Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 28 septembre 2019 – Continuer d’aimer par delà les souffrance, comme le Christ

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Lc IX, 43b-45

Version audio seule.

A la une #Articles #Asie #NLQ

Asia Bibi est libre et au Canada

Asia Bibi a quitté le Pakistan !

Asia Bibi, symbole de la persécution religieuse au Pakistan a passé plus de 8 ans, dans plusieurs prisons pakistanaises jusqu’à ce qu’elle soit acquittée de toutes les accusions de blasphème à la fin de l’année 2018. Elle est au Canada, où ses filles l’attendent !

Plusieurs personnalités politiques (dont Jan Figel, le représentant spécial de l’UE pour la liberté religieuse et une source du ministère pakistanais des Affaires étrangères) ont confirmé à CitizenGO cette information.

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Session “Libération, relation, guérison : un chemin de vie !” du 10 au 12 mai 2019 au Sanctuaire Notre-Dame du Laus (05)

Programme

Vendredi 10 mai

A partir de 17h : réception des clés à l’hôtellerie

18h30 : vêpres

19h : dîner

20h15 : introduction à la session par le recteur et 1ère conférence : « Les guérisons, des expériences de relations d’après les manuscrits du Laus » par le Père René Combal.

21h30 : complies

 

Samedi 11 mai

8h10 : laudes

9h : chapelet

9h30 : conférence « la guérison à la lumière de la Bible »
par le Père Jean-Marie Dezon.

11h15 : messe votive à Notre-Dame de toute consolation

12h15 : déjeuner

15h : conférence : « le médecin, médiateur de guérison »,
par le Docteur Pio-François De Leuze

17h : introduction à la démarche d’adoration ou de confession, par le Père Ludovic Frère

17h15 : adoration du Saint-Sacrement / confessions

18h30 : vêpres

19h : dîner

20h30 : veillée mariale avec onction d’huile.

 

Dimanche 12 mai

8h10 : laudes

9h : ateliers :

–        Père Ludovic Frère : « Le sacrement des malades »

–        Docteur Pierre-Yves Waller : « L’homme et la femme en désir d’enfant : quelle médiation ? »

–        Père René Combal : « La confession dans la grâce du Laus avec Benoîte »

10h30 : messe avec sacrement des malades

12h15 : déjeuner

14h30 : conférence « un médecin devenu prêtre, changement de médiation » : par le Père André Girier

15h30 : table-ronde, questions-réponses

16h30 : vêpres.

Annonces #NLH #NLQ #Récollections/Retraites

Retraite à Notre-Dame de Banneux (Belgique) du 8 au 10 février 2019

Besoin de silence, de confiance et d’espérance ?
On a exactement ce qu’il vous faut !

★★★

“Laissez vous conduire par l’Esprit” Gal 5,25″ 

 

Banneux, lieu d’apparitions mariales, est une terre de pèlerinage où Marie intercède pour que Jésus continue à nous verser le Vin de la Fête.

Une retraite pour :
– Affermir nos positions en Jésus-Christ et grandir dans son Amour
– Recevoir l’Esprit Saint et vivre de ses dons, de ses fruits et de ses charismes.

Nous verrons aussi ses œuvres de guérison et de libération, et nous serons équipés pour la mission !

À travers les enseignements, les veillées, les eucharisties, le sacrement de réconciliation, la promenade méditative, les temps fraternels et en silence, l’adoration, tu sauras te laisser conduire par l’Esprit !

Inscription

Plus d’informations

 

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Sainte Joséphine Bakhita – de l’esclavage à la libération en Christ – Le 19 janvier 2019 à Versailles (78)

Samedi 19 janvier 2019 de 10h à 12h00
Bibliothèque Diocésaine,
Centre Ozanam 24 rue du Maréchal Joffre
78000 Versailles

Sainte Joséphine Bakhita – de l’esclavage à la libération en Christ

Avec François Delmas-Goyon

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Temps d’accueil convivial, autour d’un café, à partir de 9h30

Conférence suivie d’un temps d’échange de 10h à 12h00

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

« Oser la réflexion » Gens de la rue, prostitution… Conférence le 17 janvier 2019 à Nîmes (30)

Pour oser renouveler la réflexion sur la rencontre et l’accompagnement des personnes de la rue et celles de la prostitution, sujet au coeur de la diaconie de l’Eglise, le Pôle solidarité propose une Conférence avec les responsables de l’Association « Aux captifs la libération ».

