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“Mais pourquoi Dieu permet-il cela ?” – Conférence du Père Dauchez le 8 octobre 2018 à Lille (59)

Une conférence du Père Matthieu Dauchez le 8 octobre 2018

Originaire de Versailles, le Père Matthieu Dauchez quitte tout pour partager le quotidien des enfants des rues de Manille. Il dirige l’association ANAK-Tnk qui recueille les enfants abandonnés.

Lundi 8 octobre 2018 à 20h15
en la Cathédrale Notre-Dame de la Treille

Le Père donnera une conférence qui a pour titre “Mais pourquoi Dieu permet-il cela ?”, question posée par une petite fille au Pape François lors de sa visite aux enfants de l’association.

” Mais pourquoi Dieu permet-il cela ? “
C’est une question qui touche tout le monde sans exception. Que ce soit le mal, la souffrance ou la mort, tout homme est confronté à cette question sans réponse. Et lorsqu’il s’agit d’enfants la réflexion prend une dimension terrible et fait ressortir le scandale du Mal de manière bien plus violente. Insupportable.
Nombreux sont ceux qui se sont penchés sur cette question, excusant un Dieu de bonté ou condamnant sans appel au contraire un Dieu cruel. Tous se sont confrontés à un mystère insondable.
Et si les enfants, victimes les plus innocentes, nous donnaient eux-mêmes quelques unes de ses clés ?

L’association ANAK-Tnk
ANAK” signifie “enfant” en tagalog (langue des Philippines) et les lettres “TNK” sont les initiales de la fondation telle qu’elle est connue à Manille : “Tulay Ng Kabataan”. Ce qui signifie littéralement Un pont pour les enfants.
L’association offre aux enfants des rues et des bidonvilles de Manille l’accès à l’éducation, la santé, la nutrition et la protection.
En savoir plus sur l’association

 

 

dauchez Matthieu Dauchez est né le 28 juillet 1975 à Versailles. Après deux ans de coopération, il répond au désir du Cardinal Sin, archevêque de Manille, de mettre des prêtres diocésains au service des plus pauvres. Il est prêtre et directeur de la fondation ANAK Tnk de Manille, qui accueille les enfants des rues dans des foyers d’insertion.
Il est l’auteur aux Editions Artège de plusieurs ouvrages,dans lesquels il témoigne de sa rencontre quotidienne avec les enfants de la décharge de Manille.

 

 

A l’issue de l’échange, son dernier livre paru vous sera proposé à la vente.

A la une #Doctrine / Formation #Livres

Parution du livre de l’abbé Dauchez : les enfants des rues face à la question du mal

Le 18 janvier 2015 alors que le Pape François est en visite à Manille, Glyzelle, jeune fille de douze ans, secourue par la fondation ANAK-Tnk, a été choisie pour parler au nom de tous les enfants des rues.
Elle lui posera alors une question :
Il y a de nombreux enfants qui sont négligés par leurs parents. Et beaucoup parmi eux deviennent victimes de choses terribles, comme la drogue ou la prostitution… mais pourquoi Dieu permet-Il cela alors que les enfants n’ont rien fait de mal ?
– Tu as posé la seule question qui n’a pas de réponse,
lui répondra le Saint Père.

La question du mal demeure paradoxale : elle nous contraint à la traiter sans laisser espérer de solution. Elle exige notre riposte sans permettre le combat. Et si les enfants eux-mêmes nous offraient quelques lumières sur ce déroutant mystère ?

Il faut donc se mettre en marche, aveuglément, mais avec confiance. Les enfants des rues, les familles des bidonvilles et les chiffonniers de Manille nous devancent. Ce sont les guides dont nous avons besoin.

La fondation ANAK-Tnk (« Tulay ng Kabataan ») est une organisation non-gouvernementale qui vient en aide aux enfants défavorisés de Manille, aux Philippines.

Elle œuvre sur cinq volets distincts : les enfants des rues, les jeunes de la rue avec un handicap, les enfants des bidonvilles et les enfants chiffonniers de la décharge de Manille et, depuis quelques mois, la fondation accueille aussi des personnes âgées abandonnées dans les rues.

Fondée en 1998, la fondation n’a cessé de grandir depuis. Elle prend soin aujourd’hui de plus de 1500 enfants répartis dans 30 centres.

Matthieu Dauchez est né le 28 juillet 1975 à Versailles. Après deux ans de coopération, il répond au désir du Cardinal Sin, archevêque de Manille, de mettre des prêtres diocésains au service des plus pauvres. Ordonné prêtre en 2004, il est incardiné dans le diocèse de Manille. Il s’est impliqué dès le début de l’œuvre et il est le directeur de la fondation depuis 2011.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux Éditions Artège : Mendiants d’amour, Le prodigieux mystère de la joie et Plus fort que les ténèbres dans lesquels il témoigne de sa rencontre quotidienne avec les enfants de la décharge de Manille.

