus tard, Notre-Seigneur précisa à sœur Lucie ce qu’il fallait entendre par sacrifice : «  Le sacrifice qu’exige de chacun l’accomplissement de son propre devoir et l’observance de ma loi, voilà la pénitence que je demande et que j’exige maintenant. » Or l’observance de la loi divine consiste justement à respecter les commandements de Dieu et de l’Église. Sur ce point, le message de Fatima ne se contente pas de rappeler certains commandements, mais demande l’application de toute la loi divine. Les faits récents montrent, hélas, la pertinence de ce rappel de Notre-Seigneur. Car, aujourd’hui malheureusement, les 6e et 9e commandements de Dieu (« Tu ne commettras pas d’actes impurs » et «  Tu ne désireras pas la femme d’autrui  ») sont terriblement bafoués.

Il y a donc un parallèle très fort entre les apparitions de La Salette et de Fatima, non seulement sur les conditions dans lesquelles elles eurent lieu, mais aussi sur l’enseignement prodigué. Ainsi, La Salette prépare Fatima en quelque sorte. En tout cas, l’enseignement de La Salette permet de mieux comprendre celui de Fatima.
En résumé, le Ciel nous demande de prier en récitant notre chapelet tous les jours et de ne plus offenser Notre-Seigneur en respectant la loi divine.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.
Yves de Lassus

En France #NLH #NLQ

Le Grand AIME de Marie, à vélo pour la France du 14 juillet au 15 août 2018 : une initiative à soutenir !

Du 14 juillet (fête nationale) au 15 août 2018 (ancienne fête nationale française et fête de l’Assomption) des jeunes de 20 à 35 ans se lanceront, pour la deuxième fois à vélo, pour retracer le « M » formé par les apparitions de la Vierge Marie au XIXe siècle en France (Lourdes, Pontmain, Pellevoisin, la rue du Bac et La Salette).

C’est un acte de foi pour la France où les pèlerins-cyclistes partent sur les pas de la Sainte Vierge. La mère du Christ veille de façon particulière sur la France depuis des siècles et nous voulons replacer notre pays sous sa protection maternelle afin qu’elle intercède pour elle auprès de son Fils Jésus-Christ.

À Pontmain le 17 janvier 1871, la Belle Dame dit : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. »

Comme Dieu passe par Marie pour se révéler et cheminer avec nous, nous devons passer par Marie, notre maman du Ciel, pour aller vers notre Père qui nous aime tant. C’est grâce à saint Louis-Marie Grignion de Montfort et à son Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge que nous nous sommes particulièrement rendu compte de la place si importante qu’occupe Marie. « Le Christ vaincra par Marie  », écrit-il.

Clarisse, pour le Grand AIME de Marie

Participer au pèlerinage par la prière : forums

Inscription / questions : Grand AIME de Marie

Site Internet : Grand AIME de Marie

Une communication de l’association mariedenazareth.com

NLQ #Sorties/Animations

Terre de pèlerins – 8e journées “Cinéma & Réconciliation” à Notre-Dame de La Salette (38)

Huitièmes Journées Cinéma & Réconciliation proposées par le sanctuaire marial Notre-Dame de la Salette en Isère sur le thème ” Terre de pèlerins “… Pèlerins, visiteurs, touristes, familles, paroisses, groupes ; venez et vous verrez … Films et débats, ateliers, temps de convivialité et de recueillement – Entrée libre et gratuite

Les journées cinématographiques à Notre-Dame de La Salette sont organisées par l’Association « Cinéma – Rencontres à La Salette en Isère » (ACRS). Dans ses statuts, l’association se définit en tant qu’ayant « pour but d’organiser des événements, des rencontres et des animations, en particulier du type audiovisuel sous toutes ses formes, à l’échelle internationale, en particulier au Sanctuaire de Notre-Dame de La Salette en Isère ». L’association agit en lien étroit avec le Père Recteur du Sanctuaire et l’Association des Pèlerins de Notre-Dame La Salette. Elle compte actuellement 58 membres. Ses moyens pour organiser cet évènement proviennent des dons de ses membres ainsi que de ses partenaires et mécènes.

8eme Journées ” Cinéma & Réconciliation “,
du jeudi 2 au dimanche 5 novembre 2017.

Thème : ” Terre de pèlerins “

Films et débats, ateliers, temps de convivialité et de recueillement – Entrée libre et gratuite
Tous les détails (programme, invités, modalités de participation etc.) sur : www.cinemalasalette.fr
Contact : cinemalasalette@gmail.com

Réservation de l’hébergement
Sanctuaire de Notre Dame de La Salette
Service Réception
Tél : + 33 (0) 4 76 30 32 90
Fax : +33 (0) 4 76 30 03 65
Courriel : reception@lasalette.cef.fr

Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Pèlerinage diocésain : “A l’écoute de l’Esprit ” – Diocèse de Grenoble

Comment se rendre à La Salette ?

