A la une #Articles #NLQ

L’édito – La persécution anti-catho en France n’est pas un mythe

Nous avons fait état à plusieurs reprises dans nos éditos d’une chasse ouverte au catholique dans l’administration, les média, l’armée et l’Education nationale. Le cas de ce professeur de philosophie proche de la Manif pour tous, évincé suite à la pression de groupuscules lgbt n’est plus qu’un exemple parmi d’autres nombreux. Vexations, pressions, réductions au silence, perte d’emploi, impossibilité de se présenter à certains recrutements, telle est la réalité de nombreux militants catholiques. Et malheureusement, de trop nombreux catholiques moins visiblement exposés ne le mesure pas, voire le nie ou s’en désintéressent. Pourtant ces catholiques traqués sont le fer de lance du combat de tous. Tout comme celui qui ne peut s’engager lui-même est invité à s’associer par ses finances et/ou sa prière, si nous voulons que le combat se poursuive, non seulement il faut que les militants s’engagent de plus en plus, mais il faut que ceux qui sont en retrait les soutiennent et fassent corps. Car soyons certains qu’une fois cette première vague de persécution installée, la traque ira dénicher les plus retirés d’entre nous. C’est un suicidaire aveuglement que de ne pas regarder cette vérité en face. Le catholique, parce qu’il dérange ce monde, est l‘ennemi public numéro Un, bien plus et loin devant les terroristes islamistes. Nous sommes dans un Etat idéologique fondé sur le mensonge et donc vulnérable à la vérité. Le catholique représente donc le danger essentiel à la survie de cet Etat. Sans un sursaut en masse pour nous protéger, nous défendre, nous passerons sous le rouleau compresseur idéologique, lgbtiste et totalitaire.

Brèves

Angleterre : une institutrice fait écrire des lettres d’amour homosexuelles aux enfants pour mieux accepter la diversité

Il aurait été demandé à des petites filles d’écrire une lettre d’amour à un prince ou à des petits garçons d’ouvrir leur cœur à une princesse, que l’affaire aurait été jugée effroyablement sexiste, digne du plus grand sectarisme sexuel qui soit, négatrice de liberté, voire attentatoire à la santé psychique des enfants… Dans l’autre sens, c’est bien. Parce que c’est LGBT+. Et que l’accueil de la diversité, c’est forcément beau, c’est même le souverain Bien d’aujourd’hui. L’institutrice qui passait sur la BBC dans un mini reportage a donc raconté sans sourciller comment elle faisait écrire des lettres d’amour entre deux hommes à ses élèves de six ans.

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Dans le Monde #NLQ #USA

USA : un juge méconnaît le droit d’une agence d’adoption catholique de refuser des adoptants homosexuels

C’est une décision qui fera date aux Etats-Unis, et qui marque une nouvelle régression des droits les institutions catholiques face à la déferlante LGBT. Le juge fédéral américain Paul D. Borman a décidé vendredi dans le Michigan de rejeter la demande d’une agence d’adoption catholique, la St. Vincent Catholic Charities de Lansing, et de déclarer recevable la plainte de la très gauchiste ACLU visant son refus de choisir des couples d’adoptants homosexuels. En permettant à l’affaire judiciaire de ce poursuivre, le juge fédéral a adopté une position aux répercussions considérables, puisque ce sont toutes les associations religieuses des Etats-Unis qui risquent d’en subir les conséquences
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NLH #Tribunes et entretiens

Le progrès vu de gauche… hypothèque sur notre bonheur

Jamais notre bonheur n’a été autant menacé que depuis ces deux derniers siècles. La quête existentielle par excellence de l’Homme n’est autre, nous le savons bien, que le bonheur. Il y a en l’Homme un vide existentiel qui est constitutif de lui. C’est ce vide profond, cette béance native de son être qui le fait sortir de lui-même pour aller chercher ailleurs ce qui lui manque pour être heureux, pour vivre en paix avec lui-même et avec les autres. Si nous avions en nous-mêmes de quoi combler ce vide, ce dernier n’existerait pas ou la quête de notre vie serait une introspection visant à recomposer un puzzle dont nous posséderions toutes les pièces. Cette autosuffisance ferait de l’homme un être tourné vers lui-même, n’ayant ni besoin ni désir des autres.

