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L’édito – « Mon peuple est en exil faute de connaissance. »

 

« Mon peuple est en exil faute de connaissance. »

Combien vraie est cette plainte que Dieu adresse au prophète Osée. Le niveau culturel et intellectuel a considérablement baissé. Si les domaines de spécialisation, souvent techniques, ont fortement progressé, si le niveau moyen de la population semble s’être élevé parce qu’il y a moins d’illettrés, il n’en demeure pas moins que le niveau global intellectuel et culturel a baissé de façon vertigineuse. Les grandes écoles en sont à prévoir des cours de remise à niveau… Benoît XVI n’a eu de cesse d’œuvrer à la formation des fidèles. En véritable professeur, inlassablement, sa technique consistait à redonner les fondamentaux, inviter à redécouvrir le monde de la culture. Dans ce désert aride, il existe dans le monde catholique une multitude d’initiatives de formation. Mais ces propositions demeureront passives et lettres mortes si chacun ne les prend au sérieux. Si l’Eglise dispense un savoir, si des organismes se spécialisent pour éduquer, former, il nous appartient, à nous seuls, de prendre en main cette injonction de saint Pierre, de rendre compte de notre foi. Dans ce monde en perte de repères, les catholiques, plus que jamais, doivent être des lumières, de vraies lumières, pas celles de ce siècle qui éblouit, mais celles de la vérité, laquelle, sans être intellectualiste ou érudition, passe par le savoir, la connaissance et finalement la sagesse. C’est même un devoir amoureux, car aimer Dieu c’est le connaître, pas simplement en avoir l’intuition et moins encore le « ressentir ». C’est un devoir de charité car la connaissance rend libre et nous avons le devoir de charité d’ouvrir le monde à la vérité et, par là, à la liberté qui conduit au bonheur, parce qu’elle ouvre à Dieu. Nous essayons sur InfoCatho de prendre cette part dans notre rubrique formation ou dans nos tribunes, mais aussi dans les informations que nous relayons. N’hésitez pas à nous aider de vos contributions, de vos remarques, comme plusieurs d’entre vous le font en nous adressant des articles, des courriers. Nous sommes tous une pierre de l’édifice.

 

 

 

 

NLQ #Rome

Pape François – Un monde qui crie « liberté ! » mais qui est esclave

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ans un monde qui crie « liberté ! » mais qui est esclave, « suis-je libre ou suis-je esclave de mes ambitions, des richesses, de la mode ? » C’est la question que le pape François a invité à se poser, lors de la messe qu’il a célébrée à la Maison Sainte-Marthe, au Vatican, ce 13 avril 2018.

Dans son homélie rapportée par Vatican News en italien, le pape a médité sur trois figures de liberté, à commencer par Gamaliel, le pharisien qui dans la Première lecture (Ac 5, 34-42) convainc le sanhédrin de libérer Pierre et Jean : « un homme libre, qui pense la tête froide, qui les fait réfléchir », qui les persuade que « le temps fait son œuvre ».

L’homme libre n’a pas peur du temps

« L’homme libre n’a pas peur du temps, a souligné le pape : il laisse Dieu agir. Il donne de la place, pour que Dieu agisse dans le temps. L’homme libre est patient. Et c’était un juif – ce n’était pas un chrétien, il n’avait pas reconnu Jésus sauveur – mais c’était un homme libre. Il se fait son idée, il l’offre aux autres et elle est acceptée. La liberté n’est pas impatiente. »

Pilate aussi, a-t-il rappelé, gardait la tête froide et comprenait que Jésus était innocent. « Mais il n’est pas arrivé à résoudre le problème, parce qu’il n’était pas libre, il était attaché à sa promotion », « il lui manquait le courage de la liberté parce qu’il était esclave du carriérisme, de l’ambition, de son succès ».

Le deuxième exemple de liberté, ce sont Pierre et Jean « qui avaient guéri le paralytique, et à présent étaient devant le sanhédrin ». Punis injustement, « ils quittent le sanhédrin heureux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus ». « C’est la joie d’imiter Jésus, a noté le pape. C’est une autre liberté : plus grande, plus large, plus chrétienne ». Ils étaient heureux « parce qu’ils avaient souffert au nom de Jésus ».

