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« Jean Cassien fête la Saint-Victor » – Spectacle historique le 21 juillet 2019 à l’Abbaye Saint-Victor (Marseille (13))

Dimanche 21 juillet 2019 à 19h30
sur le parvis de l’Abbaye Saint-Victor

Depuis un an, nous célébrons la Saint-Victor pour commémorer l’histoire de l’abbaye. Venez découvrir un moment historique : Jean Cassien arrive d’Alexandrie, est accueilli par l’évêque Proculus et découvre Marseille.
Comment sera-t-il convaincu de fonder un monastère sur cette rive du Vieux-Port ?

Avec Numerus Invictorum, troupe d’archéologues
Entrée libre !

Articles #Europe non francophone #NLH #NLQ

A la rencontre de l’Abbaye de Novy Dvur, l’unique abbaye trappiste Tchèque !

Un article proposé par Divine Box.

Avez-vous déjà entendu parler de l’abbaye de Nový Dvůr, en République tchèque ? Elle est l’une des filles de l’abbaye trappiste de Sept-Fons, en Bourgogne. Ce monastère dynamique rayonne par la jeunesse de ses membres, et ne manque de susciter la curiosité dans une région durement marquée par l’athéisme au XXe. Construite dans une ancienne ferme, les moines y travaillent la terre et élèvent des moutons, mais réalisent aussi d’excellentes moutardes. Divine Box vous en dit plus juste en dessous !

Ci-dessus, les moines de Nový Dvůr chantent l’office dans leur toute nouvelle église, construite au début des années 2000 — Divine Box

Novy Dvur, une fondation française

L’abbaye de Nový Dvůr est une abbaye trappiste qui fut fondée en 2002 dans l’ouest de la République tchèque, à quarante kilomètres de l’Allemagne. Mais c’est en France que tout commence, en août 1991. L’abbaye bourguignonne de Sept-Fons ouvre alors ses portes à six jeunes Tchèques. On est en effet juste après la chute du rideau de fer, et beaucoup de jeunes en recherche de foi décident de rentrer au noviciat en France. L’abbaye de Sept-Fons accueillera ainsi en quelques années une vingtaine de jeunes tchèques.

Ce petit groupe restera pendant dix ans, le temps de sa formation, auprès des moines français, puis retournera s’installer en République Tchèque dans une ancienne ferme, rachetée en 1999 par l’abbaye de Sept-Fons. Cet ancien bâtiment et son immense domaine datent de 1760. Mais parce qu’il fut laissé à l’abandon pendant de très nombreuses années, les moines doivent se lancer dans de grand travaux de modernisation. C’est ainsi dans l’ancienne écurie qu’ils vont par exemple installer l’hôtellerie ! En seulement deux ans, les travaux sont terminés et l’inauguration a lieu en 2002. Le monastère prend alors le nom de « Nový Dvůr », soit en français : la Cour-Neuve. Le complexe est en effet un ensemble de cours et de bergeries, qui faisait autrefois partie de l’abbaye des Prémontrés de Tepla. En décembre 2011, le nouveau prieuré est élevé au rang d’abbaye.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères : en 2000, la moitié d’entre eux n’avaient même pas 20 ans ! Le père abbé est français, ce qui aide les moines à conserver des relations privilégiées avec l’abbaye de Sept-Fons.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères – Divine Box

À travers champs

Le quotidien des moines est rythmé par la prière et le travail, selon la règle de saint Benoît. En plus de leurs sept offices par jour (le premier est à 3h15 du matin !), ils entretiennent leurs terres et élèvent une cinquantaine de moutons. Ils s’occupent en effet du bois de leur forêt pour se chauffer écologiquement grâce à son rebut. Mais on leur a également demandé de gérer quelques forêt publiques alentours !
Grâce à leurs moutons, ils réalisent une délicieuse viande séchée d’agneau. Son élaboration s’est cependant arrêtée il y a quelques mois, pour que les frères puissent se concentrer davantage sur l’élevage, et proposer aux producteurs locaux une viande de qualité.

Les moines profitent des aménagements et des terres de l’ancienne ferme pour élèver un troupeau d’une cinquantaine de moutons – Divine Box

Prenez-en de la graine (de moutarde !)

