Brèves

Avignon : la municipalité veut-elle “laïciser” les noms d’écoles publiques ?

Lu, [le 20 avril], cet articulet sur Le Dauphiné concernant des dossiers urgents qu’entend traiter la municipalité socialiste d’Avignon…

À Avignon, la Ville veut-elle débaptiser le nom de certains établissements scolaires publics pour les laïciser ? La municipalité PS s’en défend mais les écoles Saint-Roch et Saint-Jean vont bel et bien être rebaptisées. Et les écoles Saint-Gabriel,  Saint-Ruf et Sainte-Catherine pourraient elles aussi être concernées…  Le dossier crée  en tout cas un malaise certains à l’Hôtel de Ville de la cité des papes.

Source :  L’Observatoire de la christianophobie

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L’édito – La religion est un enjeu de société capital

Avec la relance de la question de la laïcité, les artifices de débats sociétaux, se pose pour la énième fois la question du rapport entre le politique et la religion.

La politique est avant tout un service rendu à la personne humaine, en tant qu’elle est garante du bien commun. Ce qui signifie qu’il n’appartient pas à la politique de décider si l’homme est religieux ou non ; elle doit garantir la vérité sur ce point. Le fondement du rapport entre religion et politique est donc antérieur au rapport lui-même. Il s’agit bien sûr de répondre à la question anthropologique fondamentale, l’homme est-il religieux ? Or derrière cette question s’en cache une autre. Si l’homme est religieux, il appartient donc à la dignité de l’homme de pouvoir vivre librement sa religion. Se pose alors la question encore plus fondamentale : si la religion appartient à la dignité de l’homme cela veut dire que cette religion correspond à la vérité profonde de l’homme et doit l’épanouir. Tel est donc le critère de vérité de la religion et par là d’une religion en particulier.

La relation politique et religion ne peut donc pas être neutre parce qu’elle suppose de la part du politique de garantir la liberté de religion, mais aussi de veiller à ce que cette liberté ne soit pas contraire à la vérité de l’homme. On en revient au sens premier de la politique : la politique doit s’intéresser à l’homme dans sa vérité parce qu’elle est le garant de son bonheur. Le responsable politique ne peut pas être un simple technicien. Aussi, le politique ne doit-il pas se soucier du rapport avec la religion, puisque celui-ci lui est dicté par le bien commun. Mail il doit se soucier de chercher la vérité sur ce qu’il y a de meilleur pour l’homme et si la religion entre dans ce « meilleur », il n’ a d’autre choix que de le promouvoir. Dans le cas contraire, il devra la combattre.

Ainsi donc, la religion EST un enjeu de société capital. Ceux qui la croient nocive ont raison de la combattre ; ceux qui la croient vitale ont le devoir de la promouvoir. C’est aussi le jeu de l’arène politique. La question n’est donc pas, pour tout responsable politique, ce qu’il doit faire face à la religion, mais comment se positionner face à elle : “pour ou contre ?”. C’est bien le combat que mènent de façon cohérente les antireligieux. Il appartient donc aux religions de se battre pour montrer que leur foi est celle qui conduit effectivement l’homme à son bonheur en respectant sa vérité propre.

Se pose alors dans le contexte du relativisme et de la tolérance ambiante, la double question de la laïcité et de la liberté religieuse. Le débat franco-français masque ce rapport étroit du politique et du religieux et surtout, dédouane le politique vis-à-vis de la religion. Liberté religieuse et laïcité devraient aller de pair, or elles semblent de plus en plus s’opposer. Ce qui est cohérent avec l’émergence d’un certain concept de laïcité qui sous couvert de liberté religieuse souhaitait s’émanciper de la religion.

Le dilemme n’est pas mince car si le politique a le devoir de garantir la liberté religieuse, peut-il réellement être laïc, puisque ce devoir repose sur l’adéquation entre la vérité de l’homme et la vérité de la religion ? Peut-on garantir le Bien Commun réel sans tenir compte de cette vérité sur l’homme, si cette vérité englobe la religion ? Ainsi, le relativisme religieux en politique est-il contraire à l’essence même du politique. Encore une fois, les hérauts d’une laïcité athée et anticléricale l’ont bien et justement compris. Mieux sans doute que nombres de croyants engagés en politique.

