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Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 3 janvier 2019 : “Adorons l’Esprit-Saint !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Jn I, 29-34

Version audio seule.

Par ailleurs, il donnera un récital inédit de ses chansons le 19 janvier 2019 au Théâtre de l’Athénée-Louis Juvet à Paris.

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Deux minutes pour vous #35 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “La transparence dans le couple doit-elle être absolue ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

La transparence dans le couple doit-elle être absolue ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

 

A noter : le Père Michel-Marie sera en concert à Paris le 19 janvier 2019.

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« Mon combat pour la liberté religieuse »- Témoignage de Moussa Diabaté – le 26 novembre 2018 au Mans (72)

L’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) organise une soirée consacrée au combat pour la liberté religieuse, à travers le témoignage de Moussa Diabate, ancien persécuteur maintenant persécuté, et la présentation du rapport 2018 sur la Liberté religieuse dans le monde, par Marc Fromager, directeur de l’AED.

Le lundi 26 novembre 2018 à 20h
à la Maison diocésaine Saint Julien
26 rue Albert Maignan, Le Mans

L’AED et son combat pour la liberté religieuse
L’AED défend la liberté religieuse dans le monde, qu’elle promeut en tant que droit fondamental de la personne humaine, quelle que soit la religion concernée. Agissant dans 150 pays touchés par la persécution religieuse ou le dénuement, l’AED est un observateur privilégié des enjeux géopolitiques de ces pays. Tous les deux ans, elle publie un Rapport sur la liberté religieuse dans le monde.

Le Rapport 2018 décrit le degré de liberté religieuse dans 196 pays du monde et couvre tous les groupes religieux, sans se limiter aux chrétiens. Le Rapport a été rédigé, de juin 2016 à juin 2018, par une vingtaine de journalistes, universitaires et auteurs indépendants, basés pour la plupart dans la zone traitée.

Pour alerter le grand public sur la liberté religieuse, l’AED illumine en rouge des monuments comme la statue du Christ à Rio de Janeiro, le Colisée à Rome, la Basilique de Montmartre à Paris, l’abbaye de Westminster à Londres, etc.

Moussa Diabaté, converti et engagé pour la défense de la liberté religieuse
est né en 1978 au Mali, à Inekar, localité du Sahara. Converti de l’Islam au catholicisme en 1996, il a dû fuir le pays et s’est réfugié au Brésil où, depuis 2012, il a le statut de réfugié politico-religieux. Professeur et chercheur en psychopédagogie, auteur, il est aussi fondateur de l´ONG « Bon Samaritain-Tidarfit » au service des réfugiés et des migrants au Brésil.
Il viendra témoigner de son parcours de converti, de la situation actuelle au Mali et de son propre combat quotidien pour la Liberté religieuse.

L’AED (Aide à l’Eglise en Détresse)
Fondation internationale présente dans 23 bureaux nationaux, soutient les chrétiens dans 150 pays où ils sont persécutés ou menacés, à travers 5.000 projets par an. www.aed-france.org

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L’édito – Ceux qui garderont la culture catholique du pays seront les seuls libres de demain

