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Karl Marx et la nature humaine

de Claude Courty dans les 4 vérités :

L’humanité a discrètement commémoré le 2ᵉ centenaire de celui qui a donné son nom au marxisme, dont ont dérivé tant de doctrines socio-politiques. Mais qu’en penser concernant leur incidence sur la condition humaine ? Voici en tout cas résumé un point de vue qui considère le marxisme comme la pire théorie qu’y ait jamais existée.

Avec ce romantisme rhénan que Wagner magnifiera avec tambours et cuivres, pour le plus grand plaisir du prophète d’un autre ordre, Marx a nourri sa pensée des idées révolutionnaires ayant fleuri partout dans le monde depuis que la société des hommes y règne et plus spécialement à l’époque dite “des lumières” qu’a suivi l’avènement de l’industrie et des grands moyens de communication et de propagation des idées. Et cette pensée s’est développée, en dépit – ou profitant – des désordres qui ont agité le monde depuis. C’est ainsi que le marxisme a prétendu répondre, au fil de sa dramatique histoire, à l’attente des êtres humains les plus démunis, encouragés par les héritiers de ces utopies qui font oublier à l’homme les hasards de sa naissance, dans ce qu’ils ont de fondamental et de plus incontournable.

Portée par l’extrême misère d’un prolétariat cristallisé de fraîche date, grossi de millions de serfs vivant un autre temps aux confins de l’Europe, le marxisme a rapidement enfanté le communisme, qui suscitera à son tour, par réaction, ces autres fléaux qui perdurent en certains endroits de la planète, après notamment le fascisme du Caudillo, celui du Duce, puis le nazisme. Mais le marxisme et ses schismes n’en sont pas pour autant exempts de ce qui est reproché à ces idéologies qu’ils ont si largement contribué à faire naître et qui sur bien des points leur ressemblent.

Si la misère la plus profonde et la révolte qu’elle peut susciter peuvent être considérées comme les raisons de son avènement, il n’en demeure pas moins que le marxisme, de même que ses résultats, sont au plus haut point contestables, pour trois raisons majeures :

1° – Absence d’éthique.

La lutte des classes à outrance, avec pour objectif la prise de pouvoir par le prolétariat – qu’elle préconise comme le seul moyen de parvenir à davantage de justice sociale – est ni plus ni moins qu’une incitation à la haine, aussi incompatible avec l’humanisme qu’ignorante des réalités de la condition humaine. La lutte des classes s’est donc traduite par des guerres civiles aux innombrables victimes, dont une centaine de millions de morts, soit davantage que ceux qu’ont provoquées les deux guerres mondiales du XXe s. Et ces guerres civiles, fondées sur l’incompréhension, l’intolérance et la haine, perdurent en certains endroits de la planète, promettant de naître ailleurs.

2° – Dépendance, corporatisme et nouvel obscurantisme.

C’est le marxisme qui a incontestablement généré le syndicalisme avec ses dogmes aussitôt consolidés par ceux du religieux et du politique, qui ont vite opéré leur OPA, partiellement réussie comme en attestent les liens étroits existant entre les principaux syndicats d’une part et l’Église ainsi que les partis politiques d’autre part.

Ces mariages peuvent d’ailleurs apparaître comme autant d’alliances face au progrès scientifique et technique, et à l’enrichissement qu’il génère, au motif qu’il contribue au développement du capitalisme. Ce qui n’empêche pas ceux qui se considèrent sans vergogne comme des progressistes, de créditer la lutte des classes des moindres avancées sociales, alors qu’elles sont avant tout le fruit de ce progrès scientifique et technique. Quoi qu’il en soit, en échange “d’avantages acquis” – dogme syndical entre tous – d’une manière ou d’une autre, le peuple s’est vu coiffé d’un pouvoir supplémentaire, comme si ceux qu’il subissait déjà ne lui suffisaient pas, ce qui est loin de répondre à la promesse d’émancipation promise par Marx.

3° – Ignorance des dimensions démographique et environnementale, inhérentes à tout processus économique et social.

