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Mgr Rey apporte son soutien à la Marche Pour La Vie

Articles #En France #NLH #NLQ

Le pape François soutient la marche pour la vie du 20 janvier 2019 à Paris

Dans un message adressé à ses organisateurs,  le pape François « salue cordialement les participants de la Marche pour la vie organisée le dimanche 20 janvier 2019 à Paris ».

Il reprend dans ce message les mots forts du pape à l’audience générale du 10 octobre 2018 en rappelant que : « tout le mal réalisé dans le monde se résume dans le mépris pour la vie ». Le Souverain Pontife encourage les participants à « témoigner sans se lasser des valeurs inaliénables de la dignité humaine et de la vie ».

 

Cette année, la Marche pour la vie met l’accent sur le respect de l’objection de consciencedes professions médicales. Le scandale déclenché il y a quelques semaines par les propos du Docteur de Rochambeau justifiant par la clause de conscience son refus de pratiquer des IVG révèle le profond malaise  qui habite notre pays : malgré les tentatives pour banaliser ce geste, l’avortement pose à toute la société civile un vrai cas de conscience.

Elle appelle les français à se tourner résolument vers l’accueil de la vie et à faire valoir leur droit à l’objection de conscience le dimanche 20 janvier à Paris.

 

13e édition de la Marche pour la Vie
Le dimanche 20 janvier 2019
Paris, Porte Dauphine, 13h30

(village de la vie ouvert à partir de 12h,
avec possibilité de restauration)

 

 

Asie #Dans le Monde #NLH #NLQ

Corée du Sud : Marche pour la Vie contre la légalisation de l’avortement

Les catholiques coréens se mettent en marche pour défendre la vie. Tel est l’esprit de la Marche pour la Vie, manifestation qui a eu lieu dans les rues de Séoul le 16 juin pour dire non à la légalisation de l’avortement et réaffirmer l’engagement en faveur de la protection de la vie naissante.

Le peuple coréen est dans l’attente de la décision de la Cour constitutionnelle relative à la constitutionnalité de la norme interdisant l’avortement en Corée du Sud. Ainsi que l’a appris Fides, les participants à la Marche pour la Vie ont déclaré la légalité et légitimité de la mesure, se déclarant « prêts à s’opposer à l’abrogation de l’interdiction d’avorter » afin de défendre la vie de la mère et de l’enfant à naître.

Arrivés dans la Cathédrale de Séoul, les manifestants ont écouté S.Em. le Cardinal André Yeom Soo-jung, Archevêque de Séoul et Administrateur apostolique de Pyongyang, qui s’est adressé au Peuple de Corée au travers d’un message qui invite à accueillir et respecter la vie. Le Cardinal a ainsi déclaré : « La vie, qui semble si fragile et insignifiante, a un pouvoir extrêmement fort. Nous sommes tous responsables des limites et des conditions sociales qui contraignent des femmes à prendre des décisions irréversibles. L’avortement, toutefois, ne constitue pas le choix le meilleur et pas même une question de choix. Nous devrions chercher à construire une culture qui enseigne à respecter et à aimer la vie tous ensemble ».

La Marche pour la Vie constitue un mouvement pour la vie de niveau mondial, lancé dans les années 1970 aux Etats-Unis pour s’opposer à la légalisation de l’avortement et en faveur de la protection de la vie naissante. En Corée, existe une Fédération d’organisations ayant pour but d’établir la juste culture en faveur de la vie, soulignant la valeur et la dignité de toute vie. Certaines organisations de la société civile insistent pour abroger l’interdiction d’avorter sur la base des droits à l’autodétermination des femmes. Selon la communauté catholique en Corée, l’abrogation de cette interdiction d’avorter ne constitue pas le bon moyen pour respecter les droits des femmes.