 

Il est étrange que des partis politiques ne voient pas comment et combien leur idéologie, sous couvert de progrès et de libération de l’Homme, hypothèque son bonheur. Car défigurer le visage de l’Homme, c’est le condamner à ne plus se reconnaître lui-même et donc à ne plus se connaître. Or Socrate ne pose-t-il pas comme préalable à toute quête humaine, le “Connais-toi toi-même” ?

Ce vide existentiel est constitutif de l’être humain. C’est même une composante essentielle qui fait de lui une personne (c’est-à-dire un être de relation) et non un individu (un être isolé, entité détachable des autres). Cette béance native de l’Homme est le fondement même de toute relation sociale. Cependant, l’Homme n’a pas toujours conscience que ce manque intime est naturel. Ce n’est pas une maladie psychologique, c’est au contraire, une incroyable force. Ne pas prendre ce vide pour ce qu’il est, c’est-à-dire, une force, c’est courir le risque d’en avoir peur, de le cacher comme une plaie honteuse.

Mais cacher cette béance n’est pas lui rendre service, ce n’est pas la nourrir de ce dont elle a besoin. C’est au contraire, l’enfouir (pour la protéger parfois) ou tenter de s’auto satisfaire, de trouver à l’intérieur de soi de quoi combler ce vide. A ce moment-là, ce vide peut devenir maladif et destructeur, parce qu’il cherche en lui ce qui ne s’y trouve pas. C’est alors que la souffrance d’un tel manque devient insupportable et exige mille compensations qui ne seront pourtant jamais que des pansements sur une jambe de bois.

Besoins compensatoires

Pour être heureux, l’Homme a besoin de reconnaître qu’il doit recevoir des autres ce qui lui manque. Cette étape dans la construction de soi et dans la quête du bonheur est un prérequis incontournable. Sans lui la quête est impossible à mener, elle devient errance et faux-fuyants. Mais, à celui qui reconnait le bien fondé de cette béance, à celui qui comprend que là est le dynamisme qui met sa vie en mouvement, il faut encore identifier l’objet de sa quête. Qu’est-ce qui fera effectivement son bonheur ? Se tromper sur la quête, sur l’objet de sa quête, c’est courir le risque de passer à côté du bonheur et donc de devoir, à terme, chercher des compensations.

Le désarroi de notre société actuelle, la perte d’identification de ce qui fait le bonheur de l’Homme, démultiplient les besoins compensatoires et l’on cherche toujours plus à combler un vide existentiel, par une accumulation d’avoir. Cette destructuration intérieure de l’Homme est un formidable dopant pour la croissance de la consommation. C’est même le moteur de notre société de consommation.

Il est étrange que des partis ou mouvements politiques qui cherchent à défendre les plus faibles ne voient pas comment et combien leur idéologie, sous couvert de progrès et de libération de l’Homme, hypothèque gravement son bonheur. Car défigurer le visage de l’Homme, c’est le condamner à ne plus se reconnaître lui-même et donc à ne plus se connaître. Or Socrate ne pose-t-il pas comme préalable à toute quête humaine, le “Connais-toi toi-même” ? Comment l’Homme d’aujourd’hui peut-il se reconnaître dans l’être lacéré de toutes parts qu’on lui présente comme étant lui.

Dénaturer l’Homme dans sa sexualité, dans sa filiation, dans sa paternité, dans son altérité, dans son origine, c’est le condamner à l’exil. L’Homme d’aujourd’hui est un exilé dans son propre être, un étranger dans sa propre chair. Toutes les mesures que souhaite prendre le gouvernement hypothèquent gravement ce bonheur. De la conception à la mort, en passant par l’intimité de la vie quotidienne ou la construction de son identité, il n’est pas un moment de la vie, pas un instant du développement de l’être humain qui ne soit compromis sérieusement.

Relativisme de confort

Concrètement, la loi sur l’embryon et le projet de loi sur l’euthanasie compromettent la dignité la plus fondamentale de l’Homme, car l’être humain court le risque de ne plus être ce sanctuaire inviolable. Or cette inviolabilité est un gage de stabilité et de paix. Combien sont désormais affolés par leur fin de vie, ont peur d’aller à l’hôpital car ils sentent désormais une angoissante épée de Damoclès sur leur propre survie ?