Jeudi 17 janvier 2019 à 20h à la Maison diocésaine à Nîmes ( 6 Rue Salomon Reinach, 30000 Nîmes)

« Aujourd’hui, il y a de nombreuses personnes à la rue à travers les villes et même les villages de notre diocèse. Par ailleurs, d’autres qui ne le sont pas, sont en grande, voire très grande, précarité. Partant de notre expérience dans le diocèse de Nîmes, que pouvons-nous faire ? Que pouvonsnous apporter à ces personnes ? Comment pouvons- nous aller à leur rencontre, avec quoi ? Une réponse, non pas du monde, mais du coeur de notre foi peut être apportée ici. »

Benoît Chermanne, responsable du Pôle solidarité

vers l’espace partenaire du Pôle Solidarité

vers le site www.captifs.fr (« Aux captifs, la libération »)

Conférence ”Aux Captifs la libération” (17 janvier 2019, maison diocésaine de Nîmes), présentée par Benoît CHERMANNE from Diocèse de Nîmes on Vimeo.

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Messe pour la Paix le 18 novembre 2018 à Strasbourg (67)

A l’occasion du 100è anniversaire de la Libération de Strasbourg, le 22 novembre 1918, et du 74è anniversaire de la Libération de Strasbourg, le 23 novembre 1944, Mgr Luc Ravel présidera une messe solennelle pour la Paix le dimanche 18 novembre 2018 à 11h en la Cathédrale de Strasbourg.

Cette célébration est proposée en union avec la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque.

Elle rassemblera l’ensemble des associations d’anciens combattants.

La Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque

La Fondation inscrit son action dans le prolongement et en complément de l’Association des Anciens de la 2e DB créée par le général LECLERC et réunissant tous ceux qui ont combattu sous ses ordres de 1940 à 1945 puis en Indochine

Créée en avril 1975, la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque a pour Fondateur une personne morale : l’Association des Anciens Combattants de la 2ème DB, association de loi 1901 créée en 1945, et reconnue d’utilité publique en 1950.

Dès sa création, le Fondateur a décidé d’adopter le statut de Fondation abritée par la Fondation de France. La Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque porte ainsi le numéro 14 des 880 fondations abritées actuellement par la Fondation de France. Le lien avec la Fondation de France est établi juridiquement au moyen d’une convention qui tient lieu de Statuts. Cette convention peut être actualisée à tout moment.

A ce titre, son siège social est situé 40 avenue Hoche, Paris 8ème, siège de la Fondation de France, son secrétariat administratif se trouvant dans les locaux de l’Association des Anciens de la 2ème DB, 26 allée du Chef d’Escadron de Guillebon à Paris 14ème.

La gouvernance de la Fondation est assurée par un Comité Exécutif composé de trois collèges : un collège composé de membres nommés par le Fondateur, un collège composé de personnalités choisies pour leurs compétences dans le domaine d’action de la Fondation, et un collège composé de personnalités extérieures. Ce Comité se réunit une fois par an au minimum. Notre chargé de Fondation et un membre de la direction financière de la Fondation de France y sont invités.

Un Président, de droit le Président de l’Association des Anciens de la 2ème DB, un Vice-président et un Secrétaire Général choisis parmi les membres du Comité Exécutif compose le Bureau de la Fondation et assure le suivi des décisions du Comité Exécutif.

La gestion financière de la Fondation est assurée par la Fondation de France. La Fondation Maréchal Leclerc y dispose d’un compte courant, d’un compte sur livret, et de fonds de placement : actuellement au nombre de cinq : France A (monétaire, France B (obligations) France C (obligations et actions), France D (actions) et, depuis début mai, France I (Immobilier).

