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Le pape François crée 14 nouveaux cardinaux dont 11 électeurs

Alors que Paul VI avait fixé le nombre de cardinaux électeurs à 120, limite confirmée par Jean-Paul II, le pape François a décidé la création de 14 nouveaux cardinaux dont 11 électeurs au consistoire du 29 juin 2018 et dépasse cette limite.

Il faudra attendre juillet 2019 pour que le collège des cardinaux électeurs ne redescende à 120.

Certaines nominations étaient attendues comme celles de Mgr Ladaria, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi et de Mgr De Donatis, vicaire de Rome, ou encore celle de Mgr Becciu, substitut de la Secrétairerie d’Etat depuis 2011. Mgr Sako, patriarche chaldéen d’Irak, et Mgr Coutts, évêque missionnaire au Pakistan, dont les églises locales sont persécutées sont également promus.

Plus surprenante sont les nominations de Mgr Barreto, archevêque de Hauncayo, engagé dans l’écologie au Pérou et au synode sur l’Amazonie, de Mgr Krajewski ou encore de Mgr dos Santos Marto. Elles montrent où est retenue l’attention du pape François.

D’un point de vue général, le nombre d’européens et d’Italiens est en baisse et le notion de “siège cardinalice” semble abandonnée.

Avec ces nominations, le nombre d’électeurs nommés par François atteint les 47,2 %.

 

 

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Le Vatican publie une analyse et des préconisations sur le système économique et financier actuel

Régulation des marchés, spéculation, crédit, consommation, épargne, système fiscal, sites offshore, dette publique, système bancaire… sont parmi les thèmes évoqués dans le nouveau document du Saint-Siège sur l’économie et la finance, publié ce 17 mai 2018.

Signé le 6 janvier par Mgr Luis F. Ladaria, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et par le cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le Service du développement Intégral, il offre des considérations et des points de référence « à tous les hommes et femmes de bonne volonté ».

Intitulé “Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel”, le document prône « ce qui humanise vraiment l’homme ». « L’argent doit servir et non pas gouverner », martèle-t-il en préconisant entre autres « la création de comités d’éthique, au sein des banques » ou encore « un impôt minimum sur les transactions offshore…pour résoudre une grande partie du problème de la faim dans le monde ».

Dans la gestion des entreprises notamment, il déplore « une culture profondément amorale au sein de laquelle, on n’hésite plus souvent à commettre de délit lorsque les avantages prévus dépassent les pénalités fixées ».

Le Saint-Siège n’a de cesse de pointer les situations moralement inacceptables, les violations éthiques, le « cannibalisme économique », l’égoïsme. Il plaide pour des régulations, pour la transparence financière, et invite chacun « à veiller comme des sentinelles de la vie saine et à devenir des interprètes d’un nouvel engagement social, en orientant notre action vers la recherche du bien commun et en la fondant sur des principes fermes de solidarité et de subsidiarité ».

Source : Zenit.org

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