L’argument politique qui nous vaut aujourd’hui toutes ces réformes si contraires à la vérité humaine la plus profonde ne cesse de surprendre tant il est inconsistant et intrinsèquement pervers. Il faut accompagner les évolutions de la société, vivre avec son temps. L’argument d’autorité le plus fréquemment répandu, qui produit son effet muselière à chaque fois et qui sert d’ultime justification, consiste à habiller de ringardise toute idée contraire à ce que l’on présente comme la marche inéluctable du progrès. Une telle conviction, si contraire à des siècles de pensée et d’Histoire, n’est pas ainsi surgie de nulle part d’esprits brillants eux-mêmes engendrés par ce progrès qui, libérant les peuples, aurait aussi débridé des intelligences jusque-là maintenues dans l’obscurité. C’est un long processus qui a commencé avec les penseurs de la Renaissance dont le nom choisi dit bien des choses de l’orgueil qui l’a suscité. Après des siècles d’obscurantismes, enfin l’esprit libéré, d’on ne sait trop quoi du reste, allait pouvoir redonner à l’humanité cette lumière perdue depuis 1000 ans. Car renaître signifie qu’il y a eu une vie préalable, celle bien entendue de l’Antiquité, peu importe d’ailleurs que l’on ait au préalable enfoui tous les travers de cet âge d’or imaginaire. Il arrive en effet que lorsque l’élève ne parvient plus à dépasser le maître, l’ombre de ce dernier, de protectrice devient étouffante. Il est alors incontournable pour avoir l’air de le dépasser, de l’écraser. C’est ce qui s’est passé avec la Renaissance (sans nier non plus les réels apports de ces siècles) et c’est ce qui se passe aujourd’hui dans l’art, la création, la philosophie et donc la vie politique. Aidée par une large désinformation historique, l’argumentaire moderniste s’est entouré en outre d’une propagande idéologique pour forger un bien-pensant ambiant auquel tout le monde est aujourd’hui prié de se soumettre. Sans prendre le temps de dérouler ici la naissance et le développement de l’idée de progrès, je me permets ce renvoi à l’historien Marc Venard qui fait une minutieuse analyse de cette ascension perverse dans « Naissance et vie de l’idée de progrès » aux éditions de l’Académie de Rouen (2011). Ceci pour couper court à d’éventuelles critiques qui voudraient discréditer les fondements scientifiques de mes affirmations.

 

Seulement, cette course au progrès repose sur deux jambes gangrénées. Elles sont si fragiles que plus la course s’étend, plus l’Homme en subit les conséquences destructrices. La première de ces jambes n’est autre que l’orgueil. L’orgueil de médiocres qui ne parviennent pas à dépasser leurs maîtres. Le drame de notre société est d’avoir laissé une large part aux médiocres me disait un universitaire brillant il y a quelques années.  Propos élitistes ? Sans doute si élitisme veut dire équité. Car l’élitisme n’est pas brimer les petits, mais favoriser ceux qui ont réellement un haut potentiel. L’élite ne s’entend pas uniquement intellectuellement, mais aussi manuellement, physiquement etc. Nous avons tous des dons, des charismes que n’ont pas les autres et qui font de chacun de nous un haut potentiel dans notre domaine de compétences. L’élitisme, c’est favoriser ces potentiels et leur laisser la place qui leur est due pour le bien de tous. L’élitisme est équitable, il n’est pas égalitaire. L’orgueil déplacé de fausses élites pèse lourdement sur le bien de toute la communauté humaine. L’orgueil de ceux qui les écoutent et qui trouvent dans leurs idées tant de facilités pèse aussi. Car à y regarder de plus près, que propose ce modernisme sinon une lente descente vers la facilité. Tout ce qui permet à l’Homme de résister aux vents contraires, tout ce qui fait de l’Homme un être épanoui suppose une adaptation au réel et un véritable travail de domination sur soi, seul garant de notre liberté. Or les idéologies du progrès n’appellent aucun combat sur soi, elles sont libertaires, c’est-à-dire finalement liberticides, car elles rendent l’Homme esclave de déterminismes inconscients bien plus dangereux qu’un soi-disant opium du peuple. Quant à l’autre jambe sur laquelle s’élance cette course, ce n’est autre que le refus du réel et de la non contradiction.  Les deux jambes vont bien de pair du reste. Mais elles sont en train de se faire de mutuels crocs-en-jambe, parce que l’orgueil comme le refus du réel rendent aveugle et sourd. L’Homme aujourd’hui est incapable de se diriger car en perdant le sens commun, il a perdu tous les sens nécessaires pour se repérer.

