Afrique non francophone #NLQ

Kenya – Inconstitutionnalité, droits humains, libertés, les évêques montent au créneau

Les évêques kényans ont fait part de leurs préoccupations face à la situation politique dans leur pays, dans un communiqué publié vendredi 2 février. « En tant qu’Église, dont le mandat est de promouvoir la paix et la justice, nous sommes préoccupés par les actions anticonstitutionnelles du gouvernement et de l’opposition » écrit Mgr Philip Anyolo, président de la conférence épiscopale du Kenya (KCCB) et évêque de Homa Bay, à l’ouest du pays, en bordure du lac Victoria.

Le pays connaît un regain de tensions depuis que Raila Odinga a prêté serment en tant que « président du peuple » mardi 30 janvier. Raila Odinga, leader de la National Super Alliance (la Nasa, coalition de l’opposition) continue de revendiquer la victoire à l’élection présidentielle de 2017 face au candidat sortant Uhuru Kenyatta. Le scrutin, marqué par l’annulation en justice d’un premier vote en août, a été suivie de mois de troubles qui ont fait 92 morts, selon des défenseurs des droits de l’Homme, principalement dans la répression de manifestations de l’opposition.

Depuis mercredi, trois opposants, George Aladwa, TJ Kajwang et Miguna Miguna, ont été arrêtés pour avoir participé à l’investiture symbolique de Raila Odinga. Les trois principales chaînes privées de télévision kényanes, Citizen TV, NTV et KTN News, sont également suspendues depuis mardi pour avoir voulu retransmettre la cérémonie et les autorités ignorent depuis jeudi une décision de justice autorisant ces chaînes, inaccessibles au petit écran, mais qui continuent à diffuser sur internet, à reprendre l’antenne.

« La fermeture des medias nationaux ne présage rien de bon pour la liberté d’expression et la liberté de la presse dans le pays », selon la conférence épiscopale, qui dénonce des mesures « rétrogrades qui dégradent les avancées positives que le pays et le peuple ont concrétisé dans la Constitution en tant que contrat social ».

« Nous devons comprendre qu’aucune avancée n’est possible sans la paix », concluent les évêques, en appelant au respect des droits humains et des libertés fondamentales. Ils invitent tous les Kényans à les rejoindre le 10 février, à Kisumu,  pour le lancement de la campagne de Carême dont le thème est cette année « La réconciliation pour une coexistence pacifique et une intégration nationale … La paix pour tous ».

 

Source Vatican News

A la une #Europe non francophone #NLQ

Espagne – Pour les évêques, les droits LGBT qui réduisent les libertés fondamentales

Réunie pour son Assemblée plénière du 20 au 24 novembre 2017, la Conférence épiscopale espagnole (CEE), a rendu les conclusions de sa session, lors d’une conférence de presse le 27 novembre à Madrid. Au programme : crise catalane, éducation, Synode des jeunes et les questions de genre.

Le projet de loi déposé par le groupe parlementaire de Podemos en mai dernier au Parlement espagnol contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et la protection des droits LGBT, a également fait l’objet de discussions parmi les évêques.

À cette occasion, le père Tamayo a ainsi rappelé que l’Église « respectait la dignité de toutes les personnes, indépendamment de toute caractéristique ou condition », mais que ce projet de loi en discussion « excluait les autres visions de l’être humain et réduisait les libertés fondamentales », comme la liberté religieuse ou idéologique, la liberté d’expression ou de la presse, en mettant en place « une véritable censure ».

 

Source Radio Vatican

Brèves #NLH

La moitié des “Fichés S” seraient des cadres de la manif pour tous et d’organisations de droite

Commentant l’avenir de la France sous le quinquennat Macron, Guillaume de Thieulloy relève :

Surtout, l’opposition à ces réformes [sociales et économiques] sera violente. Les amis de M. Mélenchon ne se cachent pas de vouloir un « 3e tour social » et on a vu ce qu’ils savaient faire à Notre-Dame des Landes ou lors des manifestations contre la loi El Khomri.

Je ne serais donc pas surpris que l’état de siège soit déclaré et donc nos libertés suspendues.

Je ne serais pas davantage surpris que l’on persécute des « radicaux » catholiques ou identitaires, pour masquer l’échec de la lutte anti-terroriste. D’ores et déjà, la moitié des « fichés S » ne sont pas des islamistes, mais des cadres de la Manif pour tous ou d’organisations de droite.

Tout récemment, le Danemark a expulsé 6 prédicateurs radicaux : 5 islamistes… et un pasteur américain. On peut craindre que les arrestations concernent bientôt 5 Français « de souche » pour un islamiste !

 

 Source Les 4Vérités

Il y a en tout cas une véritable menace pour nos libertés depuis 5 ans, dans un totalitarisme doucereux qui pourrait bien s’accentuer très vite