Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Messe d’action de grâce et repas partagé pour les 40 ans de la Communauté des Béatitudes de Nay (64) le 29 septembre 2019

Pour fêter le 40ème anniversaire de l’arrivée de la communauté des Béatitudes à Nay, une messe d’action de grâce, présidée par Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, sera célébrée dimanche 29 septembre à 11h.
A l’issue de la messe, un repas festif et fraternel est organisé sur place : prière d’apporter un plat sucré ou salé (ou sinon nous prévenir).
Soyez tous et toutes les bienvenus !
Site internet : beatitudes-nay.org

 

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence de Mgr Aillet sur l’exhortation apostolique “Christus vivit” avec la Formation Permanente du Béarn le 20 septembre 2019 à Pau (64)

Dans le cadre des “Plus” de la Formation permanente du Béarn, Mgr Marc Aillet donnera, vendredi 20 septembre, à 20h, au Centre Diocésain du Béarn de Pau (11 Avenue de Béarn, 64000 Pau), une conférence ouverte à tous, sur l’exhortation apostolique du Pape François “Christus vivit” (“Il vit, le Christ”).
Contact : sfp.cdb@Wanadoo.fr ou 05 59 84 94 23

 

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Ordinations presbytérales à la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne (64) le 29 juin 2019

Par l’imposition des mains et le don du Saint-­Esprit, Son Exc. Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, ordonnera prêtres les abbés Vianney Arnauld, Paul de Lapasse et Dominique Nguyen le samedi 29 juin 2019 en la solennité des saints apôtres Pierre et Paul, en la cathédrale Sainte Marie de Bayonne à 10h30.

A l’issue de la célébration, les nouveaux prêtres béniront ceux qui le souhaitent dans le cloître (ils donneront également leur bénédiction lors de leur première messe).

Vous êtes convié à un vin d’honneur dans le cloître après la célébration.

Puis se tiendra dans le cloître un repas diocésain à partir de 14h (auquel les fidèles du diocèse peuvent s’inscrire dans la limite des places disponibles).

Plus d’informations

Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

Rencontre-récollection avec “L’Alliance des Coeurs Unis” du 27 au 29 juin à Bayonne (64)

En la Solennité du Sacré-Coeur, l’association “L’Alliance des Coeurs Unis” propose une rencontre-récollection à Bayonne, les 27 et 28 juin 2019, pour les personnes déjà consacrées aux Deux Saints Coeurs Unis de Jésus et de Marie et celles qui désirent discerner et prononcer leur consécration.

Programme

Programme du jeudi 27 juin 2019 à la Maison diocésaine de Bayonne (10 Avenue Jean Darrigrand, 64100 Bayonne) (entrée libre) :
14h30 : Projection d’extraits de la conférence de Mgr Marc Aillet (juin 2018) sur “L’alliance des Coeurs Unis”
15h10 : Témoignage d’un prêtre de l’association.
15h30 : Conférence-enseignement donnée par le Docteur Philippe Loron (neurologue) sur le thème : Le Coeur Cérébral dans le cadre des Saints Coeurs Unis de Jésus et de Marie.
17h30 : Messe dans la chapelle de la Maison Diocésaine de Bayonne.
Vendredi 28 Juin 2019 : Rencontre-Récollection à l’Église Saint-Amand de Bayonne (52 Avenue du Maréchal Soult) :
9h30 : Accueil des participants.
10h : Chapelet – confessions.
10h30-11h30 : Enseignement par le père Marie Philippe (prêtre Aumônier de l’Association).
11h45 : Grand Messe présidée par Mgr Marc Aillet et impositions des Scapulaires.
13h : Repas tiré du sac.
15h : Chapelet de la Divine Miséricorde.
15h30 : Causerie-Enseignement de Monseigneur Aillet.
17h : Prière de clôture.
Samedi 29 juin 2019 à la Chapelle de la Maison Diocésaine à 10h : Messe de clôture en l’honneur du Coeur Immaculé de Marie.et bénédiction.
Informations : 06.41.53.02.01.
Prière de s’inscrire suffisamment à l’avance (particulièrement pour la journée du 28 juin) sur :

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Messe pour le 10ème anniversaire d’épiscopat de Mgr Marc Aillet le 2 décembre 2018 à Bayonne (64)

A l’occasion du dixième anniversaire de son ordination épiscopale et de son installation comme évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 30 novembre 2008, Monseigneur Marc Aillet célèbrera, dimanche 2 décembre (premier dimanche de l’Avent), à 16h, en la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne, une messe d’action de grâce à laquelle les fidèles du diocèse sont invités à participer.

