NLQ #Orient

Qamichli : les chrétiens manifestent contre les fermetures des écoles

Cela se passe en Syrie, dans les zones  contrôlées par le kurdes. La rentrée scolaire est en effet houleuse. Des écoles chrétiennes, syriaques orthodoxes ou arméniennes, ont été fermées arbitrairement et illégalement par les autorités. Les chrétiens ont protesté contre ces mesures discriminatoires en manifestant dans les rues de Qamichli.

Les manifestants étaient accompagnés des membres des autres communautés, comme les arabes. Ils craignent une « kurdisation » d’une ville dont les origines sont plus complexes. Ces démarches s’accompagnent d’actions vexatoires des autorités locales.

Le patriarche syriaque-orthodoxe Mar Aphrem II est arrivé dans cette ville du Nord-Est de la Syrie le 29 août 2018.

 

En France #NLQ

François Fillon va lancer une fondation pour les chrétiens d’Orient

Il s’est mis en retrait du monde politique, mais il n’a pas oublié une cause qui lui était chère : les chrétiens d’Orient.

Cette fois-ci, ce n’est plus dans un cadre politique mouvementé que François Fillon s’y intéresse, mais dans celui d’une fondation qu’il a l’intention de mettre en place. Il l’avait déjà annoncé en novembre 2017.

Mais aujourd’hui, François Fillon se fait plus précis. Il a même écrit à ses amis pour dévoiler  cette création bientôt proche, comme on peut le voir dans la lettre reproduite en-dessous.

Pour Paris Match, l’ancien candidat à l’élection présidentielle est attaché à la cause des chrétiens d’Orient :

Retiré de la vie politique, l’ancien candidat à la présidentielle revient sur un autre terrain : celui des minorités d’Orient pour lesquelles il mobilise ses réseaux.

C’est une « belle cause » qui lui tient, selon ses mots, « fortement à cœur ». Une cause suffisante pour que François Fillon sorte du silence qu’il s’impose depuis sa défaite à l’élection présidentielle. Dans un courrier adressé à ses amis et soutiens, l’ancien Premier ministre reprend la parole pour la défense des chrétiens d’Orient. Un combat qu’il mène depuis 2014 et qui l’a conduit à se rendre, à plusieurs reprises, dans des camps de réfugiés en Irak.

La suite peut être lue sur le site de Paris   Match.

Asie #Brèves #Dans le Monde #NLQ

Chine : décès de l’évêque de Qingdao

Mgr Joseph Li Mingshu, évêque de Qingdao (province du Shandong), est décédé. Ce n’est que tardivement que l’on a appris ce décès. En effet, le Saint-Siège a annoncé le 6 juillet 2018 que l’évêque était mort le 15 juin dernier, « usé par la maladie et la vieillesse ». Né le 1er décembre 1924 , Mgr Li Mingshu avait été  ordonné prêtre le 11 avril 1949. Après avoir enseigné dans le Shandong, il avait été consacré évêque le 13 août 2000 avec mandat pontifical.

Mgr Joseph Li Mingshu a toujours affirmé sa communion avec l’Église universelle. Il était soucieux de développer des initiatives pastorales dans son diocèse. Comme l’indique l’agence Zenith, « en 2005, il a invité Soeur Nirmala Joshi (1934-2015), supérieure générale des Missionnaires de la Charité, qui a succédé à Mère Teresa, à visiter Qingdao pour étudier la possibilité, alors non acceptée par les autorités civiles, d’ouvrir un foyer pour les pauvres dans son diocèse. » 

Les obsèques de Mgr Li Mingshu ont eu lieu le 18 juin dans l’église de Zhejianglu (Qingdao). Selon une pratique habituelle, les autorités civiles ont imposé des restrictions (limitation du nombre de participants, etc.). Outre les 26 prêtres concélébrants, provenant notamment du diocèse de Qingdao, quatre évêques sur cinq de la province du Shandong  étaient présents aux obsèques :

Quatre évêques sur les cinq de la province de Shandong ont participé aux funérailles – Mgr Fang Xingyao, du diocèse de Linyi, Mgr Zhang Xianwang, du diocèse de Jinan, Mgr Lu Peisen, du diocèse de Yanzhou, et Mgr Yang Yongqiang, du diocèse de Zhoucun.

Le diocèse de Qingdao compterait  45 000 fidèles, une dizaine de prêtres et un nombre équivalent de religieuses, indique l’agence Zenith.