Source : Agence Fides – PA 18/06/2018

NLQ #Points non négociables PNN

Argentine – Plus de 3 millions de marcheurs pour la vie

Environ 3,6 millions d’Argentins se sont réunis dans plus de 200 villes différentes lors d’une « Marche pour la vie » nationale pour manifester leur soutien au droit à la vie dimanche.

 

Source

Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

Croatie : 10 000 manifestants contre l’avortement, pour le droit à la vie

Des milliers de Croates ont défilé aujourd’hui pour la troisième édition de la marche pour la vie, avec le soutien de l’Église catholique, pour demander la remise en cause du droit à l’avortement. Celui-ci est garanti aux femmes croates depuis 1978, quand il avait été institué par la Yougoslavie.

Saisie par des associations catholiques, la Cour constitutionnelle l’avait confirmé l’an passé, mais avait demandé le vote d’une nouvelle loi d’ici à 2019, jugeant que celle actuellement en vigueur était trop ancienne et obsolète. Depuis, bénéficiant du soutien de la puissante église catholique, ces associations mènent une offensive contre le droit à l’avortement. Pour ses défenseurs, ce droit, qui peut être exercé dans les dix premières semaines de grossesse, est dans les faits de plus en plus remis en cause, la loi croate prévoyant une clause de conscience pour le personnel médical et la pression de l’Église étant très forte.

« Je ne suis pas un choix, je suis un enfant »

Sous le mot d’ordre « Les droits humains commencent à la conception », les associations catholiques ont fait défiler des milliers de personnes à Zagreb, mais aussi dans les deux autres grandes villes du pays, Split et Rijeka, sur la côte dalmate. Ils étaient, selon la police, environ 10.000 à Zagreb pour cette « Marche pour la vie », la troisième dans la capitale sur le sujet après celles de 2016 et 2017. « Pour la vie – Pour l’amour – Pour Dieu », « Je ne suis pas un choix, je suis un enfant », pouvait-on lire sur des banderoles.

A Split, lors d’une messe dite pour les manifestants, l’archevêque Marin Barisic a appelé « à défendre le principe de la vie depuis la conception », ce qui serait à ses yeux l’attitude « d’une personne moderne, d’une personne contemporaine, d’une personne de science ».

Source : le figaro

A la une #NLQ #Points non négociables PNN

Pérou : Succès de la Marche pour la Vie

Pérou : des milliers de personnes manifestent contre l’avortement

Des milliers de Péruviens ont participé ce samedi à Lima à une grande marche contre l’avortement, un événement organisé depuis six ans par le cardinal péruvien conservateur Juan Luis Cipriani.

Le président du Congrès Luis Galarreta, des religieux catholiques et évangéliques, des politiques, des familles, des militants pro-vie ainsi que des membres d’établissements scolaires privés liés à l’Église ont participé à cette marche pacifique.

Les manifestants ont défilé en musique et au son des tambours sous des banderoles proclamant “Unis pour la vie”.

L’édition 2017 de cette marche annuelle avait été suspendue par l’Eglise catholique en signe de solidarité avec les centaines de victimes des inondations au Pérou. “Ce n’est pas une célébration organisée contre quelqu’un, c’est une célébration pour la vie”, a déclaré le cardinal et archevêque de Lima, Juan Luis Cipriani, membre de l’Opus Dei, la puissante organisation catholique conservatrice.

Cet événement est depuis 2012 un des plus grands rassemblements publics du Pérou, un pays très conservateur qui compte 30 millions d’habitants, dont 26 millions de catholiques selon le Vatican. L’avortement est légal en cas de malformation grave du fœtus ou lorsque la vie de la mère est en danger.

Source : RTBF via Belgicatho

 

Tribunes et entretiens

Nicolas Sévillia : « Soyons des ambassadeurs de la vie. »

A l’occasion de l’anniversaire de la mort du Pr Lejeune, Nicolas Sevilla, Secrétaire-Général, de la Fondation Lejeune évoque pour le Rouge et le noir, la Fondation, la vie, les révisions des lois de bioéthique

N : Nicolas Sévillia, présentez-vous et parlez-nous de votre mission au sein de la Fondation.

