Conférences/Formations #NLQ

« Tsunami pornographique le nouveau fléau des jeunes ! » – Conférence de François Billot de Lochner le 10 avril à Avignon (84)

Nous vous avions déjà parlé du livre Les parfums du château, écrit par François Billot de Lochner, qui fera une conférence sur la pornographie et comment elle ravage la jeunesse,  le 10 avril, au 18, avenue Fontcouverte 84000 Avignon.

Diplômé de Sciences-Po Paris et de l’EM Lyon, François BILLOT DE LOCHNER a occupé plusieurs postes de direction générale dans le secteur bancaire où il a passé plus de 20 ans. Depuis 2004, il dirige la Financière Saint-Louis. Il est également Président de l’Œuvre de l’Hospitalité par le Travail. Il a dirigé le collectif Audace 2012 et il es à l’heure actuelle le président de Liberté politique.

Il a écrit de nombreux ouvrages sur la déconstruction de la société française. Il y pointe l’un des moyens utilisés par ses destructeurs : la pornographie qui détruit les dernières défenses naturelles des valeurs morales. Mais une jeunesse d’exception entend contrer cette déferlante à sa façon.

 

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Carêméditation #39 : La voie royale !

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Xavier, dans Le Passeur de Dieu, s’étonne que le Christ soit allé jusqu’à donner sa vie sur la Croix, et le père Stanislas lui répond…

– Xavier ! Seul ce qui est extrême et démesuré, et allons-y, fou, prouve l’engagement de la personne dans la cause qu’elle défend. Et c’est pour ne pas assez le croire, que nous nageons tous dans l’apathie, dans le consensuel, dans le médiocre, telles des lames de couteau qui ne coupent pas.”

Là, le moine ferma les yeux et m’apparut envahi d’une tristesse empreinte de dégoût. Puis il ajouta sur un rythme très lent :

“Le Christ, lui, notre frère, s’est emparé de la démesure pour exprimer l’amour et contrebalancer la tiédeur accumulée des hommes de tous les temps, et pour ce faire – et il a bien fait ! (le père serra les dents en prononçant ces derniers mots) – il a choisi le supplice de la croix, à la fois dégradant et écrasant, au sens strict du terme. C’était donc la voie royale, et non seulement il l’a choisie, mais il l’a même embrassée, cette croix, pour mettre à mort le péché de l’homme que Barrès définit comme “la tiédeur, le gris, le manque de fièvre, c’est-à-dire tout ce qui contrarie l’amour”, parole cueillie dans ma jeunesse, jamais oubliée.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Le Passeur de Dieu, p. 126

George Desvallières (1861-1950). “L’Eglise douloureuse”. Peinture à l’huile sur papier marouflé sur toile. 1926. Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais. Dimensions : 255 x 151 cm

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Carêméditation #38 : Aimer est un travail

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Aimer est un travail, je le crois dur comme marbre, au sens où Rodin, l’un de mes démiurges, l’entendait : ” Le travail est mystérieux, répétait-il. Il accorde beaucoup aux patients et aux simples ; il refuse aux pressés et aux vaniteux ; il accorde à l’apprenti et refuse à l’élève : et un jour la merveille naît des mains du modeste travailleur.” Et cette merveille, c’est le résultat du bon geste ; et celui qui part d’une main pour rejoindre celle des autres est divin.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in L’Amour – Une affaire sacrée, une sacrée affaire, p. 84

Illustration : La cathédrale, par Auguste Rodin, 1908

 

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Carêméditation #37 : Qui veut imiter le Christ doit commencer par être délicat

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Pour vous, ô Marie, l’évidence est criante : Jésus, sorti de votre corps, sort du Père. Et à le regarder vivre, ce dont vous ne vous lassez jamais, par là vous entrez dans la connaissance absolue de l’Incréé. Au jour le jour, la perfection de Dieu prendra pour vous le visage d’une simple vertu que vous repérez en tous les actes du Christ, si fine par nature qu’elle pourrait être jugée secondaire. Vous l’avez deviné, aux mots fléchés du Ciel : c’est la délicatesse. En effet, qu’il mange, qu’il serve, qu’il prie, qu’il dorme ou travaille, cette humble vertu sévit en continu par-dessous, éclusant des flots de pur amour sous les gestes anodins, rendant de sa subtilité unie à la justesse d’esprit, Dieu présent sous les espèces du quotidien. Qui veut donc imiter le Christ doit commencer par là, par cette volonté farouche d’être délicat.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Marie, mon secret, p.122

Illustration : L’enfant Jésus bénissant saint Jean – François Boucher, 1758, 90 x 44 cm

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Carêméditation #36 : Sur l’accueil des vocations au sacerdoce

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Mets-toi à genoux devant la jeune vie qui veut se donner à Dieu dans le sacerdoce au lieu de prendre le pied à coulisse pour mesurer ses aptitudes.