Source Agence Zenit

Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

Bari : ils ont prié ensemble

Réunis à Bari (Italie), le pape François, quelques patriarches orientaux et des représentants d’autres confessions chrétiennes ont prié ensemble. Outre Le patriarche Bartholomée, le représentant du patriarcat de Moscou était présent.

Le pape a accueilli ses invités sur le parvis de la basilique de Bari qui contient des reliques de Saint Nicolas. Il a fait part de son inquiétude de voir “effacée” la présence des chrétiens du  Proche-Orient. Pour le pape François, cette disparition s’effectue « dans le silence de beaucoup et avec la complicité de beaucoup ». Il a également affirmé que « l’indifférence tue, et nous voulons être une voix qui lutte contre l’homicide de l’indifférence ». Il y a eu ensuite une réunion a huis-clos entre prélats pour aborder les problèmes de la région.

 

 

 

Dans le Monde #NLQ #Orient

Irak : premières communions à Qaraqosh depuis le retour des chrétiens

C’est un signe de résurrection pour les chrétiens de Qaraqosh. Le vendredi 29 juin 2018, 377 enfants de cette localité chrétienne y ont ainsi fait leur première communion. C’est la première fois qu’une telle cérémonie a lieu depuis le retour des chrétiens dans la plaine de Ninive.  Une belle célébration qui traduit la renaissance de la communauté chrétienne manifestée par différents événements constatés récemment en Irak.

NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Un entretien avec l’archevêque d’Homs (Syrie)

Il est l’archevêque melkite catholique d’une ville libérée il y a quelques années, mais qui a été beaucoup marquée par les combats. Homs souffle à nouveau et se reconstruit comme un certain nombre de localités syriennes. Mgr Jean-Abdo Arbach, archevêque melkite d’Homs-Hama-Yabroud, s’est exprimé sur le site de l’Œuvre d’Orient. Il y a quelques jours, le prélat melkite était, en effet, de passage à Paris. Mgr Arbach est bien connu de ceux qui agissent et travaillent pour les chrétiens d’Orient, qu’il s’agisse de l’Œuvre d’Orient d’Orient ou de SOS Chrétiens d’Orient.

Hier, Mgr Abdo Arbach archevêque grec-melkite de Homs était de passage dans nos locaux. Nous l’avons interrogé sur la situation actuelle à Homs mais aussi sur la cohésion entre les communautés, ainsi que sur les projets que finance l’Œuvre d’Orient dans la ville.

 

Quelle est la situation à Homs aujourd’hui ?

 

La situation à Homs est mieux qu’il y a deux mois, avec la libération des routes autour de Damas et de la route nationale. Environ 80 familles grecques-melkites catholiques sont retournées à Homs mais il y  a aussi d’autres familles, des musulmans, des grecs-orthodoxes. La ville est sécurisée et en paix mais la population a encore un peu peur. La libération s’est faite en 2014 et depuis ce moment nous aidons les familles qui veulent revenir à reconstruire leur maison. Nous avons espoir que beaucoup de familles reviennent.

Sinon les écoles fonctionnent, la plupart ont été détruites mais le gouvernement en a reconstruit certaines. Au niveau de l’électricité cela s’est beaucoup amélioré ; nous avons 18h d’électricité par jour contre 4h avant les travaux.  L’électricité nous permet d’avoir accès à l’eau. Il reste néanmoins beaucoup de difficultés ; manque de matériaux pour la construction et manque de travail. De nombreux quartiers ont été détruit dans Homs, le chantier aujourd’hui est l’ancien marché commercial.

La suite de l’entretien peut être lue sur le lien suivant.

Source Site de l’Œuvre d’Orient

En France #NLQ

Emmanuel Macron a rencontré l’archevêque de Mossoul

Bien que non prévue à l’agenda officiel du président de la République, une visite entre le chef de l’État, Emmanuel Macron, et Mgr Petros Mouché, archevêque syriaque catholique de Mossoul, a eu lieu le vendredi 15 juin 2018, à 9 h.

L’entretien aurait duré vingt minutes. L’évêque aurait remis au Président la page intacte  d’un livret de messe trouvée dans les ruines d’une église de Sinjar épargnée par les islamistes. Emmanuel Macron aurait été très sensible à ce geste.

Une visite particulièrement significative à l’approche de la rencontre entre Emmanuel Macron et le pape François qui se déroulera le 26 juin 2018.

Source La Vie

Asie #Dans le Monde #NLQ

Siniser l’Église de Chine ?

