Conférences/Formations #NLQ

Soirée bioéthique sur la PMA à la paroisse du Saint-Esprit à Paris le 23 mai 2018

En présence de Mgr Aupetit, archevêque de Paris, le 23 mai 2018 à 23h, à l’église du Saint-Esprit, 186 avenue Daumesnil, 75012 Paris.

Avec :

  • Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris
  • Blanche Streb, Docteur en pharmacie, auteur de Bébés sur mesure (Artège, 2018)

Procréation artificielle : l’inévitable basculement ? Entre sélection et conception sur mesure, allons-nous engendrer un monde meilleur ?

  • Questions / Réponses

Ouvertes à toutes et tous, catholiques ou non, ces soirées seront introduites et conclues par Mgr Aupetit et conduites par plusieurs intervenants. Si certaines thématiques domineront selon les intervenants -le programme est encore à définir-, les temps d’échanges qui suivront avec l’archevêque porteront sur l’ensemble des thématiques.

En France #NLQ

Attentat – Notre Seigneur Jésus-Christ a révélé le véritable visage de Dieu. Mgr Aupetit

Aujourd’hui nous portons tt spécialement dans notre cœur les victimes de l’attentat d’hier, victimes de la haine quand nous, nous prêchons un Dieu d’amour. Notre Seigneur Jésus-Christ a révélé le véritable visage de Dieu. Dieu est amour et celui qui n’aime pas ne connaît pas Dieu.

 

Source

NLQ #Points non négociables PNN

Ce que Mgr Aupetit disait du cas Vincent Lambert déjà en 2014

Réflexion de Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre, médecin et membre du Conseil Famille et Société, sur la décision du Conseil d’Etat d’arrêter le traitement de Vincent Lambert. Décision suspendue par la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH).

M. Vincent Lambert est un homme de 38 ans victime d’un traumatisme crânien à la suite d’un accident. Son état correspond à ce que les médecins appellent l’état pauci-relationnel qu’on appelle aussi état de conscience minimale qui est à distinguer d’un état végétatif permanent. M. Lambert n’est pas en fin de vie. Il s’agit seulement de savoir si on arrête sa vie en supprimant l’alimentation et l’hydratation. La première question qui se pose est de savoir si le fait de nourrir et de faire boire constitue un traitement ou un soin.

Certains affirment que, s’il s’agit d’un traitement, l’alimentation et l’hydratation peuvent être considérées comme un acharnement thérapeutique si elles sont maintenues. En revanche, s’il s’agit d’un soin, le fait de lui donner à boire et à manger n’entre pas dans le cadre une obstination déraisonnable mais d’une attention à autrui qui est le propre de l’humanité.
Certes, M. Lambert ne peut pas boire et manger tout seul étant donné son état de conscience voilà pourquoi le médecin qui le suit avait décidé d’arrêter.

La deuxième question est de savoir si ce que l’on fait en donnant à manger et à boire est vraiment au bénéfice de la personne soignée. Par exemple, il arrive que certains patients puissent faire une fausse route à la suite d’une alimentation invasive. Dans ce cas, cette alimentation lui est plus nuisible qu’utile. Tant que la personne n’est pas en fin de vie et que son alimentation et son hydratation lui sont plus bénéfiques que nuisibles, le fait de l’arrêter devient alors un acte grave puisqu’il entrainera inéluctablement et délibérément sa mort.
Il est impossible actuellement de dire ce qu’un patient peut vivre encore de relations interpersonnelles dans un état de conscience minimale. Celles qui se tissent encore révèlent la profondeur de notre humanité qui est à l’origine de sa dignité.
L’Académie Nationale de Médecine a rappelé que le droit des patients d’avoir accès à l’alimentation ne peut être conditionné par leurs capacités relationnelles. Cette position rejoint celle de l’Église qui persiste à défendre la dignité immuable de l’homme. Cette dignité ne vient pas d’un droit octroyé par un tiers : la société, les médecins ou les juges.

