Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

12e pèlerinage du monde des médias le 18 mai 2019 à Paris

Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

[VIDEO] Soutane et Gilets Jaunes – Le curé enragé

Que penser du mouvement des Gilets jaunes ? Que révèle-t-il ? Que peut proposer l’Eglise dans sa doctrine sociale ? Quelques éléments de réflexion.

Brèves

Délivrer les Français de l’emprise des médias

Les médias représentent aujourd’hui le premier pouvoir, avant le judiciaire, l’exécutif et le législatif. Mais s’ils dominent les politiques, ils ont aussi placé les Français sous influence. Tous adeptes de la pensée unique, ils cherchent à les endoctriner en utilisant les méthodes classiques de manipulation de l’opinion. Les Français se trouvent dès lors privés d’informations objectives et soumis à une propagande qui n’est pas sans effet. Ligne droite considère donc comme essentiel de délivrer nos compatriotes de cette emprise et pour ce faire d’imposer la pluralité aux médias.

La mise sous influence des Français

Aujourd’hui, ceux-ci contrôlent en effet la vie nationale. Ils ont pris le pas sur le pouvoir politique, mais ils se sont aussi imposés auprès des autres acteurs du pays. Il n’est guère d’activité qui échappe à leur impérium. Les entreprises les craignent, les fonctionnaires et les professionnels aussi. Ils font et défont les carrières et décident de ce qu’il faut penser. Ce sont eux qui désignent ceux qu’on doit aimer et ceux qu’il est bon de détester.

Or, ce pouvoir d’influence n’est évidemment pas neutre idéologiquement ni politiquement. Derrière l’affichage d’un pseudo-professionnalisme souvent caricatural, ce sont les mêmes mots d’ordre et les mêmes techniques qui sont utilisés, quel que soit la chaîne ou le support, pour défendre et promouvoir l’idéologie du Système.

Une atteinte aux libertés et à la démocratie

Dès lors, soyons clairs, les Français se retrouvent dans une situation comparable à celle des citoyens des démocraties populaires à l’époque de l’URSS. S’ils ne risquent pas le Goulag, ils sont en revanche confrontés à un système médiatique totalement verrouillé ainsi qu’à une idéologie officielle qui leur est imposée. Et s’il n’y a pas de médias officiels, la configuration n’en est que plus malsaine, car elle est dissimulée au point que beaucoup de Français n’ont pas conscience d’être la cible d’une manipulation. Nos compatriotes sont ainsi privés d’informations objectives et soumis à un endoctrinement caractérisé. Et malgré leur esprit critique, nombre d’entre eux se laissent aveugler et renoncent à s’opposer.

Il est vrai que le Système utilise pour se protéger un argument très fort, celui de l’émotion et des bons sentiments. Pour obscurcir l’esprit des Français et les détourner de leur instinct identitaire, les tenants du politiquement correct n’hésitent pas en effet à montrer par exemple la misère des migrants, voire la mort de certains d’entre eux, fussent-ils des enfants. L’idée est d’émouvoir nos compatriotes en faisant appel à leurs bons sentiments pour les amener à accepter le volet le plus traumatisant de la pensée unique, à savoir l’immigration. Et beaucoup, n’entendant aucune voix contraire, se laissent entraîner sur un chemin qu’ils n’auraient peut-être pas suivi autrement.

On peut dès lors affirmer que, les médias, par leur puissance et leur quasi-monopole, limitent les libertés de nos compatriotes. De ce fait ils faussent les votes et assurent artificiellement la survie du Système tout en empêchant le grand changement.

Remettre les médias à leur place

Devant cette situation, ô combien malsaine, Ligne droite estime nécessaire de remettre les médias à leur place. Jusqu’à présent, aucun dirigeant n’a eu le courage de tenter une telle mise en ordre, car c’est à une réaction violente et dévastatrice qu’il s’exposerait ainsi qu’à l’accusation terrible de vouloir mettre en cause la liberté de la presse. Un mot d’ordre incapacitant qui vise à neutraliser par avance toute tentative de remise en cause du statut actuel des médias.

La liberté de la presse : pour les journalistes ou pour les Français ?

La question de la liberté de la presse est pourtant très ambiguë. Si nous vivions sous un régime officiellement totalitaire, il s’agirait de mettre fin à la censure. Mais il y a longtemps que celle-ci n’existe plus dans notre pays.

Dès lors, quelle est cette liberté de la presse qui serait si importante à préserver ? Est-ce la liberté des journalistes d’écrire ce qu’ils veulent ? Sans doute est-ce l’idée que s’en font les intéressés mais une telle conception est totalement illégitime car elle conférerait à la caste des journalistes des privilèges hors du commun.

De même, la liberté de la presse ce n’est pas la liberté des patrons propriétaires de médias de faire dire ou écrire ce qui leur plaît. Une telle conception, qui correspond pourtant aux usages actuels, est là encore totalement illégitime car elle accorderait un avantage indu aux milieux d’argent.

Non, dans le monde d’aujourd’hui, la liberté de la presse devrait plutôt se définir comme la possibilité offerte à tous les Français de disposer de journaux ou d’émissions qui correspondent à leur sensibilité. En d’autres termes, la liberté de la presse c’est le pluralisme dans les médias.