En plus des conseils de son chargé de Fondation, et de la direction financière de la Fondation de France, la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque dispose, pour le suivi de ses comptes et de ses activités, d’un espace dédié sur le site de la Fondation de France où elle peut à tout moment consulter ses comptes et ses positions, ainsi que tous les documents nécessaires à la gouvernance du fonds.

La Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque a trois objets

  • Assurer la pérennité de l’action du Maréchal Leclerc de Hauteclocque
  • Faire connaître la vie et l’œuvre du Maréchal Leclerc de Hauteclocque
  • Perpétuer sa mémoire et celle de ceux qu’il a commandés.

1. PÉRENNISER L’ACTION DU MARÉCHAL LECLERC

– en décernant des prix :

o Prix de l’Audace du ministère des Armées. Créé en 1980, décerné bis-annuellement avec la mission innovation participative du ministère de la Défense pour partenaire. Récompense des innovateurs particulièrement audacieux,

o Prix Maréchal Leclerc de Hauteclocque Créé en 2008, décerné annuellement avec l’armée de Terre pour partenaire. Récompense des officiers concourant à la réflexion de la Défense,

– en participant à des prix :

o Prix du concours national de la résistance et de la déportation : Avec le Ministère de l’Éducation Nationale, et la Fondation de la Résistance pour partenaire. ce prix récompense des élèves ou des classes pour des réalisations évoquant la résistance.

o Prix La plume et l’épée Créé en 2010, décerné annuellement avec l’armée de Terre pour partenaire, ce prix récompense un écrivain militaire s’exprimant sur un sujet d’histoire ou de défense.

– en menant de multiples actions sociales

au profit des anciens ou des orphelins de l’Armée de Terre en partenariat avec la 2′ Brigade Blindée, et l’ADO (Association pour le Développement des Œuvres d’entraide dans l’armée).

2. FAIRE CONNAITRE SON ŒUVRE A LA JEUNESSE

  • auprès des Lycées et Collèges « Leclerc de Hauteclocque » : La Fondation entretient un partenariat suivi avec ces établissements pour faire connaître le Maréchal Leclerc aux élèves.
  • auprès de l’Académie militaire de West point (Etats-Unis) La fondation accueille des élèves officiers de cette académie venant visiter chaque année le Musée du Général Leclerc et les principaux sites des engagements de la 2e DB en 1944 et 1945.

3. PERPÉTUER SA MÉMOIRE ET CELLE DE CEUX QU’Il A COMMANDÉS

  • 3 messes de fondation perpétuelle : pour la libération de Paris (25 août 1944) à Notre Dame, pour la libération de Strasbourg (23 novembre 1944) en sa cathédrale, pour l’anniversaire de la mort du Maréchal Leclerc de Hauteclocque (28 novembre 1947) à Saint-Louis des Invalides.
  • En souvenir de la 2ème DB sur ses lieux d’engagements en 1944 et 1945 par des cérémonies annuelles, une participation à l’édification ou à la restauration de monuments, avec la création de la « Voie de la 2ème DB », par la publication de revues, une trimestrielle « Caravane » et une annuelle « In Memoriam », l’organisation de colloques, conférences et expositions en partenariat avec le Musée du Général Leclerc et de la Libération de Paris – Musée Jean Moulin, et par la participation à la rédaction de livres ou de revues sur le général Leclerc de Hautecloque ou la 2′ DB.

Brèves

Quand un “critique d’art” de Libération se moque de la vallée des Saints…

Ci-dessous une tribune adressée par Nicole Esterolle à propos d’une autre tribune publiée dans Libération par Jean-Marc Huitorel, « critique d’art » à propos de la Vallée des Saints. Attention, ça va piquer !

Le fameux barde critique d’art breton, Jean-Marc Huitorel, curator régional et international, chantre des plus belles inepties d’art contemporain en notre belle Armorique, jette une fatwa sur les sculptures de la « Vallée des mille Saints » en Bretagne, par un article vengeur paru dans Libé, organe officiel de la bien –pensance gaucho-duchampiste, car il y voit « une subtile escroquerie qui confond art et idéologie, tourisme et culture.  »

D’habitude, c’est plutôt la fachosphère des néo-réacs de gauche comme moi, des cathos intégristes, des populistes pétainistes, etc. qui hurle quand les agents de la duchamposphère profanent chapelles et églises avec des tas de casseroles, ou trempent le christ dans de la pisse, etc., bref : exécutent ce qui fait la routine de leurs délirantes activités installationnistes et performatoires… Ce retournement dans l’anathème indiquerait-il que l’alliance objective fachosphère -duchamposphère se retourne sur elle-même ?