Alors prenons à rebours l’argument des modernistes. Et puisqu’il faut accompagner la société dans son évolution, puisque la pratique finit par devenir la norme et finalement la loi, entrons en résistance culturelle. Vivons comme nous l’avons toujours fait (et même mieux). Le bien est diffusif de soi. Continuons à appeler un chat un chat, un père un père, une école maternelle école maternelle et ainsi de suite. Ne nous laissons pas gagner par l’inconscience ambiante, au contraire soyons plus que jamais des témoins, des lumières sur le boisseau. Refusons de jouer ce mauvais jeu de rôles et demeurons dans la vérité. C’est le meilleur service que nous pourrons rendre à l’Homme. Mais cela suppose de s’enraciner non dans le conservatisme, mais dans la vérité et la liberté. Restons libres de vivre au grand jour notre conscience. Certes cela risque de faire mal, cela risque de douloureuses mises au banc de la société, mais si le million que nous étions et bientôt les millions que nous serons forment une fraternité unie, alors cette fraternité sera le socle de notre liberté et nous pourrons parler d’égalité parce que nous parlerons en vérité.

 

Pierre Selas

 

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L’édito – Game over – La vie n’est pas prédestinée mais responsabilité

Le fauteuil depuis lequel nous contemplons notre aujourd’hui comme notre hier et à partir duquel nous sommes en train d’écrire demain est tissé des choix que nous avons fait à chaque carrefour de notre vie. Un tissage toutefois brodé à partir de notre vérité la plus profonde.  Nos charismes, nos forces, nos faiblesses, mais aussi nos limites sont le caryotype de base de la vie que nous avons déployée, depuis que nous sommes en mesure de faire des choix jusqu’à cet instant où je déguste un Cognac de grande renommée dans ce Chesterfield craquelé duquel je m’apprête à poser de nouveaux choix de vie pour demain.

Pourtant, sur ce fond inamovible que j’aurais transporté quelque furent mes choix à chaque carrefour, de nouveaux traits, de nouveaux acquis, mais aussi de nouvelles contraintes, de nouvelles limites sont venues tisser le vêtement dont je m’habille chaque matin pour construire demain. De sorte qu’à chaque carrefour je réinvente le possible, j’écris de toutes pièces un nouveau scénario.

Combien de carrefours un homme de 80 ans a-t-il franchi ? Combien de centaines d’autres vies aurait-il pu créer ? Combien d’autres possibles sommeillent en lui ? Sur ce fond de départ que la naissance lui a donné en apanage, combien de visages de lui n’ont pas vu le jour et combien d’autres encore demeureront endormis ?  Nos vies sont ce que nos choix en ont fait. Mais aurions-nous été plus heureux, au contraire plus malheureux, ou simplement heureux différemment en empruntant une autre allée il y a quelques années ?  Aurions nous fait plus de bien ? Donné naissance à d’autres enfants ?

Sans sombrer dans le stérile regret, qu’il est fascinant de voir combien nous sommes maîtres de notre destin et que parmi une multitude de vies, nous sommes aujourd’hui ici parce que nous l’avons construit. Parfois les carrefours semblaient se fermer et ne nous laisser qu’une seule voie ouverte, mais n’avons-nous vraiment eu que des sens-uniques à chaque carrefour précédent celui -ci ?  Autant dire que si nous avons écrit l’histoire, nous pouvons dessiner l’avenir.

Une question demeure cependant. Aurai-je été foncièrement différent ? Les mauvais choix sont-ils indélébiles en moi ? Revenir en arrière permet-il d’emprunter un autre sentier ?  De bifurquer à un meilleur carrefour ? Insoluble question car nous n’y répondrons jamais qu’avec ce que le chemin dans lequel nous sommes à fait de nous aujourd’hui et non depuis ce que nous étions hier au moment de bifurquer.

Et pourtant combien il serait fascinant de découvrir ces multiples autres moi qui sommeillent en moi et que chaque carrefour réveille ou endort à jamais.