NS : J’ai 36 ans, je suis marié et père de cinq enfants. Depuis septembre 2015, j’occupe la fonction de Secrétaire général de la Fondation Jérôme Lejeune. La Fondation, qui compte aujourd’hui une vingtaine de salariés, a été créée il y a 25 ans par l’épouse du Professeur Lejeune, Madame Birthe Lejeune et son gendre, Jean-Marie Le Méné, qui la préside depuis. Thierry de La Villejégu, son Directeur général, et Jean-Marie Le Méné m’ont confié entre autres missions celle du développement de son réseau. Je dois notamment convaincre les jeunes générations de s’engager avec nous aujourd’hui, en partant de l’œuvre et de la vie romanesque de Jérôme Lejeune, pour en faire des ambassadeurs de la vie demain. L’engagement des jeunes générations est ce qui donne de la vitalité à la Fondation Jérôme Lejeune et qui en donnera encore dans 5 ans, 10 ans, 20 ans.

R&N : Le 4 mars dernier se tenait le semi-marathon de Paris. Les couleurs de la Fondation étaient représentées sur les 21 kilomètres, notamment par cette jeune génération que vous souhaitez toucher.

NS  : Le Semi pour la Vie a remporté un véritable succès, grâce à l’action conjuguée de jeunes entrepreneurs dynamiques emmenés par Enguerrand Boissonnet et de cinq cent supporters qui ont rappelé combien il était important de soutenir la Fondation Jérôme Lejeune aujourd’hui. L’Institut que nous avons créé en 1997 propose en 2018 à ses 9000 patients, dont 80 % souffrent de trisomie 21, une consultation spécialisée grâce à une équipe pluridisciplinaire composée d’une trentaine de professionnels. La Fondation finance la consultation mais elle consacre aussi une grande part de son budget (4 millions d’euros par an) à la recherche thérapeutique. Elle initie et pilote des programmes de recherche à la fois fondamentale et clinique. Elle est quasiment seule à financer la recherche thérapeutique sur la trisomie 21, mais aussi à défendre la dignité et l’honneur de ces enfants éliminés de manière presque systématique avant la naissance. La Fondation Jérôme Lejeune ne fait pas que dénoncer cette injustice. Elle agit concrètement en ouvrant sa porte chaque jour aux enfants rescapés de cet eugénisme.

R&N : Pouvez-vous nous parler des états généraux de la bioéthique ? Quelle position a la Fondation Jérôme Lejeune dans le débat ?

NS : Ce que l’on appelle aujourd’hui « la » loi de bioéthique, était à l’origine trois lois. Les deux principales avaient pour objectif de légiférer sur la question du respect du corps humain, sur l’utilisation des produits du corps humain ainsi que sur l’assistance médicale à la procréation, aujourd’hui appelée PMA, et sur le diagnostic prénatal.
La Fondation Jérôme Lejeune dénonce depuis longtemps des pratiques médicales qui violent les principes généraux de protection de la personne humaine, notamment avec les pratiques de la PMA et de la Recherche sur l’embryon pourtant interdite à l’origine.
La PMA pose de nombreux problèmes éthiques graves, et la Fondation Jérôme Lejeune s’oppose tout particulièrement à la sélection embryonnaire qui conduit à l’élimination des embryons porteurs de maladies génétiques. Nous dénonçons cette logique qui consiste à éliminer un être humain parce qu’il serait imparfait, au bon gré du désir des adultes mais aussi bien sûr du marché. Car les Français doivent bien comprendre qu’il y a un marché gigantesque et très juteux derrière la Procréation médicalement assistée.
La Recherche sur l’embryon comporte elle aussi des enjeux éthiques majeurs, car elle touche d’abord le cœur de la vie de l’enfant à naître, en gestation, dans sa période de fragilité la plus grande. Il y a là une vision utilitariste qui nie la nature humaine de l’embryon, et qui le domine, l’utilise, alors qu’il devrait être protégé.

