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Inde – Détenu depuis plus de 14 mois, le père Tom Uzhunnalil appelle à l’aide

Plus de quatorze mois après son enlèvement par un groupe djihadiste à Aden, au Yémen, le P. Thomas (Tom) Uzhunnalil, prêtre salésien indien, est apparu sur une vidéo – la deuxième du genre depuis sa disparition – pour appeler à l’aide du fait de la faiblesse de son état de santé et affirmer, peut-être sous la contrainte de ses ravisseurs, que les contacts pris par ces derniers avec le gouvernement indien et les autorités ecclésiastiques n’ont rien donné.

La vidéo, d’une durée d’un peu plus de 90 secondes, a été mise en ligne le 8 mai par le site d’information en ligne Aden-TM. On y aperçoit le P. Tom Uzhunnalil amaigri et le visage mangé par une grande barbe blanche. Il déclare que ses ravisseurs le « traitent bien dans la mesure de leurs moyens » et, la voix plutôt faible, il affirme que « [sa] santé se détériore rapidement » et qu’il a besoin « d’être hospitalisé dès que possible ». On sait par ailleurs que le missionnaire salésien est sujet au diabète et souffre d’hypertension.

Obtenir sa libération

C’est la seconde vidéo sur laquelle apparaît le P. Uzhunnalil. Le 26 décembre dernier, une première vidéo avait été mise en ligne sur Internet, apportant au moment de Noël une preuve qu’il était en vie, plus de neuf mois après son enlèvement, le 4 mars 2016. Le missionnaire, là encore peut-être sous la pression de ses ravisseurs, faisait alors état du fait qu’il était oublié de tous et que s’il avait été un Occidental, les autorités étatiques et ecclésiastiques auraient déjà obtenu sa libération. Il en appelait au pape François pour sa remise en liberté.

Dans cette nouvelle vidéo, le missionnaire apparaît avec un écriteau sur les genoux où est inscrite la date du 15 avril 2017. Il redit que ses ravisseurs ont contacté « les autorités indiennes et l’évêque d’Abou Dhabi », mais que la réponse de ceux-ci « n’est pas encourageante ». « Je suis très triste », ajoute-t-il encore, « car toutes les tentatives pour obtenir ma libération n’ont pas été épuisées ».

Contacté par Eglises d’Asie, « l’évêque d’Abou Dhabi », Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale, s’est refusé à tout commentaire, « à la demande des services [de renseignement] ». Résidant à Abou Dhabi, Mgr Hinder a juridiction sur les territoires d’Oman, des Emirats Arabes Unis et du Yémen.

Un prêtre dédié à sa mission

Le 4 mars 2016, le P. Tom Uzhunnalil se trouvait à Aden, au foyer pour personnes handicapées tenu par les Missionnaires de la Charité dont il était l’aumônier. Des hommes en armes ont fait irruption et y ont exécuté quatre religieuses et douze de leurs collaborateurs (onze musulmans et un chrétien éthiopien). Sur les six missionnaires présents lors de l’attaque, trois étaient de nationalité indienne – deux sœurs Missionnaires de la Charité, dont une a survécu à l’attaque, et le prêtre salésien kidnappé. Originaire de Kottayam, au Kerala, le P. Uzhunnalil est membre de la communauté salésienne de Bangalore, dans le sud de l’Inde. Présent au Yémen depuis 2010, il était retourné pour un court séjour en Inde en 2015 avant de revenir auprès de sa mission au Yémen, en dépit d’un avis du gouvernement indien déconseillant à ses ressortissants de se rendre dans ce pays en proie à une guerre civile meurtrière depuis mars 2015. Selon sa famille, le P. Uzhunnalil, entièrement dédié à sa mission, avait néanmoins choisi de repartir au Yémen.

Bien qu’aucune information fiable n’indique par quel groupe terroriste le missionnaire indien est effectivement détenu, les analystes estiment qu’il pourrait l’être par un groupe affilié à l’organisation Etat islamique et que cette deuxième vidéo constitue pour ses ravisseurs un moyen de faire pression afin de relancer ou de faire aboutir les négociations visant à sa libération.

Source : Eglises d’Asie

Asie #NLQ

Inde – Une nouvelle maison des Missionnaires de la Charité en Orissa, “lumière de l’évangile”

Les Missionnaires de la Charité ouvrent une nouvelle maison au sein de l’Etat de l’Orissa, dans l’est de l’Inde. La nouvelle communauté des religieuses de sainte Teresa de Calcutta se trouve dans le district bien connu de Kandhamal, qui fut le théâtre des violences antichrétiennes de 2008. L’archevêque de Cuttack Bhubaneswar, Mgr John Barwa, indique ainsi : « Il s’agit d’un rêve qui a été fait pendant longtemps, que d’ouvrir une communauté religieuse féminine au sein de la paroisse Saint Antoine de Padoue de Salimaguchha, au sein du district de Kandhamal. Maintenant, après différents contacts, Dieu nous a écouté et les Missionnaires de la Charité ont accepté d’ouvrir une maison en ce lieu ».
La cérémonie d’ouverture, avec la bénédiction de la communauté, est prévue pour le 13 mai 2017, jour de la mémoire de Notre-Dame de Fatima. « Je voudrais remercier sœur Prema, Supérieure générale des Missionnaires de la Charité, et sœur Olivet, Supérieure régionale en Orissa, pour avoir accueilli notre invitation à collaborer dans le ministère pastoral à Kandhamal », poursuit l’archevêque en rappelant qu’il s’agira là de la troisième communauté des Missionnaires de la Charité dans ce district, les deux autres se trouvant l’une dans la paroisse Saint Sébastien de Saramuli et Maria, et l’autre en la paroisse de la Mère de Dieu de Sukananda, toujours au sein de ce même district.
Sœur Olivet explique : « Nous sommes heureuses d’ouvrir notre nouvelle maison dans ce district. La population a besoin de notre service. Nous travaillons au profit des pauvres et portons la semence du Royaume de Dieu dans cette partie du monde. Avec la grâce et la miséricorde de Dieu, nous ferons de notre mieux pour être proches de la population locale, en soignant les plus pauvres, en oeuvrant en faveur du bien commun, en renforçant la foi en Dieu, en promouvant la paix et l’harmonie dans la région ».
La maison des missionnaires constituera « une lumière de l’Evangile » dans un contexte encore marqué par la souffrance et le malaise, l’injustice, la pauvreté et la marginalisation. Les violences antichrétiennes de 2007 et surtout celles de 2008 ont fait plus de 100 victimes et créé 56.000 sans abri. Différentes églises et institutions chrétiennes de Kandhamal furent alors endommagées.

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