Game over ! à chaque carrefour repartir à zéro et vivre sa vie à nouveau ! La vie n’est pas prédestinée, elle est responsabilisée. Nos choix, même sous l’emprise de la tentation demeurent les nôtres. On peut subir sa vie ou la construire. Mais même la subir demeure un acte dont nous sommes seuls responsables. Dieu nous aide et nous appelle. Le démon nous entrave et nous appelle à un autre chemin. Mais ce n’est ni Dieu ni Satan qui choisit. Le croire serait se déresponsabiliser et réduire l’homme à une marionnette privée de liberté. Même une impasse qui prive de liberté apparente est le résultat de choix antérieurs, responsables… ou pas.

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L’art de durer en couple – formation en 4 séances du 9 novembre 2018 au 11 janvier 2019 à Versailles (78)

INTENTIONS DU PARCOURS

“Qui aujourd’hui n’est pas amoureux de l’amour ?” demande Xavier Lacroix dans son livre Les mirages de l’amour. 

Mais l’amour conjugal est-il durable ?

Certains voudraient qu’il ne dure que trois ans. Parle-t-on du même amour ? Peut-on faire durer l’amour ? Quels soins faut-il prendre ?

Notre priorité ne devrait-elle pas être de se connaître en tant qu’homme et en tant que femme, en tant qu’époux et épouse et en tant que parents pour que l’amour dure toujours ?

L’important ne serait-il pas de chercher à comprendre la plénitude de l’amour humain dans le plan divin ?

Quelle est la vérité du langage du corps ? On ne peut se donner si on ne se possède pas soi-même !

L’AFC de Versailles et la paroisse Saint Michel avec l’aide d’ICHTUS propose un parcours de 4 soirées pour donner des éléments de réponses en un minimum de temps à des couples aux agendas bien remplis. Le parcours sera animé par Bruno de Saint Chamas, président d’Ichtus, avec en particulier la participation du Père Raphaël Prouteau, curé de la paroisse Saint Michel et Marc d’Anselme, thérapeute et d’un couple ami.

Ce parcours voudrait aider à faire vivre l’amour dans le temps. N’est-ce pas une priorité quand chaque jour amène son cortège de mauvaises nouvelles, d’engagements rompus, de fidélités blessées, d’imprudences téméraires, de fatigues, de routines, de souffrances qui pourraient être évitées

Vous êtes donc invités à prendre un peu de temps pour apprendre à lire votre expérience personnelle et ainsi mieux accompagner et faire grandir vos enfants en étant témoin de la beauté de l’amour humain !

PROGRAMME DU PARCOURS

4 vendredis de 20h30 à 22h15 :

– 9 novembre 2018 – Amour durable : amour possible ?

23 novembre 2018 – Le mariage rend-il libre d’aimer ?

– 7 décembre 2018 – Couple – famille : quel accomplissement ? 

– 11 janvier 2019 – Couple engagé pour durer ? 

Salle Jean-Paul II – 18 rue des Célestins à Versailles 78000

Inscriptions

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AED – Conférence-témoignage : “Mon combat pour la liberté religieuse” le 22 novembre 2018 à Paris

L’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) organise une soirée consacrée au combat pour la liberté religieuse, à travers le témoignage de Moussa Diabate, ancien persécuteur maintenant persécuté, et la présentation du rapport 2018 sur la Liberté religieuse dans le monde, par Marc Fromager, directeur de l’AED.

Le jeudi 22 novembre 2018 à 20h30
6 rue Albert de Lapparent
Paris VIIe

Inscriptions

A cette occasion, plusieurs monuments, dont la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, seront illuminés en rouge, couleur du martyre. Une veillée de prière y sera organisée, ainsi qu’une nuit d’adoration : plus d’informations et inscriptions.