Qui qu’il en soit, je trouve que notre Assurancetourix de la critique d’art bretonnante, manque pas mal de vergogne quand il ose affirmer que ces sculptures (certes un peu pâteuses formellement) sont une « subtile escroquerie confondant art et idéologie, tourisme et culture  »…

Il ne manque pas d’air, en effet, lui, l’ardent défenseur d’un art  qui n’est justement que le pur produit de l’idéologie esthétique d’État… D’un art qui squatte et parasite effrontément les lieux patrimoniaux pour mieux comptabiliser dans son public le touriste passant pas là…

Il ne manque pas d’aplomb, cet  admirateur de Lavier et de sa Ferrari cabossée à 15 millions d’euros, quand il trouve excessif le coût de 15 000 € pour chacune des 100 sculptures de la Vallée des Saints… et quand il sait qu’ainsi, le prix total de 100 Saints est exactement le dixième de celui de la satanée bagnole concassée de son ami Pinault… Mais, suis-je bête, peut-être préférerait-il qu’au lieu des 100 sculptures ringardes selon lui, on place les tulipes de Koons, qui cherchent toujours un lieu d’accueil au grand air…

Il est sérieusement culotté, quand il proteste contre le fait que la moitié de ces 15 000 euros par statue sera payée par le contribuable, alors que lui-même et ses centaines d’homologues curators-profs-critiques ainsi que le type d’art qu’ils soutiennent, n’auraient aucune existence sans cet argent du contribuable (je vous joins le lien vers ce texte paru sur libération.fr, où vous trouverez cette protestation d’un culot inoui, mais aussi tous les éléments récurrents de langage et de pensée en usage dans les réseaux de la consanguinité duchamposhérique…).

Il atteint enfin les limites du ridicule dans l’impudence, notre barde conceptualo-discursif armoricain, bouffeur de curés, de cathos intégristes et de grenouilles de bénitier, quand on sait qu’il est l’hagiographe officiel du petit émergent postural Régis Perray, balayeur-astiqueur compulsionnel (il avait obtenu les félicitations du Jury pour son diplôme de fin d’École des Beaux-Arts de Nantes, pour avoir nettoyé les escaliers d’entrée de la dite école )… et quand on lit que notre barde voit une dimension mystique dans cette obsession du balayage…

Voici le lien vers ce texte hallucinant du professeur Huitorel, qui préfère l’esthétique de son jeune  « technicien de surface »  à celle des mille Saints Bretons :

http://www.regisperray.eu/textes/JM_huitorel.php

Nicole Esterolle (voir son site ici)

[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Messe pour la libération de Paris le 26 août 2018

Messe présidée par Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris.

Conformément à la convention signée le 26 juin 2002 entre la Fondation Charles de Gaulle, la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque et l’archevêché de Paris, une messe anniversaire de la Libération de Paris est célébrée chaque année.

Dans le chœur de Notre-Dame, une plaque commémorative fait mémoire du 26 août 1944 et de la signature de cette convention.

Paris garde ainsi la mémoire religieuse de sa libération. Le 26 août 1944 en effet, après avoir triomphalement descendu l’avenue des Champs-Elysées, le Général de Gaulle avait tenu à se rendre à la cathédrale Notre-Dame, accompagné du Général Leclerc, libérateur de Paris à la tête de la 2ème Division blindée, et des chefs de la Résistance française. Dans une atmosphère chargée d’émotion, et alors que des coups de feu se font encore entendre, le chant du Magnificat avait retenti dans la cathédrale.

Ce grand moment de ferveur est, depuis lors, commémoré par la célébration d’une messe annuelle en la cathédrale Notre-Dame de Paris, à l’initiative de la famille du Maréchal Leclerc et des mouvements de résistance. La messe pendant laquelle est chanté le Magnificat, est célébrée à l’intention explicite du Général de Gaulle, du Maréchal Leclerc, de tous les résistants, victimes civiles et militaires de la guerre de 1939-1945, ainsi que pour la paix.