A la une #NLH #Tribunes et entretiens

Faire progresser le “printemps des consciences” qui finira bien par secouer le joug de la culture de mort

Editorial de Mgr Marc Aillet dans la Revue diocésaine “Notre Eglise” de novembre 2018 :

Il semble bien que les Etats généraux de la Bioéthique soient passés à la trappe. Mis en place à l’initiative du gouvernement pour vérifier le « large consensus » appelé de ses vœux par le Chef de l’Etat comme condition d’une évolution de la législation française en faveur de la « PMA pour toutes », ils devaient rendre compte de l’avis des citoyens. Malgré une organisation opaque, la participation a dépassé toutes les prévisions et les espérances, tant pour les débats régionaux que pour les contributions sur internet. Mieux : la grande majorité des participants et des contributeurs se sont déclarés, de manière argumentée, contre l’inscription dans la loi de ce qu’il convient d’appeler la « fabrication d’enfants sans père » au nom du « droit à l’enfant ». Bon nombre d’enquêtes d’opinion, publiées ces derniers mois, vont dans le même sens : non seulement une majorité de citoyens plaident pour l’importance du père dans la filiation et l’éducation des enfants, mais une majorité se prononce pour un report du débat parlementaire afin de ne pas réveiller les divisions au sein de la société française. Plus : un sondage fait apparaître que la légalisation de la PMA pour toutes arrive en 17ème position sur 18 priorités actuelles des français, loin, très loin derrière le chômage, l’immigration et le pouvoir d’achat !

Malgré cette démarche citoyenne, le Conseil Consultatif National d’Ethique (CCNE), qui en a assuré le pilotage, émet un avis favorable, après comme avant les Etats généraux, comme s’ils n’avaient pas eu lieu. Pareillement le Conseil national de l’Ordre des médecins. Et il ne se passe pas un jour, sans que les grands medias ne se fassent l’écho d’une prise de position « autorisée » – ministres du gouvernement, parlementaires, personnalités de la société civile… – en faveur de la PMA ! La ministre de la santé déclare même que « tous les indicateurs sont au vert » pour inscrire la PMA pour toutes dans le projet de loi de bioéthique ! Sans compter les campagnes orchestrées par des lobbies pour dénoncer la recrudescence des actes dits « homophobes » – quand bien même la Préfecture de Police de Paris enregistre une baisse de 37 % de ces agressions durant les neuf premiers mois de l’année -, assurer la promotion du film gay dans la presse, rendre compte de revendications tapageuses au nom de l’égalité et du principe de non-discrimination, balayé pourtant par un avis du Conseil d’Etat… Des ballons d’essai sont même lancés en faveur de la GPA (gestation pour autrui ou mères porteuses), avec force campagnes médiatiques autour d’un journaliste vedette passé maître dans l’art d’exciter la fibre compassionnelle : on en oublierait presque que le « prix » d’un enfant obtenu par GPA, s’élève à des sommes astronomiques, en décalage indécent par rapport au niveau moyen d’un ménage qui ne parvient pas à boucler ses fins de mois et qui se voit rétorquer par le sommet de l’Etat : « Si on se plaignait moins, la France irait mieux » ! A moins que l’agitation du spectre de la GPA ne serve à mieux faire accepter la PMA… La bioéthique, qui apparaît étroitement liée à la biotechnologie, finit pas être prisonnière de la « bio économie » : c’est qu’il y a manifestement un « marché » derrière ces revendications !