Les moines sont aussi bien occupés dans leurs ateliers pour confectionner tout un tas de produits monastiques. Ils produisent en effet toute une gamme de produits cosmétiques, labélisés « ÉCOCERT » : un baume à lèvre, des savons, une crème pour le visage, baume réparateur… Sélection des ingrédients, conception et fabrication, les moines font tout eux-mêmes !
Côté alimentaire, ils produisent également un Nutella bio et « fait maison ». Mais leur spécialité est sans conteste la moutarde : bio à l’ancienne, bio aux olives, à la tomate etc… Il y en a pour tous les goûts ! Chacune de leur recette de moutarde est bien entendu complètement originale et inventée par leurs soins. Pour réaliser leurs moutardes, ils sélectionnent chacun des ingrédients. La plupart sont ainsi directement issus de l’agriculture biologique ! Ils broient eux-mêmes les grains de moutarde avec leur meule de pierre, puis les trempent dans du vinaigre coupé d’une eau captée directement dans la forêt environnante. Après une longue maturation de plusieurs semaines, ils mettent enfin tout en pot à la main, et le tour est joué !

La plupart des ingrédients des moutardes des moines de Nový Dvůr sont issus de l’agriculture biologique – Divine Box

Et pour goûter leurs produits ?

Grâce aux liens privilégiés qui unissent l’abbaye de Nový Dvůr à l’abbaye de Sept-Fons, leurs produits issus de l’artisanat monastique sont facilement disponibles en France. Notamment à la boutique de l’abbaye de Sept-Fons, à Dompierre-sur-Besbre. Ou encore sur la boutique en ligne de Divine Box, en cliquant juste ici !

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Stage de peinture d’icônes à l’Abbaye de Melleray (44) du 9 au 13 septembre 2019

Du 9 au 13 septembre 2019 sera organisé à l’Abbaye de Melleray un stage de peinture d’icônes. Ce stage est accompagné par Jacques Bihin, formé au monastère de Chevetogne en Belgique, diacre permanent à la paroisse Saint-François à Louvain-la-Neuve. Initiateur de l’association Icône contemporaine qui a pour objectif de participer à l’élan de la nouvelle évangélisation par le développement d’une pastorale de l’icône.

Ce stage est ouvert à tous : du débutant qui n’a jamais peint, à celui qui désire se perfectionner. Il est nécessaire d’avoir une capacité de concentration suffisante (6 heures de peinture par jour), et avoir une bonne compréhension du français.
Le rythme d’une journée : 2 x 3 heures de peinture accompagnée par jour, et 2-3 conférences en soirées par semaine.

Le stage se déroulant à l’Abbaye de Melleray, les participants auront la possibilité de vivre l’Eucharistie quotidienne, et de partager la prière de la communauté du Chemin Neuf.

Pour les débutants, il est proposé deux sujets à réaliser pendant la semaine :
– une icône du visage du Christ, en suivant les étapes du syllabus, à réaliser dans un des formats suivants : 15×20 cm, 18×24 cm.
– un petit paysage iconographique à peindre sur feuille aquarelle A4.
Après avoir participé à un premier stage :
Le sujet est libre, pourvu que se soit une icône, et que l’on soit prêt à préparer sa peinture en effectuant les exercices sur feuilles, selon les indications du professeur.

Contact : Benoit Lamandé
06 62 69 41 37
E-mail :benoitlamande@free.fr
Site Web :https://sites.google.com/site/iconecontemporainecathobe/home

Articles #En France #NLH #NLQ

Comment la formule des liqueurs de la Grande Chartreuse reste-t-elle secrète ?

Un article proposé par Divine Box.

Parmi tous les produits monastiques du monastère de la Grande Chartreuse connaissez-vous les liqueurs de la Grande Chartreuse ? Depuis 1737, les chartreux élaborent dans leur monastère, logé au creux d’un vallon alpin, des liqueurs à la renommée mondiale. Comment expliquer un tel engouement ?