26 août à 11h30

6 parvis Notre-Dame – Place Jean-Paul II, 75004 Paris 75004 Paris

Brèves

Libération se moque et caricature les jeunes hommes à la recherche de leur virilité

En Auvergne, une communauté catholique organise des journées « viriles » pour apprendre à être un mâle, un vrai. Au programme : poncifs et truismes érigés en leçons de vie. Difficile de ne pas partir avant la fin.

Mais que diable suis-je allé faire dans cette galère ? C’est la question que je me suis posée pendant les trois jours de ce « Camp Optimum », une réunion d’hommes censés réfléchir à l’état de la masculinité aujourd’hui. Une sorte de camp scout pour adulte. Quand mes enfants ont appris que j’allais suivre un stage pour devenir un homme encore meilleur – la promesse de ces camps – j’ai lu dans leur regard une incompréhension mêlée d’inquiétude. J’en ai profité pour leur demander s’ils étaient capables de donner la définition d’un homme. Leur silence s’est fait goguenard. C’est l’aîné, je crois, qui l’a rompu en me déclarant du haut de ses 20 ans, un rien condescendant : « Je ne me suis jamais posé la question et franchement je m’en moque. »

Me voici en route pour un centre de vacances bien tenu, sans charme particulier. Nous sommes en Auvergne, un paysage magnifique, austère et grandiose, propice à la réflexion. Le stage débute le jeudi soir et se termine le dimanche après le déjeuner.

A 18 heures précises nous nous retrouvons tous en salle de réunion où nous passerons une grande partie de ces trois jours. Nous sommes 125, je ne sais pas si ce chiffre inclut la dizaine de prêtres présents. Pas une seule femme.

Les journées s’organisent de la façon suivante : messe facultative à 7 heures du matin, puis petit-déjeuner suivi de sessions d’une heure et demi autour d’un thème de réflexion. Les après-midi du vendredi et du samedi sont occupées par des activités physiques destinées à créer des liens entre participants. Le vendredi, il s’agit d’un jeu de piste par équipe qui se termine en poussant une voiture dans un champ en criant « allez les gars, allez les gars, on va y arriver ! » Le samedi après-midi, on a le choix entre marche à pied, VTT, tir à l’arc, tir à la carabine, saut dans le vide, karting… Des activités déclarées viriles.

L’homme aime l’aventure

C’est en passant à table le premier soir que je prends la mesure de la dimension profondément catholique de ces camps organisés, notamment, par des membres de la Communauté de l’Emmanuel. Je m’apprête à m’asseoir lorsque je réalise que tout le monde reste debout dans l’attente d’une prière chantée, destinée à bénir le repas que nous allons prendre, ceux qui l’ont préparé et les femmes ( !) qui le servent. Au cours de ces repas j’ai pu discuter avec les uns et les autres. Dieu est au centre de leur vie à un point tel que j’ai eu du mal à dire que j’étais agnostique, bien que catholique de culture. Une fois, j’ai réussi à « l’avouer » et j’ai senti un étonnement immense. On m’a servi le poncif habituel : « Mais comment ne pas croire en Dieu quand on voit tant de beauté dans l’art, la nature, la vie ? » Je n’ai pas poursuivi la discussion. J’étais avec des militants de la foi et les militants ne laissent pas la place au doute. Après tout, on ne demande pas à une table de végans si le gigot sera servi avec des flageolets ou de la purée.

Je dois préciser que jamais je n’ai entendu le moindre propos raciste ou discriminant. Jamais non plus de propos politiques. Il ressort de ces échanges une sorte de sérénité partagée par ces hommes qui croient au même dieu, partagent les mêmes valeurs et pratiquent les mêmes rites. Je suis tenté de penser que ces personnes si conservatrices dans leur façon de penser, tellement attachées au modèle traditionnel de la famille, ne sont pas de gauche. Certes non. On les imagine volontiers de droite, mais je ne me suis jamais senti à une tablée du Front national pas plus qu’à une réunion de Sens commun, même si l’on imagine avec ces derniers une proximité de pensée sur de nombreux sujets.