Enfin, il faut savoir que le cas de M. Vincent Lambert est un cas particulier à partir duquel il est difficile de légiférer. Il y a plus de 1500 personnes qui sont dans le même état. Ce que l’on va décider pour lui va-t-il impacter sur les autres patients ? On a voulu donner aux juges la décision finale. Or, s’il appartient aux juges de dire le droit, ils n’ont pas autorité pour définir le bien ou le mal.
L’Église, protectrice de la vie et de la dignité, estime qu’« un patient en « état végétatif permanent » est une personne, avec sa dignité humaine fondamentale, à laquelle on doit donc procurer les soins ordinaires et proportionnés, qui comprennent, en règle générale, l’administration d’eau et de nourriture, même par voies artificielles ».

Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre

 

Source CEF

A la une #En France #NLH #NLQ

Ils étaient 12. Ils ont révolutionné ce vieux monde Et nous ? Allons-nous mettre le feu ? Mgr Aupetit

Lourdes – Vendredi 20 avril 2018
Source 

Le premier signe que Jésus va donner de sa divinité se passe au cours d’une noce. Ce n’est pas seulement une circonstance anecdotique. Une noce, un mariage est le signe du don de sa vie par amour. Jésus nous a dit : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Donner sa vie par amour est le fondement de toute vie chrétienne. C’est vrai pour le mariage, c’est vrai pour la vie religieuse, c’est vrai pour tout engagement total de sa personne au service des autres. Cela s’appelle la vocation.

La scène se passe au début du ministère de Jésus. Il n’est pas encore très connu. Il a juste quelques disciples qui l’ont suivi depuis son baptême par Jean Baptiste.

Marie, sa mère, est celle qui connaît le mieux son Fils. Elle sait surtout qu’il vient de Dieu comme l’ange le lui a dit : « il sera appelé Fils du Très Haut ». La Vierge Marie a donné sa vie pour accueillir le Fils de Dieu quand elle dit : « voici la servante du Seigneur ». C’est ainsi qu’elle a accompli sa vocation : « qu’il me soit fait selon ta Parole ». Elle seule sait exactement ce dont elle parle quand elle nous dit : « faites tout ce qu’il vous dira » parce que c’est la source de notre joie et de la réalisation heureuse de notre vie.

Nous avons vu tous les personnages de cette scène de l’évangile : les jeunes mariés, Jésus et ses disciples, Marie, sa mère et le maître du repas qui est dépassé par les événements quand manque le vin.

On oublie toujours les acteurs principaux sans qui rien ne se serait passé de ce miracle : les serviteurs ! En effet, c’est à eux que Marie s’adresse. C’est bien eux qui écoutent Marie. C’est bien eux qui vont accomplir tout ce que Jésus demande. Et ce qu’il demande est pour le moins incongru : il s’agit de remplir six cuves contenant chacune 100 litres. Vous imaginez ? Mettre 600 litres d’eau alors qu’à l’époque il n’y a pas l’eau courante. C’est non seulement épuisant mais aussi aberrant. Ensuite, Jésus va leur demander de puiser l’eau et de la porter au maître du repas. Là aussi, il faut oser. On peut imaginer que le maître du repas est de très mauvaise humeur devant le défaut de vin. Alors, pour aller lui présenter de l’eau qu’ils viennent de verser dans les cruches, il faut une sacrée audace !

Eh bien, ces serviteurs, parce qu’ils ont cru à la parole de Marie et qu’ils font un acte de foi très grand envers Jésus et sa parole, accomplissent le miracle. C’est bien Jésus qui opère le miracle, mais celui-ci n’a lieu que parce que les serviteurs ont cru à sa parole et ont fait ce qu’il a demandé.

Mais aujourd’hui, qui sont ces serviteurs ?

C’est vous, c’est moi, c’est chacun de nous qui faisons confiance à la Vierge Marie et qui croyons vraiment à la parole de Jésus même quand elle paraît étonnante, qu’elle nous surprend, qu’elle nous dérange. Quand j’avais votre âge, j’avais imaginé une vie bien tranquille, un bon métier, une gentille famille, bref tout le contraire de ce que j’ai vécu. Tout ça parce qu’un jour, j’ai eu l’intuition de confier ma vie à la sainte Vierge. Et c’est ce jour-là que j’ai reçu l’appel à tout quitter pour Jésus. J’avais confiance en Marie, je croyais vraiment à l’évangile et à la Parole de Jésus mais de là à tout quitter pour lui, il y avait une sacrée marge.

