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L’édito – Ceux qui garderont la culture catholique du pays seront les seuls libres de demain

L’argument politique qui nous vaut aujourd’hui toutes ces réformes si contraires à la vérité humaine la plus profonde ne cesse de surprendre tant il est inconsistant et intrinsèquement pervers. Il faut accompagner les évolutions de la société, vivre avec son temps. L’argument d’autorité le plus fréquemment répandu, qui produit son effet muselière à chaque fois et qui sert d’ultime justification, consiste à habiller de ringardise toute idée contraire à ce que l’on présente comme la marche inéluctable du progrès. Une telle conviction, si contraire à des siècles de pensée et d’Histoire, n’est pas ainsi surgie de nulle part d’esprits brillants eux-mêmes engendrés par ce progrès qui, libérant les peuples, aurait aussi débridé des intelligences jusque-là maintenues dans l’obscurité. C’est un long processus qui a commencé avec les penseurs de la Renaissance dont le nom choisi dit bien des choses de l’orgueil qui l’a suscité. Après des siècles d’obscurantismes, enfin l’esprit libéré, d’on ne sait trop quoi du reste, allait pouvoir redonner à l’humanité cette lumière perdue depuis 1000 ans. Car renaître signifie qu’il y a eu une vie préalable, celle bien entendue de l’Antiquité, peu importe d’ailleurs que l’on ait au préalable enfoui tous les travers de cet âge d’or imaginaire. Il arrive en effet que lorsque l’élève ne parvient plus à dépasser le maître, l’ombre de ce dernier, de protectrice devient étouffante. Il est alors incontournable pour avoir l’air de le dépasser, de l’écraser. C’est ce qui s’est passé avec la Renaissance (sans nier non plus les réels apports de ces siècles) et c’est ce qui se passe aujourd’hui dans l’art, la création, la philosophie et donc la vie politique. Aidée par une large désinformation historique, l’argumentaire moderniste s’est entouré en outre d’une propagande idéologique pour forger un bien-pensant ambiant auquel tout le monde est aujourd’hui prié de se soumettre. Sans prendre le temps de dérouler ici la naissance et le développement de l’idée de progrès, je me permets ce renvoi à l’historien Marc Venard qui fait une minutieuse analyse de cette ascension perverse dans « Naissance et vie de l’idée de progrès » aux éditions de l’Académie de Rouen (2011). Ceci pour couper court à d’éventuelles critiques qui voudraient discréditer les fondements scientifiques de mes affirmations.

 

Seulement, cette course au progrès repose sur deux jambes gangrénées. Elles sont si fragiles que plus la course s’étend, plus l’Homme en subit les conséquences destructrices. La première de ces jambes n’est autre que l’orgueil. L’orgueil de médiocres qui ne parviennent pas à dépasser leurs maîtres. Le drame de notre société est d’avoir laissé une large part aux médiocres me disait un universitaire brillant il y a quelques années.  Propos élitistes ? Sans doute si élitisme veut dire équité. Car l’élitisme n’est pas brimer les petits, mais favoriser ceux qui ont réellement un haut potentiel. L’élite ne s’entend pas uniquement intellectuellement, mais aussi manuellement, physiquement etc. Nous avons tous des dons, des charismes que n’ont pas les autres et qui font de chacun de nous un haut potentiel dans notre domaine de compétences. L’élitisme, c’est favoriser ces potentiels et leur laisser la place qui leur est due pour le bien de tous. L’élitisme est équitable, il n’est pas égalitaire. L’orgueil déplacé de fausses élites pèse lourdement sur le bien de toute la communauté humaine. L’orgueil de ceux qui les écoutent et qui trouvent dans leurs idées tant de facilités pèse aussi. Car à y regarder de plus près, que propose ce modernisme sinon une lente descente vers la facilité. Tout ce qui permet à l’Homme de résister aux vents contraires, tout ce qui fait de l’Homme un être épanoui suppose une adaptation au réel et un véritable travail de domination sur soi, seul garant de notre liberté. Or les idéologies du progrès n’appellent aucun combat sur soi, elles sont libertaires, c’est-à-dire finalement liberticides, car elles rendent l’Homme esclave de déterminismes inconscients bien plus dangereux qu’un soi-disant opium du peuple. Quant à l’autre jambe sur laquelle s’élance cette course, ce n’est autre que le refus du réel et de la non contradiction.  Les deux jambes vont bien de pair du reste. Mais elles sont en train de se faire de mutuels crocs-en-jambe, parce que l’orgueil comme le refus du réel rendent aveugle et sourd. L’Homme aujourd’hui est incapable de se diriger car en perdant le sens commun, il a perdu tous les sens nécessaires pour se repérer.

