Brèves #NLH

Laudota Si’ illustrée par Yann Arthus-Bertrand

Une nouvelle édition de l’encyclique du pape François Laudato Si’ est sortie ce mardi 4 décembre 2018, illustrée par les photos de Yann Arthus-Bertrand, photographe et militant écologiste français de renommée internationale, indique Vatican News en italien.

Paru d’abord en français dans l’édition Première partie, l’ouvrage en italien est publié par Rizzoli avec la Librairie éditrice vaticane (LEV).

Pour le photographe français, Laudato Si’ « est un texte révolutionnaire » : « Il y a très peu de chefs d’État et de guides spirituels qui osent dire la vérité de cette manière », explique-t-il dans une longue interview publiée par l’agence Sir le 3 décembre 2018.

« Nous avons besoin d’une révolution spirituelle », déclare le photographe français qui salue ainsi les paroles du pape : « Nous ne réussirons pas à changer le monde si nous ne changeons pas les hommes… Même si je ne suis pas croyant, même si je ne crois pas en Dieu, je pense qu’il existe le bien et le mal et qu’aujourd’hui nous vivons dans la banalité du mal. »

Le photographe souligne qu’il croit « aux valeurs chrétiennes de compassion, d’empathie, d’honnêteté, de moralité, d’éthique, de gentillesse, de compréhension ». « Je me sens chrétien sans croire en Dieu », ajoute-t-il.

Yann Arthus-Bertrand confie qu’en France, lorsque le livre a été publié, de nombreuses églises lui ont demandé de prendre des photos pour des expositions : « Je pense qu’il y a d’importantes ressources humaines parmi tous ces croyants, un secteur où les écologistes ne savent pas travailler assez. »

Photographe et environnementaliste célèbre, Yann Arthus-Bertrand, 72 ans, a donné vie, sous le patronage de l’UNESCO, au projet « La Terre vue du Ciel », un inventaire des plus beaux paysages du monde photographiés du ciel. En collaboration avec le réalisateur Luc Besson, il a réalisé le film « Home » sur l’état de santé de la planète, présenté en 2009 à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement. Le soir de l’ouverture de la Porte Sainte de Saint-Pierre, à Rome, le 8 décembre 2015, des photos de Yann Arthus-Bertrand ont été projetées sur la façade et la coupole de la basilique, lors d’un spectacle lumineux.

Source : zenit.org

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

19 octobre 2018 : Soirée d’échange sur l’écologie avec Arnaud Du Crest à Savenay (44)

Les mouvements d’Action Catholique du secteur de Savenay vous invitent à une Soirée d’échange sur l’écologie, à partir de la lettre du Pape François « Laudato Si » le Vendredi 19 octobre 2018 de 19h30 à 22h30 à Savenay (salle Notre Dame du Lien – Place St Martin – 44260 Savenay).
Conférence-débat par Arnaud Du Crest Auteur-conférencier, animateur du groupe Écologie paroles de chrétiens et co animateur de l’émission radio Fleur de sel sur l’écologie intégrale.

Entrée libre

Contacts : Michèle Allain 06 74 24 34 94 / Chantal  Bioteau 06 99 80 43 31
Renseignements : cmr44@nantes.cef.fr / 02 49 62 22 55 / 07 66 51 37 93

Tribunes et entretiens

“Laudato Si” décryptée par Jean-Jacques Brun (IRSTEA)

L’encyclique « laudato si » décryptée par Jean-Jacques Brun, écologue et directeur de recherche à l’Institut National de Recherche en Sciences et Technologies Environnement et Agriculture.

Ecouter l’émission directement sur le site internet de RCF

 

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Colloque “Chrétiens et écologie en Pays d’Aude – une chance ?” les 26 & 27 octobre 2018 à Prouilhe (11)

Ensemble pour répondre concrètement à la demande du Pape François de “nous arrêter pour penser aux diverses composantes d’une écologie intégrale” (Laudato Si 137),

Un colloque nous réunira

Les 26-27 octobre 2018

au Monastère des dominicaines de Prouilhe
11270 FANJEAUX

Trois demi-journées avec des interventions, des carrefours et tables rondes pour rassembler nos questions, nos idées, partager des expériences… sous le regard de Dieu dont “l’amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins“(Laudato Si 245).

Vous êtes cordialement invités !