Voilà. Chacun de nous doit apprendre à être ces fameux serviteurs qui font confiance à la Vierge Marie et donnent leurs mains, leur cœur et leur vie pour que l’amour puisse régner en ce monde. Et ceci quelle que soit notre vocation particulière. C’est formidable, non ?

Les apôtres étaient 12. Ils ont révolutionné ce vieux monde égoïste en prêchant l’évangile. Nous, nous sommes 10 000. Allons-nous mettre le feu, le feu d’amour, feu de l’Esprit-Saint à ce monde ?

+ Michel Aupetit, archevêque de Paris.

Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Messe pour les victimes du génocide arménien à Notre-Dame de Paris le 22 avril 2018

Cette messe en rite catholique arménien, au cours de laquelle Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, prêchera, est célébrée pour les victimes du génocide arménien de 1915.

Le génocide de 1915 en Turquie a fait plus de 1 500 000 morts. Deux tiers des arméniens ont péri dans cette extermination organisée.

Chaque année, au mois d’avril, la communauté en France rend hommage et prie pour les victimes à Notre-Dame de Paris dans une messe en rite arménien.

Conférences/Formations #NLQ

Soirée bioéthique à Saint-François de Sales (Paris) le 10 avril 2018

“La fin de vie, enjeux de fraternité” : le mardi 10 avril à 20h30, 15 rue Ampère à Paris. En présence de Mgr Aupetit, archevêque de Paris et d’Anne-Marie Trébulle, directrice des soins à la Maison médicale Jeanne Garnier (soins palliatifs).

Ouvertes à toutes et tous, catholiques ou non, ces soirées seront introduites et conclues par Mgr Aupetit et conduites par plusieurs intervenants. Si certaines thématiques domineront selon les intervenants -le programme est encore à définir-, les temps d’échanges qui suivront avec l’archevêque porteront sur l’ensemble des thématiques.

 

A la une #NLQ

L’édito – Bioéthique à diffuser sans modération !

 

Les catholiques sont habitués à entendre parler de bioéthique depuis de nombreuses années. C’est, pour eux, un combat de société en même temps qu’une chaîne causale de cas de conscience. Depuis quelques années, la notion de bioéthique progresse dans l’opinion publique, mais ses contours sont toujours flous et même pour nombre de catholiques, comme le déplorait Mgr Aupetit. Pourtant, s’il y a bien un combat dans lequel l’épiscopat s’est très tôt et avec volontarisme et opiniâtreté, engagé, c’est bien celui de la bioéthique, car il n’est rien moins que la défense de l’homme à l’image de Dieu et de l’Homme tel que voulu par Dieu. Dans son acte créateur, la Sainte Trinité ne faisait pas que façonner l’homme à son image, elle le dotait de tout ce qui lui était nécessaire pour lui permettre de réaliser la vocation qu’elle lui assignait : vivre dans l’intimité divine et y trouver là son accomplissement et le bonheur absolu. Autrement dit, la bioéthique est un enjeu tout autant de dignité du vivant que d’éternité spirituelle. Toucher au vivant, par des manipulations génétiques, des artifices médicaux, mais aussi des déconstructions anthropologiques, c’est ni plus ni moins que modifier le plan divin en ce sens que lorsque Dieu a créé l’homme il lui assigne sa vocation en même temps qu’il le dote du corps et de l’âme les plus adéquates pour réaliser cette vocation. Ainsi, jouer avec le vivant, c’est modifier substantiellement la capacité de l’Homme à avancer vers Dieu. C’est en tout cas la conséquence la plus flagrante de ce bouleversement anthropologique qui tend à déconnecter le bonheur de l’homme de la réalité de l’homme lui-même.