 

Si le goût inimitable des liqueurs de la Grande Chartreuse y est pour beaucoup, c’est sans aucun doute à cause de leurs recettes, qui sont en effet top secrètes ! Inchangées depuis leurs créations il y a quelques siècles, elles se basent toutes sur la formule d’un mystérieux manuscrit, datant de 1605… et auquel seul les Chartreux ont accès !

 

Les méthodes modernes d’investigation n’ont toujours pu percer le secret d’élaboration des précieuses liqueurs. Bien que de multiples contrefaçons des liqueurs de la Grande Chartreuse existent, elles n’ont jamais réussi à imiter l’original.

 

Pourquoi personne n’arrive-t-il à imiter les liqueurs de la Grande Chartreuse ? Comment les moines font-ils pour garder leurs recettes top secrètes ? Aujourd’hui Divine Box vous donne les 6 raisons pour lesquelles leur recette est inimitable, et pour un sacré bout de temps encore !

Les liqueurs de la Grande Chartreuse sont produites depuis des siècles, et il en existe aujourd’hui toute une ribambelle – Crédit Photo : DR

 

1/ Une recette top secrète

Les liqueurs de la Grande Chartreuse sont très anciennes. L’élixir végétal de la Grande Chartreuse, la Chartreuse Verte et la Chartreuse Jaune (pour ne citer que les plus connues d’entre elles), ont été respectivement créées en 1737, en 1764 et en 1838 ! Malgré les siècles traversés, leurs recettes sont toujours top secrètes, pour 3 raisons :

 

Une ancienne formule, unique et mystérieuse

Les recettes des liqueurs de la Grande Chartreuse se basent toutes sur une unique formule, celle d’un mystérieux manuscrit, que les Pères Chartreux ont reçus à Paris, en 1605 des mains du maréchal d’Estrées. Ce manuscrit contiendrait la recette d’un « élixir de longue vie » à base de 130 plantes. De quand date cette formule ? Qui l’a écrite ? Et pourquoi a-t-on voulu la donner aux moines chartreux ? Le maréchal d’Estrées ne le dit pas (et le sait-il, d’ailleurs ?), et personne ne le sait encore aujourd’hui ! Ainsi, seuls les moines chartreux ont vu et ont accès à cette formule unique au monde, à la base des différentes recettes !

 

Cachée dans un coffre au sein du monastère

Et aujourd’hui ? Le fameux parchemin de 1605 demeure caché des regards indiscrets. Il est en effet dissimulé dans un coffre, enfoui dans les tréfonds du monastère de la Grande Chartreuse. Seul le supérieur de la communauté en a les clefs !

 

Une recette à l’accès limité

Parmi les moines du monastère de la Grande Chartreuse eux-mêmes, le silence reste d’or : ils ne sont que deux moines a connaître la précieuse formule. II s’agit du procureur du monastère et maître de chai Dom Benoit (71 ans), et de son adjoint le maître herboriste Frère Jean-Jacques. C’est à eux que revient aujourd’hui la lourde charge de perpétrer la tradition liquoriste du monastère. Eux seuls connaissent, et en détail, le processus de fabrication des liqueurs de la Grande Chartreuse, secret depuis quatre siècles.

 

(Pssst, si vous souhaitez savoir tout ce qu’on peut réussir à connaître de la recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse, on en a fait une liste dans notre article « 12 infos insolites sur l’élixir de la Grande Chartreuse » !)

Ci-dessus, Frère Jean-Jacques (à gauche) et Dom Benoît (au milieu), les deux seules personnes au monde à connaitre les secrets de la formule des liqueurs de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Pinterest @Delachartreuse

2/ Un savoir-faire d’exception

Même si un petit malin arrivait à se procurer la formule du manuscrit de 1605, il aurait encore du boulot à faire pour égaler les liqueurs de la Grande Chartreuse ! Car le secret des moines réside aussi dans leur savoir-faire, transmis au sein de la communauté depuis des centaines d’années ! Un artisanat monastique inégalé et inégalable pour cinq raisons :

 

Des dosages millimétrés

Les dosages des plantes sont connus de frère Jean-Jacques et dom Benoît seuls. Ils se font à la pincée et à la poignée, comme autrefois. Autant dire qu’il faut les connaître sur le bout des doigts, c’est le cas de le dire !