Quant au mariage, à l’identité sexuelle ou à l’éducation des enfants, ce sont autant de “réformes” qui destructurent l’équilibre et donc la construction même de la personne. C’est là plus que nulle-part ailleurs, dans ce sillon que se creuse la quête existentielle du bonheur. Tromper l’Homme sur la réalité profonde de son être, par un relativisme de confort, c’est lui interdire toute possibilité d’entreprendre, en vérité et en liberté, cette quête du bonheur. C’est l’orienter vers la recherche vaine d’un faux-semblant qui ne débouchera que sur cette course effrénée aux plaisirs compensatoires.

Les différents projets de lois sont donc une véritable menace, une hypothèque lourde, véritable épée de Damoclès dont l’un des effets, non négligeable, sera de plonger notre pays dans une véritable dépression morale et au-delà économique, l’un n’allant pas sans l’autre.

Brèves

Absurdie : en Inde, la justice s’excuse auprès des LGBT pour le colonialisme

On a trouvé le fauteur, l’odieux responsable de la criminalisation de la communauté LGBT en Inde : le colonialisme ! En dépénalisant l’homosexualité qui n’est plus légalement une « relation charnelle contre nature », la cour suprême indienne a fait la victoire des lobbys LGBT et promu les droits gays. Elle a fait encore mieux en réussissant à stigmatiser le colonialisme, coupable civilisation occidentale puritaine (et surtout chrétienne), qu’elle déclare à l’origine du racisme fondamental anti-LGBT.

Un grand tour de passe-passe qui porte à croire à une Inde ancienne « gay friendly »… comme toutes ces civilisations païennes dont on dit aujourd’hui qu’elle étaient soi-disant « ouvertes » à l’homosexualité – ce qui permet en même temps de dénoncer le christianisme.

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Tribunes et entretiens

En pleine “affaire McCarrick”, le père J. Martin s’affiche dans le magazine gay Têtu

Le Salon beige avait évoqué les étranges théories du père James Martin il y a tout juste un an, en relayant la critique qu’en faisait le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin, dans le « Wall Street Journal  ». Le père James Martin, plume vedette d’ « America », la revue des jésuites de New-York, également consultant au Secrétariat pour la Communication du Vatican, est l’auteur d’un livre qui bouleverse l’enseignement de l’Eglise en matière d’homosexualité en légitimant les rapports entre personnes de même sexe. Le cardinal Sarah écrivait alors :

6a00d83451619c69e201b7c91c2283970b-200wi“L’Eglise catholique a souvent été critiquée, y compris par certains de ses propres membres, pour sa réponse pastorale à la communauté LGBT. […] Parmi les prêtres catholiques, le Père James Martin, un jésuite américain, est l’un des critiques les plus explicites du message de l’Eglise sur la sexualité. Dans son livre « Building a Bridge » publié au début de cette année, il répète la sempiternelle critique selon laquelle les catholiques auraient été très critiques envers l’homosexualité tout en négligeant l’importance de l’intégrité sexuelle dans ses propres rangs.

Le Père Martin a raison d’affirmer qu’il ne devrait pas il y avoir deux poids deux mesures concernant la vertu de chasteté qui, bien qu’exigeante, fait partie intégrante de la bonne nouvelle de Jésus pour tous les chrétiens. Pour les célibataires – quelles que soient leurs attirances – la chasteté fidèle demande l’abstention de sexe.

Cela pourrait sembler une exigence trop élevée, surtout à l’heure actuelle. Cependant, il serait contraire à la sagesse et à la bonté du Christ d’exiger quelque chose qui ne puisse être réalisé.  Jésus nous appelle à cette vertu parce qu’il a fait nos cœurs pour la pureté, tout comme il a fait nos esprits pour la vérité. Avec la grâce de Dieu et avec notre persévérance, la chasteté est non seulement possible mais elle deviendra également la source de la véritable liberté.