 

Cliquez ici pour télécharger le bulletin d’inscription

 

Contact :

Jane Lloret
janelloret@gmail.com
06-25-55-57-46

Communautés organisatrices :

Diocèse de Carcassonne-Narbonne – service diocésain de la formation
Monastère des dominicaines de Prouilhe
Communauté des dominicaines de Sainte Catherine de Sienne
Chanoinesses régulières de la Mère de Dieu d’Azille
Abbaye Sainte Marie de Rieunette

Conférences/Formations #NLQ

La famille zéro-déchet – Conférence de Jérémie Pichon le 3 octobre 2018 à Nancy (54)

« La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir. »

Pape François, Laudato Si

Dans l’encyclique Laudato Si, le pape François nous invite à une véritable conversion, en luttant contre la culture du déchet.
C’est en ce sens que les AFC (associations familiales catholiques) de Nancy, la Métropole du Grand Nancy et d’autres partenaires ont invité la Famille Zéro-Déchet.

Le 3 octobre 2018 à 20h
20 rue Lionnois, Faculté de pharmacie, amphithéâtre

La Famille Zéro-Déchet ?… 
C’est une famille qui a décidé, un jour, de réduire au maximum ses déchets ménagers.
Jérémie, le papa, explique, avec beaucoup d’humour et de simplicité, pourquoi et comment ils se sont lancés dans cette aventure, les problèmes rencontrés, les solutions apportées et les bienfaits qu’ils en retirent.

NLQ #Sorties/Animations

Rencontre et partage avec le monde agricole le 9 septembre 2018 à Saint-Siméon de Bressieux (38)

Ce dimanche 9 septembre de 10h à 16h30 à Saint-Siméon de Bressieux (lycée d’enseignement agricole privé Saint-Exupéry).

Au programme :

Regards croisés sur le monde agricole, intervention de Mgr Guy de Kerimel, repas partagé, ateliers, 15h30 messe à l’église. Des animations sont prévues pour les enfants, merci de préciser leur nombre et âges sur mondeagricole@diocese-grenoble-vienne.fr

Ateliers 14h15-15h15

  • Les femmes dans l’agriculture
    (avec expo) 30 photos de 75 x 50 cm.
    Elles vont deux par deux et chacune représente une femme dans son milieu familial et la même femme dans son milieu professionnel
    Animateur : Aurelie Guillon ou odile Grebille
    Déroulement : témoignages (2 fois 10 minutes) : (agricultrice) / (femme d’agriculteur)
    Échanges : (30 minutes)
  • Agriculture, environnement, relations aux hommes, relations à la terre
    Ce thème sera abordé par le biais d’enseignants.
    Comment sensibiliser les élèves par rapport à l’environnement donc aux relations hommes et à la terre.
    Animateur : Jean-Paul Havard
    Déroulement : apports (2 fois 10 minutes)
    Échanges : (30 minutes) : Amour du métier / liens avec la Création / liens humains
  • Rencontre évêque : échanges
    Animateur : évêque
  • Laudato si
    Animateur : Christine Graven
    Déroulement : présentation
Petits et grands, venez nombreux !
En partenariat avec RCF Isère.

Asie #Dans le Monde #NLQ

Philippines : les missionnaires philippins fidèles à la parole écologique du pape

Les volontaires du mouvement philippin Protect Sierra Madre mettent en pratique les recommandations de l’encyclique Laudato Si en venant en aide aux populations tribales vivant en zones de conflit. La Sierra Madre est la plus grande chaîne de montagnes du pays, où vivent les Dumagats, une communauté tribale – les populations indigènes représentent 10 % de la population. Un grand nombre d’entre eux a dû fuir les conflits opposant le gouvernement aux rebelles communistes. En juin, à la demande de l’armée, le président Duterte a repoussé la 5e série de négociations officielles afin de revoir l’accord de retrait.

Il était plus de deux heures du matin et l’équipe devait déjà être sur la route, mais ils étaient encore occupés à fourrer de larges sacs de riz dans une camionnette. Les missionnaires et les volontaires laïcs étaient en route pour aller visiter une communauté tribale vivant dans l’arrière-pays de la province Aurora touchée par les conflits, dans le nord-est de l’archipel philippin. Depuis le mois de mai, plus de 600 membres du groupe tribal ont été déplacés de force à cause des opérations militaires, après l’affrontement armé entre les forces de l’ordre et les rebelles communistes. Le 29 juin, en route vers les montagnes, le prêtre rédemptoriste Alex Bercasio a prévenu que tout pouvait arriver en chemin vers la zone de conflit. « Nous pouvons traverser des échanges de feu ou être interdits d’entrer, mais nous devons essayer », a-t-il déclaré aux volontaires du mouvement Protect Sierra Madre.