R&N : Les révisions des lois bioéthiques sont complexes, alors comment s’emparer aisément du sujet ?

NS : La Fondation Jérôme Lejeune vient de lancer un nouveau cycle de conférences pour présenter les enjeux de la révision de la loi de bioéthique. Intitulées « De la PMA à l’euthanasie : comprendre les enjeux de la révision de la loi de bioéthique », ces conférences visent à sensibiliser le grand public sur la PMA, la recherche sur l’embryon et l’euthanasie. Nul n’a besoin d’être docteur en médecine ou en droit pour défendre l’embryon. Il suffit d’être animé par le bon sens et le respect du droit naturel.
Nous proposons à ceux qui souhaitent intervenir dans les débats publics des bons arguments et quelques pistes d’action. La Fondation Jérôme Lejeune a par ailleurs publié un manuel pour les jeunes sur la Procréation Médicalement Assistée, accessible à tous et disponible gratuitement sur son site internet.

R&N : Le 21 mars dernier se tenait la journée mondiale de la trisomie 21. Comment, selon vous, la société actuelle perçoit-elle les personnes trisomiques ?

NS : La société accueille mieux aujourd’hui en apparence les personnes porteuses de trisomie 21 et de multiples initiatives le démontrent : l’engouement autour de la jeune Mélanie qui réalisa son rêve l’an dernier en présentant la météo sur France 2, mais aussi le succès des restaurants, Le Reflet ou le Chromosome à Nantes qui emploient des personnes trisomiques, ou bien encore la création récente des cafés Joyeux. Je dis en apparence car dans le même temps les progrès du dépistage nous laissent craindre dans quelques années l’éradication totale, non pas de la maladie, mais des malades eux-mêmes. Il y a ainsi urgence, comme le disait le Professeur Lejeune, à « sauver ces enfants de leur innocence pour mettre fin au massacre des innocents » ; la Fondation qui porte son nom y travaille tous les jours, en y engageant toute son âme. Nous pouvons également méditer et partager ce magnifique témoignage de Frank, jeune trisomique, à L’ONU le 21 mars dernier : « Considérez-moi comme un homme, non comme une anomalie congénitale ou comme un syndrome. Je n’ai pas besoin d’être supprimé. J’ai besoin d’être aimé, mis en valeur, éduqué et, parfois, aidé. (…) une vie avec la trisomie 21 peut être aussi belle que n’importe quelle autre ».

R&N : Vous estimez que la jeunesse a besoin de héros et Jérôme Lejeune peut être ce héros, ce modèle. Qu’en est-il de son procès de béatification ?

NS  : C’est l’association des amis du Professeur Jérôme Lejeune, créée juste après sa mort, qui porte aujourd’hui la cause de béatification. Après beaucoup d’étapes franchies avec succès depuis l’ouverture de l’enquête diocésaine en 2007, la Positio a été remise il y a quelques mois à la Congrégation des Causes des Saints. Ce document de 1000 pages, analyse les vertus théologales, cardinales et mineures du Serviteur de Dieu à partir de tous les documents et témoignages réunis lors de l’enquête diocésaine. Aude Dugast, Postulatrice de la Cause de canonisation de Jérôme Lejeune, étudie maintenant tous les témoignages de grâces et de “guérisons” reçus afin d’évaluer si certains dossiers peuvent être proposés à l’étude des experts scientifiques et théologiens en vue de la reconnaissance d’un miracle. N’hésitons pas à confier nos malades à Jérôme Lejeune ! Les lecteurs du Rouge et du Noir sont d’ailleurs invités à la messe pour la vie, mercredi 4 avril.

Tribunes et entretiens

Marche pour la vie – MRJC : nous attendons de nos évêques une réaction de grande fermeté

Cécile Edel, cofondatrice de la Marche pour la Vie et présidente de l’association Choisir la Vie, est interrogée dans le quotidien Présent sur le scandale du MRJC :

Après avoir attaqué violemment la Marche pour la Vie, le Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) continue d’enfoncer le clou, en organisant un week-end pro-genre début mars, qu’en pensez-vous ?

