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France – L’Eglise à Matignon – La réforme des impôts va-t-elle ruiner l’Eglise ?

Mardi après-midi, les plus hautes autorités de l’Église de France étaient reçues par le premier ministre et le ministre de l’Intérieur. La réunion de cette « instance de dialogue » – qui fut créée par Lionel Jospin, premier ministre, en 2002 – a lieu en présence des plus hautes autorités de l’Église de France dont le nonce apostolique. Ils sont reçus par le premier ministre, Édouard Philippe, une première pour lui, et plusieurs ministres concernés par les affaires religieuses, notamment Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur chargé des cultes.

Après un tour d’horizon de l’actualité, trois sujets techniques sont sur la table :

  • réforme de l’imposition. En France, l’Église ne vit que des dons des fidèles. Le prélèvement à la source de l’impôt risque d’affaiblir les dons. Sans parler de la réforme sur l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) qui sera remplacée par l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) qui pourrait aussi avoir de sérieuses conséquences financières en réduisant les affectations de dons. L’Église catholique craint pour son argent. Ce n’est pas la première fois. Qu’a proposé le gouvernement en échange ? Le silence de l’épiscopat sur la loi bioéthique ?…
  • la « loi Sapin II » qui envisageait d’enregistrer les religions sur le registre des « lobbys » en France… Ce à quoi l’Église catholique s’oppose formellement.
  • la question du diplôme universitaire (DU) en laïcité qui serait imposé comme passage obligé à tous les aumôniers exerçant dans des instances publiques (armées, prisons, hôpitaux). L’Église catholique convient que certains de ses aumôniers pourraient recevoir ou valider par équivalence cette formation et ce label de la laïcité mais elle ne comprend pas pourquoi une mesure qui concerne essentiellement les aumôniers musulmans devrait affecter les aumôniers des autres religions.

Sur ces trois dossiers litigieux, l’Église catholique a reçu l’assurance, toujours selon la même source ecclésiale, que « le gouvernement a l’intention de trouver des solutions ».

Plusieurs autres sujets ont été inscrits au programme de la deuxième partie, à la demande des responsables catholiques : « le mal-logement et les migrants », mais aussi « la méthode » retenue pour la prochaine révision des lois de bioéthique.

 

Source Riposte catholique

En France

Valls satisfait de sa rencontre avec l’Eglise catholique

Manuel Valls, satisfait de sa rencontre avec les représentants de l’Eglise catholique. C’est qu’il affirme dans un tweet à l’issue de cet échange du 11 octobre 2016, qu’il a qualifié de riche et constructif.

Si le premier ministre s’engage sur la sécurité des fidèles et des lieux de cultes, nous imaginons que les discussions n’en sont pas restées là.

manuel-valls-tweet

Cette rencontre, qui n’a rien d’exceptionnel, puisqu’elle est annuelle, se situe quelques jours avant la Manif du 16 octobre. Le sujet a-t-il été évoqué ?

Les dignitaires ecclésiastiques ont ils évoqué en présence de Najat Vallaud-Belkacem, la récente polémique sur le Gender ?

En complément voici le communiqué de la CEF

Concernant les migrants de Calais, les représentants de l’Eglise catholique se sont dits prêts à partager l’objectif humanitaire qui conduirait au démantèlement de la jungle. Ils ont réaffirmé la capacité et l’opérationnalité des paroisses de France pour s’associer avec les pouvoirs publics en vue de l’accueil de ces personnes.

 

Les échanges ont ainsi porté, d’une part, sur les ressources des associations cultuelles : les questions de l’exercice par les collectivités territoriales du droit de préemption dans certains cas de donations, des dons par SMS, ou des charges des établissements médico-sociaux ont été évoquées. Les conséquences du projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique ont été également abordées, de même que les modalités de la participation des Eglises au service civique.

D’autre part, un échange a eu lieu sur les questions de société, notamment sur la sécurité et la protection des lieux de culte chrétiens. Les représentants de l’Eglise catholique ont salué l’effort consenti par l’Etat pour assurer la sécurisation de lieux catholiques spécifiques.

Un long échange a porté sur la place et le rôle des religions dans la société. Les représentants de l’Eglise catholique ont pu redire l’importance d’avoir une vision d’une société qui intègre les religions comme facteurs de paix sociale. Ils ont redit leur conviction qu’une société qui éliminerait les religions de la sphère publique se priverait d’indispensables régulateurs sociaux et sociétaux.