Le père Bercasio et les quarante membres de son équipe humanitaire ont deux objectifs : fournir de la nourriture à la tribu Dumagat et identifier les besoins urgents de la communauté. La congrégation rédemptoriste a fondé le mouvement en septembre 2015 en réponse à l’appel du pape François à donner vie à son encyclique Laudato Si, dans laquelle il appelle à agir dans le monde entier contre le consumérisme, le développement irresponsable, la dégradation de l’environnement et le réchauffement climatique. « La défense de l’environnement implique notamment de protéger les populations indigènes, parce qu’elles sont à l’avant-garde de la défense écologique et elles sont nos guides vers la conversion écologique », confie le père Bercasio. Il a fallu dix heures au groupe pour atteindre les rives du fleuve Umiray, à Dingalan, où huit canots à moteurs les attendaient pour les mener vers un village, 24 kilomètres plus au sud.

Le fleuve est le seul moyen de transport des Dumagats, qui vivent dans les forêts du Sierra Madre, la plus grande chaîne de montagnes des Philippines. « Si le fleuve pouvait parler, il témoignerait de la paix profonde mais troublée, et des conditions des Droits de l’Homme dans la région », confie le père Bercasio. « Il y a suffisamment de raisons impératives, pour l’Église, de venir ici, en plus de notre mission d’annoncer la Bonne Nouvelle. »

25 000 déplacés en deux ans

Plus de 150 familles originaires de plusieurs villages patientaient au sein d’une école. Le 14 mai, deux hommes de la communauté, accusés d’êtres membres de la guérilla communiste de la Nouvelle armée du peuple (NPA), ont été arrêtés par des soldats. Petty Enriquez, porte-parole du groupe Kalikasan PNE, un groupe écologiste du sud de la région Calabarzon, confie que les Dumagats sont généralement pacifiques et non-violents. « Ces familles tribales, qui ont vu des soldats torturer et exhiber des membres de leur communauté, ont vécu une expérience traumatisante », ajoute Enriquez. La plupart des familles déplacées sont venues trouver refuge sur les rives du fleuve Umiray, tandis que d’autres se sont enfoncés dans la forêt. « Leurs vies traditionnelles ont été perturbées », regrette Enriquez, qui ajoute que la priorité concerne la protection des femmes et des enfants. Les familles ont construit des abris de fortune le long de la rivière, mais ils n’offrent qu’une protection très limitée contre les conditions extrêmes de la vie en forêt.

Mariana, une mère de deux enfants, dont le plus jeune a cinq mois, explique qu’elle habite son abri depuis deux mois : « Je suis inquiète pour mes enfants. Nous n’avons rien à manger. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir les allaiter. » La jeune mère a marché environ cinq kilomètres en portant ses deux enfants vers la mission pour aller chercher cinq kilogrammes de riz, des boîtes de sardines, des paquets de nouilles instantanées et du lait concentré. « Pour nous, c’est le confort. Nous allons pouvoir manger à notre faim durant au moins une semaine », se réjouit-elle. La nourriture est rare depuis que les Dumagats ont quitté leurs villages. Les soldats leur ont interdit de pénétrer la forêt ou de moissonner leurs récoltes. Daniel Ramos, un Dumagat de 62 ans, est inquiet parce qu’il n’a pas pu amener sa récolte de rotin dans la plaine : « Personne n’ose aller dans les montagnes. Les soldats pourraient nous confondre avec les rebelles. C’est imprudent d’aller dans la forêt ces jours-ci. »

Les Dumagats se reposent surtout sur la forêt pour leur nourriture, et sur leurs cultures qu’ils vendent en ville. En attendant, Daniel vend du charbon qu’il produit à l’aide du bois qu’il ramasse. Il vend près de deux sacs de charbon en quatre jours, ce qui lui rapporte environ trois dollars. Son problème n’est pas le prix de vente du charbon mais le coût d’un kilo de riz, soit un peu plus d’un dollar. « Ma famille consomme deux kilogrammes de riz en deux jours », explique-t-il, ajoutant qu’il a du mal à suivre. « S’il nous faut quatre jours pour produire deux sacs de charbon, cela veut dire que nous ne pourrons pas manger pendant deux jours, avant que le charbon soit prêt et vendu. »

10 % de la population philippine

Katribu, une alliance nationale d’organisations indigènes, estime qu’au moins 25 000 membres de communautés tribales ont été victimes d’évacuation forcée entre juillet 2016 et juin 2018. Le groupe a également rapporté 1 200 victimes d’arrestations illégales et 41 exécutions sommaires, depuis que Rodrigo Duterte est devenu président en 2016. Joan Jaime, coordinatrice du groupe, pense que les populations tribales sont les plus affectées par le blocage des négociations de paix entre le gouvernement et les rebelles communistes. « Les régions où ont lieu les affrontements se trouvent justement sur les terres ancestrales où vivent les communautés indigènes », explique-t-elle. Jaime souligne que si les pourparlers reprennent et que les deux parties acceptent de se retirer, « ce sera un grand soulagement pour eux et cela sauvera beaucoup de vies innocentes ».

