Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence sur les chrétiens d’Orient le 21 mars 2019 à Biarritz (64)

Dans le cadre du carême, la paroisse Notre-Dame du Rocher-Biarritz propose une conférence de Christian Lochon sur : “Quelles nouvelles de nos frères d’Orient ?” avec l’Oeuvre d’Orient, jeudi 21 mars à 18h30 à l’église Saint-Joseph de Biarritz (9 av Victor Hugo). Une seconde conférence aura lieu à St Charles le 13 avril.
tel : 05 59 23 08 36

Conférences/Formations #NLQ

Daech vaincu, quelle reconstruction possible pour les chrétiens et les minorités d’Irak ? Conférence à Paris le 30 janvier 2018

CONFERENCE – Faraj-Benoît Camurat, directeur général de Fraternité en Irak donnera une conférence mardi 30 janvier à 20h, à la Mairie du 7e arrondissement de Paris, sur le thème « Daech vaincu, quelle reconstruction possible pour les chrétiens et les minorités d’Irak ? ».

Cette conférence clôturera l’exposition « Exode et espérance » présentée du 18 au 30 janvier 2018 à la galerie de la Mairie du 7e arrondissement, 116 rue de Grenelle, à Paris.

Asie #NLQ

Inde – Cardinal Baselios Cleemis – Ce pays est le nôtre et nous devons répondre aux défis existants

« Pour nous, être une minorité ne constitue pas un désavantage puisque être petit est beau, être petit est efficace et que Jésus Lui-même a réuni et envoyé un petit groupe prêcher la Bonne Nouvelle et témoigner de l’Evangile. Ce pays est le nôtre et nous devons répondre de manière proactive aux défis existants » : c’est ce que déclare S.Em. le Cardinal Baselios Cleemis, Président de la Conférence des Evêques catholiques d’Inde (CBCI), Conférence qui regroupe les Evêques des trois rites présents en Inde – latin, syro malabar et syro malankare – en annonçant le thème de la prochaine Assemblée plénière, qui se tiendra à Bangalore du 1er au 9 janvier 2018, invitant les catholiques indiens à se libérer du « complexe de la minorité » et à reprendre leur mission de baptisés. »

Ainsi que l’indique une note parvenue à Fides et rédigée par S.Exc. Mgr Théodore Mascarenhas, Secrétaire général de la Conférence épiscopale, l’Assemblée sera centrée sur le thème « Unis dans la diversité pour une mission de miséricorde et de témoignage », alors que la réflexion de l’Episcopat partira de la péricope de l’Evangile selon Saint Matthieu dans laquelle Jésus dit : « Je suis avec bous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».

L’Eglise – explique la note des Evêques – part de la constatation qu’elle représente une minorité au sein d’une Inde qui est le carrefour de nombreuses religions, de groupes sociaux et communautés ethniques qui ont différentes cultures, langues, coutumes, styles de vie et traditions historiques. Dans le pays, les hindous, les musulmans, les chrétiens, les bouddhistes, les populations tribales, les juifs, des groupes et communautés diverses, des hommes et des femmes de toute langue et croyances ont vécu ensemble, en grande partie, dans une harmonie et une tolérance exemplaires. « La société indienne est merveilleusement différenciée et plurielle » remarque Mgr Mascarenhas.
Dans un tel contexte, l’Eglise s’interroge sur sa propre identité et sur son mandat missionnaire afin de renforcer les communautés régionales et locales, toujours en faisant confiance aux paroles du Christ, qui promet d’être « à nos côtés toujours jusqu’à la fin des temps ». « Nous sommes une petite partie de la population de cet immense pays – relève le Cardinal Cleemis – mais nous ne devons pas être alarmés. Persévérons en soutenant l’approche démocratique et laïque du pays et en promouvant l’importance de la Constitution » en tant que charte qui garantit les droits de tous.
Les Evêques citent l’histoire de Sœur Rani Maria, récemment béatifiée, comme expérience paradigmatique permettant d’affronter les défis de l’avenir et indiquent certains points sur lesquels s’articuleront la réflexion et la discussion : l’Eglise en Inde au service des bonnes nouvelles ; l’Eglise en tant que promotrice d’espérance ; la Communauté catholique aux côtés des populations tribales et des dalits, des marginalisés.

 

Source Agence Fides

Asie #NLQ

Bangladesh – L’Église demande plus de droits pour les minorités

Au Bangladesh, les minorités ethniques ne sont pas suffisamment reconnues, estime l’archevêque de Chittagong, Mgr Moses M. Costa, en visite au siège international de l’AED.