Alors prenons à rebours l’argument des modernistes. Et puisqu’il faut accompagner la société dans son évolution, puisque la pratique finit par devenir la norme et finalement la loi, entrons en résistance culturelle. Vivons comme nous l’avons toujours fait (et même mieux). Le bien est diffusif de soi. Continuons à appeler un chat un chat, un père un père, une école maternelle école maternelle et ainsi de suite. Ne nous laissons pas gagner par l’inconscience ambiante, au contraire soyons plus que jamais des témoins, des lumières sur le boisseau. Refusons de jouer ce mauvais jeu de rôles et demeurons dans la vérité. C’est le meilleur service que nous pourrons rendre à l’Homme. Mais cela suppose de s’enraciner non dans le conservatisme, mais dans la vérité et la liberté. Restons libres de vivre au grand jour notre conscience. Certes cela risque de faire mal, cela risque de douloureuses mises au banc de la société, mais si le million que nous étions et bientôt les millions que nous serons forment une fraternité unie, alors cette fraternité sera le socle de notre liberté et nous pourrons parler d’égalité parce que nous parlerons en vérité.

 

Pierre Selas

 

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L’édito – Déclarer la guerre à l’Eglise sera plus rude que s’opposer aux fidèles dans la rue

Rien ne va plus dans le storytelling bioéthique d’Emmanuel Macron. On le sait, Emmanuel Macron ne veut pas d’un printemps 2013 LMPT bis. Surprenant du reste que cet homme méprisant pour toutes les manifestations, prenant avec arrogance toutes les oppositions, craigne à ce point les mouvements incarnés par La Manif pour tous. Pour l’éviter, il a lancé des Etats généraux de la bioéthique qu’il a tenté de manipuler et de discréditer, voyant les résultats lui échapper. Pourtant, il passe outre grâce au CCNE qui, comme jadis le CESE, piétine, l’expression d’une partie du peuple français. Mais Emmanuel Macron souhaite « temporiser » la mise en place de ces lois tendancieuses. Pour prévenir les manifestations désormais décidées, on tente de discréditer le mouvement par des campagnes anonymes de soi-disant catholiques dans un lyrique « plus jamais ça ». On sort des témoignages d’adolescents « forcés », à l’époque, à aller manifester avec leurs parents. Pourquoi une telle crainte ? Une crainte qui pourtant n’empêche pas de faire voler en éclat l’imposture des Etats Généraux. C’est dire s’il faut coûte que coûte faire passer ces lois, probablement très fructueuses pour quelques lobbys. Lois qui sont également et ce n’est pas anecdotique, une fissure supplémentaire dans la perception que l’homme a de lui-même et donc de ce qu’il fait de lui-même. Pourtant, deux choses ont changé par rapport à 2013.  Si les anti-mariages pour tous étaient unanimement conspués par la classe médiatico-politique, la question de l’enfant passe beaucoup moins bien à la moulinette idéologique. Le passage en force devient inévitable et le trompe l’œil démocratique ne se donne plus même la peine d’être crédible. L’imposture vole en éclat et le totalitarisme idéologue commence à être perçu par une frange plus large de la population. Mais surtout, cette fois-ci, l’archevêque de Paris se dresse contre le gouvernement, pointant officiellement la menace dictatoriale. Or tous les régimes dictatoriaux savent que lorsque les évêques entrent en résistance, la partie est, à long terme perdue, parce que derrière eux, le peuple catholique est souvent prêt au martyr. Lutter contre un million de catholiques est une chose, entrer en guerre contre l’Eglise en est une autre. Ce n’est pas pour rien qu’apparaissent tout à coup tant et tant d’affaires dans et sur l’Eglise.