Résolument engagé dans une démarche de dialogue, le groupe de travail chargé des questions de bioéthique au sein de la Conférence des évêques de France a commis un texte très argumenté sur « La dignité de la procréation ». En insistant sur le risque de fabrication, de marchandisation et d’instrumentalisation induit par ces techniques de procréation assistée, le texte pointe les problèmes éthiques posés par la PMA en général et, qui plus est, quand elle est appliquée à toutes les femmes, en rappelant l’intérêt supérieur et le droit inviolable de l’enfant. Cette déclaration, que les évêques de France ont tous signée nominativement et publiée le 20 septembre dernier, constitue, à n’en pas douter, un texte de référence, dont l’argumentation éthique, anthropologique et juridique est particulièrement pertinente et bien à même d’éclairer les consciences.

Mais qu’en sera-t-il de ces Etats généraux et de ce texte épiscopal face à un rouleau compresseur médiatique qui est déjà passé à l’offensive et dont il est permis de douter de l’aptitude à un dialogue apaisé et respectueux de la démocratie ? Certes, quand Dieu crée, il entre en dialogue avec sa créature ; quand Jésus annonce l’Evangile, il entre en dialogue avec les pécheurs ; quand l’Eglise accomplit sa mission, elle se fait conversation avec le monde : mais c’est toujours Dieu, Jésus ou l’Eglise qui prennent l’initiative en vue du vrai bien de tous. Faut-il cependant dialoguer avec le Tentateur ? Pour l’avoir fait, Adam et Eve ont précipité l’humanité dans le chaos !

L’heure n’est-elle donc pas venue d’une parole prophétique dont le but n’est pas nécessairement de gagner une bataille d’idées ou de mots, encore moins une bataille politique, mais de parler à la conscience des gens et de faire progresser le « printemps des consciences » qui finira bien par secouer le joug de la culture de mort qui nous ferme l’horizon ? Le moment n’est-il pas venu d’entrer dans le combat et d’abord dans le combat spirituel si souvent souligné par le Magistère récent ? Ce combat anthropologique pourrait bien coïncider avec le combat eschatologique évoqué par saint Jean dans l’Apocalypse : le combat de la femme, revêtue du soleil, et du dragon se tenant en arrêt devant la femme sur le point d’enfanter pour dévorer l’enfant mâle aussitôt né (cf. Ap 12). Difficile en effet de ne pas discerner dans ces tentatives de « dénaturation » de l’homme, des « manœuvres du diable » s’attaquant directement au dessein Créateur de Dieu sur la vie, le mariage et la famille, tel qu’il est exprimé dans la « Vérité du commencement » :  Jésus  lui-même y renvoya les pharisiens sur la question du divorce : « C’est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous a concédé cela, mais au commencement, il n’en était pas ainsi » (Mt 19, 8) ?

Certes, il faut se méfier de la rigidité doctrinale à laquelle peut conduire une affirmation de la Vérité qui n’est pas assez pénétrée d’amour. Mais en se fondant dans une attitude de compassion pour s’opposer au dessein Créateur de Dieu, les évolutions sociétales d’aujourd’hui nous exposent à la dureté du cœur dénoncée par Jésus : c’est ainsi que la compassion pour la souffrance d’un malade en phase terminale peut conduire à supprimer le souffrant et la compassion pour un couple de femmes en désir d’enfant peut amener à sacrifier des embryons et à priver intentionnellement un enfant de père… Quand la compassion n’est pas suffisamment éclairée par la Vérité, elle conduit immanquablement à la dureté du cœur, plus destructrice encore que la rigidité doctrinale. Comme l’écrivait Georges Bernanos en 1938, avec une lucidité toute prophétique : « L’homme de ce temps a le cœur dur et la tripe sensible ».

En rendant témoignage à la Vérité, en se mobilisant et en se manifestant, on n’échappera pas à l’accusation d’être « clivant ». Mais c’est la Vérité qui est clivante, précisément parce que le premier principe de la connaissance intellectuelle – dont l’objet est la Vérité comme adéquation de l’intelligence et du réel – est le principe de non contradiction : « Ce qui est est, ce qui n’est pas n’est pas », ainsi formulé par Jésus : « Que votre oui soit oui, que votre non soit non. Ce qui est en plus vient du Mauvais » (Mt 5, 37). N’ayons donc pas peur d’entrer dans ce combat et confions-le au Seigneur qui nous a enseigné à dire au Père : « Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal », c’est-à-dire du Mauvais !