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Parcours “Passeurs d’hommes” par Ichtus du 1er octobre 2018 au 8 avril 2019 à Paris

GRANDIR, CONDUIRE et SERVIR pour permettre à chaque personne de S’ACCOMPLIR

Tout homme dans le monde est un PASSEUR d’hommes vers la liberté parce qu’il est responsable de lui-même et de son prochain mais aussi des sociétés où il vit. La vie est un don mais c’est aussi une tâche. COMMENT ËTRE HUMAIN ? Comment se forger et garder un cœur d’homme ou de femme ? Comment assurer cette responsabilité de PASSEUR ?

Pour s’accomplir, chacun doit GRANDIR puis CONDUIRE les autres en assumant des responsabilités de parent, d’éducateur, de management afin de SERVIR le bien commun par son travail, en exerçant des responsabilités économiques et politiques dans la société.

Le parcours PARCOURS PASSEURS D’HOMMES est fondé sur l’enseignement de saint Jean-Paul II, pour découvrir ce qu’est la personne humaine, son désir du bonheur et de vie en société, les principes et habitus qui gouvernent ses actes. La saison 2018-2019 sera animé par François-Xavier Clément, directeur de Saint-Jean de Passy et Bruno de Saint Chamas, membre associé du GRACE (Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne et Entreprise), président d’Ichtus.

Il s’agira de “chercher la vérité dans la douceur de l’amitié” selon la belle formule d’Albert le Grand, avec Pierre Manent, Pascal Ide, Claire de Saint Lager, Olivier Rey, Alexandre Dianine HavardAnouk Grévin, Romain Donadini qui interviendront pour cette nouvelle saison du parcours. (Voir bibliographies et publications des intervenants).

« Le leadership n’est pas réservé à une élite : c’est la vocation de la multitude. » (Alexandre Dianine Havard)

Vous êtes chefs d’entreprises, dirigeants, responsables d’équipe, enseignants, éducateurs ou tout simplement parents et vous disposez de peu de temps. Vous désirez développer votre leadership pour conduire à l’excellence ceux dont vous avez la responsabilité ? Venez découvrir la richesse et la cohérence d’une vision de l’homme  associée à une pratique qui a démontré sa fécondité dans le temps. Ce parcours s’adresse en priorité à ceux qui exercent ou exerceront des responsabilités humaines dans la société et désirent permettre à des enfants, des élèves, des équipiers de s’accomplir.

Ce parcours se déroule sur 11 séances qui forment un tout, le lundi de 20h précise à 21h45, à partir du 1 octobre 2018 dans les locaux de Saint-Jean de Passy, 72 rue Raynouard Paris 75016.

PROGRAMME

1. Lundi 1er octobre 2018 – De l’homo sapiens à l’homo deus – Existe-t-il une nature humaine ?

2. Lundi 15 octobre 2018 –  Sur quel ordre naturel fonder la vie sociale. Loi naturelle et justice. Rôle social et politique de la loi.

3. Lundi 12 novembre 2018 – Liberté et vérité sur le bien. Fonctionnement d’un acte humain.

4. Lundi 26 novembre 2018 – La vérité sur le transhumanisme.

5. Lundi 17 décembre 2018 – Je suis mon corps – Le plaisir, la joie, la souffrance – Éducation de l’affectivité.

6. Lundi 14 janvier 2019 – Du tempérament au caractère. Comment construire sa personnalité ?

7. Lundi 28 janvier 2019 – Être femme. Nature ou construction. Un nouveau féminisme est-il possible ?

8. Lundi 11 février 2019 – Comment éduquer la personne au service du bien commun ?

9. Lundi 11 mars 2019 – Comment le don est-il le moteur caché de la vie et du travail ?

10. Lundi 25 mars 2019 – Logique de “déconstruction” et de “revitalisation” de la vie sociale.

11. Lundi 8 avril 2019 – Que faut-il demander à Dieu pour l’homme et la société ?

TARIF

Pour bénéficier de la réduction et s’inscrire en couple : choisir le tarif de base puis ajouter une personne : une réduction de 25 % s’appliquera automatiquement sur chaque billet. Un couple paiera donc 150€ au lieu de 2 fois 100€ = 200€.