Hors les après-midi « viriles », les journées s’organisent en différentes sessions sur le modèle des séminaires d’entreprise. Au total, il y en aura dix qui s’articuleront autour des quatre axes qui, paraît-il, structurent la vie des hommes et dont je reprends les intitulés exacts : « Vivre une aventure », « Se battre pour sa liberté », « Trouver sa belle », « Régenter son royaume ». Toutes les sessions se déroulent sur le même schéma. Un intervenant, un laïc – jamais un prêtre – vient faire un exposé sur un thème donné. Le propos est toujours illustré d’extraits de films, souvent d’action style Star Wars, le Seigneur des anneaux, Il faut sauver le soldat Ryan, mais aussi Pretty Woman, dans lesquels l’attitude des hommes est valorisée, qu’il s’agisse de faire face à l’ennemi ou à sa belle.

Disons-le sans détour, la teneur de ces conférences est d’une médiocrité affligeante. Les banalités succèdent aux lieux communs. A les entendre, l’homme incarne la force et l’autorité. Il aime l’aventure. Il a besoin d’entreprendre et de montrer sa force et son courage. Il doit veiller à « défusionner la mère de ses enfants », montrer le chemin et soutenir sa femme dont l’affection et la douceur baignent la famille. Ne nous trompons pas, il n’y a aucun mépris pour les femmes, aucune plaisanterie ou moquerie déplacée. Au contraire même, très souvent hommage est rendu par les conférenciers à leur épouse – à qui on ne conteste pas le droit de travailler – sans laquelle jamais, disent-ils, ils ne seraient devenus ce qu’ils sont. Il y a dans ces propos le respect et l’affection sincères du cavalier pour son cheval. Comme chacun sait, quand on veut aller loin, on ménage sa monture…

Un matin, j’écoute d’une oreille distraite (quand je ne somnole pas) cette suite de balivernes lorsque j’entends que le désir des hommes et celui des femmes ne sont pas de même nature. Celui des hommes serait plus puissant, irrépressible, impétueux alors que celui des femmes serait plus discret, fragile, lent à se manifester. Et c’est alors que, pour illustrer son propos, le conférencier nous gratifie d’une métaphore aussi poétique que subtile : « En matière de sexualité, l’homme est un TGV, la femme est une Micheline. » J’aurais dû m’attendre à ce genre d’âneries.

« La masculinité est un don »

Avant de venir au camp, il est vivement recommandé de lire ce qui sert de bréviaire aux organisateurs : Indomptable, le secret de l’âme masculine, de l’Américain John Eldredge (2002, Farel Editions). Je crois n’avoir jamais rien lu de plus crétin et d’aussi misogyne. Je n’ai pas pu finir. Les fausses vérités et les truismes s’enchaînent sans mollir (sic) : « la masculinité est un don »,sous-entendu de Dieu, « la féminité peut exciter la masculinité », « l’homme a besoin d’une orbite plus grande que la femme », « Eve avait mangé le fruit défendu, Adam avait encore la possibilité de ne pas le faire », « toute femme a besoin de se dire qu’elle est exquise, à part et choisie… » J’arrête là. Cette vision de l’existence aussi primaire que béate est parfaitement assumée par les organisateurs qui s’inspirent d’un camp dans le Colorado auquel l’un des fondateurs d’Optimum a participé en 2011. Ceux qui sont là ne sont pourtant pas des imbéciles et je n’ai aucune envie de me moquer d’eux. Aucune. Le gros de la troupe, environ les deux tiers, a entre 40 et 50 ans. Des pères de famille pour la plupart, sans doute guettés par la « middle age crisis » comme dirait John Eldredge. Environ un quart des participants est jeune, autour de 25 ans, et le reste sensiblement plus âgé. Ces hommes, très majoritairement provinciaux, semblent appartenir à une classe moyenne plutôt supérieure, ont suivi des études et sont bien intégrés dans la société.