Source : Riposte Catholique

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Conférence de Mgr Aillet sur l’exhortation apostolique “Gaudete et Exsultate” le 16 novembre 2018 à Pau (64)

Dans le cadre des “Plus de la Formation Permanente” du Béarn, Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, présentera, vendredi 16 novembre, à 20h, au Centre Diocésain du Béarn de Pau (11 avenue du Béarn) l’exhortation apostolique du Pape François “Gaudete et Exsultate” sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel.
Libre participation
Renseignements : sfp.cdb@wanadoo.fr
05 59 84 94 23 ou 05 59 80 21 78

 

Tribunes et entretiens

“Nous avons raison de dénoncer la conspiration du silence au sein de la hiérarchie de l’Eglise”

Extrait de l’éditorial de Mgr Aillet :

NLQ #Sorties/Animations

Festival du Cinéma Chrétien du 19 au 25 septembre 2018 au CGR de Bayonne (64)

La deuxième édition du “Festival du Cinéma Chrétien” de Bayonne (organisé avec le concours du diocèse de Bayonne, de Radio Bonne Nouvelle, du CGR et d’autres partenaires) aura lieu du mercredi 19 au mardi 25 septembre 2018. Destiné à tous, croyants ou non, pratiquants ou pas. Des films pour les grands et aussi pour les enfants, à voir pour certains en famille. Des films pour marquer le coeur de chacun et certainement, inciter à la réflexion sur de nombreux sujets.

Programme

Sept films sont proposés, au CGR de Bayonne (allée de Glain) :
– Mercredi 19 septembre : ouverture du Festival et pot d’amitié à 19h puis à 20h : “Paul, Apôtre du Christ” suivi d’un débat en présence de Mgr Aillet
– Jeudi 20 à 19h45 : “L’Apparition” suivi d’un débat
– Vendredi 21 à 20h : “La Morsure des Dieux” suivi d’un débat
– Samedi 22 à 11h15 et dimanche 23 à 14h15 : “L’Etoile de Noël” et samedi 22 à 20h : “Forgiven” (avant-première exclusive)
– Dimanche 23 à 18h15 : “Bienvenue en Sicile”
– Lundi 24 à 20h : “Tout mais pas ça” suivi d’un débat
– Mardi 25 à 20h : “Ignace de Loyola”.
Prix des places par personne : tarifs habituels du CGR ; entrée à 6€ avec la carte CGR ; pass 5 films (à choisir lors du 1er achat parmi les 8 films proposés) à 25€.

Renseignements : Martine Conquéret, coordinatrice du Festival, martine.conqueret@gmail.com
http://www.cgrcinemas.fr/bayonne/

A la une #NLH #NLQ #Points non négociables PNN

Humanae Vitae : les 50 ans d’une encyclique prophétique par Mgr Aillet

Editorial de Mgr Marc Aillet publié dans la revue diocésaine “Notre Eglise” de juillet-août 2018 :

Les Etats généraux de la bioéthique se sont achevés fin avril et l’heure est au bilan. Force est de constater que le large consensus présenté par le Président de la République comme condition à l’évolution de la législation en faveur de « la PMA pour toutes » n’a pas été atteint. Les oppositions argumentées à « la PMA sans père » l’ont emporté, non seulement dans les débats organisés en région, mais aussi dans les contributions postées sur le site internet dédié et encore dans les auditions organisées par le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE). Un sondage IFOP pour Alliance Vita, en juin 2018, montre même que 73 % des français considèrent que les rôles du père et de la mère sont différents et complémentaires, 89 % que l’absence de père est quelque chose qui marque toute la vie, et 61 % qu’il faut privilégier le besoin de chaque enfant d’avoir un père en réservant la PMA aux couples homme – femme ayant un problème d’infertilité. On est loin du sondage publié par La Croix avant les Etats généraux de la bioéthique, faisant valoir que 64 % des français sont favorables à la PMA pour toutes, mais en se situant du côté du « droit à l’enfant » plutôt que du « droit de l’enfant » à avoir un père et une mère.