L’homme est avant toute autre considération un consommateur qui par différence avec les autres êtres vivants, s’invente des besoins ; ce que Marx semble avoir ignoré, de même qu’il ne semble pas avoir conçu que si la pauvreté a pour limite le zéro de la richesse, cette dernière n’en a pas d’autres que l’appétit de ceux qui la convoitent et les ressources de la planète dont elle est tirée. Que n’a-t-il été guidé par l’évidence voulant que le meilleur moyen de priver les profiteurs de la main d’œuvre qui les enrichis, serait qu’elle cesse de proliférer et avec elle ses besoins, dont la satisfaction contribue à l’enrichissement de la société, à commencer par les plus ambitieux de ses membres ? Comment ceux qui ont le plus à se plaindre de leur sort peuvent-ils au contraire s’obstiner à condamner leur descendance à une existence qui ne peut être que pire que la leur, en raison de leur nombre croissant sans cesse ? Mais le peuple est pour le marxisme comme pour tous les pouvoirs, un instrument dont la force s’affirme d’abord par le nombre. Pas une église, pas un parti, pas un syndicat, qui ne cherche à augmenter sa puissance par le nombre de ses fidèles, de ses membres ou de ses adhérents.

Faute de pouvoir échapper à des inégalités résultant d’un sort aveugle auquel nul être vivant ne peut échapper à sa naissance, quels que soient les aléas de son existence par la suite, ne devons-nous pas limiter notre ambition à en compenser les effets, sans pour autant vouloir la mort de l’autre ?

Plutôt que cela le marxisme, imitant tous les pouvoirs, n’a su jusqu’à son déclin qu’accroître ses troupes, fournissant ainsi à ceux qui les exploitent, un effectif sans cesse grandissant. De ce point de vue, l’analyse à laquelle se livre Marx de la population humaine n’a de réaliste et d’utile que de souligner son caractère universel, en ce sens que chacun d’entre nous est plus ou moins dépendant de tous les autres. Par contre, sa classification et son invention de l’AIR (armée industrielle de réserve), qu’il organise et représente arbitrairement, non sans ce romantisme déjà évoqué et un sens de l’organisation bien germanique, sont d’un parti-pris n’ayant d’égal que son ignorance, voire son refus puéril de la condition humaine, telle que l’illustre si parfaitement la pyramide sociale.

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Congo Brazzaville : entre sectes et islam, l’Eglise lutte

Malgré le marxisme jusqu’en 1992 et la récente prolifération des sectes protestantes, l’Église catholique reprend quelques couleurs. L’AED s’est rendu dans le plus récent diocèse du pays, créé à Dolisie en 2013. Le point avec son évêque, Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, également en charge des séminaires et ancien prêtre boursier de l’AED.

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Le débat de la Primaire, entre le bon islam et les catholiques radicaux

“Le seul mot que Valls a sur les Chrétiens concerne des “catholiques radicaux” après avoir dit tout le bien qu’il pense de l’islam”, déplore Samuel Lafont et à sa suite bien d’autres sur les réseaux sociaux.

Manuel Valls qui rappelle qu’il est né dans un milieu catholique mais qu’il a pu en sortir grâce à l’éducation (sic). Bref on a besoin d’être éduqué pour sortir de l’ordre noir catholique, mais à l’inverse l’islam est compatible avec la république. Allez comprendre !

On peut tirer bien des choses d’une telle pensée émiettée de ce Franc-Maçon, formateur du PS, mais une saute aux yeux. Il a parfaitement intégré le discours de Vincent Peillon sur la nécessité d’achever la révolution française en poursuivant la lutte contre les catholiques.

Du reste, il est assez éclairant de relire tout le quinquennat avec comme grille de lecture l’anti catholicisme. Rappelons, si besoin, que c’est l’objectif numéro un de la Franc-maçonnerie et du marxisme. Une collusion aux manettes depuis des décennies.

Les deux grandes mâchoires de la tenaille qu’utilise le démon contre l’Eglise ne sont en effet autre que ces deux officines. Mais pour le voir, encore faut-il avoir conscience que le démon n’a pas lâché prise et poursuit de sa haine l’Eglise et ses fidèles.

Vouloir séparer le ciel et la terre, croire que le combat politique est “laïc” est une illusion suicidaire. L’arène politique est une des nombreuses aires de jeu du cirque démoniaque. On ne peut lutter contre la déferlante de haine anti catholique qu’en la remettant dans sa perspective spirituelle. Et c’est du reste une formidable espérance.