*

On fait la fine bouche devant les garçons qui se présentent pour devenir prêtres, on les jauge, on les mesure, on les analyse, on les triture, on les suspecte, on les inspecte, et pendant ce travail on crache sur Dieu qui les envoie.

*

De toute évidence, de nombreux formateurs de prêtres ont raté leur vocation de psychologues. On ne saurait que trop les encourager à se réorienter afin de sauver du nombrilisme ceux dont ils ont la charge. Qui sont les plus malades ?

*

Si nous avions sous nos yeux les têtes des apôtres, leur parcours, leur culture, leur allure, sans nul doute nous conviendrions ensemble que la majorité d’entre eux ne devrait pas être admise au séminaire.

*

Les apôtres, loin d’être armés de diplômes, l’étaient d’amour à donner. Et c’est ainsi que sous l’illettrisme de la plupart – allons jusque là – le christianisme, avant de s’écrire, s’est gravé dans les cœurs.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Au diable la tiédeur, p.99-101

Illustration : Jésus-Christ et les petits enfants, esquisse, par Hippolyte Flandrin, 1837, huile sur toile, 50 x 61 cm (source)

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Carêméditation #35 : La foi traverse le témoignage de la personne

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

JRC – Et sur le plan religieux, que receviez-vous ?

MMZS – Je dirais volontiers : en premier lieu, l’exemple. La foi traverse le témoignage de la personne. Jusqu’à ma mort, que cela plaise ou non, car aujourd’hui, je le constate amèrement sous le peu de fruits qui se ramassent et le peu de vocations qui germent, on s’imagine que la transmission de la foi repose en grande partie sur la connaissance, et l’on multiplie donc les instances réflexives, les groupes d’échanges, les sessions et autres communications ; on propose aux jeunes de venir réfléchir à la question de la foi. Je pense qu’il y a là une emphase réflexive qui, en faisant appel à l’intellect, ne convient pas à tous, notamment aux petits, aux humbles, aux manuels, et qui de plus laisse froide une grande partie des enfants de Dieu. Si la croissance de la foi dans un cœur suppose la réflexion, la naissance de la foi suppose une expérience de Dieu, ce qui revient à dire, une rencontre avec lui. D’où l’importance de la prière, de la sainte messe bien célébrée, des sacrements conférés avec beaucoup de soin ([…]), mais aussi du témoignage, donné tout d’abord – et cette préséance, je n’y renoncerai pour rien au monde – par le prêtre, car celui-ci est l’image de Dieu dans l’imaginaire des hommes.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Homme et prêtre, p. 58

Illustration : Don Bosco

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Carêméditation #34 : Se priver par amour

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

-[…] il faut quand même essayer avant de mourir de se priver de quelques bonnes choses, vous ne croyez pas ?

– Oui, dis-je, d’un ton peu convaincu. Se priver…

– Eh oui ! se priver ! s’exclama-t-il. Comment voulez-vous exprimer l’amour qui est essentiellement don de soi autrement que par la privation ? Donner revient à perdre ! Et si vous pensez donner en gardant, c’est qu’en vérité vous ne donnez rien. Le monde a beaucoup de mal à accepter cette logique, et pourtant, elle est logique, cette logique !

– Il faut dire, osais-je répondre, que souvent on donne mais on ne reçoit pas en retour !”

Le moine fit un pas en arrière.

“Mais mon jeune ami, si vous donnez en espérant recevoir, vous ne donnez pas vraiment. Jetez-vous dans le vide, bon sang ! Donnez sans compter, écoutez le vieux loup que je suis et qui, à force d’efforts, va finir dans le camp des agneau. J’y compte bien ! On donne pour donner, comme on aime pour aimer. Le retour possible ne nous regarde pas.”