 

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“Prospérité et gloire à notre Eglise catholique” La laïcité selon de Gaulle

“Nous avons, en France, un respect particulier pour Sa Sainteté. Nous déposons, au nom de la France, nos respects à ses pieds. Et nous lui demandons, tout son bienveillant appui. Je tiens à adresser mes vœux de prospérité et de gloire à notre Église Catholique.”

1959 -Charles de Gaulle

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L’édito – Laïcité à deux vitesses ? Quand l’Eglise fait peur aux manipulateurs de masse

 

Emmanuel Macron était donc invité par les évêques de France lundi 9 avril 2018 aux Bernardins. On a beaucoup glosé en amont de ce cocktail, pour savoir si c’était le pendant catholique du dîner du CRIF, si un président de la république pouvait se rendre à une telle invitation, alors qu’il est évident qu’il peut aller sans entacher la laïcité au diner des autres religions. L’autre grande question était de savoir ce que le chef de l’Etat allait bien pouvoir dire. On attendait beaucoup de la rencontre de janvier avec les représentants des cultes. On attendait encore plus des vœux du président aux mêmes représentants. Et comme il n’était rien sorti des flots littéraires présidentiels on attendait beaucoup, sans plus trop savoir quoi, de cette soirée, sur fond d’islam et de révision des lois de bioéthique. Et mises à part quelques citations montées en épingles et brochettes d’œufs de Pâques, il n’est évidemment pas ressorti grand-chose de cette rencontre au cours de laquelle le président a laissé entendre ce que les catholiques voulaient entendre. Reprenant les tremolos sarkoziens, il a rappelé l’apport des catholiques à la construction de la France, dans une petite incise laissant entrevoir sa conception : les catholiques ont mis leur pierre à l’édifice, mais ils ne sont pas les fondations de la France. On pourrait analyser le discours présidentiel, mais qu’y trouverions-nous ? Des mots, des poncifs. Il écoute, mais ne répond pas. Il invite à s’engager, mais reste fermé à tout ce qui n’est pas conforme à sa vision. Il a peur de la réaction des catholiques face aux révisions des lois de bioéthique et finalement il est venu leur dire qu’il ne tiendrait pas compte de leur point de vue, par « réalisme humaniste ». Mais, charmeur, il pleure avec les catholiques nostalgiques d’un temps où les présidents étaient effectivement chrétiens et où la morale du monde s’accordait encore avec l’anthropologie catholique. Promesse de restaurer un lien abimé, comme une parole en l’air qui n’engage que ceux qui y croient.

Plus intéressantes sont les réactions au discours. Si creux soit-il, les médias et surtout les politiques de gauche et autres francs-maçons sont vent debout pour défendre la laïcité. Une laïcité qui peut tout supporter des juifs et de l’islam, mais qui seraient immédiatement contaminé d’une maladie honteuse au simple passage d’une ombre catholique. Nous avons abondamment relayé ces réactions et parfois ce qu’elles ont de contradictoire dans leur deux poids deux mesures. Mais une chose ressort, francs-maçons comme politique de gauche, l’Eglise les terrifie. Ce n’est pas uniquement parce qu’ils se sont fortifiés dans une opposition à l’Eglise qu’ils en ont peur, mais c’est parce qu’ils ont tout construit sur le mensonge, alors que l’Eglise ne cesse de porter haut et fort un message de vérité. Une vérité anthropologique qui libère l’homme de son péché et de ses travers certes, mais qui aussi libère, en ouvrant les yeux du cœur et de l’intelligence, des totalitarismes et manipulations par lesquels la classe médiatoco-politico-progressisto-maçonnique tient asservi cette masse informe qu’ils appellent le peuple et que nous nommons, nous, l’Homme.

 

 

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Macron aux Bernardins – Pour Ivan Rioufol, ce qu’on demande au président c’est de préserver la laïcité des assauts de l’islam politique

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Macron aux Bernardins – La Laïcité est un espace de liberté non de coercition pour Vivien Hoch

En France #NLQ

Macron aux Bernardins – Le Grand Orient en vierge effarouchée

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Macron aux Bernardins – Jean Arthuis salue l’heureuse initiative “le président est dans on rôle”

En France #NLQ

Macron aux Bernardins – Une atteinte sans précédent à la laïcité pour Benoît Hamon (qui n’est pas gêné par un accord avec l’islam de France)

Brèves

La photo du jour – Macron la laïcité à deux vitesses ou l’anticatholicisme primaire

Refus de bénir un cercueil en France, mains jointes en Inde.