Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Rencontre des Hommes Adorateurs le 15 novembre 2018 : La Malaisie à Villié-Morgon (69) !

Rendez-le 15 novembre pour cette rencontre dans le diocèse de Lyon !

Au programme :

  • 19h00 : Adoration du Saint Sacrement
  • 20h00 : Enseignement
  • 20h30 : repas malaisien

Participation aux frais : 6€ par tête ! Apportez chacun une bonne bouteille à faire découvrir !

N’hésitez pas à inviter autour de vous, car le Christ nous invite à venir l’adorer !

inscriptions : villie-morgon@hommes-adorateurs.fr 

« L’adoration constitue donc pour les hommes adorateurs comme un acte de résistance contre tous les asservissements charriés par notre époque. Ils y affirment aussi leur identité masculine, qu’ils ont célébrée virilement d’abord autour d’une table bien garnie, avant de s’offrir au Christ et de se laisser attirer par Lui dans le Cœur à cœur auquel Il les invite. »  (message de Mgr Rey aux Hommes-Adorateurs)

 

Messes/Prières/Pèlerinages

Jeudi 4 octobre 2018 : Rencontre « Galettes Saucisses » des Hommes-Adorateurs du Luc-en-Provence (83)

Bonjour à tous,

Nous vous proposons de nous rencontrer avec la nouvelle année scolaire par une rencontre ce jeudi 4 octobre 2018.

Au programme :

  • 19h30 Adoration du Saint Sacrement
  • 20h30 Repas « Galettes Saucisses » préparé par Bertrand de Kerangat

N’hésitez pas à inviter autour de vous, tout comme le Christ nous invite à venir l’adorer.

Fraternellement

Raphael

« L’adoration constitue donc pour les hommes adorateurs comme un acte de résistance contre tous les asservissements charriés par notre époque. Ils y affirment aussi leur identité masculine, qu’ils ont célébrée virilement d’abord autour d’une table bien garnie, avant de s’offrir au Christ et de se laisser attirer par Lui dans le Cœur à cœur auquel Il les invite. »  (message de Mgr Rey aux Hommes-Adorateurs)

Le site des paroisses du Luc-en-Provence et du Cannet-des-Maures (83) : www.paroissedulucetducannet.fr

A la une #NLH #Tribunes et entretiens

Un peu de sacralité mal placée : quand les clercs célèbrent la coupe du monde

Entre celui qui célèbre la messe en bleu blanc rouge (dans le diocèse de Lille).

Et ces évêques qui font sonner les cloches pour la victoire de l’équipe de France de football, il y a une sacralisé mal placée… Même Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a invité les paroisses du diocèse à faire retentir leurs cloches.

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Aleteia recense ainsi les villes qui ont fait sonner leur cloches, de Limay-Vexin (Yvelines), à Rennes, à Lille, à Nantes, à Amiens et même à Paris, des églises ont sonné la victoire de l’équipe de France de balle aux pieds.

Source : Riposte-catholique

Conférences/Formations #NLQ

D’Hollywood à la jungle colombienne – Témoignage de Marino Restrepo le 13 juillet 2018 à Pleaux (15)

Marino Restrepo, un businessman colombien enlevé par les FARCs

La vie de Marino a changé de manière dramatique quand il a été kidnappé en Colombie par les FARCs. Durant sa captivité qui a duré 6 mois, il a vécu une rencontre des plus extraordinaires avec le Seigneur…
Tournée en France lors de sa venue au congrès Adoratio 2018 à St-Maximin-la-Sainte-Baume avec Mgr REY.

Conférence – Témoignage le Vendredi 13 Juillet 2018 à 20h en l’église de Pleaux. Entrée Libre
Venez très nombreux ! ! !

Evènement facebook

(Source)

 

En France #NLH #NLQ

Institution Bienheureux Marcel Callo (83) – retour sur la journée des familles du 10 février 2018

Le samedi 10 février, les familles de l’Institution Bienheureux Marcel Callo se réunissaient pour une journée pas comme les autres … Le programme proposait un dosage bien équilibré, entre rencontre, réflexion, écoute, partage, jeu, bonne humeur, famille, sport, prière, enseignement, rigolade et complicité … le secret d’une journée des familles plutôt réussie !