Imposer le pluralisme

Aussi, pour délivrer les Français de l’emprise médiatique, la droite nouvelle devra rétablir une véritable diversité politique et idéologique de la presse ainsi que des chaînes de radio et de télévision. De nombreuses dispositions pourront être prises à cet égard, à commencer par la réforme du financement public des médias. Dans la mesure où il est assuré avec des crédits publics venant de toute la population, le système actuel exige qu’une partie des contribuables payent pour des médias qui s’en prennent à leurs convictions et bafouent leurs valeurs. Il s’agira donc de remplacer ce système par un dispositif démocratique et transparent qui permettra aux Français de financer directement les médias de leur choix.

Quant au secteur de la publicité qui procure aux médias une fraction déterminante de leurs ressources et qui utilise cette position stratégique pour empêcher toute émergence d’un média nouveau non politiquement correct, il devra faire l’objet d’une restructuration notamment pour casser la prééminence de Publicis.

Il conviendra en outre de réformer le CSA pour qu’il reflète enfin la réalité de l’opinion et intervenir dans les écoles de journalisme, aujourd’hui totalement soumises à la pensée unique, pour y introduire une véritable diversité de convictions.

Libérer la parole

Par ailleurs, la parole devra être libérée aussi bien pour les journalistes de droite que pour les Français en général. La répression qui s’exerce actuellement sur tous ceux qui ne communient pas dans la pensée unique devra être supprimée. Il conviendra pour cela de priver la justice des lois prétendument antiracistes dont elle se sert à cette fin.

Le rétablissement du pluralisme dans les médias et la remise en cause de leurs pouvoirs et de leur prééminence aideront à rendre leur liberté aux Français et leur permettront ce faisant de mieux discerner la voie de leur intérêt collectif.

Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle 

Source : Ligne droite

Via Breizh-Info.com

Articles #Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

XXVème rencontre de la conférence européenne des radios chrétiennes sur le thème du défi numérique

La XXV° Rencontre de la Conférence européenne des Radios chrétiennes (CERC), qui a choisi pour thème cette année « Le défi numérique et nos radios », a débuté mercredi dernier à Lisbonne.

Dans un entretien accordé à l’Agence Ecclesia, transmise à l’Agence Fides, Isabel Figueiredo, responsable de la Coordination des contenus de Radio Renascença, met en évidence « la satisfaction et la fierté » que représente tant le Groupe Renascença que le fait pour le Portugal d’accueillir cette initiative et de pouvoir « partager des expériences » avec des collègues de différents pays et contextes. « C’est toujours le moment pour nous de nous transmettre un témoignage de l’un à l’autre sur ce que nous faisons actuellement, comment nous pourrions le faire mieux et comment assurer cette présence chrétienne dans les pays où nous vivons » a déclaré Isabel Figueiredo.
C’est la troisième fois que le Portugal accueille la réunion de la CERC, en présence des responsables de 7 radios chrétiennes européennes sur un total de 19 participants. Les stations radios en question sont Proglas (République tchèque), Cope (Espagne), Corallo (Italie), Lumen (Slovaquie), RCF (France) Szent István radio (Hongrie) et le Dicastère pour la Communication du Saint-Siège, lequel est responsable du projet radiophonique de ce dernier.
A la base de cette rencontre se trouve la réflexion sur le défi numérique pour les radios chrétiennes, un sujet qui a également été discuté dans le cadre de la dernière conférence sur la communication sociale et numérique promue par l’Eglise au Portugal.
« Le thème choisi est justement ce que nous vivons. Il fait partie de la réalité et ceci nous pousse à faire davantage » déclare Isabel Figueiredo, qui souligne « la grande préoccupation de Radio Renascença dans ce secteur, qui est celle de poursuivre l’expérience tant au travers des applications récentes qu’en travaillant sur les sites Internet de chaque radio du groupe ».
Pour la coordinatrice de Radio Renascença, même si les temps changent et que nous avons aujourd’hui « tout un appareillage technologique en matière d’études », « l’âme de la radio » continue à être « les personnes qui la font et ceux qui produisent les contenus, en donnant la voix, les informations, en recherchant les nouvelles ».
La CERC (Conférence européenne des Radios chrétiennes), en rassemblant plus de 650 stations de l’Atlantique à l’Oural, continue son action entreprise depuis sa naissance, en 1994, notamment grâce aux Conférences tenues dans différentes villes d’Europe.

Source : CE Agence Fides 11/10/2018

NLQ #Rome

Saint Joseph, un modèle pour les journalistes

Le Pape a reçu en audience quelque 400 employés du quotidien catholique italien l’Avvenire ce mardi midi. En ce premier mai, François a invité ces travailleurs à s’inspirer de saint Joseph, dont les caractéristiques sont le reflet du style Dieu : faire silence pour entendre, se laisser interpeller, être le témoin d’une église qui ne regarde pas la réalité avec distance ou supériorité mais de l’intérieur, et annoncer avec passion et joie de l’Evangile de la miséricorde.