En juin, Duterte a repoussé la cinquième série de négociations officielles qui devait avoir lieu eu Norvège, suite à la demande de l’armée d’un délai de trois mois afin d’examiner plus avant l’accord de retrait. Les populations indigènes aux Philippines représentent environ 11 millions d’habitants, soit environ 10 % de la population du pays, selon les chiffres de la Commission nationale sur les populations indigènes. Victoria Tauli-Corpuz, rapporteuse spéciale des Nations Unies pour les droits des populations indigènes, assure que les violations des droits des communautés tribales, dans le contexte des conflits armés, provoquent des traumatismes et des blessures irréparables. Pour elle, le conflit détruit leur culture et déchire le tissu social de leurs communautés. Les conflits qui les affectent remontent souvent à d’anciennes persécutions et injustices, selon Victoria. Le village d’Umiray fait partie des nombreux sites aux Philippines où les communautés tribales subissent la famine, les déplacements forcés et l’injustice sociale.

Le père Bercasio explique que le fait de sauver une famille tribale de la faim est « un pas en avant énorme pour la promotion et la protection de Notre Maison Commune et de toute la Création ». Il ajoute : « Nous faisons partie de l’environnement créé par Dieu. C’est notre devoir de protéger la vie, même quand cela implique de devoir traverser des forêts vierges et des fleuves dangereux… »

Source : Eglises d’Asie 

Tribunes et entretiens

Vers une Église “sans Christ”

Lu sur OnePeterFive, traduit de l’italien par G. Pellegrino en anglais et de l’anglais vers le Français par FM :

Dans sa présentation de la conférence du 5 et 6 juillet dernier organisée pour marquer le troisième anniversaire de Laudato Si, le dicastère pour le service du développement humain intégral a annoncé qu’il était devenu “sans plastique” comme pour donner le bon exemple à tous. Est-ce vraiment le témoignage demandé par le Christ ?

La semaine dernière, le 5 et 6 juillet, une grande conférence internationale s’est tenue au Vatican pour marquer le troisième anniversaire de Laudato Si. La conférence organisée par le dicastère présidé par le cardinal Turkson, Caritas International et le Global Catholic Climite Movement avait pour thème “Sauvez notre maison commune et le futur de la vie sur Terre”.
Des politiciens, des scientifiques, des économistes et des représentants d’organisations non gouvernementales y ont participé, tous convaincus ou en quelque sorte les promoteurs de l’écologisme et de la lutte contre le changement climatique.

Je ne vais pas parler du contenu particulier de la conférence car je l’ai déjà fait et, de plus, récemment. Au contraire, je pense qu’il faut s’attarder sur un détail particulièrement curieux qui a été répercuté lors de la conférence de presse donné pendant cet événement. Comme “il est nécessaire de donner le bon exemple”, comme l’a expliqué le chef du dicastère, et aussi parce que la conférence a pris le temps de discuter des “bonnes pratiques” le dicastère pour le service du développement humain intégral a annoncé qu’il était le premier dicastère du Vatican a être “sans plastique”.

Depuis que le plastique est le nouvel “ennemi n°1”, son utilisation a été interdite dans tous les bureaux du dicastère : tous les employés et les fonctionnaires apportent maintenant des contenants en verre, utilisent des couverts en métal… Et depuis que les catholiques sont missionnaires, l’intention du dicastère est d’étendre cette initiative à d’autres dicastères. Mais ce n’est pas tout : grâce à leurs bonnes intentions, le secrétaire du dicastère a aussi annoncé un objectif d’atteindre “la neutralité carbone”, c’est à dire de ne pas produire d’émissions de carbone, dans la ligne de la théorie selon laquelle les activités humaines sont la cause du réchauffement climatique, qui sont supposées être à l’origine des changements climatiques. C’est pourquoi les “Monseigneurs” et employés du dicastère sont priés de quantifier leur émission de carbone pour les réduire. […]

Admettons que le changement climatique est causé par les activités humaines. L’Eglise catholique a-t-elle besoin d’initier des campagnes écologiques ? Est-ce la raison pour laquelle le Christ l’a instituée ? Pour libérer l’humanité du plastique ? Est-ce la mission de l’Eglise de sauver la planète ?