Le temps de la réflexion


Samedi matin, 9h30, pas facile de se motiver, on serait bien resté sous la couette… on comptait sur le café pour réconforter tout le monde, mais la machine n’a pas fonctionné ! Qu’à cela ne tienne, pendant que les enfants prennent possession du parc du château Colbert pour une matinée de jeux en équipe, les parents s’installent pour la première conférence : la pédagogie Montessori présentée par Stéphanie Var. Ancienne institutrice de l’école partie vivre à Paris, elle revient
nous expliquer tout le bien-fondé de cette approche en la remettant en perspective des récentes découvertes en neuroscience qui confirment ses résultats très positifs.


Les quelques illustrations concrètes qu’elle propose terminent de convaincre l’assemblée, et c’est à ce moment-là qu’entre en jeu la notion de coéducation : rendre l’enfant acteur de ses apprentissages est un enjeu qui dépasse largement le cadre de l’école ! Chacun est invité à
poursuivre la démarche à la maison, en profitant de chaque petite occasion qui se glisse dans le quotidien d’une famille.
La pédagogie Montessori est bien l’un des outils qui permettent une réelle prise en charge personnalisée des élèves, c’est pourquoi elle s’intègre parfaitement dans le projet de l’établissement Marcel Callo.


La transition est toute trouvée pour le Père Jacques Baudry, aumônier de l’Institution, venu nous parler de l’éducation préventive de Don Bosco. Cette méthode choisie par l’école comme principe éducatif permet d’accompagner le développement individuel de chaque enfant en
l’aidant à choisir ce qui est bon pour lui, à découvrir et cultiver ses talents. Les fruits sont nombreux, mais les plus visibles sont certainement la confiance en soi et la joie partagée.

Place au partage en famille

Les enfants retrouvent leurs parents pour vivre ensemble le temps de la messe. Un temps fort de prière et de recueillement qui replace la journée sous le regard de Dieu, en réunissant toutes les familles, quelles que soient leurs pratiques habituelles.
Après le repas partagé, pris sur la terrasse ensoleillée autour de grandes tablées à l’allure
de fête de village, pas facile de déplacer cette joyeuse farandole jusque dans le parc ! Mais, les membres de l’équipe pédagogique sont déjà en place et les stands de jeux sont ouverts. Chaque famille forme une équipe pour relever ensemble les épreuves et défis proposés … Les petites familles unissent leurs forces, l’heure est à la rigolade et les enfants se régalent à observer leurs parents qui se prennent au jeu ! Si bien qu’il est compliqué de rassembler tout le monde pour terminer cette belle journée par un dernier enseignement…

Un peu de grain à moudre

Nous accueillons Sœur Faustine de Jésus, de la communauté des Sœurs apostoliques de St Jean à Brignoles, venu nous parler d’un enjeu éducatif insidieux, mais bien réel : le
relativisme moral. Après un bref retour sur la définition du relativisme qui imprègne notre société, Sœur Faustine nous en explique le danger : « 
sacrifier la vérité sur l’autel de la liberté  ». Illustrant ses propos par ses multiples expériences, vécues principalement lors de ses années d’apostolat à New York, elle démontre qu’un jeune ne peut pas faire un choix si on ne lui a pas d’abord donné les moyens de le faire. « Voilà pourquoi vous ne devez pas avoir peur d’affirmer la vérité à vos enfants. Si vous ne le faites pas, d’autres s’en chargeront !  »
Cette journée bien remplie se termine par une bénédiction des familles qui repartent avec de beaux souvenirs et un peu de grain à moudre…

Sara Calamel
Institution Bx Marcel Callo

Qu’est-ce que l’Institution Bx Marcel Callo ?

Au cœur de la paroisse du Cannet-des-Maures, l’Institution Bienheureux Marcel Callo est une école catholique hors contrat. A la demande de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, l’Institut du Verbe Incarné en assume la tutelle, en lien étroit avec le directeur de  l’Enseignement catholique du diocèse de Fréjus-Toulon.

L’Institution Bienheureux Marcel Callo a pour activité principale la formation des enfants, de la maternelle au secondaire, dans le respect du droit français des textes fondamentaux de l’enseignement catholique et des accords conclus.