L’organisation de ce week-end pro-genre ne m’étonne absolument pas ! Celui-ci n’est finalement que la suite logique de toutes les actions menées par ce mouvement depuis sa création au début des années 60. Il est d’ailleurs utile, me semble-t-il, de rappeler que le MRJC, très rapidement après sa naissance, fut marqué par une radicalisation politique et une progression constante de l’idéologie marxiste au sein de ses rangs.

Aujourd’hui, les membres du MRJC font des questions « sociétales » leur cheval de bataille en s’affichant sans aucun complexe pro-avortement, pro-mariage pour tous, pro-genre… Rien d’étonnant !

Au regard des actions récemment connues du MRJC, force est de constater combien ses responsables sont, non seulement totalement étrangers à l’anthropologie chrétienne mais surtout que c’est toujours la même ligne politique, idéologique, qui prévaut au sein de ce mouvement, avec le même fond de sac idéologique et le même fonctionnement militant. Le mouvement continue d’adopter une ligne qui vise à fouler les fondements de l’Eglise catholique, tout en étant attentif à bien rester identifié comme mouvement chrétien afin d’obtenir la caution de celle-ci, gagner la confiance de certains et pouvoir continuer à récupérer des fonds de l’Eglise. C’est un joli un travail d’entrisme ! […]

Quelle réaction attendez-vous aujourd’hui de la part des évêques ?

A l’heure où les repères sont dilués et les convictions endormies, le manque de fermeté de nos pasteurs me semble préjudiciable. Il confirme, d’une part, les plus indécis dans leur syncrétisme moral et, d’autre part, il blesse la confiance que de nombreux fidèles placent en eux, pour coordonner une action en accord avec le message de l’Evangile. La CEF est restée, pour l’instant, au stade de l’affirmation des principes, mais pèche par manque de fermeté, que son statut de « mère » lui impose. L’honnêteté intellectuelle et financière impose, en effet, que chacun prenne ses responsabilités. La CEF ne peut se contenter sur ce point d’une rencontre et d’un communiqué… Elle doit aux fidèles et à ses donateurs davantage de clarté et doit sanctionner fermement le MRJC. Surtout, elle ne peut mettre volontairement ses fidèles en porte à faux avec leur conscience. Il faut bien comprendre, en effet, qu’au débat sur le fond s’ajoute le malaise lié à la question du financement de ce mouvement par l’Eglise. Loin d’être le simple versant matériel et secondaire de cet épineux dossier, cette subvention met en cause le respect de la conscience des contributeurs. Les 574 000 euros de subvention annuelle versés par l’épiscopat français font inévitablement des fidèles donateurs à l’Eglise les complices d’une idéologie qu’ils sont censés contrer et que nous combattons depuis plusieurs décennies. Nous ne pouvons l’accepter.

Ce que nous attendons de nos évêques n’est donc ni plus ni moins qu’une réaction de grande fermeté, comme a pu l’être celle de Mgr Ginoux, évêque de Montauban, qui a eu, selon moi, la réponse la plus juste au communiqué pro-avortement du MRJC et que je remercie vivement. Ce dernier a rappelé, non seulement que le communiqué de ce mouvement contredisait le magistère de l’Eglise mais il a ajouté : « Si j’en viens maintenant à la lettre C de votre mouvement je crois qu’elle peut disparaître. Un mouvement qui se dit chrétien, reçoit des subventions de l’Eglise catholique et prône l’avortement est en totale contradiction avec l’enseignement de l’Eglise. » Par conséquent, l’évêque ne reconnaît plus le MRJC comme mouvement de l’Eglise catholique et lui retire toute subvention. Mgr Ginoux conclut d’ailleurs par cet appel : « Je vous invite à réfléchir sur ces questions, à ne pas suivre la pensée dominante qui, sous prétexte de liberté, abîme l’homme en le déshumanisant. Approfondissez plutôt la pensée chrétienne, prenez de la peine au lieu de vous fier à des slogans, au prêt-à-penser idéologique. Alors, peut-être, vous comprendrez ce que j’ai voulu vous dire. » A l’instar de Mgr Ginoux, légitimement, nous pourrions attendre de la CEF une ferme « condamnation » du mouvement MRJC, avec le retrait de la référence à ce mouvement sur le site de celle-ci, ainsi que, bien entendu, l’arrêt des subventions.