Une fin d’après-midi, on nous demande de nous réunir par petits groupes, pour partager ensemble ce qui « a fait vibrer notre cœur d’homme » au cours des réunions de la journée. Assis en cercle, un peu gêné, chacun explique ce qui l’a touché et ce qu’il vient chercher là. Parmi nous, il y a quatre jeunes assez attachants. L’un a hésité à devenir prêtre et vient de se fiancer. Un autre, également fiancé, est là pour bien comprendre quelle est sa mission d’homme dans son couple. Le troisième ne doit pas savoir grand-chose des femmes. Il est très content, se sent désormais au clair et pense qu’il va enfin réussir à inviter la fille qu’il a en vue. A mon avis, il a encore du chemin à faire. Le quatrième, très sympathique, vit avec une jeune femme. Cela a l’air d’aller sinon qu’il est perdu, abîmé par une enfance pendant laquelle son père a été absent, pire même, indifférent à ses enfants. Martin (1) raconte cette douleur et cela sonne juste, il est émouvant. Il y a aussi René et Simon. Pas loin de la cinquantaine. L’un a des relations compliquées avec les femmes et il a enfin rencontré l’âme sœur. Il vient ici pour faire le point et prendre conseil car cette fois-ci, il veut réussir. Simon, lui, se remet lentement de « la relation adultérine de sa femme » dont il divorce.

Plus tard, lors d’une séance dédiée aux témoignages, trois autres hommes, qui participent à l’organisation du camp, entre 45 et 50 ans, viendront nous raconter leur vie. Je n’en reviens toujours pas. Paul, Matthieu et Jérôme se succèdent sur l’estrade devant l’assemblée réunie au grand complet. Trois longues confessions de quarante minutes environ.

Paul est marié à Marie-Pierre depuis de nombreuses années. Ils ont deux enfants. La vie s’écoule dans une banalité de bon aloi. Il n’est pas, à cette époque-là, particulièrement croyant. Marie-Pierre, elle, est obsédée par la fin imminente du monde telle que l’annoncent quelques illuminés comme Paco Rabanne. Elle ne pense qu’à stocker du sucre, des pâtes, de l’huile et des conserves dans sa cave. Paul commence à se lasser. Son travail le mène souvent loin. C’est alors qu’il tombe amoureux d’une femme pour laquelle il quitte sa famille. Cela dure six mois. Torride. Mais ses enfants lui manquent. Un jour, il téléphone chez lui et demande à sa fille s’il peut la voir. Elle lui répond « oui, si tu reviens vivre avec Maman ». En nous le racontant, il ne peut retenir ses larmes. Il se cramponne à son pupitre, murmure « tu vas y arriver, Paul » et reprend son récit. Il quitte finalement sa maîtresse et rejoint sa femme qui lui a toujours dit « je t’attendrai ». Elle lui a pardonné. Il insiste sur la valeur de ce pardon et la générosité de sa femme. Il raconte sans tricher le temps qu’il a fallu pour que leur vie de couple se reconstruise.

Micheline !

L’histoire de Matthieu est encore plus surprenante. A 49 ans il est marié depuis vingt-cinq ans. Lui, son problème, c’est l’addiction à la pornographie. Il y consacre des heures, chaque jour, partout. Il raconte combien ces images l’envahissent, s’imposent à lui, même quand il fait l’amour avec sa femme. Il en a honte. Au bureau, il va régulièrement se masturber aux toilettes et il tremble de se faire prendre en train de consulter des sites pour adultes. Il comprend qu’il est en péril et décide de consulter un psychologue. Il raconte le soulagement de parler enfin de cette addiction. Il comprend que c’est une maladie. Il réussira à le dire à sa femme qui va l’aider et le soutenir. Il insiste sur la bienveillance de son épouse. Il pleure en racontant son histoire. Vient ensuite le tour de Jérôme qui, lui aussi, a des problèmes de « chasteté » comme il dit. Il explique que son mal être, son manque de confiance en lui, vient en grande partie d’un père qui l’a ignoré, le meurtrissant au plus profond de lui-même. Lorsqu’il est témoin d’une relation forte entre un père et son fils, au cinéma notamment, il ne peut s’empêcher de pleurer. J’écoute ces discours, à la fois touché par la sincérité évidente de ces hommes et profondément mal à l’aise d’être transformé malgré moi en voyeur.