« Ils étaient libres dans la souffrance, pour suivre Jésus ». C’est l’attitude chrétienne : « Seigneur, tu m’as tant donné, tu as tant souffert pour moi. Que puis-je faire pour toi ? Prends, Seigneur, ma vie, mon esprit, mon cœur, tout est à toi… C’est la liberté d’un amoureux de Jésus-Christ… Tu as fait cela pour moi, je fais cela pour toi. » Et le pape d’ajouter : « Aujourd’hui aussi il y en a tant, en prison, torturés, qui continuent cette liberté : de confesser Jésus-Christ. »

A la multiplication des pains (Jn 6, 1-15), troisième exemple de liberté, le peuple est si enthousiaste qu’il veut « venir l’enlever pour faire de lui leur roi. Alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul ». Jésus, a fait observer le pape François, « s’est détaché du triomphalisme. Il s’est arraché au triomphalisme. Il ne s’est pas laissé tromper par ce triomphalisme. Il était libre ».

Dans le désert aussi, face aux tentations de satan « il était libre et sa liberté était de suivre la volonté du Père ». « Et il finira sur la croix. C’est l’exemple de liberté la plus grande : Jésus ».

Le pape a conclu en invitant à un examen de conscience : « Pensons aujourd’hui à ma liberté, notre liberté… suis-je libre ? Ou suis-je esclave de mes passions, de mes ambitions, de tant de choses, des richesses, de la mode ? Cela semble être une blague, mais tant de personnes sont esclaves de la mode ! … Pensons à notre liberté, dans ce monde qui est un peu “schizoïde”, schizophrène, non ? Il crie : “Liberté, liberté, liberté !”, mais il est plus esclave, esclave, esclave. Pensons à cette liberté que Dieu, en Jésus, nous donne. »

 

Source Zenith

A la une #NLH #Tribunes et entretiens

Les trois théories de morale pernicieuses mais populaires, venin de la pensée actuelle

Chaque semestre j’enseigne un cours d’éthique (philosophie morale) à mon collège communautaire. Je dis aux étudiants qu’ils n’ont pas besoin d’être d’accord avec moi ; ils ont droit à leurs propres opinions, même si leurs opinions sont profondément erronées. Mais je m’efforce de les persuader qu’il existe certaines théories de morale populaires qui sont fausses.
En particulier, je combats trois théories populaires mais (à mon avis) pernicieuses :

La théorie selon laquelle les règles du bien et du mal sont des créations purement sociales.

La théorie selon laquelle nous sommes libres de créer nos propres codes moraux individuels.

La théorie selon laquelle tout est moralement admissible pourvu que cela ne cause aucun préjudice évident et tangible à d’autres personnes non consentantes.

D’autre part, je soutiens qu’il existe une véritable théorie de la morale, à-savoir la théorie selon laquelle tous les êtres humains normaux ont une connaissance innée de certaines règles fondamentales de la moralité, par exemple, ne tue pas, ne vole pas, ne commets pas l’adultère, n’abandonne pas tes enfants, etc. On peut appeler cela une théorie de la « loi naturelle » de la morale, mais je n’insiste pas sur ce nom.

Inutile de le dire, je ne persuade pas tous mes élèves, ni même presque tous d’être d’accord avec moi. Je me console en disant que ça ne fait rien. Pourquoi ? Parce que je peux me tromper, et si c’est le cas, j’espère qu’ils ne sont pas d’accord avec moi. Ou parce que j’ai peut-être raison et ils seront d’accord avec moi dans trente ou quarante ans d’ici. Ou peut-être ai-je raison mais ils ne seront jamais d’accord avec moi – mais si Jésus lui-même n’a persuadé que onze de ses douze disciples, pourquoi devrais-je être découragé parce que je ne peux pas persuader tous mes élèves ?

L’autre jour, cependant, un jeune homme de ma classe m’a choqué (en fait il m’a amusé) en défendant clairement et franchement une théorie de la moralité que je regarde comme absolument horrible. C’est un bon étudiant, sincère et aimable ; et ce n’est pas du tout le genre d’étudiants que les professeurs rencontrent parfois, je veux dire le genre qui n’est pas d’accord avec le professeur uniquement pour être casse-pied. Pas du tout ; loin de là ; c’est un gentil garçon.