En la solennité de saint Joseph, patron des travailleurs dont le Pape est particulièrement dévot, François juge « facile d’apprécier la figure de saint Joseph et de demander son intercession » mais pour devenir vraiment son ami, il faut faire siennes ses qualités qui sont le reflet du style de Dieu.  Le Pape évoque d’abord « l’homme du silence » qui en apparence seulement est l’antithèse du communiquant. « En réalité, c’est seulement en éteignant les bruits du monde et de nos bavardages qu’il est possible d’écouter, contribution première à toute communication ».  Le silence de Joseph est habité par la voix de Dieu et manifeste l’obéissance de la foi. Joseph se laisse guide par Sa volonté, souligne François. Ce n’est pas un hasard s’il sait cheminer dans la nuit, sans comprendre, fort d’un appel qui le place face au mystère. « Joseph est l’homme juste capable de s’en remettre au rêve de Dieu, en se chargeant de porter de l’avant ses promesses. C’est un gardien discret et attentif. » Un éducateur qui accompagne et transmet un métier. Or « la dignité de la personne est étroitement liée au travail, et pas à l’argent, à la visibilité ou au pouvoir » répète le Pape.

Collaborer pour mieux communiquer

Dans « leur caisse à outils », les journalistes disposent maintenant d’instruments technologiques qui ont profondément modifié la profession. Une réorganisation du travail est nécessaire et elle implique plus de collaboration et une harmonisation des médias (télévision, radio, agence de presse). « Une convergence et une interactivité qui doivent favoriser les synergies, l’intégration et une gestion unique ». Le Pape met en garde contre « un attachement au passé » pourrait être une « tentation pernicieuse ». Il demande aux journalistes catholiques de savoir discerner « les signes des temps » pour emprunter de nouveaux chemins. François juge utile de rappeler que les médias « offrent un potentiel énorme pour contribuer à une culture de la rencontre ».  Comment l’Eglise peut-elle faire entendre sa voix et annoncer l’Evangile de la miséricorde ? En suivant les enseignements de saint Joseph.

Les vertus du silence

« Le menuisier de Nazareth nous rappelle l’urgence de retrouver un sens de saine lenteur, de calme et de patience ». Le Pape ne manque pas en effet d’observer que la « rapidité de l’information dépasse notre capacité de réflexion et de jugement ». Une culture de la hâte et de la superficialité qui privilégie l’immédiateté à l’expérience et qui « risque de nous exposer à la pastorale de l’applaudimètre » ou « à un nivellement de la pensée ».

Le silence de saint Joseph rappelle que tout commence par l’écoute pour s’ouvrir à la parole et à l’histoire de l’autre. Et le silence implique deux choses. D’abord, explique François, de ne pas perdre ou abîmer ses racines culturelles, et le Pape propose de toujours se ressourcer dans le Seigneur, en faisant notre ses sentiments d’humilité, de tendresse, de gratuité et de compassion. Le Pape demande ainsi aux journalistes de chercher la vérité avec humilité. Que l’Evangile soit « la ligne éditoriale » dont dépend leur intégrité, car ils auront alors « la lumière qui les aidera à discerner et les mots pour recueillir la réalité et l’appeler par son nom, en évitant de la réduire à une caricature. »

Se laisser interpeller

Ensuite, il faut reconnaître le Seigneur dans le visage de son prochain, et se laisser interpeller par lui, en dépassant « les myopies, la désinformation et les discriminations ». Le dialogue triomphe des suspicions et des peurs. « L’Eglise, artisan du dialogue, est purifiée et aidée par lui dans sa compréhension de la foi ». Le Pape demande aux journalistes de contribuer au dépassement d’oppositions stériles et dangereuses, de ne pas succomber à la tentation de ne pas voir, de s’éloigner, d’exclure et de discriminer, de ne pas se contenter de ce que les autres voient, mais aussi de transformer les problèmes en opportunité, et de se faire les compagnons de tous ceux qui se démènent pour la justice et la paix. « Ne grossissez pas la file de ceux qui courent pour raconter cette petite part de réalité déjà sous le feu des projecteurs. Partez des périphéries qui ne sont pas la fin mais le commencement de la ville ».

Eduquer à penser

Le Pape rappelle les propos de Paul VI lorsqu’il invitait les journalistes à « faire le bien de ceux qui les écoutent ». « Nous devons les éduquer à penser et à juger » affirmait le bienheureux en 1971. Le communiquant catholique a horreur des rigidités qui suffoquent ou emprisonnent. « Il ne met pas en cage l’Esprit Saint mais cherchent à le laisser voler » afin que « la réalité ne cède pas la place à l’apparence, la beauté à la vulgarité, l’amitié sociale à la conflictualité ». Pour François, le communiquant catholique cultive et renforce toute semence de vie et de bien.

Le Pape souhaite que les journalistes catholiques puissent faire entendre la voix d’une Eglise qui ne regarde pas la réalité ni avec distance ou supériorité mais de l’intérieur, « qu’elle s’y cale, s’y mêle et l’habite pour susciter et dilater l’espérance de chacun ».  Et si le Pape de nouveau pousse ses interlocuteurs à « avoir en horreur l’information qu’on consomme facilement et qui ne (nous) engage pas, à reconstruire les éléments de contextes et expliquer les causes (de la réalité), à s’approcher des personnes avec toujours un grand respect », il les invite aussi à toujours « miser sur les relations (interpersonnelles) qui constituent et renforcent la communauté ».