A la une #Tribunes et entretiens

Si le dialogue est nécessaire, on ne saurait mettre la Vérité entre parenthèses – Mgr Aillet

Le 18 janvier dernier, les Etats généraux de la bioéthique ont donc été lancés, invitant les citoyens à participer à un grand débat public organisé par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), en vue de la révision des lois de bioéthique. Cette révision est présentée régulièrement comme exigée par l’évolution des mentalités, même si pour la fin de vie, l’un des sujets-phare de ces Etats généraux, la dernière loi date de 2016 ! Est-il si urgent de légiférer à nouveau, sauf à céder à la pression des lobbies pro-euthanasie, redoutablement efficaces ? La Révolution est attendue du côté de la Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, c’est-à-dire désormais pour les couples de lesbiennes et les femmes célibataires, là où elle était jusque-là réservée aux couples composés d’un homme et d’une femme, et pour remédier à la blessure de l’infertilité (Loi de 1993). Il s’agit encore d’élargir la possibilité de tri ou d’élimination des embryons porteurs de handicap, au nom d’une dérive explicitement eugéniste.

Sans doute l’Eglise doit-elle s’engager dans le débat au nom du dialogue et y faire entendre sa voix sur des questions dont les enjeux sont largement ignorés de nos concitoyens, à la faveur de campagnes médiatiques bien orchestrées et qui savent si bien surfer sur l’émotion. Mais si le dialogue est nécessaire, on ne saurait mettre la Vérité entre parenthèses. Et nous ne pourrons jamais taire la Vérité sur la dignité de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Ainsi, c’est en vertu du caractère sacré et inviolable de toute vie humaine, à tous les stades de son développement, que la PMA n’est jamais licite et ce, indépendamment de l’orientation sexuelle, précisément parce qu’elle sépare l’union et la procréation, peut brouiller la filiation quand le donneur est extérieur et suppose le plus souvent la congélation ou la destruction d’embryons surnuméraires. Sans doute le dialogue est le premier moyen de faire entendre la Vérité avec toute la pédagogie qui convient. Il reste que nous ne devons pas nous faire d’illusion sur son efficacité et sous-estimer la part de combat dans lequel nous sommes engagés sur ces enjeux éthiques. Les Etats généraux de la bioéthique de 2011 ont certes permis à l’Eglise catholique de dialoguer de manière remarquable, à tel point que le site dédié de la Conférence des évêques de France a été largement plus visité que celui du gouvernement. Mais pour quel résultat ?