Il est impossible de ne pas sentir le malaise lorsque des cardinaux et des évêques s’expriment devant le WWF ou les agences de l’ONU dans un langage inspiré des néo-païens et des projets politiques maçonniques. Il est décourageant d’entendre le mot “prophétie” utilisé pour éliminer les plastiques, utiliser les panneaux solaires et trier les déchets. Il est troublant de voir le témoignage chrétien réduit aux “bonnes pratiques” et “au bon exemple”.

Il y a une impression qu’à un certain degré, plus qu’une Eglise “sans plastique”, c’est une Eglise “sans Christ” qui est voulue dans laquelle Jésus est regardé comme un obstacle embarrassant pour rencontrer des gens.

Un membre du WWF s’est exprimé dans ce sens dans ses commentaires sur la conférence, le choix de parler de “notre maison commune” et non de la “Création” est révélateur. “Le choix de ne pas user une terminologie religieuse dans le titre de la conférence est le premier signe d’un dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté” a-t-il indiqué. En d’autres termes, évitons de parler de la Création et de son ordre, évitons de parler du Dieu Créateur qui est la source de notre responsabilité envers la Création – cela pourrait diviser.  Parlons de biodiversité, de la sauvegarde des animaux et des végétaux et de l’élimination du plastique.

Ce point atteint, L’Eglise est “sans Christ”.

 

A la une #Doctrine / Formation

“Tout se tient” : l’écologie et l’indispensable cohérence de l’action des chrétiens

Un édito de Mgr Rougé sur RCF qui rappelle combien on ne peut séparer l’écologie naturelle des autres nécessités de l’écologie humaine telles que l’avortement, la PMA, la GPA…

Dès 1991, dans l’encyclique qu’il a publiée pour réfléchir à la situation nouvelle découlant de la fin du bloc communiste, Jean Paul II a introduit le thème de “l’écologie humaine” : les chrétiens ont à s’approprier la cause de l’environnement, en manifestant que le bien par excellence à préserver et promouvoir, celui qui conditionne tous les autres, c’est la dignité de la personne. Benoît XVI a repris et approfondi cette thématique dans son encyclique sociale “L’amour dans la vérité” (2009). Et François a donc publié, il y a trois ans, avec Laudato si’, un véritable manifeste en faveur du “développement humain intégral”.

Un refrain parcourt cette encyclique : “Tout se tient.” Cette formule pourrait sembler simpliste. Elle est en fait décisive. Car le regard croyant aide à percevoir que le souci écologique authentique, le service des plus pauvres, la recherche de la paix et l’ambition éthique sont indissociables. Une des missions prioritaires des chrétiens dans le champ social est de rendre témoignage à cette indispensable cohérence.

La source et le sommet de ce témoignage résident dans l’esprit de louange, comme l’indique le titre – franciscain – de l’encyclique. Une bonne manière de célébrer son troisième anniversaire consiste donc à reprendre son action de grâce et sa prière conclusives : “Ô Dieu, Un et Trine, communauté sublime d’amour infini, apprends-nous à te contempler dans la beauté de l’univers, où tout nous parle de toi. Éveille notre louange et notre gratitude pour chaque être que tu as créé. […] Seigneur, saisis-nous par ta puissance et ta lumière pour protéger toute vie, pour préparer un avenir meilleur, pour que vienne ton Règne de justice, de paix, d’amour et de beauté. Loué sois-tu. Amen.”

Source : RCF

A la une #NLQ #Rome

Climat : le Pape François sonne le tocsin

À l’occasion du troisième anniversaire de l’encyclique Laudato Si’, le Pape a réuni à Rome une conférence de haut niveau sur le changement climatique du 5 au 6 juillet. Une forme d’alliance objective entre le Vatican et l’Onu en faveur du multilatéralisme.
« Il y a un réel danger pour que nous laissions aux générations futures seulement des décombres, des déserts et des déchets. » Cet avertissement ne figure pas dans un énième rapport du GIEC, le groupe d’experts scientifiques mis en place par l’Onu en 1988 et déjà auteur de cinq rapports – tous plus inquiétants les uns que les autres – sur la réalité du changement climatique, mais dans la dernière déclaration du pape François. Prononcé le 6 juillet au Vatican dans le cadre d’une conférence sur les trois ans de son encyclique Laudato Si’, sur l’écologie intégrale, ce discours bref (à peine trente minutes) mais très fort, sonne comme une piqûre de rappel pour la communauté internationale. Comme pour réveiller une planète endormie face à la montée des périls climatiques.

Une Cop bis
Dans son discours, le pape fait d’ailleurs autant référence au texte de son encyclique qu’à des résolutions de l’Onu, notamment celle de l’Accord de Paris, obtenu de…

Lire la suite sur le site de la Vie