Il ne faut pas regarder bien loin pour constater les conséquences malheureuses du rejet du plan de Dieu pour l’intimité et l’amour humain. La libération sexuelle que le monde promeut ne tient pas ses promesses. Au contraire, la promiscuité est la cause de tant de souffrances inutiles, de cœurs brisés, de solitudes et du fait de considérer les autres comme des moyens de satisfaction sexuelle.  En tant que mère, l’Eglise cherche à protéger ses enfants du mal du péché, comme expression de sa charité pastorale.

Dans son enseignement sur l’homosexualité, l’Eglise guide ceux qui la vivent en distinguant leurs identités de leurs attirances et de leurs actions. Tout d’abord il y a les personnes elles-mêmes qui sont bonnes en soi puisqu’elles sont enfants de Dieu. Ensuite, il y a les attractions vers le même sexe, qui ne sont pas peccamineuses si elles ne sont pas voulues ni suivies mais qui contrastent toutefois avec la nature humaine. Enfin, il y a les rapports de même sexe qui sont des péchés graves et qui nuisent au bien-être de ceux qui y prennent part. Ceux qui s’identifient comme membres de la communauté LGBT méritent qu’on leur dise cette vérité dans la charité, tout particulièrement de la part des prêtres qui parlent au nom de l’Eglise sur un sujet aussi complexe et délicat.

Je prie pour que ce monde entende enfin la voix de ces chrétiens qui éprouvent des attirances vers le même sexe et qui ont découvert la paix et la joie en vivant la vérité de l’Evangile. Mes rencontres avec elles ont été pour moi une bénédiction et leur témoignage me touche profondément. J’ai rédigé la préface de l’un de ces témoignages dans le livre de Daniel Mattson intitulé « Why I Don’t Call Myself Gay : How I Reclaimed My Sexual Reality and Found Peace » (Pourquoi je ne me qualifie pas de gay.  Comment j’ai reconquis ma réalité sexuelle et trouvé la paix) avec l’espoir que sa voix et d’autres comme la sienne soient mieux entendues. […]”

Malheureusement, la voix de ces chrétiens qui refusent d’être associés aux militants LGBT est rendue inaudible par les prises de position d’un prêtre comme le père James Martin. Alors que l’Eglise est actuellement en proie à un vaste scandale suite à l’homosexualité active de certains de ses membres, et non des moindres puisqu’il s’agit d’évêques et de cardinaux, le père James Martin, qui était invité par le Vatican à Dublin pour intervenir lors la Rencontre Mondiale des Familles, où il a livré un plaidoyer en faveur des militants LGBT, se répand dans le journal homosexualité Têtu sans jamais rappeler l’enseignement de l’Eglise sur les actes homosexuels. Il y déclare :

“Mon but est de construire des ponts, de parler avec les paroissiens LGBT+ pour in fine amener l’Église à les écouter.

Et non pas l’inverse…

Source : lesalonbeige

NLQ #Rome

Autour de l’utilisation du mot “psychiatrie” pour les homosexuels : aller au fond de la pensée du Pape

https://www.facebook.com/100001999950449/posts/1895059140570733/[/embed

 

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Cérémonie de réparation le 8 septembre 2018 à Paris pour l’outrage de la statue de Jeanne d’Arc place des Pyramides lors de la marche des fiertés LGBT

Le site de l’association des amis de Jeanne d’Arc.

Tribunes et entretiens

LGBT-isme contre christianisme

Un article de David Carlin, traduit par Vincent de L. pour France-catholique :

*David Carlin est professeur de sociologie et de philosophie au Community College de Rhode Island, et l’auteur de The Decline and Fall of the Catholic Church in America (« Le déclin et la chute de l’Église catholique en Amérique »).

Naguère, si vous souhaitiez être anti-chrétien, vous deviez être plutôt instruit. C’est-à-dire qu’il fallait lire plusieurs livres. Il fallait être à même de suivre un raisonnement. Il y a deux cents ans, vous auriez lu Voltaire ou Tom Paine. À la fin du XIXe siècle, vous auriez lu lu Herbert Spencer ou Thomas Henry Huxley. Et dans la première moitié du XXe siècle, vous auriez lu Freud ou Bertrand Russell ou John Dewey. (Dewey n’a jamais attaqué explicitement le christianisme. Il considérait simplement que nous vivions déjà dans un monde post-chrétien.)