(plus d’informations)

Consulter la dernière lettre d’information de l’école : lettre_info24 (pdf)

Faire une offrande de carême à l’Institution Bx Marcel Callo

Vous pouvez faire un don ou alors soutenir l’école par différents moyens.

A la une #NLH #Tribunes et entretiens

Et si nous tentions un carême bioéthique… – Mgr Rey

Voici la lettre pastorale de Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, à l’occasion du Carême 2018. Cette lettre propose aux fidèles deux efforts de Carême :

  • prier et de jeûner pour garantir le respect de la vocation séculaire de la médecine et obtenir la conversion de ceux qui oublient au toute vie est un don de Dieu
  • se former sur les questions de bioéthique actuelles, pour mieux défendre la famille et protéger la vie dans toutes ses dimensions. Ainsi que de se rendre aux “débats citoyens” pour faire entendre votre voix de chrétien de citoyen.

A la une #NLH #NLQ #Points non négociables PNN

Bioéthique 2018 – Il existe des interdits fondateurs – Mgr Rey

Alors que s’ouvrent les Etats généraux de la bioéthique, Mgr Rey, l’évêque de Fréjus-Toulon rappelle dans un long communiqué qu’il existe des interdits fondateurs :

« Il est toujours plus sympathique, lorsque l’on soutient une cause, d’essayer de la présenter de manière positive et d’en souligner les aspects les plus consensuels. Ainsi, il est convenu que sur les questions sensibles, comme celles qui touchent à la vie humaine, on doit s’abstenir de condamnations trop rapides et de jugements à l’emporte-pièce. A juste titre on s’efforce de distinguer personne et acte, de ne pas réduire ceux qui portent atteinte à la vie aux pratiques discutables qu’ils promeuvent parfois. Ainsi, alors que s’ouvrent les « Etats généraux de la bioéthique » le 18 janvier, nous sommes invités à participer à un « Débat public » organisé par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), préalable à la révision des lois de bioéthique.

Nous sommes priés de prendre part aux échanges sur ce thème, au double titre de citoyens et de croyants. Si l’on ne peut que souscrire au principe du dialogue et à son importance, on peut s’interroger sur ces modifications fréquentes des lois de bioéthique. Les évolutions des sciences et techniques qui touchent le vivant sont certes rapides, mais justifient-elles la remise en cause des principes qui semblaient acquis il y a à peine sept ans ? Sinon, pour « s’adapter à l’évolution des mentalités », selon l’expression consacrée, qui seraient désormais prêtes à accepter certaines pratiques, quand elles les refusaient il y a peu. On cite alors les sondages, censés refléter ces évolutions dans l’opinion publique. S’agirait-il alors seulement de « prendre le pouls de la société ? »

Quelques Non pour un grand Oui à la vie

Nous ne pouvons nous résoudre à cette présentation irénique des enjeux entourant les Etats généraux de la bioéthique, car elle semble faire droit à une éthique relativiste, où il n’y aurait pas de principes intangibles, en particulier lorsqu’il s’agit de la défense du plus vulnérableLa loi ne ferait qu’entériner ce que pense la majorité et non ce qui est juste, en vue du bien commun. Il est bien sûr indispensable de discuter des technologies les plus avancées appliquées à l’homme et à son corps, mais avant de progresser dans ces domaines, il n’est pas inutile de disposer de quelques repères. L’Eglise est porteuse d’une parole et d’un message sur l’homme et elle doit saisir l’occasion de les rappeler lors de ces débats.

La PMA pour personne

S’il s’agit de parler de l’extension de la procréation médicalement assistée aux femmes homosexuelles ou célibataires, c’est non.Entendons-nous bien, non pas en raison d’une « orientation sexuelle », mais parce que la PMA porte déjà atteinte en soi aux grands principes d’humanité. Parmi les motifs qui justifient le jugement négatifs, on peut citer : la séparation de l’union et de la procréation, la création d’une « humanité congelée », l’altération des relations de paternité et de filiation avec toutes les questions liées à l’identité personnelle. On peut d’ailleurs s’interroger sur le don des gamètes, qui rend possible toutes ces techniques de transmission de la vie… et malheureusement toutes leurs dérives : ne devraient-elles pas être des cellules «  indisponibles » ? Il serait enfin naïf d’oublier le rôle des lobbies dans ce domaine et les enjeux économiques liés à la PMA.