Dialogue entre le frère Louis et Xavier,
in Le Passeur de Dieu, par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, p. 105

Illustration : La mort d’une sœur de charité, par Isidore Pils, huile sur toile, 305 x 241 cm, 1850

NLQ #Points non négociables PNN

Florette Coquinette : une petite héroïne porteuse de trisomie 21 qui change votre regard sur la différence

Flore est une petite fille pas comme les autres. Elle a une différence qui s’appelle la trisomie 21. Alors, elle est parfois lente pour parler ou pour faire les choses, mais elle comprend tout. Elle est jolie avec ses yeux bleu clair en forme de lune, et ses cheveux lisses et dorés.On dirait qu’ils ont la couleur d’un rayon de soleil. Une petite couette lui chatouille la tête. À la maison, tout le monde l’appelle Florette Coquinette. À votre tour de la rencontrer !

Une héroïne extraordinaire

Enfin une héroïne jeunesse qui s’échappe des stéréotypes. Il y a des héros et des héroïnes qui existent tous les jours parmi nous et nos enfants ne le savent pas. Il y a des fées qui ne transforment pas les crapauds en princes ou les souris en princesses mais qui ont un pouvoir bien plus grand encore… Et si cette petite héroïne était une petite fille porteuse de Trisomie 21 ? Si elle se battait chaque jour avec courage non pas contre des dragons mais contre les limites que lui inflige sa maladie ?

Le message de la collection Florette coquinette est plein d’espoir ! Pour les jeunes lecteurs d’abord, car la différence est mieux comprise, donc le handicap est mieux accueilli dans l’environnement de l’école, et ensuite dans d’autres univers connus de l’enfant.

Florette souhaite sensibiliser ses amis de 5 à 8 ans sur sa différence et faire parler leur cœur : dès son plus jeune âge, au moment où le raisonnement se construit, le jeune lecteur apprend à porter sur les autres un regard bienveillant au fil des aventures de Florette Coquinette. Chaque petite aventure de Florette explique un aspect du handicap de la trisomie 21. Ce sont des récits joyeux à la portée de tous, joyeux sur le handicap… Enfin !

La différence de Florette devient un atout pour la petite fille : c’est même ce qui fera sa richesse. Florette sera aimée pour sa joie de vivre et le jeune lecteur sera séduit par sa personnalité unique à travers ses aventures. C’est une petite héroïne à laquelle tout le monde peut s’attacher non pas au-delà de sa différence, mais pour sa différence.

Cette collection est aussi un outil de communication pour les enseignants de grande section jusqu’aù CE2, pour préparer l’arrivée d’un enfant différent dans leur classe (quel que soit son handicap), car le manque d’autonomie n’est pas propre à la Trisomie 21. Ils peuvent ainsi adapter ces petites histoires en fonction du handicap de l’enfant accueilli ( langage, propreté…) En présence de l’enfant différent lui-même, ces récits lus en classe peuvent lui redonner confiance, et le regard des camarades peut se transformer de façon positive à son égard, les incompréhensions liées aux difficultés d’adaptation étant dissipées.

Cette collection peut aussi être utilisée comme outil de communication pour les éducateurs de la petite enfance ou au sein des structures spécialisées : des petits cabochons illustrent les mots clés du texte en images sur les petites différences de Florette.

Enfin, l’œuvre s’adresse aux enfants porteurs de handicap eux même, (en particulier atteints de Trisomie 21), pour les aider à mieux grandir avec leurs forces et leurs fragilités parmi les autres. À la fin du livre, des pistes de réflexions sont proposées aux parents dont l’enfant est porteur de trisomie 21 pour mieux communiquer avec lui sur sa différence. Egalement des pistes de réflexions sont suggérées (si les professionnels et enseignants le souhaitent) pour aborder avec les enfants le sujet du handicap et de la différence.

La série a déjà séduit des centaines de lecteurs et bénéficie du soutien de la fondation Jérôme Lejeune, des associations « Tombé du nid – petit à petit », « Dans les yeux de Milo » et « Un chromosome d’amour en plus ».

Florette Coquinette est plus qu’une collection de livres pour enfants, c’est un acte militant : elle choisit d’agir dès maintenant auprès des enfants pour faire évoluer la société en changeant leur regard ainsi que celui des adultes sur la différence. Florette Coquinette est aussi le fruit d’une conviction, et l’expression d’un état d’esprit : dans la fragilité, il y a une vraie beauté qu’il faut savoir regarder.