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Macron rend compte à la presse de sa visite au Vatican

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Audience du pape François accordée à Emmanuel Macron commentée

Une émission de Kto.tv commentée par Mgr Rougé, éveque de Nanterre et Etienne Loraillère, directeur de la rédaction de Kto.tv

 

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PMA – Faute du consensus espéré, Macron va-t-il passer en force ?

https://twitter.com/fandetv/status/954517073912320000

 

https://twitter.com/fandetv/status/1004581464363749377

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Les semaines sociales font le bilan de la première année d’Emmanuel Macron

Accusé d’être le « président des riches » par ses opposants, le chef de l’Etat n’a pour le moment pas montré de politique sociale claire malgré les nombreuses réformes engagées. C’est ce que nous explique Dominique Quinio, la présidente des Semaines sociales de France.
C’était il y a tout juste un an, le 7 mai 2017, Emmanuel Macron emportait l’élection présidentielle face au Front national de Marine Le Pen. À 39 ans, il est devenu le plus jeune chef de l’Etat français. Après un an au pouvoir, le président a montré sa détermination à tenir ses promesses de campagnes et a engagé des réformes à un rythme effréné. La réforme du code du travail a été  lancée deux semaines après l’élection présidentielle, suivie de la loi pour la confiance dans la vie politique, promulguée le 15 septembre 2017. Le gouvernement a également multiplié les textes sur la fiscalité et l’éducation. Le projet de loi asile et immigration ou le pacte ferroviaire doivent désormais être validé par le Sénat. Des réformes menées à marche forcée, quitte à provoquer la colère des organisations syndicales et d’une partie de la société, se sentant exclus des négociations.

Une pensée présidentielle qui se veut « complexe »

Le président peine en effet à expliquer sa pensée, qu’il aime décrire comme « complexe », et à se détacher de l’image « président des riches ». Trois quarts des Français perçoivent ainsi Emmanuel Macron, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Franceinfo et Le Figaro publié vendredi 4 mai. L’ISF a été transformé, seuls les biens immobiliers seront désormais soumis à l’impôt sur la fortune, rebaptisé impôt sur la fortune immobilière. Le gouvernement s’est engagé à diminuer nettement l’impôt sur les sociétés et l’« exit tax », un impôt destiné à réduire l’évasion fiscale de chefs d’entreprise, sera également supprimé dès 2019.

Face à cette étiquette de « président des riches », peut-on parler d’une véritable politique sociale initiée par Emmanuel Macron ? La réponse de Dominique Quinio, elle est présidente des Semaines sociales de France.

Source : Vatican News – Entretien réalisé par Joris Bolomey

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Le Vatican confirme la visite d’Emmanuel Macron fin juin

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L’édito – Quand l’actualité éthique et politique éclipse Pâques

 

Ce mois d’avril 2018, l’actualité de l’Eglise de France peut se résumer en six points : la question des migrants ; la vie ordinaire des diocèses ; les nombreuses initiatives catholiques ; la bioéthique (voir l’édito de notre NLH) ; le discours d’Emmanuel Macron aux Bernardins ; et, toujours et encore, les actes commis contre les catholiques.

Moins vive que les mois précédents, et ce malgré l’arrêt aux frontières d’une colonne de migrants, la question de l’accueil s’est concentrée sur son aspect très politique. Pour Mgr Xavier Malle, il convient de “Ne pas instrumentaliser les migrants”. Plus pragmatique, l’archevêque de Paris a mis les pieds dans le plat : « Aujourd’hui on fait une photo avec l’imam, l’évêque, le maire, on met ça dans les journaux et on parle de vivre-ensemble. C’est de la foutaise. » a déclaré Mgr Michel Aupetit. Au fond, la question tourne autour du pot, sans oser aller au bout de la réponse. En effet, en distinguant  migrants ou réfugiés, on se rend compte, finalement c’est  la charité qui a été expatriée Dans la vie des diocèses signalons le championnat de France de cyclisme du clergé qui a eu lieu malgré la fin des subventions.