Il a soutenu (même si j’avais essayé plus tôt dans le semestre de réfuter cette théorie odieuse) que les individus créent leur propre moralité, et donc ce qui est bien ou mal pour vous ne sera pas nécessairement juste ou mauvais pour moi. Tant que vous faites ce que vous croyez personnellement juste, alors, c’est juste. De même, si je fais ce que je crois personnellement juste, alors, c’est juste.

Or, quand un étudiant exprime ce point, j’évoque Hitler : « Si Hitler pensait que l’Holocauste était la bonne chose à faire, alors vous dites qu’il était juste qu’il assassine six millions de juifs, sans parler des millions d’autres – est-ce cela que vous dites ? »

Quand j’introduis Hitler dans la discussion, l’étudiant recule généralement loin de son assertion. (Parfois je soupçonne que Dieu a peut-être permis qu’Hitler commette ses meurtres de masse pour que les professeurs puissent l’utiliser comme exemple horrible dans les discussions de classe.) Mais l’autre jour ce jeune homme n’a pas reculé. Il s’est attaché à la logique de sa position. Il a dit que ce qu’avait fait Hitler était juste parce qu’il croyait que c’était juste ; et que par conséquent lui (mon élève) ne condamnerait pas Hitler pour avoir fait le mal.

En même temps, il m’a assuré que lui-même avait une morale personnelle tout-à-fait différente. Personnellement il ne commettrait jamais un génocide ; ce serait mal parce que cela ne correspond pas à son code moral personnel. Je suis sûr que c’est vrai. Comme je l’ai dit, c’est un gentil garçon. Je ne crains pas un massacre quand j’entre dans la classe.

Mais cela me rappelle que nous pouvons changer d’avis plus facilement que nous ne pouvons changer nos cœurs ; nous pouvons changer d’opinions plus facilement que nous ne pouvons changer de sentiments. Parmi les plus profonds de tous nos sentiments il y a les attitudes morales que nous acquérons pendant notre enfance et notre adolescence.

Nos attitudes morales, cependant, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, sont différentes de nos opinions morales. C’est pourquoi il est si difficile de persuader une personne de quitter de mauvaises habitudes. Les conseils que vous donnez à cette personne sont peut-être 100 % valides, mais pourtant il est presque impossible de l’ébranler. C’est aussi vrai, mutatis mutandis, pour les gens qui grandissent avec de bonnes attitudes morales.

Cela veut-il dire que les mauvaises théories morales sont inoffensives ou que les bonnes théories sont inutiles ? Pas du tout. Si vous êtes une personne qui a de bonnes attitudes morales, vos mauvaises théories n’auront probablement que peu d’impact sur votre comportement moral actuel. Mais il se pourrait bien qu’elles aient un impact sur vos enfants.

En les élevant, vous leur donnerez un bon exemple par votre conduite (disons, des habitudes d’honnêteté) ; mais votre mauvaise théorie leur dira : « Personnellement je crois en l’honnêteté, et personnellement j’espère que vous ferez la même chose quand vous serez adultes ; mais rappelez-vous toujours ceci, que l’honnêteté n’est rien de plus que ma préférence personnelle. Rappelez-vous d’être tolérants envers les escrocs, les menteurs et les voleurs qui ne croient pas en l’honnêteté. »

Les mauvaises théories morales auront alors de mauvaises conséquences morales, et les bonnes théories morales auront de bonnes conséquences. Mais cela n’arrive pas du jour au lendemain. Cela prendra une génération ou deux, ou peut-être cent ans ou peut-être deux ou trois cents ans. Jefferson a écrit : « tous les hommes sont créés égaux » en 1776. Ceci impliquait que l’esclavage devait être aboli. Mais il a fallu 87 ans et une grande guerre civile avant que cela n’arrive.

« Les idées gouvernent le monde » a dit un philosophe français un jour. Et c’est vrai. Mais dans la plupart des cas, seulement progressivement. Nous avons beaucoup de mauvaises théories morales aux Etats-Unis aujourd’hui, et pas seulement la mauvaise théorie de mon étudiant. Si nous ne les arrêtons pas, elles nous détruiront – sinon à court terme, alors, graduellement.