Non à l’euthanasie

Il est d’usage de dire pudiquement que l’on abordera les « questions relatives à la fin de vie », autrement dit de l’euthanasie, rebaptisée « mort dans la dignité », ou du suicide assisté. L’Eglise redit avec force que la valeur d’une vie ne se mesure pas à son utilité et que la dignité, constitutive de la personne humaine, ne se perd jamais. Sans encourager l’acharnement thérapeutique, il est possible d’accompagner jusqu’au bout la vie, par des soins dits « palliatifs », surtout lorsqu’elle est rendue fragile par la maladie ou la vieillesse. On sait les progrès immenses accomplis dans le soulagement de la douleur, même s’il est difficile de supprimer totalement la souffrance. Qui est capable d’en juger, surtout lorsque celle-ci n’est pas seulement physique ? Il est difficilement supportable de traverser certaines souffrances, encore plus de voir souffrir, mais sans un Non ferme à toute atteinte directe à la vie, personne n’est en mesure de dire quand une personne doit être supprimée.

Non à la GPA

Le recours à des mères porteuses ne sera jamais « éthique » ! On ne peut se résoudre à accepter que le ventre des femmes, souvent les plus pauvres, puisse être loué. Cette pratique, très lucrative, entérine la marchandisation du corps des femmes et le fait que la grossesse puisse faire l’objet d’un contrat, dont le but serait de « livrer » un enfant. Quel débat possible dans ce domaine, sinon la reconnaissance de l’indisponibilité du corps de la femme et de l’interdiction universelle de cette pratique ?

Il est impossible de légitimer toutes sortes de comportements pour assouvir les désirs de certains. La vie d’un enfant est un don, jamais un dû. Il a le droit d’avoir un père et une mère, son père et sa mère. Lorsqu’on envisage la GPA, on ne manie pas les concepts, on s’apprête à créer des situations familiales douloureuses et des problèmes insolubles.

Non à un nouvel eugénisme

L’embryon n’est pas un objet de recherche, fussent pour les meilleurs motifs. Il n’est pas susceptible de tri ou d’élimination en fonction de ses handicaps possibles. La question est : sommes-nous capables de changer de regard sur le handicap ou sur le plus cabossé ? Et non : supprimons le malade !

S’il doit exister des interdits, c’est toujours en vue de protéger le plus faible. Notre vigilance éthique n’est en rien un nouvel ordre moral : elle est nécessaire pour que la société fasse droit au plus fragile. Nous croyons à une prise de conscience possible, car « l’homme passe l’homme » ; il est capable de la plus grande bienveillance, de changer son regard sur la personne vulnérable. Nous serions en mesure d’accueillir le migrant en détresse et incapables d’accueillir la vie diminuée d’un enfant malade ?

Les autres questions en jeu dans les débats qui vont être organisés touchent notre conception de l’humanité : qu’est ce qui nous définit comme homme, comme personne humaine ? On pense par exemple à l’Intelligence Artificielle, aux mégas bases de données médicales informatisées, à « l’homme augmenté » ou au transhumanisme… Ces techniques ont besoin d’une réflexion éthique, qui comportera à n’en pas douter des interdits.

Débattre et annoncer l’Evangile de la Vie

Soyons attentifs ! Il est certes nécessaire de participer aux tables rondes, colloques, réunions publiques qui auront lieu sur ces sujets, de faire connaître nos opinions et de faire entendre notre voix. Ce ne peut pas être seulement une affaire d’experts et de « spécialistes ». Mais ne soyons pas dupes de cette « démocratie en trompel’œil » (Jacques Testart) et de ces échanges qui doivent permettre de « construire la vérité » (Emmanuel Macron) plus que de la rechercher. Monsieur Macron s’est par exemple déjà déclaré favorable à « la PMA pour toutes » à plusieurs reprises et le CCNE a donné un avis positif à ce sujet. Les dernières lois sur la fin de vie ne datent, elles, que de 2016…

Au sujet des catholiques, on nous parle des débats de 2013 lors de la discussion sur le « Mariage pour tous », peu préparés nous dit-on dans les diocèses. En réalité, c’est aux débats de 2011 qu’il faut se référer. Les catholiques avaient alors participé activement aux Etats généraux de la bioéthique, avec le peu d’écho que l’on sait.