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L’édito – La connaissance vous rendra libre

 

Voilà bien un titre provocateur, élitiste, gnostique peut-être même ! Nous savons pourtant que l’ignorance est le moyen le plus sûr d’asservir un peuple comme une personne. Nous savons aussi que bien des gens préfèrent leur servitude à la connaissance qui est par nature engageante. Maintenir une personne dans l’ignorance c’est tout à la foi lui retirer la liberté et la maintenir dans l’illusion du bonheur. En effet, la liberté étant la capacité de choisir le bien, elle suppose d’avoir la connaissance du bien autant que du chemin qui conduit au bien. Qui n’a jamais goûté une fraise naturelle imagine que le goût Haribo de la fraise est le meilleur et il se contentera d’un plaisir à minima, faute de connaissance. Il en va de même de toute chose et particulièrement de la vision béatifique. Qui ne fait pas l’expérience de la vie intime avec Dieu imagine que les plaisirs de ce monde sont le plus haut des nirvanas. Il mettra ainsi toute son énergie et orientera ses désirs vers ce bonheur le plus élevé qu’il connait. Il est donc fondamental de « donner Dieu au monde », de porter à la connaissance du monde ce bonheur qu’est Dieu. Pour ce faire, si le témoignage est une étape introductive, la connaissance de l’intelligence est nécessaire, car l’intelligence a pour objet la vérité. Or pour aimer en vérité il faut savoir qui on aime. La connaissance n’est pas intellectualisme, mais sagesse, c’est-à-dire, comme l’exprime Dieu à Salomon, « un cœur qui écoute », qui se laisse rejoindre par la vérité de l’autre. Or ce cheminement, ce « dévoilement » (aleteia) se fait par la connaissance de la révélation. Il est donc nécessaire, pour ne pas se tromper de Dieu ou se l’inventer, de le chercher là où Lui-même nous parle de Lui, les Ecritures.

Mais une fois cette connaissance acquise encore faut-il, prendre connaissance du chemin qui conduit à Dieu, ce qu’on appelle du vilain mot de morale, c’est-à-dire tout simplement l’agir humain qui conduit à Dieu, non par accumulations d’actes moralement bons, mais par la cohérence amoureuse entre sa foi et ses actes.

La connaissance ainsi rend libre parce qu’elle dévoile la vérité du bonheur de l’Homme ainsi que le chemin qui conduit à ce bonheur qu’est Dieu. A cela il convient d’ajouter que la connaissance ouvre à la contemplation qui permet justement de passer de l’intellect au cœur et offre à l’âme la délectation amoureuse de la vision béatifique, imparfaite sur terre, mais pleine au ciel.

La formation ne procure pas le salut, comme l’imaginerait une gnose moderne, seule le Christ sauve. Mais pour accéder au Christ sauveur encore faut-il le connaître. C’est pourquoi InfoCatho propose chaque jour des formations et va cette année ouvrir une rubrique hebdomadaire, « les formations d’InfoCatho », avec des articles spécialement écrits pour nos lecteurs, au gré de l’actualité ou de vos questions.

Bonne rentrée à tous

 

A la une #Doctrine / Formation #Morale #NLH

La morale n’est pas un ensemble de permis et d’interdits ! Les formations d’InfoCatho

La morale c’est quoi ? La morale c’est ça….

 

 

Voilà un mot honni, comme l’épouvantail de toutes les libertés, comme le vil prétexte à opprimer les peuples et le plein épanouissement de soi. Vade retro s’il en est, la morale est l’ennemi public numéro Un. On lui préfère depuis peu, la noblesse de l’éthique, véritable sésame du nouvel ordre. Pourtant, à très peu de choses près l’éthique et la morale désignent la même chose, l’une en grec et l’autre en latin. Mais il semble plus doux à l’oreille de parler d’éthique, tant il est vrai que morale est désormais assimilée à catholique, là où éthique peut s’appliquer à toute… Mais à toute quoi ?