 

David Carlin

Source France Catholique

Brèves

Macron aux Bernardins – La Laïcité est un espace de liberté non de coercition pour Vivien Hoch

NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #5 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – Faut-il faire confiance à son libre arbitre ? Est-on seul juge après Dieu ?

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Faut-il faire confiance à son libre arbitre ? Est-on seul juge après Dieu ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Conférences/Formations #NLQ

Handicap et affectivité – découvrir un chemin d’amour, le 20 mars à Nanterre (92)

Formulaire d’inscription en ligne

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Colloque Science et Foi le 17 mars 2018 à Montpellier (34)

Le Centre Universitaire Guilhem de Gellone en partenariat avec l’Institut Diocésain de la Formation organise le Colloque Science et Foi sur le thème :

“Quand croyants et scientifiques se laissent interroger par les progrés de la science.”

Il aura lieu Villa Maguelone (à Montpellier) le samedi 17 mars de 9h30 à 16h30. Renseignements et inscriptions : cugg@diocese34.fr

PROGRAMME

9h15 :  Ouverture de la session par Mgr Pierre Debergé

9h30 : Entre l’infiniment grand et l’infiniment petit : quel devenir pour l’Homme et quelle place pour la foi ? – Fr Jean-Michel Maldamé, op, intervention suivie de questions au conférencier

11h : Quand la Science du Cosmos nous ouvre à un infini vertigineux : quel horizon pour l’Homme ? – M. Henri Reboul

11h30 : Quand la technologie entre dans notre intimité : quelle liberté pour l’Homme ? – M. Guy Cathebras

12h : échange avec les conférenciers

12h30 : Repas tiré du sac

14h : Quand l’actualité de la science interpelle la foi en Jésus-Christ – M. Daniel Sicard

14h30 : Comment la foi en Jésus-Christ accueille ces questions venues de la science et y répond ? – Fr Jean-Michel Maldamé, op, intervention suivie d’une table ronde

16h30 : Fin du colloque

En France #NLH #NLQ

Rouen – Caméra dans les églises – Espace surveillé versus espace de liberté

La proposition de Martial Hauguel, vice-président du Département, d’installer des caméras de surveillance dans les églises, semble intéresser Mgr Lebrun, archevêque de Rouen.

Des églises de Seine-Maritime restent fermées en raison de la menace d’actes de vandalisme qui pèsent sur elles. Ainsi, pour maintenir les lieux de culte ouverts, Martial Hauguel, maire de Luneray (Seine-Maritime) et vice-président du Département de Seine-Maritime, a suggéré l’installation de caméras de vidéosurveillance.

Mgr Dominique Lebrunarchevêque de Rouen, ne semble pas opposé à cette idée :

Je suis très favorable à l’étude de cette solution, dans le respect des responsables, qu’il s’agisse des maires ou des curés. Cela pourrait permettre de laisser davantage d’églises ouvertes. Ce n’est pas à moi de décider de cela, il faut avant tout avoir l’opinion des curés. »

Plus de 600 églises dépendent du diocèse de Rouen. Celui-ci est lui-même propriétaire de 12 églises, toutes construites après 1905 et la séparation de l’Église et de l’État, et de 17 chapelles. Les églises construites avant 1905 sont la propriété des communes.
En 1907, l’État a décidé d’affecter ces bâtiments au culte catholique. « C’est une jouissance gratuite, exclusive et perpétuelle », rappelle Mgr Lebrun.

« On touche à un symbole »

S’il se dit favorable à l’étude du projet, Mgr Lebrun apporte une nuance en rappelant que « l’Église est un symbole de liberté » et que « chacun doit pouvoir y aller quand il veut, dans la plus grande discrétion ». De plus, selon l’archevêque :

On touche à un symbole. C’est bizarre de retrouver ce dispositif à l’entrée des églises, c’est contre nature.

Ainsi, il se crée un paradoxe entre la nécessité de sécuriser les lieux de culte et l’installation d’une technologie à l’entrée d’un lieu où s’exerce une religion.