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“Être milliardaire, c’est immoral” !

“Être milliardaire c’est immoral”, s’exclame Jean-Luc Mélenchon qui sans être immoral voyage en première classe aux frais de la princesse Europe. Telle est donc la dernière sortie du tribun de la gauche. Outre le raccourci oratoire, procédé de stigmatisation classique sur le thème du méchant riche, que met Jean-Luc Mélenchon derrière ces mots ?

Milliardaire, sans doute sommes-nous d’accord qu’il s’agit d’un monsieur qui a beaucoup d’argent pour lui, des milliards à ne plus savoir que faire. Mais peut-être ce milliardaire utilise-t-il sa fortune pour faire du bien, pour créer des emplois, car pour investir, il faut quelques deniers, pour peser de tout ce poids d’or sur le court des événements et cela peut être fort utile parfois.

Du point de vue du milliardaire, tout dépend de l’usage de sa fortune et de son degré d’altruisme responsable ou d’avarice phobique.

Mais que veut souligner le tribun provocateur ? La distance entre riches et pauvres, la rupture entre deux mondes ? Veut-il donner des visages à la lutte des classes ?

Plus profondément qu’entend-il par immoral ? Pour lui comme pour tout le monde immoral signifie “ce n’est pas bien”. Remarquez qu’on parle volontiers encore d’immoralité, alors qu’on entoure de tabou la morale. Pourtant, est immoral ce qui est contraire à la morale. De sorte qu’on dénonce ce qu’on estime mal, sans dire ce qu’on présente comme bien.

Car quelle est la morale de Monsieur Mélenchon, bafouée par les milliardaires ? On fait de la morale un ensemble de permis et d’interdit en oubliant que la morale n’est pas une fin en soi. La morale est comme un chemin de lumières qui balise la route vers le bien. Aussi, la première chose à faire en morale, c’est de définir ce que nous estimons être le bien à atteindre. La morale sera alors le chemin vers ce bien et l’immoralité le chemin qui éloigne de ce bien.

Alors quel est le bien du tribun des gauches ? Rien moins que la philosophie marxiste. Ainsi, dire qu’être milliardaire est immoral, ne s’entend pas du tout de la même façon dans la bouche des marxistes que des chrétiens, puisqu’ils n’ont pas la même définition du bien.

Même si  des décennies durant un certain catholicisme de gauche estimait que nous pouvions faire le sacro-saint “petit bout de chemin ensemble”, les routes du christianisme et du marxisme se séparent très vite et à dire vrai ne font jamais que se croiser sur des carrefours très étroits et presque par hasard. Le milliardaire pour le marxiste Mélenchon est immoral en ce qu’il nie le nivellement social et humain que suppose la pensée de Marx. En effet, il faut une seule tête, une standardisation de l’être humain qui nie le caractère unique de chacun.

Pourtant, c’est bien sur la fibre chrétienne et humaniste que joue, comme tout marxiste, Jean-Luc Mélanchon. Car c’est en faisant pleurer sur les pauvres subissant l’inégalité des riches qu’il entend imposer indirectement sa vision marxiste de la société. Il le fait qui plus est dans les règles de l’art marxiste, à savoir la lutte des classes en opposant riches et pauvres. Or rien n’est plus éloigné du christianisme qu’une société construite sur la division. Cette dernière, nom propre du diable dont c’est la traduction, est en revanche l’arme préférée de ses sbires.

Marxistes et chrétiens ne prennent pas la route sur le même point de départ. Être milliardaire, en soi, n’est pas peccamineux pour le chrétien. Ce qui l’est c’est le rapport qu’il entretient avec son argent et l’usage qu’il en fait.

Si pour Monsieur Mélenchon, les milliardaires sont des entraves au nivellement marxiste, pour le chrétien, la question se situe sur un autre registre. Le Christ ne condamne pas les riches, il dit que c’est plus difficile pour eux que pour un pauvre d’entrer dans le royaume. Cela dit, nous pouvons ne pas avoir un centime et être très riches de nous-mêmes. L’orgueil est une “richesse” dont il est bien plus difficile de se défaire.