Au-delà de cet exhibitionnisme, le fil rouge de ces histoires, c’est la défaillance des pères. Pères lointains, indifférents, parfois violents et, presque toujours aussi, maris infidèles et méprisants. A écouter ces récits, j’en arrive à la conclusion que les participants, pour beaucoup d’entre eux, viennent chercher ici une sorte d’autorisation d’être des hommes, des vrais, sans être des salauds. Car nous n’avons parlé que de cela : comment être un homme, maîtriser sa sexualité (on parle de « tempérance »), veiller sur sa femme et sa famille. C’est finalement bien peu au regard de toutes les situations auxquelles un homme est confronté et dont il n’a pas été question une seconde : le rapport à l’argent dans le couple, le partage des tâches, la contraception et les nouvelles techniques de fécondation (PMA et GPA), la recomposition de la famille quand le divorce devient inévitable… Rien non plus sur l’éducation des enfants : comment réagir face à leur sexualité, quid s’ils se découvrent homosexuels, comment leur transmettre des valeurs de tolérance et d’ouverture aux autres… De tout cela, pas un mot. Et puis… pas une seule parole de femme. Comment réfléchir à la masculinité, à la virilité, sans jamais s’interroger sur ce qu’en pensent, ce qu’en attendent les femmes ? Enfin… c’est oublier celle que j’ai baptisée, cela va de soi… Micheline !

Elle a fait son apparition sur l’estrade le deuxième jour, au moment d’aborder le sujet de la belle qu’il fallait conquérir. Micheline c’est un mannequin en polystyrène blanc, comme on en voit dans les vitrines des boutiques de mode pour femmes. Elle trônait sur scène, revêtue d’une robe rouge vif lui arrivant juste au-dessus du genou. Je n’ai pas compris quelle était sa fonction. Sans doute apporter une touche de féminité dans cette assemblée d’hommes. On a revu Micheline le dimanche matin, le clou du camp. Le samedi soir, avant la veillée autour d’un grand feu de bois, on nous a remis une enveloppe et un post-it. Il fallait inscrire sur le papier un mot symbolisant ce qu’on ne voulait plus vivre ou ressentir et le jeter dans le feu. Sans doute les flammes de l’enfer brûleraient-elles à jamais les démons que nous réussissions enfin à nommer. Quant à l’enveloppe, il fallait l’utiliser pour se poster à soi-même la lettre que l’on s’écrirait d’ici au lendemain et dans laquelle on décrirait l’homme meilleur que l’on veut devenir.

Malle de voyage

Ce dimanche matin donc, il est 6 heures dans la nuit noire de cette fin d’octobre et un cortège aux flambeaux s’ébranle, en silence, pour gagner un promontoire où une grande croix est dressée à côté d’un feu. Au pied de la croix, une malle de voyage est ouverte et, à côté, Micheline veille. On l’a changée pour l’occasion. Ce matin elle porte une petite robe noire toute simple qui aurait fait sourire Coco Chanel. Sans doute fallait-il une femme pour être témoin de ces hommes en mouvement vers une vie meilleure. Et, comme femme, on n’avait pas trouvé mieux. Ceux qui portent des flambeaux forment une haie dans l’axe de la croix. Chacun à son tour passe dessous, jette son post-it dans le feu et, dans la malle, sa lettre timbrée qui lui parviendra bientôt.

Au petit-déjeuner, comme c’était dimanche, il y avait des croissants. Deux dernières réunions restaient au programme. Je dois avouer – Dieu me pardonne – que j’ai craqué. Toutes ces bondieuseries, ces rituels de pacotille, ces discours d’une vacuité abyssale ont eu raison de ma patience. C’était trop. Je me suis échappé. Sur le chemin du retour, j’ai repensé à mes fils qui se moquent comme d’une guigne de ce questionnement masculiniste. Vivre leur suffit. Ils ont raison.

(1) Les prénoms ont été modifiés.

Source : liberation.fr – Jean-Marc Savoye