« L’installation de la vidéosurveillance est un mauvais signe », s’inquiète Mgr Lebrun. « Cela signifie que la société ne protège plus ses lieux de culte et qu’il n’y a plus de respect de la part de certaines personnes. Aujourd’hui, ces lieux ne semblent pas sacrés pour tout le monde, et on se demande si c’est le moment d’agir ».

Source 

Amérique latine #NLQ

Venezuela – Les pénuries ont fait entrer le peuple dans un cercle vicieux, l’empêchant de penser et de se réaliser.

Pour le président de la conférence épiscopale du pays, Mgr José Luis Azuaje Ayala, les pénuries ont fait entrer le peuple dans un cercle vicieux, l’empêchant de penser et de se réaliser.

Le climat politique est toujours des plus tendus au Venezuela. La présidentielle anticipée a été fixée au 22 avril prochain. Investi par son parti au début du mois, Nicolas Maduro sera bien candidat à sa réélection. Mais en face, les trois principaux partis d’opposition, réunis au sein de la Table de l’unité démocratique (MUD), n’ont pas encore décidé s’ils participeront au scrutin. Ils craignent de possibles fraudes.

La réaction de l’opposition est justifiée selon, le président de la conférence épiscopale, Mgr José Luis Azuaje Ayala, évêque de Barinas, car l’accord qui a été présenté au MUD ne répond ni à ses attentes, ni à celles du peuple vénézuélien. « Nous considérons que l’appel à des élections anticipées, qui devraient normalement avoir lieu cette année en décembre, arrange le gouvernement et non le peuple. Il n’y a aucune garantie électorale sur l’honnêteté dans la procédure » explique-t-il à la rédaction espagnole de Vatican News.

« 300 000 enfants qui risquent de mourir de malnutrition »

Il faut d’abord « résoudre les problèmes humanitaires, les problèmes de pénuries de produits de toutes sortes et principalement les denrées alimentaires, mais aussi s’occuper du secteur de la santé, de l’inflation galopante » explique Mgr José Luis Azuaje Ayala. Conséquence la plus préoccupante de cette pénurie alimentaire, la malnutrition infantile. « On parle de 300 000 enfants qui risquent de mourir de malnutrition », s’inquiète l’ évêque de Barinas. « On voit tous les jours des personnes fouiller dans les poubelles, se désole-t-il. C’est triste dans un pays avec autant de ressources naturelles. »  Les Vénézuéliens doivent consacrer chaque jour de longues heures à trouver de la nourriture ou des médicaments. De longues heures qu’ils devraient normalement passer à travailler et à gagner de l’argent. Un cercle vicieux qui au final « asservit le peuple et l’empêche de penser et de se réaliser » constate le prélat.

Autre problème majeur soulevé par l’évêque, l’exil massif des Vénézuéliens. « Au siècle dernier, nous avons accueilli des millions de personnes de pays en conflit et nous n’aurions jamais pensé nous retrouver dans cette situation de migration force » explique le président de la conférence épiscopale. Et d’ajouter que « les évêques ont toujours dit que la solution n’était pas de franchir la frontière, mais malheureusement, le gouvernement est déterminé à maintenir ce système économique qui a appauvri notre peuple. »

Mgr José Luis Azuaje Ayala dénonce enfin « la violation systématique des droits de l’homme et l’intensification de la repression » contre les manifestants. « Beaucoup de personnes ont été tuées dans les marches et manifestations, insiste l’évêque. Elles ont malheureusement perdu la vie, au nom de la liberté, des mains des forces de sécurité. » Et de conclure : « nous savons qu’il y aura davantage de représailles lorsque le gouvernement se sentira à nouveau bloqué. Nous serons donc vigilants au service que nous pouvons apporter au peuple vénézuélien ».

Source Vatican News

Conférences/Formations #NLQ

Les addictions : une fatalité dans nos vies ou une chance pour grandir en liberté ? Conférence le 2 mars 2018 à Grenoble (38)

Conférence de Pauline de Vaux, psychiatre addictologue

Quelques pistes de réflexion pour mieux comprendre les addictions et en repérer les enjeux

Lieu : Auditorium du Sacré-Coeur

Participation libre