« Pourquoi Dieu permet-il cela ? »
Les enfants des rues face à la question du mal

Matthieu Dauchez

170 pages . 15€ . Parution 26 septembre 2018 aux éditions Artège

Asie #Dans le Monde #NLQ

Manille fête les 400 ans de l’arrivée des missionnaires de Notre-Dame du Mont Carmel

Le 4 mai 1618, des missionnaires de l’ordre des Augustins récollets arrivaient à Manille depuis le Mexique. Avec eux, ils amenaient une statue de Notre-Dame du Mont Carmel, offerte par des carmélites mexicaines. Vers la même époque, les Augustins ont aussi ramené du Mexique la statue du Nazaréen Noir, dont le festival rassemble en janvier, chaque année, des millions de fidèles. Depuis quatre cents ans, en mai, les fidèles célèbrent l’arrivée de la Vierge dans la capitale philippine.

Pour marquer le quatre centième anniversaire de l’arrivée de Notre-Dame du Mont Carmel dans le pays, des milliers de catholiques philippins marchent sous un soleil brûlant depuis quatre heures. Ce vendredi 4 mai, les fidèles ont commencé à se rassembler dès deux heures du matin. Ils sont venus revivre l’arrivée de la statue depuis Mexico en 1618, avec la troisième mission de l’ordre des Augustins récollets. Plusieurs rues de Manille ont été fermées pour laisser passer la « Salubong » et la « Traslacion » (littéralement la « rencontre » et le « transfert ») de la statue, c’est-à-dire la procession qui la mène depuis la baie de Manille jusque dans la basilique mineure de San-Sebastien de Manille, dans le district de Quiapo. À Quiapo, Notre-Dame du Mont Carmel a rencontré la statue du Nazaréen Noir. Un moment émouvant pour les fidèles, qui se sont mis à chanter en commémorant l’arrivée de la statue de la Vierge dans la ville. La rencontre de Notre-Dame du Mont Carmel et du Nazaréen Noir rappelle celle de Marie avec le Christ portant sa croix ; c’est aussi la rencontre de deux statues venues toutes deux du Mexique au début du XVIIe siècle.
Ysabel de Dios, guide touristique de la basilique San Sebastian, confie que les deux statues ont été amenées aux Philippines par les Augustins récollets depuis le Mexique, pour être toutes deux placées dans la même église, dans le district de Quiapo, où elles ont été enchâssées. La statue de Notre-Dame du Mont Carmel est un cadeau que les carmélites mexicaines ont fait aux missionnaires en 1618. Le Nazaréen Noir a été réalisé par un sculpteur mexicain et aurait été amené aux Philippines à la même époque. « Les deux statues font venir ici des foules de fidèles. Elles ont même transformé le quartier de Quiapo. En 1621, c’était un pauvre village de pêcheurs, et en 1891, c’est devenu un centre culturel et artistique », explique Ysabel de Dios.

Une dévotion toujours populaire

La statue de Notre-Dame du Mont Carmel est une figure centrale du festival annuel du Nazaréen Noir, qui a lieu en janvier et qui rassemble chaque année des millions de fidèles de tout le pays. Dans son homélie, tôt le matin, l’archevêque de Davao, Mgr Romulo Valles, président de la conférence épiscopale philippine, a invité les fidèles à suivre l’exemple de la Vierge Marie, en restant « joyeux dans notre foi, quoi qu’il arrive ». « Elle se tenait au pied de la Croix, en silence… Gardant la foi malgré la tragédie de la Croix », a soufflé l’archevêque. « Marie nous mène toujours à Jésus. Avec Marie, notre reconnaissance, notre confiance et notre foi en l’amour et la miséricorde du Seigneur sont toujours renforcés », ajoute Mgr Valles. Il se souvient d’une femme qu’il a vue en 2013 dans un centre de secours, après le siège de la ville de Zamboanga dans le sud des Philippines. « J’étais frappé par l’image de cette femme étreignant une statue de la Sainte Mère, avec beaucoup d’amour et d’affection », continue l’évêque. Quand il s’est approché de cette femme pour savoir comment elle se portait, il s’est aperçu que cette image de la Vierge était la seule chose qu’elle avait emportée de chez elle durant le conflit. « Vraiment, notre foi est toujours renforcée, encouragée par la présence de la Vierge Marie. »
L’arrivée de la statue de la Vierge en 1618 est devenue une dévotion très populaire, qui est toujours célébrée dans tout le pays. Le nombre de Philippins qui continuent de porter le scapulaire brun de Notre-Dame du Mont Carmel peut en témoigner, ainsi que le nombre croissant de paroisses et d’écoles qui se placent sous son patronage. L’image est également associée aux efforts contre la prolifération nucléaire. En 1990, le père Emmanuel Charles McCarthy – un prêtre américain de l’Église grecque melkite catholique – a inauguré une journée de prière « pour le pardon et pour la protection », depuis le site du Nouveau Mexique où fut réalisé le premier essai nucléaire américain, dont le nom de code était Trinity (Trinité), le 16 juillet 1945. Depuis 1990, chaque 16 juillet, le jour de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel, est ainsi dédié à la prière pour la paix et pour l’abolition des armes nucléaires.