« Le gouvernement ne reconnaît pas leur existence légitime et les néglige », déplore l’archevêque de Chittagong, Mgr Moses M. Costa, qui regrette que les minorités ethniques et religieuses au Bangladesh ne soient pas explicitement désignées dans la Constitution du Bangladesh comme une partie de la population disposant de droits particuliers. « Si bien que leurs possibilités de développement sont faibles. Par ailleurs, elles sont souvent discriminées dans leurs recherches d’emploi, et même dans certaines écoles, vu qu’elles ne parlent pas la langue nationale. Lorsque les membres des minorités ethniques souffrent, l’Église souffre aussi, parce que 60 % de nos fidèles font partie d’une minorité. » L’Église catholique est la seule institution engagée en faveur des droits et de la dignité de ces personnes. Elle respecte et promeut leur culture.

60 % des Catholiques font partie d’une minorité ethnique

Mgr Costa raconte que l’année dernière, malgré les inondations, le gouvernement avait refusé d’accorder la moindre aide aux minorités vivant dans les « Chittagong Hill Tracts », une province de son archidiocèse située dans les montagnes, et qu’il avait nié le problème. Mgr Costa critique également l’exploitation de ces populations dans les chantiers de la ville portuaire de Chittagong, où les navires sont démantelés afin de réutiliser leurs pièces détachées à d’autres fins. C’est ainsi, par exemple, que les pièces de métal sont découpées et mises à la disposition de chantiers de construction. « Ces travaux sont accomplis dans des conditions dangereuses au prix de nombreuses vies humaines. Cependant, je ne peux pas aller voir ces chantiers, parce que les autorités me refusent l’autorisation. »

Interrogé à propos des attaques commises ces dernières années dans ce pays à majorité musulmane, à l’encontre des chrétiens et des institutions ecclésiastiques, l’archevêque a déclaré que leurs motifs étaient en général à la fois politiques et religieux. D’une part, il s’agit souvent de tentatives visant à s’approprier indûment des terrains appartenant aux minorités ethniques, souvent de confession chrétienne. D’autre part, il convient aussi d’évoquer le développement de motivations religieuses. Le pays compte des groupes islamistes nombreux et variés. « L’année dernière, mille bengalis ont attaqué une paroisse à Chittagong parce que deux hommes d’affaires avaient été tués à quelques kilomètres de là, et que les chrétiens avaient été accusés d’être mêlés à ce crime », a rapporté l’archevêque. La situation à Chittagong est « difficile et dangereuse », explique-t-il.

L’archevêque de Dhaka créé cardinal en 2016

Cependant, les raisons de se réjouir existent aussi, pour les catholiques, compte tenu du fait qu’en novembre dernier, le pape François a élevé à la dignité cardinale Mgr Patrick d’Rozario, archevêque de Dhaka. Cela a non seulement « rempli de joie » les fidèles catholiques, mais aussi « rendu très heureuse » la population non-chrétienne. Même le gouvernement a estimé que « le pape avait ainsi accordé au pays une reconnaissance et une attention particulières ». Le fait que Chittagong ait été élevé au rang d’archevêché en février 2017 a également été une « grande joie ». « Ces deux événements ont conféré à l’Église catholique une plus grande importance. Malgré sa petite taille numérique, l’Église du Bangladesh fournit en général une contribution importante à l’éducation au travers des écoles qu’elle tient. Elle est très active dans le domaine des soins de santé. Beaucoup de gens l’apprécient beaucoup à cause de cela. »

89 % des 156 millions d’habitants de ce pays d’Asie du sud sont musulmans. Les hindous, 9,5 %, représentent le deuxième plus grand groupe confessionnel. Avec environ 270 000 fidèles, l’Église catholique ne forme que 0,2 % de la population.  L’an dernier, l’AED a soutenu l’Église catholique au Bangladesh à hauteur d’environ 560 000 euros.

Source

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Inde – Un manuel scolaire qualifie Jésus de « démon »