 

Un temps de distillation essentiel

Puisqu’ils sont les seuls à connaître les subtilités de la recette, frère Jean-Jacques et dom Benoît sont aussi les seuls à contrôler la liqueur obtenue par distillation avant de la mettre à vieillir. Eux seuls connaissent les durées adéquates de distillation, et peuvent savoir si tout s’est bien passé comme prévu !

 

Un temps de vieillissement irremplaçable

Les moines sont également les seuls au monde à connaître la durée de vieillissement des liqueurs de la Grande Chartreuse en tonneaux et foudres. Eux seuls savent et décident quand celles qui dorment dans la plus grande cave à liqueur du monde (164 mètres de long !), sont prêtes à être dégustées !

 

Un palais exceptionnel

À la fin du processus, c’est tout simplement leur goût, aguerri par des années d’expérience, qui juge si les liqueurs de la Grande Chartreuse ainsi obtenues peuvent être embouteillées et commercialisées ! Sans leur palais et leur habitude inégalés, donc, impossible de copier ce savoir-faire !

 

Une coloration naturelle unique au monde

Les frères chartreux sont aussi les seuls liquoristes au monde à connaître le secret de la coloration verte par les plantes. Eh oui, vous ne le saviez peut-être pas, mais on ne sait toujours pas, à l’heure actuelle, donner aux liqueurs une couleur verte qui soit naturelle. On utilise encore des colorants. Les moines des monastère de la Grande Chartreuse, eux, le savent pourtant depuis 300 ans… Et ils sont les seuls ! Le « vert chartreuse », c’est d’ailleurs le nom officiel d’une couleur ! Plutôt classe, non ?

 

Si vous nous avez lu jusqu’ici c’est que vous êtes un petit curieux et plutôt sage, alors rien que pour vous, on vous donne trois petits secrets du savoir-faire des liqueurs de la Grande Chartreuse, qu’on a réussit à grappiller par-ci par-là :

 

  • On sait qu’une des distillations d’une des liqueurs de la Grande Chartreuse dure 7 heures.
  • On sait aussi qu’un tiers des 130 plantes provient directement des Alpes. L’autre moitié ? Du reste du monde…
  • Les liqueurs vieillies en cave y dorment entre trois et neuf ans.

Les liqueurs de la Grande chartreuse sont mises à vieillir entre trois et neuf ans dans les caves du monastère, les plus grandes caves à liqueur du monde (164 mètres de long) – © Zeppelin – tous droits réservés

 

3/ Une recette super complexe !

Si la recette est inimitable, c’est aussi parce qu’elle est très complexe ! C’est en 1605 que les chartreux reçoivent la recette d’un « élixir de longue vie » sur un parchemin. Mais ce n’est qu’en 1737 que la recette est officiellement déchiffrée par le frère Jérôme Maubec, l’apothicaire du monastère de la Grande Chartreuse ! Les moines ont donc eux-mêmes mis 132 ans à en déchiffrer tous les mystères !

 

On sait ainsi par exemple que la couleur originale de la fameuse liqueur verte était… le rouge ! Et si l’on en croit les témoignages, son goût était loin de faire l’unanimité ! C’est bien la preuve que les pères chartreux n’ont pas mis au point la recette en un jour.

 

130, c’est aussi le nombre de plantes utilisées dans la recette des liqueurs de la Grande Chartreuse, nous l’avons vu. Et cela représente, à l’époque du manuscrit, quasiment l’intégralité des plantes médicinales connues ! Niveau complexité, on peut donc difficilement faire plus…

C’est frère Jérôme Maubec qui, en 1737, a réussit le premier à mettre au point la recette définitive de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Infotourisme

4/ Une transmission des secrets ultra sécurisée !

Les moines font très attention à ce que les secrets des liqueurs de la Grande Chartreuse puissent se transmettre de génération en génération, et selon les meilleures conditions. Pour cela, certaines précautions bien précises existent, résultat de plusieurs siècles d’expérience et de pratique :

 

À deux, c’est toujours mieux !