Le 25 juillet prochain, on célébrera les 50 ans de l’encyclique Humanae Vitae, sur la régulation naturelle des naissances, publiée par le Pape Paul VI, dont la canonisation a été annoncée pour octobre prochain. On sait hélas comment cette encyclique fut accueillie, avec quelles réserves et quelles oppositions, tant elle semblait à beaucoup tourner le dos à la modernité. Le Pape en fut meurtri. Certes, il ne pouvait s’étonner de ces réactions du monde, lui qui avait précisément écrit au terme de la partie doctrinale de son encyclique : « On peut prévoir que cet enseignement ne sera peut-être pas facilement accueilli par tout le monde : trop de voix – amplifiées par les moyens modernes de propagande – s’opposent à la voix de l’Eglise. Celle-ci, à vrai dire, ne s’étonne pas d’être, à la ressemblance de son divin Fondateur, un ” signe de contradiction ” » (HV 18). Mais il ne semble pas avoir anticipé les réactions hostiles que l’on enregistra au sein même de l’Eglise.

Pourtant Humanae vitae est moins un plaidoyer contre la contraception, même si elle affirme son « caractère intrinsèquement déshonnête » (HV 14), qu’un éloge vibrant de la dignité et de la vérité de la sexualité humaine, affirmant que le bonheur plénier des époux réside dans le respect responsable de la nature intime de l’acte conjugal, expression même de la volonté du Créateur. En ce sens, la rigueur doctrinale de l’encyclique, qui ne manque pas de sollicitude pastorale pour les époux, appuyée sur les moyens de la grâce, sans dissimuler jamais la logique de la croix, fut prophétique.

On peut dire en effet que le refus d’Humanae Vitae, en cette année 1968, fut à l’origine de bien des évolutions sociétales que nous connaissons, 50 ans plus tard. Le bienheureux Paul VI avait parfaitement prévu que la dissociation entre les deux significations intrinsèques de l’acte conjugal – union et procréation – induite par les moyens de contraception allait entraîner toutes les dérives que nous connaissons : légalisation de l’avortement, libération sexuelle effrénée, justification des relations entre personnes de même sexe, droit à l’enfant pour les couples de même sexe, et donc PMA, GPA… La mentalité contraceptive est assurément la source de cette « culture de mort » dénoncée en son temps par le Pape Jean Paul II.

C’est dire l’actualité de l’encyclique Humanae Vitae et l’urgence pour l’Eglise d’en redire la pertinence pour aujourd’hui. Le commentaire autorisé que saint Jean Paul II en fit, en particulier dans sa « théologie du Corps », dans l’exhortation apostolique Familiaris consortio et dans l’encyclique Veritatis splendor, nous permettent d’accueillir Humane vitae, non dans la logique du permis et du défendu, comme s’il s’agissait d’une loi s’imposant de l’extérieur aux époux et de ce fait insupportable, mais dans celle d’une inclination intérieure de la nature de la personne humaine au Bien, qui ne peut trouver son épanouissement que dans une morale de la vertu et de la grâce. Puissions-nous avoir le courage de renouer avec le caractère prophétique de cette encyclique, même s’il faut marcher à contre-courant. L’enjeu est de taille, comme le Pape Paul VI le soulignait lui-même : « En défendant la morale conjugale dans son intégralité, l’Eglise sait qu’elle contribue à l’instauration d’une civilisation vraiment humaine ; elle engage l’homme à ne pas abdiquer sa responsabilité pour s’en remettre aux moyens techniques ; elle défend par là même la dignité des époux » (HV 18). Un humanisme qui prétend faire abstraction des lois inscrites par Dieu dans la nature de l’homme devient tôt ou tard inhumain.

Source : Riposte-catholique