Un manuel de lycée en langue hindi, publié par le Conseil d’Etat du Gujarat pour les manuels scolaires, utilisé dans les établissements publics de cet Etat de l’ouest de l’Inde, mentionne et qualifie Jésus Christ de « démon ». Vues les protestations des chrétiens, le ministre de l’Instruction du Gujarat a affirmé que « l’erreur sera résolue rapidement ».
Au chapitre 16 du manuel, intitulé « Le rapport entre un gourou et ses disciples dans la culture indienne », au sein de la partie se référant à Jésus Christ, on peut lire : « Dans ce contexte, il sera toujours fait mémoire d’un incident du démon Jésus ».
Maître Subramaniam Iyer, avocat, qui a remarqué l’erreur, affirme que, dans ce cas, peut être invoqué l’article 295(a) du Code pénal indien applicable à des actions délibérées et mal intentionnées visant à outrager les sentiments religieux d’un groupe social quelconque. « C’est simplement inacceptable et il devrait être retiré immédiatement » a-t-il déclaré. L’avocat estime que l’erreur peut créer un fossé entre les communautés et causer des problèmes d’ordre et de sécurité.
Entre temps, le Président du Conseil d’Etat du Gujarat pour les manuels scolaires, Nitin Pethani, a déclaré qu’il s’est agi d’une erreur typographique. « Le mot haiva – qui signifie disciple de Jésus Christ – a-t-il expliqué – a été imprimé par inadvertance comme haivan – qui signifie démon ».
Après que Maître Iyer ait publié une photographie du chapitre controversé sur les réseaux sociaux le 3 juin dernier, le problème a créé une grande agitation au sein de la communauté chrétienne, qui a demandé le retrait immédiat du manuel des établissements dans lesquels il est utilisé.
Commentant l’erreur, le Père Cedric Prakash SI, activiste pour les droits fondamentaux, a déclaré : « Le fait que Jésus ait été dénigré dans un manuel scolaire en dit long sur ceux qui ont reçu la responsabilité de modeler l’esprit, le caractère et l’avenir des enfants indiens ». Le Père Prakash ajoute que «  nombreux sont ceux qui ne montrent aucune retenue pour dénigrer voire même éliminer des minorités, dalits ou populations tribales ». En considérant l’erreur en question comme le « signe d’idéologies fascistes », le Père Prakash demande « le retrait immédiat du manuel et que les responsables soient poursuivis, le gouvernement devant présenter ses excuses à la communauté chrétienne ». Ce n’est pas la première fois, notent les observateurs, que des erreurs de ce type ont été signalées dans les manuels scolaires publiés au Gujarat.

Source : Agence Fides

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Indonésie – “Le principal perdant dans cette élection, c’est la diversité de ce pays”

Au lendemain des élections locales qui ont vu la défaite du gouverneur sortant à Djakarta, c’est l’éditorialiste du Jakarta Post qui l’affirme : après une campagne électorale de huit mois, qui a été « la plus sale »de l’histoire de la capitale indonésienne, « le principal perdant dans cette élection, c’est bien la diversité [ethnique et religieuse] de ce pays ». Un pays dont la devise nationale est Bhinneka Tunggal Ika, habituellement traduite par « L’unité dans la diversité » mais qui, en vieux javanais, signifie plutôt « (Bien que) divisée, elle est une ».

Dès que les résultats provisoires (les résultats définitifs seront prononcés le 5 mai prochain) ont été connus, le 19 avril, le vainqueur du second tour des élections pour le poste de gouverneur de Djakarta a tenu à apaiser le climat tendu d’une campagne marquée par la division et les tensions religieuses. « Notre attention porte sur la justice sociale et la fin des inégalités, et notre engagement est de protéger la diversité et l’unité », a ainsi affirmé Anies Badeswan, un ancien ministre de la Culture et de l’Education, qui se présentait contre Basuki Tjahaja Purnama, dit ‘Ahok’, le gouverneur sortant.

Une victoire aux dépens du pluralisme

Ahok était pourtant sorti en tête du premier tour, le 15 février dernier, avec 42,9 % des suffrages. L’avance sur son rival immédiat, Anies Baswedan, qui avait réuni 39,9 % des voix, était faible, mais les sondages laissaient entrevoir une possible victoire au second tour pour ce gouverneur proche du président de la République, Joko Widodo. Les sondages se sont lourdement trompés, Anies Baswedan et son co-listier remportant largement le scrutin avec plus de 57 % des suffrages.

Pour l’éditorialiste du Jakarta Post, l’utilisation à outrance d’une vidéo où le gouverneur sortant, un chrétien protestant d’origine chinoise, citait des versets du Coran afin de critiquer les radicaux qui instrumentalisent les sentiments religieux pour attaquer leurs opposants politiques, son exploitation lors d’un procès pour « blasphème », et la mobilisation des musulmans derrière des organisations radicales telles le Front des défenseurs de l’islam ont abouti à polariser l’élection sur la seule question de savoir s’il était permis à un musulman de voter pour un non-musulman. « A partir de là, les choses sont allées en empirant, écrit l’éditorialiste. Les musulmans ont commencé à soupçonner leurs voisins non musulmans. Les musulmans en sont même venus à se montrer suspicieux envers leurs coreligionnaires, à partir du moment où des affiches sont apparues appelant à ce que les partisans d’Ahok soient interdits de services funéraires conformes aux rites islamiques. » Après tout ce qui a été dit et tout ce qui a été fait, le verdict des urnes indique que désormais un candidat à une élection est jugé sur son appartenance religieuse plutôt que sur ce qu’il a fait ou propose de faire pour améliorer la vie des gens, déplore encore l’éditorialiste du principal quotidien anglophone de la capitale, qui ajoute que cette élection pourrait faire précédent et qu’il est à craindre que « dorénavant les hommes politiques jouent la carte de la religion et gagnent aux dépens du pluralisme ».