Depuis ces temps-là, pourtant, la plupart des gens n’ont guère d’appétit pour lire des attaques théoriques contre le christianisme, la population anti-chrétienne des États-Unis n’a jamais été qu’une entioté plutôt restreinte. Cela ne veut pas dire que ceux qui s’affirment chrétiens soient enthousiastes dans leur christianisme. Non, beaucoup sont indifférents. Mais être indifférent est une chose. Être opposé en est une autre.

Lorsqu’environ les trois cinquièmes du vingtième siècle furent passés, l’anti-christianisme a soudain énormément augmenté aux États-Unis, surtout parmi la jeune génération. L’Amérique est passée par une grande révolution culturelle dans les années soixante, et la partie plus importante de cette révolution est probablement ce que l’on appelle la révolution sexuelle.
Tout à coup, pour ainsi dire en une nuit, les règles de la morale sexuelle, qui n’avaient pour ainsi dire jamais été remises en question depuis des siècles, ont été jetées par la fenêtre. Les relations sexuelles pré-conjugales devenaient bien, les relations sexuelles occasionnelles devenaient bien, la cohabitation hors mariage devenait bien, la maternité hors mariage devenait bien, l’avortement devenait bien, le divorce pour des raisons fantaisistes devenait bien, et peu après, l’homosexualité devenait également bien.
Je ne dis pas que ces choses-là n’existaient pas auparavant. Elles se produisent depuis des temps immémoriaux. Mais lorsqu’elles se produisaient avant la révolution, la plupart des gens disaient : « Ces choses-là ne sont pas bien. » Même les gens qui les pratiquaient en étaient d’accord. Ils disaient : « Ce que je fais est mal, mais ça me plaît, donc je le ferai de toute manière. » Les règles étaient violées, mais elles n’étaient pas rejetées.

Lors de la révolution sexuelle, les règles ont été rejetées. Les jeunes disaient : « mes parents pensent que c’est mal, mais ils se trompent. Ce n’est pas mal du tout. C’est juste le contraire. Lorsque je viole les règles chrétiennes de la moralité sexuelle, je prouve que je suis courageux, libre et éclairé. »

Ces règles désormais rejetées de la morale chrétienne en matière sexuelle ne sont pas seulement des traits incidents ou ornementaux du christianisme. Non, ils sont très proches du cœur même de la religion. Par conséquent, celui qui rejette la morale sexuelle chrétienne rejette également le christianisme lui-même.

Et donc, grâce à la révolution sexuelle, on peut rejoindre la croisade anti-christianisme sans avoir besoin de lire aucun livre. Tout ce qu’il faut faire est de se mettre au lit avec sa petite amie, ou son petit ami, éviter d’avoir une conscience coupable à ce sujet, puis se féliciter de s’être élevé au-dessus de préjugés anciens. N’importe quel imbécile peut le faire. L’anti-christianisme, qui n’avait jamais convaincu plus d’une minorité, est soudain devenu le fait d’une majorité convaincue.

Bien sûr, beaucoup de chrétiens, au moins de nom, ont nié ce que je viens d’affirmer, que d’adopter la moralité (ou l’immoralité, si vous préférez) de la liberté sexuelle entraînât le rejet du christianisme. A ce jour, le protestantisme libéral continue de le nier. Il ferme les yeux sur une grande variété de péchés sexuels, il tolère l’avortement et il ordonne des ministres du culte qui sont ouvertement des homosexuels ou des lesbiennes.

Et lorsqu’il fait cela, il affirme que Jésus (cet aimable rabbin palestinien du premier siècle de notre ère) l’approuverait. C’est évidemment absurde. Le protestantisme libéral poursuit une route d’auto-destruction, une route de suicide institutionnel.

Si la révolution sexuelle a été l’arme la plus efficace contre le christianisme, le mouvement homosexuel (appelé aujourd’hui mouvement LGBT) a été l’arme la plus importante de la révolution sexuelle. Au premier coup d’œil, cela semble terriblement étrange, parce qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui souhaitent être libres de s’engager dans des activités homosexuelles ou bisexuelles, et encore moins qui désirent changer d’identité de genre. Alors pourquoi le mouvement LGBT a-t-il été efficace – et il a été très efficace – pour persuader les chrétiens que le christianisme avait tort depuis des siècles de condamner la sodomie homosexuelle ?