Et rien de telle que la miséricorde pour créer de la proximité, rappelle François. Il les exhortent ainsi à s’en faire messager pour contribuer au renouvellement de la société pour servir le bien commun, la dignité de chacun et la pleine citoyenneté. Le Pape juge aujourd’hui nécessaire de donner de la voix aux valeurs propres à la mémoire collective, aux réserves culturelles et spirituelles du peuple, et de contribuer à apporter au monde social, politique ou économique la sensibilité et les orientations de la Doctrine sociale de l’Eglise, en étant les premiers interprètes fidèles et les premiers témoins.

 

Source : Vatican News (Marie Duhamel)

Photo : Vatican Média

A la une #NLH #NLQ

Le service national de liturgie envoie un drôle de questionnaire aux prêtres de France au sujet de la diffusion des homélies

C’est avec un certain amusement que nous avons pu lire un questionnaire que le Service National de liturgie envoie actuellement aux diocèses pour que les prêtres y répondent avant le 30 avril, au sujet des pratiques de diffusion des homélies. Nous vous rapportons le document accompagné de notre regard (les NDLR : notes de la rédaction) sur cette petite affaire un tant soit peu surprenante… Ici nous comprenons à quel point l’Eglise de France semble malheureusement en retard par rapport au monde actuel…

Initiatives actuelles autour de la diffusion d’homélies

Exemples

  • Diffusion d’extraits d’homélies dans les bulletins paroissiaux
  • Diffusion par mise en ligne des enregistrements sur un site Internet

·         Depuis 2017, une paroisse du diocèse d’Aix et Arles met en ligne des enregistrements d’homélies. Ils durent une quinzaine de minutes.

·         Depuis 2017, le site de la paroisse Saint-Louis d’Antin présente un onglet intitulé « Les homélies du curé » réécoutables en replay.

  • Diffusion par téléchargement des textes à partir d’un site Internet

·         Sur le site du diocèse de Paris, figurent un grand nombre d’homélies de Mgr Vingt-Trois ;

·         Depuis 2015, l’abbaye de Tamié met des homélies en ligne, précédées des textes du jour ;

·         Le diocèse de Bafoussam au Cameroun met en ligne la plupart des homélies de l’évêque ;

·         Un centre orthodoxe en Moselle met en ligne les homélies téléchargeables d’un diacre.

  • Diffusion sur un blog personnel

·         Depuis 2007 dans une paroisse rurale du diocèse de Laval, un curé poste sur son blog « un prêtre en ligne » des homélies mais également des recensions, etc…

NDLR : qu’en est-il de saint Maximilien Kolbe, qui fut le premier à utiliser les grands médias de son temps en montant son journal quotidien (1922) et une radio (1930 !) afin de promouvoir la vénération de la Sainte Vierge ? Une homélie ne doit pas être un simple commentaire de texte, mais une prédication qui éclaire, rayonne de la joie du Christ et transporte les fidèles dans l’émerveillement du mystère de Dieu ! Il est quand même incroyable que près d’un siècle plus tard, on se pose encore la question de la pertinence de la diffusion des homélies, alors qu’on devrait déjà mettre en place leur diffusion.

Verbatim

  • Arguments défavorables à la diffusion

·         Une homélie est un acte liturgique. Proclamée devant une assemblée, en un temps et un lieu spécifiques, elle est un dialogue avec l’assemblée présente et ne peut donc être diffusée a posteriori, hormis dans le cas spécifique d’un mariage (un diacre) ;

·         « La diffuser m’obligerait à retravailler mon texte car je dis plus et parfois différemment de que ce que j’écris ; le temps manque » (un prêtre) ;

·         « Une diffusion ne peut pas être systématique : il faut toujours en demander l’accord à l’auteur qui doit pouvoir accepter ou refuser au coup par coup » (un prêtre) ;

·         « Déjà qu’un prêtre n’aime pas prononcer une homélie en présence d’autres prêtres … » ;

·         Une homélie ne se réduit pas à un texte. La voix, le ton, le geste la portent ;

·         Il ne faut pas surcharger le site d’une paroisse. (NDLR : Que peut-on mettre sur un site de paroisse à part des annonces, des horaires et des homélies ?)

NDLR : A l’heure du déferlement des youtubeurs sur internet, on se demande comment on peut encore faire la fine bouche, alors que de moins en moins de gens se rendent dans les églises, et qu’internet devient la première source d’information. Peut-être que la formation à la prêtrise pourrait s’adapter en cultivant la rhétorique et le théâtre afin de développer l’aisance audiovisuelle, car si le contenu reste le plus important, la façon de s’exprimer l’est tout autant et se travaille, sans qu’elle devienne une caricature. La vidéo reste malgré tout le média le plus plébiscité aujourd’hui, et c’est sur ce terrain que doivent s’orienter les initiatives. Saluons au passage SOH : Service d’optimisation des homélies, initiative qui offre des formations gratuites au prédicateurs catholiques et dont l’activité gagnerait à se développer en ce sens.