  • Marche-pèlerinage du samedi matin : il est nécessaire de vous pré-inscrire : 04 38 38 00 36 // marchesalette2017@diocese-grenoble-vienne.fr
  • Transport par car le samedi, pour les pèlerins qui souhaiteraient passer tout le week-end à La Salette : départ de la gare routière de Grenoble à 8h
    inscription auprès de la Direction des pèlerinages avant le 15 septembre : 04 38 38 00 36 (mardi matin et vendredi après-midi)
  • Hébergement et repas : les personnes qui viennent par leurs propres moyens, que ce soit le week-end ou le dimanche, et ceux qui viennent avec les cars de la Direction des pèlerinages, doivent s’inscrire directement et à l’avance auprès de l’accueil du sanctuaire de la Salette : 04 76 30 32 90 (préciser qu’il s’agit du pèlerinage diocésain de Grenoble-Vienne
  • Transport des pèlerins pour la journée du dimanche organisé par les paroisses

Tout le programme du pèlerinage diocésain ci-dessous

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Le 15 août à La Salette

C’est au sanctuaire de La Salette que les cyclistes du Grand M de Marie terminent leur pèlerinage marial pour la France. Venez prier avec eux !

Lundi 14 août 2017
7h00 – Messe
7h45 – Laudes solennelles
10h30 – Messe du pèlerinage
14h00 – Présentation du Message de Notre-Dame de La Salette sous forme audiovisuelle
18h30 – Vêpres solennelles
20h30 – Messe de la vigile suivie de la procession aux flambeaux

Mardi 15 août 2017
7h00 – Messe
7h45 – Laudes solennelles
9h00 – Présentation du Message de Notre-Dame de La Salette
10h30 – Messe du pèlerinage
11h45 – Messe
14h15 – Adoration et procession eucharistique
16h00 – Messe
17h00 – Chapelet médité
18h45 – Vêpres solennelles
20h45 – Veillée de prière et la procession aux flambeaux

Vous pouvez prolonger votre séjour après l’Assomption pour participer à la Semaine mariale, du 14 au 20 août.

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Le diocèse de Belley-Ars en pèlerinage à La Salette

« Sur les pas de Maximin et Mélanie, découvrir la Salette et le message de la Belle Dame »

C’est le thème de ce pèlerinage de trois jours organisé par la direction des pèlerinages du mardi 20 au jeudi 22 juin 2017. Venir à l’écart pour se poser et se reposer, profiter des hauteurs et de la beauté alpine, ainsi que des temps spirituels proposés par le sanctuaire, le diacre Maurice Simplex et la direction des pèlerinages.

Mardi 20 : 7h30 – Départ Bourg en Bresse – Maison Jean-Marie Vianney – Arrivée vers 10h00 à Notre Dame de l’Osier – Rencontre et visite avec le recteur du sanctuaire – Découverte du message de Marie – Repas – En début d’après-midi départ pour la Salette – Arrivée, installation et repas à La Salette

Mercredi 21 et Jeudi 22 : Participation aux propositions spirituelles des Chapelains de la Salette : Découverte du Sanctuaire – Le message de la Salette – Chemin de croix – Célébration du Pardon – Retraite aux flambeaux – Témoignage – Messe…

Jeudi 22 : Départ du sanctuaire à 15h30 – Arrivée prévue Bourg en Bresse – Maison Jean-Marie Vianney aux alentours de 20h30

De

Prix tout compris : 214€

Renseignements auprès de la direction des pèlerinages : 04 74 32 86 50 – Mail : anne.roussel@belley-ars.fr »

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pèlerinage du diocèse de Digne au sanctuaire de La Salette

Le sanctuaire est construit autour du lieu de l’Apparition mariale de 1846, à près de 1800 m d’altitude. La Basilique et les autres bâtiments du Pèlerinage sont regroupés sur un replat entre le Mont Planeau (1804 m) et les majestueuses pentes du Gargas (2207 m), du Chamoux (2198 m) et de la Croix de Rougny (2259 m).

Le 19 septembre 1846, deux enfants disent avoir rencontré une « Belle Dame » dans les alpages où ils faisaient paître leurs vaches, au dessus du village de La Salette. Maximin Giraud a 11 ans et Mélanie Calvat 14 ans. D’abord assise et toute en larmes, la « Belle Dame » se lève et leur parle longuement, en français et en patois, de « son Fils » tout en citant des exemples tirés du concret de leur vie. Elle leur laisse un Message en les chargeant de le  » faire bien passer à tout son peuple.  » Le 19 septembre 1851, après une enquête longue et rigoureuse, Mgr Philibert de Bruillard, l’évêque de Grenoble, déclarera dans un mandement :

« L’apparition de la Sainte Vierge à deux bergers sur la montagne de La Salette […] porte en elle-même tous les caractères de la vérité et que les fidèles sont fondés à la croire indubitable et certaine. »

Allons tous ensemble découvrir ce message durant une journée, le samedi 20 mai 2017.

Vous pouvez vous inscrire jusqu’au 14 mai.

Renseignements et inscription sur le site www.pelerinagesdigne.fr