Dans sa volonté de contrôler l’Église de Chine, les autorités chinoises n’ont rien abandonné. Pire : elles veulent “siniser” l’Église sans que l’on sache ce qu’elles envisagent exactement de faire, même si on peut redouter une immixtion  funeste de l’État dans les choses qui regardent la foi. S’agit-il aussi de créer une sorte d’Église gallicane ? Un article du site Reinformation.tv se penche sur la question. On peut être réservé sur la notion d’“Église patriotique”, dont l’analyste fait état. En revanche, les propos de l’archevêque de Taipei, Mgr John Hung Shan-chuan, tenus dans le South China Morning Post, sont de nature rassurante. D’après l’évêque chinois, le pape François n’entendrait pas compromettre “les principes catholiques pour les négociations”, en assurant que “le pouvoir de nommer des évêques devait rester entre les mains du pontife.”

Un Plan quinquennal de sinisation vient d’être approuvé par les entités dirigeantes, non reconnues par le Vatican, de l’Église catholique chinoise officielle. C’est la culture communiste que doit dorénavant assimiler le culte religieux catholique, loin d’une quelconque influence étrangère. Aucun détail plus précis n’en a été publié, selon certains pour ne pas heurter davantage le Vatican qui persiste à ramer pour obtenir un accord avec le gouvernement chinois – une rencontre entre les délégations chinoise et vaticane devrait avoir lieu en ce début du mois de juin.

 

La suite peut être lue ici.

Source Reinformation.tv

En France #NLQ

Visite du patriarche maronite en France

Pendant plusieurs jours, le patriarche Bechara Raï a visité la France, rencontrant notamment des représentants des pouvoirs publics, comme le président de la République ou celui du Sénat. À la cathédrale maronite de Paris, située rue d’Ulm, il a déclaré : « Prions ensemble pour la France, pour son président et pour notre pays, le Liban ». 

Auprès du président de la République, le patriarche a évoqué plusieurs points comme le retour des déplacés syriens, l’importance de la présence chrétienne en Orient face au danger du fondamentalisme islamique ou la nécessité d’une conférence internationale pour la Paix au Moyen-Orient.

A la une #Asie #Dans le Monde #NLQ

Chine : une curieuse vision de la répression contre des chrétiens

Alors que la répression s’intensifie dans la province du Henan, un site réputé proche du Vatican, Vatican Insider, publie un article de Gianni Valente. Ce dernier récuse le fait que l’Église catholique serait dans le collimateur du pouvoir et que l’ampleur de la répression dépasserait la simple province du Henan pour s’étendre à toute la République populaire de Chine. Cette analyse a été rapportée par Sandro Magister, dans un article relayé par le site Diakonos.be.

Cette répression aurait pour objet de contrer la prolifération des « Églises domestiques » protestantes et de sectes à caractère apocalyptique soutenues, dit-on, « par la droite religieuse des Etats-Unis dans le but de subvertir le régime chinois ». Quant à la répression touchant les communautés catholiques, elle ne serait qu’« un effet collatéral de ce tour de vis généralisé et justifié . » Mieux – ou, hélas, pire – : « la religion catholique serait une barrière efficace contre ces sectes subversives qui se répandent. Et un accord entre le Vatican et Pékin serait également bénéfique aux intérêts du régime chinois ».

Cette analyse laisse songeur. Elle a suscité la vive réaction d’un autre spécialiste des questions religieuses, Massimo Introvigne, dont l’analyse a été relayée par le même article de Sandro Magister. Cet universitaire italien met en cause la théorie du complot de cet article qui escamote – ou justifie, ce qui est pire – la répression par les autorités chinoises. La rhétorique complotiste est ainsi utilisée par Gianni Valente.

Or il faut bien souligner que le tour de vis touche toujours les communautés catholiques, qui restent surveillées, notamment dans les lieux où les catholiques sont isolés et peu nombreux (c’est, par exemple, le cas dans la province du Xinjiang). La répression ne cesse pas contre les catholiques, même quand elle est feutrée.

Enfin, une question, essentielle aux yeux des observateurs lucides, est posée : n’y a-t-il pas une atteinte à ce droit à l’immunité de contrainte (la liberté religieuse, pour faire simple) pourtant défendu par la déclaration Dignitatis Humanae de Vatican II ? Et surtout, quel peut être l’intérêt de la part de personnes ayant l’oreille de Rome de pointer du doigt les communautés évangéliques ? Peut-on affirmer que toute la répression n’est due qu’à l’ingérence de communautés américaine ? Pourtant, cette répression repose sur des raisons propres : la volonté de contrôler à tout prix le phénomène religieux sans lâcher l’ombre d’un pouce.