  • Arguments favorables à la diffusion

·         Une homélie en ligne est un moyen de prolonger chez soi la célébration, de la partager avec ses proches, famille ou amis ;

·         Les Oraisons funèbres de Bossuet nous seraient-elles jamais parvenues, si elles n’avaient pas été retranscrites ?

·         Une homélie en ligne est un moyen d’entrer en relation avec ceux qui ne franchissent pas le seuil de l’église, soit qu’ils ne le peuvent pas, soit qu’ils n’osent ou ne le veuillent pas ;

·         Publier les homélies, n’est-ce pas répondre à l’invitation du pape Paul VI qui, dans sa Lettre encyclique Ecclesiam suam, soulignait que le dialogue est un « aspect capital de la vie actuelle de l’Église », et que celle-ci « doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L’Église se fait parole ; l’Église se fait message ; l’Église se fait conversation » ?

NDLR : Il est surprenant de noter que pas une seule allusion est faite à propos du Père François Potez, curé de Notre-Dame du Travail, dont le travail audiovisuel de qualité et accessible est suivi avec assiduité ; du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, précurseur en la matière, qui depuis 2008 met à disposition sur son site ses homélies – près de 1200 ! – au format audio et vidéo (qui atteignent des milliers de vues), sans compter ses prédications récentes sur la chaîne québécoise TVA au sein de l’émission La Victoire de l’Amour, présentée par Sylvain Charron et qui compte 250 000 spectateurs… et bien d’autres prêtres qui œuvrent en ce sens.

Partage de pratiques

A la lecture de ce qui précède, nous vous remercions de participer à une enquête sur des initiatives actuelles concernant la diffusion des homélies.

 

1-      Vous observez ou pratiquez la diffusion d’homélies : D’où est venue l’initiative ? Dans quelles circonstances ? Quelles ont été les motivations exprimées ?

NDLR : drôle de question : notre rôle en tant que catholique, et surtout lorsqu’on est prêtre, n’est-il pas de partager et diffuser la Bonne Nouvelle en s’adressant le mieux possible au monde actuel ?

2-      Ce que l’initiative est devenue : Par quel biais les homélies sont-elles diffusées aujourd’hui ? Est‑ce occasionnel ou régulier ? Y a-t-il eu des évolutions dans la pratique ?

3-      Si vous aviez à reformuler aujourd’hui l’intérêt de l’initiative, ses enjeux…

4-      Quelles limites voyez-vous ? Quelles améliorations faudrait-il envisager ?

 

Merci de décrire si besoin en quelques mots votre contexte pastoral (par exemple type de paroisse)

 

NDLR :  Nous pouvons nous demander pourquoi l’Eglise de France propose un tel sondage : la diffusion des homélies devrait être tout bonnement encouragée pour tous. Chacun doit pouvoir s’y adapter comme il peut : nous pouvons comprendre que certains prêtres ne soient pas à l’aise avec cela et on ne peut pas les forcer, mais il est sûr que beaucoup d’entre eux n’ont pas attendu l’enquête administrative pour prendre des initiatives évangélisatrice, à commencer par saint Maximilien Kolbe ! Peut-être serait-il plus opportun de mettre en place des cellules de formation ou bien des équipes à disposition des prêtres pour la réalisation de vidéos, et de s’enquérir directement auprès de ceux qui effectuent déjà ce travail, afin de l’optimiser ou de prendre exemple sur eux.

 

NLQ #Tribunes et entretiens

2 minutes pour vous #4 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – Comment faire pour aimer la vie lorsqu’on voit le mal autour de soi et que les médias nous assènent en permanence des horreurs ?

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Comment faire pour aimer la vie lorsqu’on voit le mal autour de soi et que les médias nous assènent en permanence des horreurs ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

A la une #NLQ

L’édito – Education, le chaînon bobo manquant

Le monde selon mes (au demeurant sympathiques) voisins (de restaurant) bobos.

Il est très instructif de se retrouver seul à côté d’une table de gentils bobos génération 68… A les écouter, on découvre qu’en fait leur référentiel et leur univers quotidien … ce sont les médias … c’est même leur bible. J’avoue être resté sidéré sans à peine y croire : ils gobent tout !  C’est leur unique référentiel … Aucune remise en cause ils avalent tout … Et non ce n’est pas le peuple des banlieues non non ! ce sont des « petits bourgeois » (selon l’expression consacrée quoique discutable) qui sont persuadés d’être libres et cultivés …. Je bats ma coulpe, je ne pensais pas que ça existait encore ! Ils ont un avis sur tout … sauf que… c’est le même que l’Express et autre Arte, Canal plus. Mais le drame est qu’ils sont persuadés d’avoir une pensée libre et originale, indépendante …. C’est au fond triste et effrayant. …

Ainsi, le monde selon les bobos ressemble (sans que je n’ai rien ajouté ni caricaturé) à ceci :

Poutine est un dictateur qui affame son peuple pour préparer la guerre à l’Europe et s’allie avec la Chine pour ça. Trump est un aliéné qui va bientôt être destitué. L’Espagne est une destination à éviter à cause de la révolution qui met le pays en état de guerre. La Syrie est un pays que son président (dont on ne se souvient plus du nom) a forcé à la guerre en inventant la menace Daesh pour se maintenir au pouvoir. Le pape va enfin libérer l’Eglise. Les migrants sont en danger de mort permanente dans leur pays. Macron est un jeune dynamique, mais quand même, il touche trop à nos impôts. La femme en France vit un enfer au milieu d’un peuple de machos. L’islamisme est une invention de Marine. L’Europe c’est l’avenir.