Dans les « faits divers » la disparition de Sœur Agnès-Marie, figure héroïque du Raid et dieppoise, a suscité beaucoup d’émotion. De son côté Mgr Christory, fut ordonné nouvel évêque de Chartres, tandis qu’ à Metz, l’évêque retire séminaristes et étudiants du CAEPR et crée sa propre formation. Toujours à Metz, à l’enseignement interregiligieux, Mgr Lagleize a affirmé préférer les cours confessionnels. Ce qui ne fut pas du goût de tout le monde.

Parmi les initiatives catholiques qui peuvent donner des idées, nous vous invitons à découvrir Family-rosaire France, une expérience multi-media pour prier le rosaire, mais aussi, un JT Paroissial, au Luc en Provence.  De leur côté, les Frères de Saint-Jean lancent une académie pour une écologie intégrale. C’est grâce à une association bretonne, que le Venezuela, en crise et en pénurie aura ses hosties N’hésitez pas à aller faire un tour du côté de la Bourse de l’Aventure Chrétienne 2018, ou à soutenir les chrétiens d’Orient, par une petite foulée pour ne pas les oublier. Enfin, dans le contexte politique menaçant pour la famille, redécouvrez à quoi servent les AFC.

69 actes contre des lieux de cultes chrétiens depuis janvier, ça se passe peut-être près de chez vous ? Un prêtre poignardé à Tassin-la-Demi-Lune ; des vols et dégradations d’églises, Quatre dans le Morbihan, six en Loire-Atlantique, une bande interpellée. Une situation qui tend à devenir banale… alors que les catholiques sont dans l’œil du cyclone sur les questions bioéthiques comme cette reprise de nos titres du mois d’avril 2018 suffisent à le rappeler.

 

Le cardinal Barbarin appelle au respect de la vie de Vincent Lambert

La cohérence de l’Église de France – Gérard Leclerc

Euthanasie – CESE – les scouts et guides de France s’expliquent

L’appel de 119 sénateurs : « Les droits de l’enfant sont plus importants que le désir d’enfant »

Mgr Ginoux – Il y a de l’acharnement à vouloir tuer Vincent Lambert

CESE – Réaction du porte parole de la conférence épiscopale – C’est la médecine entière qui est remise en cause

CESE – Les arguments lunaires des associations “chrétiennes” pour s’abstenir

L’édito – MRJC, JOC, SGDF, le point de non-retour ?

La question de la vie est primordiale – Mgr Lebrun

Assemblée plénière de printemps des évêques de France : communiqué final

 

 

Mais le temps fort, ce fut, ce mois-ci, la rencontre des Bernardins dont nous vous donnons ici l’essentiels des enjeux.

Macron aux Bernardins – Mélenchon redoute l’ouverture aux fondamentalismes

Macron aux Bernardins – Le Grand Orient en vierge effarouchée

Macron aux Bernardins – “Il n’y avait rien sur le christianomépris” Valérie Boyer

L’édito – Laïcité à deux vitesses ? Quand l’Eglise fait peur aux manipulateurs de masse

Ludovine de La Rochère : « Céder à la tentation du découragement ou de l’impatience n’est pas envisageable ! 

 

L’actualité fut tellement prise par les questions de société et d’éthique, que même Pâques est passé quasiment inaperçu en temps, pourtant, pascal !

 

Tribunes et entretiens

La maman de Vincent Lambert écrit à Emmanuel Macron

La lettre de la mère de Vincent Lambert au Président.Macron . Après le discours des Bernardins la possibilité d’agir concrètement pour la protection d’une personne vulnérable.

NLQ #Orient

Arabie Saoudite – 1000 coups de fouet pour athéisme – Son épouse en appelle à Emmanuel Macron

Dans une tribune au « Monde », l’épouse du blogueur Raïf Badawi, condamné en 2014 à dix ans de prison et mille coups de fouet pour « injures envers l’islam », appelle le président français à exiger la libération du prisonnier saoudien.

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