Pour deux raisons. D’abord, le mouvement LGBT, depuis maintenant un grand nombre d’années, a été absolument brillant dans l’art de la propagande. Il a dominé les trois postes de commandement (si je puis les appeler ainsi) de la culture populaire américaine : les media, l’industrie des loisirs, et nos meilleures facultés et universités. Pendant des décennies, il a utilisé ces institutions pour répandre la parole selon laquelle « homo c’est bien », que les homosexuels sont « nés comme ça » et que si vous pensez autrement, vous êtes haineux. Plus récemment et très soudainement, il a persuadé l’essentiel de la nation qu’il n’y avait pas nécessairement de lien entre le sexe biologique (masculin ou féminin) et l’identité de genre (homme, femme, et Dieu seul sait quoi d’autre).

Ensuite, il a exploité un grand principe moral chrétien, l’amour du prochain, pour détruire le christianisme. De vrais chrétiens vont s’abstenir de faire souffrir leurs prochains homosexuels ou transgenres. Mais vous pouvez causer de graves douleurs aux sentiments de ces prochains lorsque vous affirmez que les humains naissent en deux sexes, masculin et féminin, et si vous partagez l’ancien enseignement chrétien sur la sodomie. Pour un chrétien, approuver par exemple les paroles de Saint Paul contre l’homosexualité, que l’on trouve dans l’introduction de son épitre aux Romains, est équivalent à dire aux homosexuels et aux lesbiennes qu’ils sont des êtres humains sans valeur.

Le chrétien répond : « Mais ce n’est pas ce que je vous dis. »

« Vous êtes un faux chrétien, répond le propagandiste LGBT, parce que c’est exactement ce que vous faites. »

Naguère, l’homosexualité était considérée comme « l’amour qui n’ose pas dire son nom. » Aujourd’hui, le point de vue chrétien sur l’homosexualité est la censure qui n’ose pas s’exprimer.

Et donc, les Églises protestantes libérales célèbrent ce qui était un grand péché, pendant que les catholiques libéraux, dont de nombreux prêtres et évêques, maintiennent une silence discret, en n’approuvant jamais ouvertement la sodomie, mais en ne la désapprouvant jamais non plus.

C’est comme ça que l’on devient fou.

Source : https://www.thecatholicthing.org/2018/07/27/lgbt-ism-versus-christianity/

Voir aussi la tribune de Cyril Brun “peut-on encore parler d’homosexualité ?”

Tribunes et entretiens

“Sauvons la rencontre mondiale des familles du lobby gay”

Un article de Riccardo Cascioli traduit par Benoit-et-Moi :

Les cas des États-Unis, du Chili et du Honduras, qui voient des évêques et des cardinaux responsables de comportements homosexuels et d’abus, doivent faire ouvrir les yeux sur le pouvoir acquis par le lobby gay, qui influencera même la Rencontre mondiale des familles (Dublin, 21-26 août). Si l’on veut, au Vatican, rétablir la crédibilité il faut annuler la rencontre avec le Père Martin et demander la démission du Cardinal Farrell.

Eh bien, encore une fois, il nous faut revenir à la “Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la Pastorale des personnes homosexuelles” (1er octobre 1986), signée par le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de l’époque, le Cardinal Joseph Ratzinger. Entre autres choses, Ratzinger dénonçait – et nous sommes en 1986 – l’existence d’un lobby gay dans l’Eglise, de connivence avec des organisations gay extérieures à l’Eglise pour subvertir l’enseignement catholique sur l’homosexualité. Il serait trop long de mentionner ici le document, mais les points 8 et 9 (*) décrivent parfaitement ce qui aurait pu sembler une exagération, mais qui est aujourd’hui une réalité sous les yeux de tous. Il existe un véritable réseau de prêtres homosexuels qui non seulement se couvrent mutuellement dans leurs activités immorales, mais qui, ces dernières années, ont mis en œuvre un véritable agenda pour renverser la doctrine catholique. C’est ce que le prêtre polonais Dariusz Oko a appelé “Homo-hérésie”.

Lire l’article en intégralité sur Benoit-et-Moi