Seuls problèmes réels … la femme qui reste en cuisine pour préparer l’entrée, le mari seul à faire cuire les saucisses sur son barbecue, les bons produits qu’il faut courir aller chercher à droite, à gauche parce que la meilleure viande est aux halles de Vannes, le meilleur poisson à Carnac, le meilleur pain à Plouharnel, les meilleurs légumes à Rennes. Ah et n’oublions pas cette éducation débile (sic) qui nous a imposé de boire un vin liquoreux avec du foie gras, un rouge avec du fromage ! « Ah mais moi je suis libre parce que je bois du blanc avec mon fromage ! Déjà toute petite j’emm… mes parents … comme ma fille mais j’assume ! »

À côté de ça, ils sont en couples depuis 40 ans et s’attristent que leurs enfants ne connaissent pas le bonheur de la fidélité. Mais que voulez-vous ils n’ont pas un mode facile !

Le monde vu du réel

Poutine correspond à l’âme russe et se détourne d’une Europe en laquelle il ne croit plus. De tout temps l’histoire russe regarde aussi la Chine. Les sondages américains montrent un peuple plutôt satisfait et une économie qui semble repartir. Ah oui Trump est pro vie … L’Espagne est tout simplement confrontée aux sempiternelles sursauts d’une histoire qui n’a jamais réussi l’intégration comme l’ont fait de manière unique les rois de France et plus tard l’Italie. La Syrie aurait pu sortir de la guerre bien plus tôt si Obama et Hollande avait fait moins de démocrato-idéologie, tout comme il y a un siècle la guerre aurait pu finir deux ans plus tôt si l’idéologie internationaliste de Clemenceau ne s’y était pas personnellement opposée. La Syrie, comme tout le Moyen-Orient répond à des logiques culturelles qui ne sont pas celles de l’Occident, ni même celles de l’Afrique. Et oui être cultivé c’est aussi savoir que le monde n’est pas le décalque de la pointe bretonne.

Le pape est très conservateur pour tout ce qui concerne la vie et n’est pas près de bouger dans le sens bobo sur ce point. Sans compter qu’il parle infiniment plus du péché et du diable que ses deux intégristes de prédécesseurs. Les progressistes de la Curie sont bien plus opposés à lui que les tradis par nature respectueux des institutions. Les migrants viennent majoritairement de pays sans problème politique et sont, dans une écrasante majorité, des musulmans pratiquants, c’est-à-dire par définition, ce que les occidentaux appellent, selon leurs critères, des extrémistes radicaux. L’Europe est au bord de l’asphyxie, tenue par une idéologie onusienne dont les peuples de l’Est ne veulent pas et que subissent béatement les peuples de l’Ouest à qui on brandit l’effondrement du Royaume-Uni comme perspective. Sauf que… les anglais préparent leur retrait depuis 20 ans.

Quant aux problèmes domestiques … Ah le bon temps où les aristocrates opprimant les vilains serfs et les bourgeois (les méchants pas les bobos) avaient du personnel à exploiter !

Et pour ce qui est du vin blanc avec le fromage comme symbole de liberté … moi je dis vive la Savoie libre !

Bref et sans doute c’est là qu’est l’os hélas… Un bel exemple de fidélité qui peut être s’enracine dans ce monde ancien qu’ils ont refusé de transmettre et dont ils pleurent l’absence chez leurs enfants ? Dans l’éducation, le chaînon manquant ne serait-il pas bobo ?

 

Pierre Selas

Asie #NLH #NLQ

Syrie – « Libère-nous Seigneur de la guerre … et libère nous de la mauvaise presse ! »

Le 5 Mars dernier, les sœurs trappistines lancent ce cri depuis la Ghouta syrienne à travers leur poignant témoignage envoyé au journal italien AsiaNews. La Ghouta qui a subi ces dernières semaines, non seulement des attaques violentes des djihadistes, mais aussi des attaques médiatiques. En effet les médias n’ont pas transmis la vérité des évènements mais ont plutôt cherché, en pointant du doigt Assad comme unique responsable des attaques, à servir les intérêts de gouvernements et pouvoirs étrangers.

Voici le témoignage des sœurs traduit de l’italien, du journal Asia News :

« Quand les armes se tairont-elles ? Et quand se taira ce journalisme partisan ? Nous qui habitons en Syrie, nous sommes vraiment fatigués, nauséeux de cette indignation générale qui se lève à l’unisson pour condamner quiconque défend sa propre vie et sa propre terre.

Plusieurs fois ces mois-ci nous sommes allées à Damas ; nous sommes allées après que les bombes des rebelles aient fait des massacres dans une école, nous étions là bas il y a juste quelques jours, un jour après que soient tombés 90 missiles sur la partie gouvernementale de la ville, lancés depuis la Ghouta.

