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L’édito – Du bon et du mauvais catho, qui du pécheur ou du « relativiste » est le pharisien ?

 

 

Les éprouvants débats autour de l’affaire Mc Carrick, de l’implication ou non du pape ont eu pour effet immédiat de jeter encore un peu plus d’huile sur les braises de discordes entre catholiques. Anathèmes, noms d’oiseaux, procès d’intention, médisances, calomnies, récupérations et règlements de compte rivalisent au coin du feu à qui soufflera le plus fort. Pathétique, triste ? En effet, le spectacle n’est pas très beau à voir entre ceux qui s’autoproclament bons ou vrais catholiques et les autres pointés comme faux (voire hérétiques) et mauvais catholiques. Allant plus loin, les méchants ne devraient même plus être appelés catholiques, Mc Carrick en tête.

Dans la confusion amalgamée à laquelle le monde catholique n’échappe malheureusement pas, il semble opportun de rappeler qu’un pêcheur, le pire fut il reste catholique s’il est baptisé et s’il confesse la foi de l’Eglise. En revanche, même baptisé et commettant de petits et insignifiants péchés (les détails théologiques), qui ne professe pas la foi de l’Eglise ne peut se dire fidèle de l’Eglise catholique. En d’autres termes, si le péché nous fait sortir de la communion, il ne fait pas de nous des hérétiques. Sans quoi, l’Eglise serait à peu près vidée de ses membres. Le pire des pécheurs, s’il croit au Christ et à l’Eglise, reste catholique. Alors la question se pose, dans notre monde relativiste et contestataire, combien de « bons cathos » ne professent pas toute la foi de l’Eglise ? Et qui parmi les grands pécheurs reconnait la foi de l’Eglise ? Les premiers n’agissent-ils pas comme les scribes et les pharisiens, purifiant l’extérieur, tout en demeurant fort loin intérieurement ? Les seconds ne sont-ils pas plus proches du publicain, reconnaissant avec la vérité de la foi, la distance qui les sépare du Christ ? Cette claire vision qui refuse le relativisme ne permet-elle pas de garder le cap sur le Christ, malgré notre faiblesse humaine, quand l’illusion d’une adhésion non partagée nous aveugle sur la vérité du Christ et donc sur le chemin qui conduit jusqu’à lui ?

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Troubles au Vatican : Legatus suspend ses donations au Saint Siège

Legatus est une association d’environ 5 000 catholiques entrepreneurs et dirigeants d’entreprises d’une surface financière conséquente : il faut au minimum 6,5 millions US$ de recettes annuelles pour en faire partie (mon premier article sur Legatus date de juillet 2007). Elle a été fondée par Tom Monaghan, devenu milliardaire en revendant, en 1998, Domino’s Pizza qu’il avait créée en 1960. Tom Monaghan, qui a depuis créé la ville Ave Maria et l’université catholique Ave Maria University à Naples (Floride), est toujours président-directeur général de Legatus. Tous les ans, Legatus accorde une dîme au Saint-Siège. Cette année le don prévu de 820 000 US$ ne sera pas versé mais placé en dépôt légal. Monaghan s’est expliqué de cette décision dans une lettre expédiée aux membres le 6 septembre, au nom du conseil d’administration. Dans cette période à tout le moins troublée et agitée pour l’Église catholique aux États-Unis et pour le Saint-Siège, le conseil d’administration « à la lumière des récentes révélations et questions posées estime convenable de demander respectueusement [au Saint-Siège] des clarifications sur l’usage spécifique de ces fonds ». Sans l’écrire, on comprend que les administrateurs de Legatus ont été quelque peu troublés par la demande du pape François à la Papal Foundation (fondée par McCarrick) au début de l’année, d’un don urgent de 25 millions de US$ pour renflouer l’Istituto Dermopatico dell’Immacolata (IDI), un hôpital romain appartenant à l’Église catholique, et dont le passé financier est constellé de problèmes… Le Saint-Siège n’a pas, à ce jour, répondu à Legatus.

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L’édito – Ces méchants médias cathos qui s’en prennent au pape, ne font que répondre à la lettre au peuple de Dieu

 

L’affaire Mc Carrick a pris un tournant ennuyeux avec ce qu’il est désormais convenu d’appeler le témoignage Vigano. Un raz de marée sexuel qui pourrait (voudrait ?) se muer en tsunami pontifical, au point que la première affaire semble totalement occultée par la seconde qui pourtant lui est intimement liée. InfoCatho a abondement relayé ces deux pans d’un même scandale, afin d’informer en toute transparence les catholiques et nos lecteurs non catholiques. Je ne reviendrai donc pas sur le choix de la rédaction déjà exposé dans un précédent édito de se faire l’écho de ces « remous en eaux troubles » autour du prédateur Mc Carrick. Nous avons autant que possible voulu relayer les faits bruts et les débats qu’ils ont suscité. Mais force nous a été de constater que très peu prennent le parti du Saint-Père et ceux qui le font (que nous avons publié) n’ont pas de vrais arguments. On pourrait croire que les « partisans » du pape préfèrent, comme lui le silence. Mais les faits sont têtus et de plus en plus il apparait évident que les propos de Mgr Vigano sont tous vérifiables et vérifiés. La question se pose alors et sur les réseaux sociaux avec une certaine virulence, pourquoi les médias catholiques relaient-ils ces informations qui font scandales ? Personnellement je poserais la question autrement. Comment se fait-il que les médias non catholiques si prompts à tirer à vue sur les prêtres, évêques et cardinaux qui ont couverts des abus sexuels ou les ont commis, sont bruyamment silencieux autour de cette affaire ? Pour protéger un pape qu’ils aiment bien ? L’occasion serait tout de même trop belle de faire vaciller l’Eglise si eux, qui se veulent tout puissant et faiseurs de princes, pouvaient le faire démissionner. La réponse à cette question est peut-être à voir dans les réalités de l’affaire Mc Carrick qui tiennent moins à la pédophilie qu’à l’éphébophilie, en d’autres termes, à l’homosexualité et ses pratiques disons « excessives » (pour ne pas encourir la censure de la bonne pensée lobbyiste). La presse non catholique a bien plus à perdre si le scandale américain dévoile au grand monde la réalité de tout un milieu dont eux, comme bien des politiques, sont des acteurs concernés à divers degrés.

Alors les méchants médias catholiques, eux, entendent tout autant faire la lumière sans restriction que pointer du doigt la vérité de la gangrène vaticane. Que le pape ait couvert le cardinal Mc Carrick et d’autres agissements de la curie semble malheureusement indéniable. Mais plus grave est le silence coupable du monde catholique sur cet aspect de l’Eglise. Aussi répondant à la lettre au peuple de Dieu du pape François, les médias catholiques font remonter des ténèbres ce pot de pu qui gangrène l’Eglise et particulièrement la curie. Et quelque soit le scandale, celui d’un tel silence depuis des décennies et plus encore, l’est bien plus.

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Pédophilie – L’affaire McCarrick va-t-elle éclabousser dangereusement le pape ?

Le site américain LifeSiteNews vient de mettre en ligne un témoignage d’une importance capitale sur la sordide affaire McCarrick (ancien archevêque de Washington et prédateur sexuel), ainsi que sur le lobby gay dans l’Église : celui de Mgr Vigano, ancien nonce apostolique

Un témoignage qui veut pointer la responsabilité personnelle du Saint-Père.

Il a été traduit en Français

Vous pouvez le télécharger ci-dessous