Le combat mené par les évêques et nombre d’associations catholiques est donc bien plus fondamental et crucial qu’il n’y parait. Pour nous aider à participer à cette défense et promotion de l’homme réel, Mgr Aupetit ne cesse de monter au créneau et d’appeler les catholiques à s’engager. Il vient encore de préfacer un livret « comprendre les enjeux de la révision des lois de bioéthiques ». Devant l’intérêt pédagogique et la facilité d’accès de ce livret, il me vient un rêve (puisque tout le monde commémore Martin Luther King ces jours-ci). Si les diocèses, les paroisses, les fidèles faisaient avec ce livret ce que des centaines de milliers de gens ont fait en 2013 avec les tracts de La manif pour tous ? Si nous les distribuions à nos voisins, nos amis, dans la rue ou à la sortie du métro ? Ne peut-on pas consacrer quelques euros à ces impressions ? L’enjeu n’est-il pas si fondamental ? Où n’est-il pas si clair ? La bioéthique ce n’est pas qu’un cadre législatif pour savants. Ce n’est ni plus ni moins que la Création, laquelle n’est pas que matérielle, mais aussi, précisément, éthique, c’est-à-dire qu’elle comprend une vérité propre avec ses conséquences sur l’Homme et sa relation à Dieu.

A la une #En France #NLH #NLQ

« Aujourd’hui on fait une photo avec l’imam, l’évêque, le maire, on met ça dans les journaux et on parle de vivre-ensemble. C’est de la foutaise. » Mgr Michel Aupetit,

En France #NLQ

Dialogue avec les musulmans, bioéthique , PMA, euthanasie, recherche sur l’embryon, pape François, Mgr Aupetit répond aux questions

Acte héroïque d’A.Beltrame, dialogue avec les musulmans, bioéthique et bio-économie, intervention devant le Conseil d’Etat pour les Etats Généraux , PMA, euthanasie, diagnostique prénatal, recherche sur l’embryon, pape François, Mgr Aupetit répond aux questions

 

Ici

A la une #NLQ

L’édito – La mi-carême de la bioéthique

 

Voilà, nous y sommes ! Ces fameux Etats Généraux de la bioéthique dont on parle depuis si longtemps en sont à presque déjà à leur fin ! Oui presque fini ! Le temps passe vite et comme toujours on pense qu’on a le temps de s’en occuper, de voir venir, de se former et finalement c’est comme visiter le château d’à côté… on aura tout le temps ! Tellement tout le temps qu’au moment de déménager on s’aperçoit qu’on ne l’a jamais vu. Bien des personnes se sont mobilisées pour ces Etats Généraux et dans les deux camps ! Oui deux camps se sont affrontés depuis le début de ces Etats Généraux de la bioéthique. Ce devait être une consultation pour faire le point, pour que le gouvernement prenne le pouls et consulte et finalement cela s’est révélé une vaste manipulation qui a mis au grand jour ce dont personne ne doutait, l’un des camps est fermement, quoiqu’insidieusement, soutenu par le gouvernement lui-même. Ainsi, loin d’être des Etats Généraux, ces consultations sont de véritables plaidoiries pour ou contre certains points précis de cette vaste nébuleuse qu’est la bioéthique. Deux camps défendant deux visions de l’homme, ou plus exactement un camp défendant une vision anthropologique classique et un camp fourre-tout dont le point commun est de ne pas défendre la vision classique. Dans ce fourre-tout, le gouvernement fait monter la mayonnaise. Nous avons vu de nombreuses manipulations et falsifications au point que d’aucuns pourraient se dire « à quoi bon ? ». Pourtant, c’est précisément parce qu’un des camps s’est battu fermement que ces fraudes et caviardages ont été mis au jour, déstabilisant et le camp des « autres » et le gouvernement.  S’il est probable que le gouvernement fasse strictement ce qu’il veut, lancé dans on autoritarisme compulsif, il ne le fera pas si simplement que cela et le travail de fond mené par « notre camp » n’est pas sans effet sur l’opinion publique.

Alors, arrivés à mi-parcours, comme pour la mi-carême, il est peut-être temps de nous demander ce que nous avons fait de ce temps de bioéthique ? Se former, s’informer est capital et pour une fois, l’épiscopat français est unanime sur la nécessité de s’engager. Avec la nomination, juste à l’ouverture de ces Etats Généraux, de Mgr Aupetit, on peut penser que le pape lui-même est lancé dans la bataille. Voyons donc, au-delà des lois et des révisions, l’impact qu’aura une mobilisation massive des consciences par le truchement de la sensibilisation des catholiques. Il ne reste plus que quelques mois pour s’engager, participer, se former, informer et convaincre nos concitoyens, non pas que les lois à venir sont mauvaises, mais que la vie est un bien à défendre, promouvoir et protéger.

 

Pierre Selas