Nous avons écouté les récits des enfants, leur peur de sortir de la maison pour aller à l’école, la terreur de voir leurs compagnons de classe mourir sous les bombes… ces enfants n’arrivent plus à dormir la nuit, de peur qu’un missile ne tombe sur leur toit. Peur, larmes, sang, mort. Ces enfants ne seraient-ils pas dignes eux-aussi de notre attention ?

Pourquoi l’opinion publique n’a pas bronché, pourquoi personne ne s’est indigné, pourquoi n’ont pas été lancés des appels humanitaires pour ces innocents ? Et pourquoi seulement et uniquement quand le gouvernement syrien intervient, suscitant la gratitude chez les citoyens syriens qui se sentent défendus de tant d’horreurs (comme nous l’avons constaté, et comme ils nous le racontent), s’indigne-t-elle de la férocité de la guerre ?

Certes quand l’armée syrienne bombarde, il y a aussi des femmes, des enfants, des civils, blessés ou morts. Et pour eux aussi nous prions. Mais pas seulement pour eux : nous prions aussi pour les djihadistes, parce que chaque homme qui choisit le mal, est un fils prodigue, est un mystère caché dans le cœur de Dieu. Et c’est à Dieu qu’il faut laisser le jugement, Lui qui ne désire pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive.

Mais cela ne signifie pas que les choses ne doivent pas être appelées par leur nom. Il ne faut pas confondre ceux qui attaquent avec ceux qui se défendent.

A Damas, c’est depuis la zone de la Ghouta qu’ont commencées les attaques sur les personnes civiles qui habitent dans la partie contrôlée par le gouvernement, et pas vice-versa. Cette même Ghoutha où – faut-il le rappeler ? – les civils qui n’appuyaient pas les djihadistes ont été mis dans des cages en fer : hommes, femmes, exposés en plein air et utilisés comme boucliers humains. Ghouta : le quartier où aujourd’hui les civils qui, profitant de la trêve accordée veulent fuir et se refugier dans la partie contrôlée par le gouvernement, sont cibles des snipers des rebelles …

Pourquoi cette cécité de l’Occident ? Comment est-il possible que celui qui informe, même dans le milieu ecclésial, soit si unilatéral ?

La guerre est terrible, oh si, elle est terrible ! Ne venez pas le dire aux syriens, qui depuis sept ans l’ont vu s’installer chez eux… Mais nous ne pouvons pas être scandalisés par la brutalité de la guerre et garder le silence sur qui voulait et veut encore la guerre aujourd’hui, sur les gouvernements qui durant ces années ont répandu en Syrie leurs armes les plus puissantes, leur intelligence… pour ne pas parler des mercenaires qu’on a laissé délibérément rentrer en Syrie, par les pays voisins. Des mercenaires en si grand nombre qu’ils sont devenus ensuite l’ISIS – ainsi est en passant rappelé à l’Occident, ce que cette abréviation signifie.

Garder le silence sur les gouvernements qui ont tiré profit de cette guerre et continuent à en profiter. Il suffit juste de voir ce qu’ils ont fait des plus importants puits de pétrole syriens. Mais ceci est encore un détail, il y a quelque chose de plus important en jeu.

La guerre est terrible. Mais nous ne sommes pas encore arrivés au terme, là où le loup et l’agneau habiteront ensemble. Et pour celui qui a la foi, il est important de rappeler que l’Eglise ne condamne pas la légitime défense ; et même si elle ne souhaite pas non plus recourir aux armes et à la guerre, la foi ne condamne pas qui défend sa propre patrie, sa propre famille, ou sa propre vie. C’est toujours possible de choisir la non-violence, jusqu’à en mourir. Mais c’est un choix personnel qui ne peut mettre en jeu que la vie de celui qui a fait ce choix. Il est impossible de demander cela à une nation entière, à un peuple entier.

Aucun homme, ayant un minimum d’humanité vraie, ne peut souhaiter la guerre. Mais  dire aujourd’hui à la Syrie, au gouvernement syrien, de ne pas défendre sa nation est contraire à toute justice : c’est très souvent une méthode pour faciliter la tâche de ceux qui veulent piller le pays et massacrer son peuple ; comme c’est arrivé durant ces longues années où les trêves ont surtout servi au réarmement des rebelles, et les ‘couloirs humanitaires’ à faire entrer de nouvelles armes et des nouveaux mercenaires… Et comment ne pas se rappeler quelles atrocités ont été commises ces dernières années dans les zones contrôlées par les djihadistes ? Violences, exécutions sommaires, viols… apprenons-nous des témoignages de ceux qui ont finalement réussi à s’enfuir ?

Cette semaine nous avons lu un article vraiment incroyable : des grandes paroles pour faire passer au fond une seule thèse selon laquelle toutes les églises d’Orient sont uniquement asservies pouvoir… pour plus de commodité… quelques formules bien senties, comme par exemple la révérence des évêques et des chrétiens au Satrape syrien… voilà une façon commode de délégitimer tout appel de l’Eglise syrienne qui essaie de faire entrevoir l’autre revers de la médaille, celui dont  personne ne parle.