Subitement les choses se compliquent et l’on s’entend d’une façon plus vague qu’assumée que l’éthique comprend une connotation positive là où morale pâtit d’une réputation très noire et négative. Unanimement l’éthique est considérée comme quelque chose de bon parce l’éthique vise des pratiques meilleures, pour un monde meilleur. Eh bien nous y voilà. L’éthique n’est pas une fin en soi, elle a un but, une finalité : parvenir à un bien ou à défaut un mieux. L’éthique est donc un moyen pour parvenir à un but considéré comme bon. A l’inverse, un comportement non éthique est réputé ne pas conduire à un but bon. Il y a donc dans l’éthique, comme dans la vieille morale, une notion du bien et du moins bien, voire du mal, l’éthique conduisant au bien, le non éthique éloignant de ce même bien.

Toute éthique se réfère donc à une finalité, laquelle définit l’éthique. Est éthique ce qui va dans la direction de la finalité visée, ne l’est pas ce qui l’en éloigne. Dans le cas des normes éthiques environnementales, ce qui est premier n’est pas le comportement dit éthique, mais l’environnement à protéger. En vue de cette protection, on définit un comportement (des actes) qui ont pour but la protection de l’environnement. Seront éthiques les actions, actes et comportements respectueux de l’environnement. Seront non éthiques ceux qui, au contraire, détruisent ou abiment l’environnement.

En d’autres termes, il faut d’abord définir ce qui est bien (et donc mal) pour définir une éthique. Sera éthique ce qui est conforme au bien visé, sera non éthique ce qui ne lui est pas conforme et ne permet pas d’atteindre l’objectif bon visé. Traduisons du grec au latin. Sera moral ce qui conduit au bien, sera immoral ce qui en détourne. La morale est comme la piste balisée d’un aéroport. Les luminions indiquent la voie du bien. La liberté de l’homme réside dans sa responsabilité à choisir cette voie ou à faire du hors-piste, quelles que soient les raisons de son choix. Et donc à en récolter les fruits, bons ou mauvais.

Toute la question réside dans la définition du bien (et donc du mal). Aussi, toute éthique, toute morale, suppose une philosophie, une idéologie ou une théologie sous-jacente. L’éthique du monde actuel répond à une finalité définie comme bonne par une idéologie très différente de la théologie judéo-chrétienne. Connaître cette idéologie sous-jacente permet de mieux lire les « normes éthiques », c’est-à-dire « l’ordre moral » actuel. Vers où ce monde tend-il ? remarquez au passage, que cet ordre moral prévoit, comme l’ancien des sanctions pour les contrevenants.

Au fond la véritable question n’est pas celle du vocabulaire, mais de l’ordre auquel il répond. En d’autres termes, la finalité de la morale contemporaine (ou des juxtapositions d’éthiques) définie comme bien de l’humanité, est-elle effectivement bonne ? C’est-à-dire, conduit-elle l’Homme vers son bonheur ?

Mais pour répondre à cette question, encore faut-il accepter une autre question que le relativisme refuse comme illégitime, le bonheur de l’Homme c’est quoi ?

La morale n’est pas un ensemble de permis et d’interdits qui mécaniquement ouvrent ou ferment le paradis ou l’enfer. La morale est la piste balisée vers le bonheur de l’Homme. Et cette définition est, en pratique, valable pour tous les systèmes moraux. C’est pourquoi avant de poser un ordre moral (même enfoui sous des normes éthiques), il convient de vérifier son adéquation à la dignité humaine réaliste et non fantasmée. Il y a une adéquation intime et intrinsèque entre morale, bonheur et vérité anthropologique. Avoir dissocié ces trois termes sont la cause, ainsi que la conséquence, ultimes de l’état du monde actuel.