À propos de l’auteure

Alexia Quercy est maman de 3 enfants dont une petite fille atteinte de trisomie 21, qui s’appelle Flore. Elle est aujourd’hui âgée de 4 ans. Éducatrice Montessori depuis 9 ans et inconditionnelle de cette pédagogie, l’auteure a choisi de se spécialiser dans les cours de soutien particuliers auprès d’enfants atteints de troubles d’apprentissages. Florette rentre à l’école est son premier ouvrage.

« Le désir de travailler auprès d’enfants différents a toujours été présent avant même la naissance de Flore ! J’ai toujours été attirée par ces petits êtres qui portent en eux une fragilité, étant convaincue que c’est eux qui contribuent à nous rendre meilleurs ! Quand ma fille porteuse de trisomie 21 est née, cela a été une bombe d’amour. Une épreuve aussi mais vécue au jour le jour dans une immense joie. Puis on m’a donné la chance pendant un an en tant qu’assistante de vie scolaire, de m’occuper d’un petit garçon de 4 ans en moyenne section atteint de la même différence. J’ai accepté cette précieuse mission avec joie, pensant tirer un enseignement sur la manière dont ce petit garçon pouvait évoluer à l’école. Cette expérience a conforté ce projet d’écriture. Entre temps, Flore a grandi. Elle a une telle personnalité qu’elle a fini par m’inspirer. Ce livre est devenu une évidence. Je devais l’écrire : ma fille m’a lancé ce défi et la vie aussi : j’avais quelque chose à dire. Elle est la substance de ces histoires, elle m’a soufflé les mots et le ton de ces récits… »

Vous pouvez vous le procurer ici

 

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Carêméditation #33 : Trois chemins pour se rapprocher du Seigneur

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Voici, parmi des milliers, trois chemins possibles.

Le premier consiste à ouvrir l’Evangile et à côtoyer Notre-Seigneur de la première seconde où il entra dans le sein de Marie jusqu’au jour où Il disparut de la terre, emporté à jamais dans les cieux. Sur chaque verset du texte sacré, sa vie transpire de vérité et ses paroles subjuguent. Impossible de rester indemne sous l’impact des mots de Dieu ! Essayez et vous verrez…

Deuxième chemin plus difficile à trouver : un être dont vous seriez l’ami et qui serait lui-même l’ami du Christ prendrait votre âme par la main et la conduirait pas à pas jusqu’en la demeure du Père, priant avec vous, répondant à vos questions, rendant présent l’amour de Dieu. Rare et grandiose !

Reste un troisième chemin royal et un jour ou l’autre incontournable. Vous apprenez qu’une belle liturgie – car Dieu comme l’homme est épris de beauté – est célébrée dans la ville où vous habitez et que le prêtre en ce lieu conduit avec ardeur et bonté le peuple qui lui est confié. Allez-y sans attendre. Ne perdez pas une minute et buvez à la source du vrai et du beau qui se confondent toujours. Et par là Notre-Seigneur se laissera voir, et mieux encore, vous étreindra.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Croire – Questions éternelles, Réponses actuelles, p. 68-69

Illustration : Allégorie de la Foi, par Vermeer, peint entre 1670 et 1674, 114,3 x 88,9 cm

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Carêméditation #32 : Accepter la mort

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Quand la mort sonne, ne crois-tu pas qu’il vaut mieux lui ouvrir la porte et la saluer gentiment ? C’est la moindre des choses, surtout si elle nous a fichu la paix un bon nombre d’années. Mais non ! Aucune reconnaissance ne jaillit de l’homme gâté. Une seule chose l’occupe : faire reculer l’incontournable mort. On n’entend plus que cela. ” Reculez, reculez, madame !” Si encore c’était pour mieux sauter… Pensez-vous ! Et puis, reculer jusqu’où ? Jusqu’au jour où la prétention humaine se cassera les dents sur notre sœur la mort corporelle, comme l’appelait avec hauteur Francesco d’Assisi, entiché de soleil et de vie éternelle. “

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Quand je ne serai plus là, p.38

Illustration : Vanité ou Allégorie de la vie humaine, par Philippe de Champaigne, première moitié du XVIIe, huile sur bois, 28 cm x 37 cm