C’est que nous assistons, impuissants depuis des années, à l’avancée programmée d’un véritable « rouleau compresseur législatif », à travers une succession de lois à effet cliquet. Pour cette nouvelle révision et comme à chaque fois, l’orientation est donnée au préalable : le Président de la République s’est dit ouvert à la PMA pour toutes ; le CCNE lui-même a rendu un avis favorable ; il n’est pas jusqu’aux sondages, dont les questions sont orientées de manière douteuse, pour nous dissuader de marcher à contre-courant. Sans compter la diabolisation récurrente de ceux que l’on considère comme les adversaires du progrès. Comme le soulignait le Pape François : « Fréquemment, pour ridiculiser allègrement la défense que l’Église fait des enfants à naître, on fait en sorte de présenter sa position comme quelque chose d’idéologique, d’obscurantiste et de conservateur » (La joie de l’Evangile n. 213) ; et d’ajouter : « Précisément parce qu’il s’agit d’une question qui regarde la cohérence interne de notre message sur la valeur de la personne humaine, on ne doit pas s’attendre à ce que l’Église change de position sur cette question. Je veux être tout à fait honnête à cet égard. Cette question n’est pas sujette à de prétendues réformes ou à des “modernisations” » (Ibid. n. 214). Pour obtenir des avancées, tout en rassurant l’opinion, on prétend même éviter le pire : dans un premier temps, on a dit oui au PACS, mais non au mariage entre personnes de même sexe ; puis on a dit oui au mariage entre personnes de même sexe, mais non à la PMA ; puis encore on a dit oui à la PMA pour toutes, mais non à la GPA … et on imagine aisément la suite. Il s’agit bien d’une stratégie de combat sur le moyen et le long terme, et non d’une invitation au dialogue irénique !

Comme nous y invitait naguère le Pape saint Jean Paul II, nous devons instaurer « un dialogue ouvert, respectueux et cordial, accompagné toutefois d’un discernement attentif et d’un témoignage courageux rendu à la Vérité » (A l’aube du 3e millénaire n. 36). Nous ne pourrons donc pas faire l’économie de ce témoignage courageux qui en appelle à la conscience des gens, laquelle pourrait bien avoir besoin d’être éclairée voire réveillée. Et c’est la mission prophétique de l’Eglise, qui se situe toujours du côté de la conscience. Comme le disait le Cardinal Jean-Pierre Ricard : « L’évangélisation n’est pas qu’une joyeuse campagne de communication. C’est un temps d’épreuve, un combat spirituel où il faut s’attendre à prendre des coups » (Visite ad limina septembre 2012). Pour autant, ce n’est pas notre combat mais le combat de Dieu ! Sachons donc le remettre entre ses mains par notre propre conversion et par la prière.

 

Editorial de Mgr Marc Aillet – Revue diocésaine “Notre Eglise” de février 2018

A la une #NLQ #Rome

Italie – Le pape préoccupé par la faible participation à la Marche pour la vie

Outre sa catéchèse et son annonce de la convocation d’une journée de prière pour la paix, au terme de l’Angélus, François s’est également associé à la Journée pour la Vie organisée ce dimanche en Italie. S’associant au message des évêques italiens, il a adressé ses encouragements aux « différentes réalités ecclésiales qui de nombreuses façons promeuvent et soutiennent la vie », notamment le Mouvement pour la vie.

Sortant de son texte, le Pape a toutefois dit regretter que ceux qui luttent pour la vie soient si peu nombreux. « Ceci me préoccupe », s’est attristé François, « dans un monde où chaque jour on construit plus d’armes, chaque jour on fait plus de lois contre la vie, chaque jour on avance avec cette culture du déchet, d’écarter ce qui ne sert pas, ce qui gêne. S’il vous plait, prions pour que notre peuple soit plus conscient de la défense de la vie dans ce moment de destruction et d’exclusion de l’humanité », a lancé François dans un appel improvisé et vibrant.

Évocation d’un nouveau bienheureux italien

François a également évoqué la béatification samedi à Vigevano, au nord de l’Italie, du jeune Teresio Olivelli, « tué pour sa foi chrétienne en 1945, au camp de Hersbruck. Il a donné témoignage du Christ dans l’amour envers les plus faibles, et il s’unit à la longue ligne de martyrs du siècle dernier. Que son sacrifice héroïque soit une semence d’espérance et de fraternité, surtout pour les jeunes », a exhorté François.

Prière pour Madagascar

Le Pape a par ailleurs assuré de sa « proximité pour les populations de Madagascar, récemment frappées par un fort cyclone, qui a provoqué des victimes, des déplacés et d’importants dégâts. Que le Seigneur les réconforte et les soutienne », a-t-il lancé.

 

Source Vatican News