Les moines sont toujours deux à connaître la recette des liqueurs de la Grande Chartreuse. Ainsi, si l’un des deux, par malheur, se portait mal, ses connaissances et son expérience ne disparaitraient pas avec lui… Quand l’un des deux moines meurt ou quitte sa charge à cause de sa vieillesse, un nouvel apprenti est immédiatement formé.

 

Une protection VIP

C’est dans le même esprit que dom Benoît et frère Jean-Jacques ne se déplacent jamais dans la même voiture, lorsqu’ils se rendent à la distillerie. Ainsi, si un malheureux accident survenait, la recette et toutes ses techniques resterait malgré tout saine et sauve !

 

Du correcteur liquide

Lorsque le monastère s’approvisionne en plantes auprès de grossistes et de cueilleurs, le contenu de chaque facture est rigoureusement masqué d’un coup de correcteur liquide par Frère Jean-Jacques… Celui qui comptait fouiller les poubelles du monastère à la recherche d’une éventuelle note de comptabilité serait bien embêté !

 

Une production ultra concentrée

Il faut aussi éviter que les secrets de la recette ne s’ébruitent auprès des 70 employés de la distillerie (qui n’est située qu’à 12km du monastère), et qui secondent les moines dans leurs opérations. Pour cela, les plantes sont triées, broyées, pesées et mélangées directement au sein du monastère, et par les moines eux-mêmes. Ils font cela dans la « salle des plantes », l’ancienne boulangerie du monastère.

 

Des sacs numérotés

Les employés de la distillerie suivent d’ailleurs les instructions des moines au pied de la lettre… sans toujours comprendre ce qu’ils font ! Ils reçoivent en effet directement de la main des moines les sacs de plantes séchées, sans savoir ce qu’ils contiennent. Car les sacs ne sont pas transparents… et ils ne portent pas de noms ! Les moines les numérotent soigneusement un par un, comme chez Coca-Cola !

C’est Dom Benoît lui-même qui contrôle la distillation des liqueurs de la Grande Chartreuse avant leur mise en fût – © Zeppelin – tous droits réservés

5/ Une formule au-dessus des lois !

La formule des liqueurs de la Grande Chartreuse est vieille de plusieurs siècles. Elle n’a donc jamais fait l’objet d’un brevet. Elle n’est pas non plus une marque déposée ou protégée… Car tout cela n’existait pas au moment de sa création ! Et c’est tant mieux pour les moines, car sinon leurs recettes seraient tombées dans le domaine publique au bout de 70 ans !

 

Les moines de la Grande-Chartreuse sont ainsi les seuls à partager, avec la firme Coca-Cola, une dérogation spéciale de l’Etat pour préserver le secret d’une fabrication.

 

« Substances végétales, alcool et sucre » : c’est tout ce qu’on peut savoir de la composition des liqueurs de la Grande Chartreuse. Et c’est légal !

Les recettes des liqueurs de la Grande Chartreuse bénéficient d’une dérogation spéciale de l’État : elles ne sont ainsi soumises à aucun brevet, marque déposée ou protégée – © Zeppelin – tous droits réservés

6/ Un matériel sur-mesure

Les moines utilisent, pour les liqueurs de la Grande Chartreuse, des alambics uniques au monde : ils en possèdent en effet des exemplaires en cuivre datant du 19e siècle. Ceux-ci sont encore utilisés de nos jours pour certaines séries de liqueurs, et pour certaines expériences. À l’époque, ils ont été conçus spécialement pour le monastère de la Grande Chartreuse et leurs précieuses liqueurs !

 

Aujourd’hui, les moines utilisent des alambics en inox plus modernes. Ils sont aussi assez spéciaux puisqu’ils peuvent être contrôlés par informatique depuis les cellules des moines, l’église, les chapelles, le cloître et même le réfectoire ! Ils permettent ainsi de respecter la vie contemplative des moines.

Le monastère de la Grande Chartreuse possède encore plusieurs alambics centenaires en cuivre, qui sont toujours utilisés pour certaines expériences – Divine Box

Où acheter les liqueurs de la Grande Chartreuse ?

Si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté de Grenoble, pas de panique il reste la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter les produits du monastère de la Grande Chartreuse.