Au-delà des polémiques inutiles, faisons un raisonnement simple : Le Christ  qui connait bien le cœur de l’Homme – c’est-à-dire qu’Il sait que le Bien et le Mal cohabitent en chacun de nous – veut que les siens soient comme du levain dans la pâte, à savoir cette présence qui, peu à peu, de l’intérieur, fait améliorer une situation et l’oriente vers la Vérité et vers le Bien. Ils la soutiennent là où elle a besoin d’être soutenue, la changent là où elle nécessite d’être changée. Avec courage, sans duplicités, mais de l’intérieur.  Jésus n’a pas soutenu les « fils du tonnerre » qui invoquaient un feu de punition.

Certes la corruption existe dans la politique syrienne – comme dans tous les pays du monde – le péché existe dans l’Eglise – ainsi que dans toutes les églises, comme l’a tant de fois déploré le pape. Mais appelons-en au bon sens de tous, même des non-croyants : quelle est la véritable alternative que l’Occident invoque pour la Syrie ? L’état islamique, la Charia ? et ceci au nom de la liberté et de la démocratie du peuple syrien ? Mais ne nous faites pas rire, ou plutôt, ne nous faites pas pleurer.

Si toutefois vous pensez qu’il n’est de toute manière jamais licite de faire des compromis, alors par cohérence nous vous rappelons – seulement en guise d’exemple – que vous n’auriez pas dû consommer l’essence que la plupart des compagnies ont acheté en pétrole à bas prix de l’Etat islamique à travers le pont de la Turquie : ainsi en parcourant quelques kilomètres en voiture, vous le faites aussi au prix de la vie de quelqu’un à qui le pétrole a été volé, consommant l’essence qui devait réchauffer la maison de n’importe quel enfant en Syrie…

Si vous tenez vraiment à porter la démocratie dans le monde, assurez-vous de votre liberté des Satrapes de l’Occident, et préoccupez-vous de votre cohérence, avant d’intervenir sur celle des autres.

Comment ne pas avoir des soupçons devant le fait que si un chrétien ou un musulman dénonce les atrocités des groupes djihadistes, il est passé sous silence, ne trouvant que très peu d’écho médiatique ou alors par des flux marginaux, tandis que celui qui critique le gouvernement syrien gagne la Une des grands médias. L’un d’entre vous se rappelle-t-il d’une interview, d’une intervention d’un évêque syrien sur n’importe quel journal important d’Occident ? C’est possible évidemment de ne pas être d’accord, mais une vraie information ne suppose-t-elle pas différents points de vue ?

Du reste, qui parle d’une révérence intéressée de l’Eglise syrienne envers le président Assad comme d’une défense des intérêts des chrétiens à court terme, prouve qu’il ne connaît pas la Syrie, parce que sur cette terre, chrétiens et musulmans vivent ensemble. C’était seulement cette guerre qui dans de nombreuses régions a blessé la convivialité. Mais dans les zones sécurisées par l’armée – contrairement à celles contrôlées par les « autres » – nous vivons toujours ensemble. Avec de profondes blessures à panser, aujourd’hui malheureusement aussi avec beaucoup d’offenses à pardonner, mais quand même ensemble. Et le bien est le même bien pour tous : en témoignent  les nombreuses œuvres de charité, de secours, de développement gérées par des chrétiens et des musulmans ensemble.

Ne sait tout cela que celui qui vit ici, même au milieu de tants de contradictions, et non celui qui écrit derrière un bureau avec de nombreux stéréotypes d’opposition entre chrétiens et musulmans.

« Libère-nous Seigneur de la guerre… et libère-nous de la mauvaise presse… »

Avec tout le respect dû aux journalistes qui cherchent vraiment à comprendre les situations, et à informer en toute vérité. Mais ce n’est certainement pas eux qui seront offensés de ce que nous avons écrit. »

Traduction de l’italien : Josette Khoury

 

Source Terre de compassion

NLQ #Rome

Les petits mensonges d’Europe1 pour faire “avancer l’Eglise”

Cinq ans après être devenu le pape François, Jorge Mario Bergoglio, toujours aussi populaire parmi les fidèles, fait face à une fronde jusqu’à Rome à cause de son ouverture à la modernité… qui n’englobe pas le traitement des religieuses.

C’est l’idée maîtresse de l’article d’Europe1 intitulé Adoré des fidèles, le pape François est plus isolé au Vatican 

Article publié alors que sort un sondage pour le Figaro, dans lequel on se rend compte que précisément chez les fidèles le pape est en net recul en France mais pas seulement. L’idée que veut accréditer Europe1, comme tous les médias, est que le pape François, pape de la modernité est entravé dans ses réformes par une vieille Curie conservatrice et des évêques français réactionnaires. Mais qu’à part cette poignée d’aigris, l’immense majorité des fidèles attend cette libération de l’Eglise. Les chiffres montrent qu’il n’en est rien et quoiqu’il en soit de la réalité des intentions du pape, l’image que les médias véhiculent inquiète les fidèles, plus qu’elle ne les réjouit.

 

Pour aller plus loin Et Dieu dans tout ça ?