Parmi les chrétiens de la capitale, issus d’une minorité qui représente quelque 10 % de la population au niveau national, l’inquiétude le dispute à un certain fatalisme. Interrogé par l’agence Ucanews, Kevin Reiner Hidayat, 22 ans, catholique d’origine chinoise, déclare « ne pas pouvoir imaginer ce qu’il va arriver [aux Sino-Indonésiens] tant les radicaux qui ont soutenu Anies Baswedan ont multiplié les déclarations dirigées contre les Chinois ». Ayant elle aussi voté pour Ahok, une catholique, Retno Setyawati, 53 ans, se dit déçue de la défaite de son candidat, « un gouverneur qui avait su faire changer les choses concrètement pour le mieux dans la capitale ces quatre dernières années ». « Mais qu’est-ce que j’y peux ? Je dois bien accepter le verdict des urnes », ajoute-elle, tout en doutant que le nouveau gouverneur puisse faire aussi bien que le gouverneur sortant. « Je crains que [Anies Baswedan] ne prête trop l’oreille à ceux qui l’ont élu et que cela fasse le lit du radicalisme à Djakarta », précise-t-elle.

« Gouverneur, président »

A en juger par certaines réactions du côté du QG électoral d’Anies Baswedan, l’inquiétude pourrait gagner les Indonésiens d’origine chinoise ou appartenant à des minorités religieuses. « Aujourd’hui nous avons gagné les élections et nous avons battu un gouverneur chinois qui a longtemps été au pouvoir et qui ne nous a pas considérés en tant que musulmans. Désormais, nous serons plus en capacité de mettre en œuvre ce que nous voulons », affirmait ainsi devant les journalistes Mohammad Saleh, ancien officier de l’armée et leader autoproclamé d’une milice musulmane. «  Cela comprend donner la priorité aux Indonésiens sur les étrangers, y compris les Chinois. Pendant longtemps, ils nous ont dominés. Faisons en sorte maintenant de gagner les élections de 2019 », continuait ce militant.

De fait, après ces élections à Djakarta, où, par le passé, le poste de gouverneur a pu servir de marchepieds vers la présidence de la République, les partisans d’Anies Baswedan, une fois leur victoire acquise, ont rapidement entonné le slogan « Gouverneur, président ». Pour eux, la victoire de Baswedan doit être le prélude au succès, aux présidentielles de 2019, de Prabowo Subianto, ancien général et candidat battu aux présidentielles de 2014 par Joko Widodo.

Dans le discours qu’il a prononcé pour reconnaître sa défaite, Ahok, 50 ans, a appelé chacun à retourner au travail dans le calme. « Nous avons six mois avant l’inauguration du nouveau gouverneur [en octobre 2017] et nous allons finir notre travail. Nous espérons qu’à l’avenir tout le monde oubliera cette campagne électorale », a-t-il affirmé, en ajoutant qu’il comptait sur Anies Baswedan et son co-listier pour « poursuivre notre œuvre [au service des habitants de la capitale]  ». Ahok n’a pas pour autant annoncé son retrait de la vie politique : « A nos supporters, je dis que nous comprenons que vous êtes déçus, mais c’est ainsi parce que Dieu l’a décidé ainsi. En 2007, j’avais aussi perdu les élections et j’avais dit à mes soutiens : ‘Soyez patients, c’est la volonté de Dieu’. Et vous savez quoi ? En 2024, je peux redevenir gouverneur de Djakarta, on ne sait jamais ! »

Dans l’immédiat, le procès pour blasphème intenté contre Ahok a connu une nouvelle étape ce jeudi 20 avril. Les parties en présence devaient entendre le réquisitoire du ministère public. Estimant que les preuves étaient insuffisantes pour une condamnation au titre de la loi contre le blasphème (passible de cinq ans d’emprisonnement), le procureur a requis une peine de prison d’un an pour « harcèlement envers les oulémas » ; il a aussi demandé deux ans de « mise à l’épreuve », équivalent à une peine de sursis. Les avocats de la défense plaideront le 25 avril, avant un verdict attendu pour la mi-mai.

Source : Eglises d’Asie