 

Photo : Angie de Silva

Source : Eglise d’Asie

Asie #Dans le Monde #NLQ

Philippines : la migration, un problème social cause de la division de la famille

Le phénomène de l’émigration est devenu, aux Philippines, un problème social qui a des effets négatifs sur la tenue de l’institution familiale, affirme un prêtre qui œuvre parmi les migrants. « L’une des réalités sociales alarmantes que notre pays affronte aujourd’hui est le phénomène des émigrations qui provoque des mutations sociales et de sérieuses conséquences sur l’unité des familles » relève pour l’Agence Fides le Père Leonardo Adaptar, Directeur du Ministère diocésain des Migrants du Diocèse de Cubao.
On estime que quelques 10,3 millions de philippins travaillent à l’étranger et qu’environ 3.000 personnes pleines d’espérance quittent le pays chaque jour pour chercher ailleurs une vie meilleure. Les travailleurs philippins expatriés sont qualifiés de héros de notre temps, dans la mesure où, grâce à leur contribution, sous forme de transferts financiers, ils apportent un puissant soutien à l’économie philippine.
« Cependant, arrivent actuellement toujours davantage de récits négatifs concernant leurs problèmes, les préoccupations des migrants et de leurs familles » indique le Père Adaptar. « il existe aujourd’hui une plus forte nécessité de contrôler et d’accompagner, au plan humain et pastoral, ces personnes, en leur fournissant une aide en particulier en termes de conseil légal, d’orientation et de bien-être des travailleurs émigrés et de leurs familles » explique-t-il.
Chacun des 86 Diocèses du pays a pour mission d’offrir une formation spécifique aux migrants et de suivre leurs familles, en collaboration avec la Commission épiscopale chargée de la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, indique à Fides le Frère Dexter Ignacio, membre du personnel de la Commission chargée des Migrants du Diocèse de Cubao.
Ce qui est gagné en termes économiques au travers de l’émigration – phénomène organisé et bénéficiant de la médiation de l’Etat – se révèle constituer une perte pour les familles des expatriés. Pendant des décennies, la tendance de l’émigration des femmes, qui représentent plus de la moitié des philippins établis à l’étranger, a comporté le fait que les familles perdaient la présence de la mère. Ainsi que l’indiquent les cas suivis par les Commissions diocésaines, les enfants grandissent sans la présence fondamentale de la mère alors que les maris sont tentés d’entreprendre des relations extraconjugales ou pire encore d’abuser sexuellement de leurs enfants.
« La question de la migration n’a pas de solution simple vis-à-vis de tous les problèmes qui en dérivent. L’action doit être multisectorielle et interdisciplinaire. Tous les sujets impliqués doivent comprendre l’ensemble du cycle et les conséquences du phénomène migratoire. Il est urgent que soit mise en place une coopération entre l’Etat, la société civile et l’Eglise afin d’éviter qu’il ne créée des problèmes sociaux plus grands et plus répandus » conclut le Père Adaptar. (SD)

Source : (Agence Fides 20/04/2018)

 

Asie #NLH

La Marche pour la Vie, c’est aussi à Manille !

« Nous voulons dire à notre gouvernement que nous sommes contraires à cette culture de mort ».

Alors que se déroule actuellement à Manille le IV° congrès apostolique mondial de la Miséricordedifférents groupes ecclésiaux de laïcs ont annoncé qu’ils descendront dans les rues de Manille, notamment pour stigmatiser la vague d’exécutions sommaires en cours dans le pays, dans le cadre de la Marche pour la Vie du 18 février. Les laïcs en question exprimeront leur ferme opposition à la campagne qui a fait pour l’heure plus de 6.200 morts parmi les criminels supposés et les petits trafiquants de drogue.