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Pèlerinage des Pères de famille du 5 au 7 juillet 2019 à Puimisson (34)

Comme chaque année le premier WE de juillet, les Moines de saint Joseph accompagnent plusieurs des routes qui se dirigent vers Saint-Joseph de Mont-Rouge (34), en communion spirituelle avec les Pères qui marchent vers Cotignac.

Enseignements, prière, partage, temps fraternels : tous les ingrédients pour un super pélé !

Épouses et enfants sont invités à rejoindre pour la messe dominicale de 11h.

Infos et inscriptions : jgbionnet@free.fr – 0660675526

Programme

Pour la “Route du Nord”
Vendredi 5
Rdv à 9h00 devant l’église de Vailhan : Collation + envoi du pèlerinage (départ possible de Mont-Rouge en car à 8h15)
18h00 : Arrivée au domaine Allegria

Samedi 6
8h00 : Départ du domaine Allegria
9h00 : Messe des pères présidée par Mgr Carré à Mougères
10h00 : Départ pour Saint-Joseph de Mont-Rouge (arrivée vers 17h30)

Plus d’informations

En France #NLH #NLQ

Monastère du Jassonneix : son histoire, sa nouvelle communauté et ses produits !

Un article proposé par Divine Box.

Cette semaine, direction le monastère du Jassonneix (prononcer « jassonné ») en Corrèze, avec Divine Box ! Un monastère bien connu notamment pour ses incroyables confitures et gelées.

On va vous parler de son histoire liée à celle de l’abbaye de La Coudre, de leur changement d’activité et de communauté il y a quelque temps, et bien sûr de leur délicieuses confitures ! Au fait saviez-vous que les soeurs possédaient près de 600 pieds de myrtilles ?

Allez, on vous fait découvrir tout ça !

 

 

Les débuts du monastère du Jassonneix 

Allez hop, remontons le temps, direction le début du XIXe siècle. Notre périple commence en effet en 1816, quand dix moniales cisterciennes reviennent de Westphalie (en Allemagne), une fois passés les troubles de la Révolution. Elles ré-occupent alors l’ancien prieuré Sainte- Catherine à Laval pour en faire l’abbaye de la Coudre.

Rapidement, la communauté fleurit et peut envoyer de nombreuses fondations en France et à l’étranger. En 1970 notamment, l’Évêque de Tulle sollicite l’abbaye de la Coudre pour une fondation en Corrèze. C’est partiiii !

En 1971, une certaine Madame des Places offre alors une vieille propriété corrézienne aux soeurs pour s’installer. Mais le temps de gérer tout le bazar de la succession, ce n’est finalement qu’en 1981 que trois soeurs de la Coudre arrivent… au Jassonneix !

Elles arrangent alors petit à petit le vaste domaine seigneurial de cent hectares, qui comprend notamment une maison de maître du XVIIIe siècle et une chapelle du XIVe siècle. On vous laisse imaginer l’excitation des débuts… !

Le prieuré Sainte-Catherine, début XIXe siècle, dessiné par Jean-Baptiste Messager – Divine Box

Les myrtilles du Jassonneix 

Fidèles à la tradition de la règle de saint Benoît « ora et labora » (prie et travaille), les soeurs trappistines s’organisent rapidement pour travailler pour leur subsistance. Elles démarrent en empaillant des chaises (c’était une première pour toutes les soeurs !), puis rénovent des matelas en laine grâce au talent de couturière d’une des soeurs.

Un beau jour d’octobre, la Chambre d’Agriculture, souhaitant essayer d’implanter des myrtilles dans la région, leur propose de planter gratuitement 600 pieds de myrtilles dans la propriété. Plutôt sympa, non ? Le monastère du Jassonneix est assez grand, mais changer d’activité n’était pas évident.

Finalement, voyant à l’époque les couleurs éclatantes des champs de myrtilles, les soeurs ont craqué et ont accepté ! À partir de 1987, elles cultivent donc des myrtilles, pour en faire entre autres d’excellents produits monastiques comme des confitures.

Pour la petite histoire, c’est notamment la culture des myrtilles qui a permis à la communauté de gagner la confiance des habitants de la région (de tradition peu religieuse), qui étaient au départ sceptiques de leur arrivée. Que voulez-vous, des soeurs en bleu de travail dans des champs de myrtilles, ça fait son effet !