Restons mobilisés et plein d’espérance quant à la pertinence et à la validité de l’Evangile de la Vie qui nous redit sans cesse la valeur de toute vie, « depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle ». Notre capacité de servir la vie la plus vulnérable sera toujours le signe le plus éminent de notre humanité ».

Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

 

Source

Brèves

Mgr Rey soutient la Marche pour la vie

En France #NLQ

Ordination d’un moine chartreux par Mgr Rey

L’évènement est rare, mais doit être noté : le mardi 19 décembre 2017, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a ordonné prêtre Dom Joseph-Marie, moine chartreux de Montrieux. C’est un prêtre dédié à une vie contemplative et semi-érémitique qui a donc reçu le sacerdoce des mains d’un évêque français.

Voici quelques photos :

 

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Dans le Var, Mgr Rey, évêque de la reconquête catholique

Il y a longtemps qu’on n’avait pas vu autant de soutanes dans le Var : s’il refuse l’étiquette “trop passéiste” de conservateur, l’évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey, a fait de son diocèse un carrefour de courants traditionnels ou charismatiques, en plus d’un havre pour jeunes prêtres.

S’inspirant de pasteurs évangéliques américains pour implanter l’Eglise aussi bien dans les milieux du monde de la nuit que sur les terrains de rugby, cet ancien inspecteur des finances de 65 ans a fait de son territoire, depuis dix-sept ans, le laboratoire d’un catholicisme remusclé.

Energique, “dangereux” pour l’hebdomadaire catholique contestataire Golias qui le gratifie de deux bonnets d’âne dans son “trombinoscope des évêques”, ce grand chauve au visage austère évacue promptement les questions qui pourraient fâcher.

Fallait-il inviter Marion Maréchal-Le Pen, petite-fille du fondateur du FN, aux universités d’été de la Sainte-Baume en 2015 ? “Jésus a parlé avec des publicains, des prostituées et on lui en a fait le reproche ! Je suis pour l’ouverture à tous”.

Le diacre Olivier de Boisgelin dit de son supérieur qu’il n’est “pas conservateur” mais “éclectique”.

“Quand on travaille avec lui, il faut accepter cette pauvreté d’esprit qui consiste à changer d’idées quand il change d’idées”, confie-t-il. “Dans notre diocèse, il y a un accueil de toutes les façons de vivre sa foi, personne n’est sur la touche, c’est riche, même si parfois ça bouscule”.

“On ne peut exister dans une société très sécularisée qu’en raison de ce dynamisme, sinon on s’étiole et on disparaît”, fait valoir pour sa part l’évêque.

Dominique Rey est né dans une famille de sept enfants et dans “un climat structuré par la foi”. Son doctorat d’économie fiscale en poche, il part en coopération au Cameroun et au Tchad où il côtoie un prêcheur pentecôtiste, Jacques Giraud. Il est séduit sans aller jusqu’à se convertir : “J’avais un ADN catholique, ce sens de l’intériorité et de la ritualité”.

De retour à Paris, c’est vers la communauté de l’Emmanuel qu’il se tourne. Il deviendra en 2000 le premier évêque issu de cette organisation symbole du “renouveau charismatique” basé sur “l’effusion de l’Esprit” et de ses dons, ou charismes.

Auparavant, il avait été curé de la Trinité dans le quartier des théâtres et avait tenu un bistrot à Pigalle, “entre le sexodrome et la lingerie fine”, rappelle-t-il fièrement.

“Catholicisme intransigeant”

Dans le Var, il va à nouveau prendre des risques, ouvrant grand ses portes à des religieux de tous horizons, voyageant jusqu’à la “megachurch” du baptiste californien Rick Warren pour percer le secret de son dynamisme.

Avec un budget selon lui “ric-rac”, le diocèse se transforme, la messe en latin se développe, les groupes charismatiques aussi. On y trouve une vingtaine de communautés nouvelles, comme les Missionnaires de la miséricorde divine, adeptes de l’ancienne messe, des processions et de l’évangélisation sans concession des musulmans.

 

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