« Nous, laïcs catholiques philippins, désirons protester contre toutes les formes de menaces pesant sur la vie et la dignité humaine promues par des organisations et autorités économiques, sociales et politiques. »

Source : Agence Fides

Asie #NLQ

Philippines – IV° Congrès apostolique mondial de la Miséricorde

Après Rome en 2008, Cracovie en 2011 et Bogota en 2014, c’est donc à Manille qu’est organisé le IV° Congrès apostolique mondial de la Miséricorde sur le thème : « La communion dans la miséricorde et la mission pour la miséricorde ». Le cardinal français Philippe Barbarin, archevêque de Lyon a été nommé envoyé extraordinaire du pape François à ce congrès. Ouvert hier lundi, ce congrès qui s’achèvera vendredi 20 janvier le enregistre une participation massive de baptisés

A cette occasion, S.Exc. Mgr Ruperto Santos, évêque de Balanga, a rappelé que « la miséricorde est liée à la vie, aime et défend la vie. Elle est toujours centrée sur la vie ».

Au programme de ces journées : 

1er jour, lundi 16 janvier, cathédrale de Manille
Ouverture du Congrès, avec des cardinaux, l’ensemble des évêques des Philippines, et des évêques de plusieurs continents

2ème jour, mardi 17 janvier, Université Saint Thomas – Manille
La Miséricorde de Jésus pour toutes les souffrances et détresses des hommes est l’image de la Miséricorde du Père. L’Église est appelée à annoncer l’Évangile de la Miséricorde.

3ème jour, mercredi 18 janvier, Batangas, ville portuaire à une centaine de kms au sud de Manille, au Sanctuaire national du Padre Pio
La Miséricorde de Dieu nous est donnée tout particulièrement dans le sacrement de la Réconciliation.

4ème jour, jeudi 19 janvier, Bulacan, au nord de Manille, Sanctuaire national de la Divine Miséricorde
Le Seigneur entend le cri des pauvres. Une Église de pauvres appelée les œuvres corporelles et spirituelles de la miséricorde.

5ème et dernier jour, vendredi 20 janvier, Balanga (Bataan), à l’ouest de Manille, de l’autre côté de l’immense baie de Manille
L’Église est envoyée pour annoncer la Miséricorde de Dieu. C’est le cœur de la mission de l’Église et de la Nouvelle Évangélisation demandée par le Pape François.

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Philippines – L’archidiocèse de Manille renforce son action en faveur des toxicomanes

L’archevêque de Manille, S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, a signé un accord établissant un partenariat entre l’archidiocèse de Manille et la Ferme de l’Espérance, une ferme thérapeutique, qui accueille des toxicomanes qui, en travaillant dans l’exploitation agricole, suivent un parcours de désintoxication et de libération de la drogue.
Le mémorandum d’entente, signé avec l’un des fondateurs de la Ferme, le Père Hans Stapel, missionnaire belge, a été signé au cours de la Journée de l’Espérance, au terme de la Messe célébrée en la Cathédrale de Manille le dimanche 8 janvier.
Le cardinal a déclaré à cette occasion : « Pour chaque vie, il existe une espérance » se référant à la réhabilitation des toxicomanes, surtout des jeunes, et à leur possible réinsertion pleine et entière dans le tissus social. « Les jeunes peuvent sortir des ténèbres. Jésus Christ est plus fort que la drogue » – a affirmé le Père Stapel, annonçant que l’exploitation agricole – présente déjà en d’autres villes, telles que Milagros, Masbate e Naga City – entend ouvrir d’autres centres aux Philippines. La Ferme a été fondée en 1983 à San Paolo (Brésil) et dispose désormais de plus de cent communautés thérapeutiques au Mozambique, au Paraguay, en Argentine, au Guatemala, au Mexique, en Allemagne et au Portugal.
Le Père Anton Pascual, Directeur exécutif de Caritas Manille, a déclaré que l’entente signée a pour objectif d’établir une coopération entre l’exploitation agricole et un programme déjà lancé par Caritas Manille s’occupant de l’accompagnement des drogués et de leurs familles au travers d’un parcours de formation spirituelle, de conseil, de projets d’assistance et de formation professionnelle.
L’accord se veut également une réponse à la campagne d’élimination du crime et de la drogue promue par le Président Rodrigo Duterte qui, malgré les critiques des ONG relatives à l’attitude justicialiste de la police et des groupes de surveillance privée, a déjà fait plus de 6.200 morts en six mois. L’Eglise catholique aux Philippines entend montrer aux institutions que la voie permettant de conduire une « guerre à la drogue » consiste dans une sensibilisation culturelle et dans la réhabilitation et la récupération des toxicomanes et non au travers de leur suppression.

Source : Agence Fides