Champ de myrtilles devant le monastère du Jassonneix, en Corrèze – Divine Box

Des bernardines au Jassonneix !

Mais en 2018, les quatre dernières trappistines encore sur place, devenues trop âgées, doivent quitter le monastère… Heureusement, elles sont remplacées illico par une dizaine de moniales, appelées « bernardines ». Cette communauté toute jeune, fondée en 2011, est proche de l’idéal trappiste, et grandit sous la houlette matérielle et spirituelle des moines de Sept- Fons en Auvergne.

Par ailleurs, les anciennes soeurs trappistines du monastère ont été accompagnées par la mère abbesse de l’abbaye de la Coudre et deux évêques différents. Pas de risque, elles sont entre de bonnes mains !

Aujourd’hui, les bernardines du monastère du Jassonneix sont constituées en « association publique de fidèles », premier stade d’une communauté monastique. Elles sont dix et suivent la règle de saint Benoit : « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles d’une communauté (hôtellerie, magasin, ménage…), les soeurs poursuivent l’historique cueillette de myrtilles et l’atelier de confitures, gelées et autres confits, pour le plus grand bonheur de nos papilles !

La culture des myrtilles tient bien sûr toujours une place prédominante dans la vie des soeurs. Elles en récoltent en effet chaque année, entre juillet et août, environ 4 tonnes ! Quelques bénévoles viennent les aider de temps en temps durant l’été.

Les myrtilles, fleurs et autres plantes cultivées par la communauté leur permettent de faire d’excellentes confitures, gelées et confits : plus de 50 recettes aujourd’hui ! Le secret du goût si pur et intense et leur artisanat monastique ? L’eau de source !

Il paraît que les fruits prennent le goût de l’eau dont ils sont arrosés. La pureté de l’eau de source du monastère du Jassonneix serait donc à l’origine de la grande qualité des fruits récoltés sur place et donc du goût des confitures ! Et les produits monastiques du monastère du Jassonneix sont à découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Fontaine de l’eau de source dont bénéficie le monastère du Jassonneix – Divine Box

Pour continuer la lecture…

Pour les plus curieux qui veulent lire en intégralité notre article et découvrir d’autres anecdotes, cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère du Jassonneix.

Annonces #NLH #NLQ #Récollections/Retraites

Retraite de Lectio Divina sur l’Évangile de saint Jean du 25 au 31 août 2019 à Puimisson (34)

Durant cette retraite de Lectio Divina intitulée “Le livre des signes”, le Père Joseph-Marie Verlinde nous aidera à plonger dans la lecture savoureuse du 4ème évangile.

Enseignements, offices monastiques avec la communauté des moines et moniales, adoration du saint Sacrement, temps de méditation personnelle, rencontre avec un moine, possibilité de confession, cette retraite en silence est une véritable oasis au coeur de l’été, avant de mettre cap sur la rentrée.

Plus d’informations

Présentation

La Famille de Saint Joseph rassemble en une même famille spirituelle une branche monastique – les « Moines et Moniales de Saint Joseph » – et une branche laïque. La fraternité monastique – fondée en 1990 par le P. Joseph-Marie Verlinde – a choisi de suivre la Règle de st Benoît, vécue dans l’esprit de la Sainte Famille. Désireux de grandir « en grâce et en sagesse sous le regard de Dieu et des hommes » (Lc 2, 52), les frères et sœurs se mettent, comme Jésus et Marie à Nazareth, sous l’autorité de st Joseph. Les membres laïcs et les oblats vivent cette même spiritualité au cœur du monde.

Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

Récollection spéciale mariage du 30 mai au 2 juin 2019 à Puimisson (34)

3 jours pour redécouvrir les grâces du sacrement du mariage
Prédication : Père Joseph-Marie Verlinde

Pour qui ?
– Les fiancés qui se préparent à recevoir le sacrement du Mariage.
– Les couples mariés qui souhaitent se laisser renouveler dans la grâce de leur Sacrement de Mariage. (Mini-retraite pour vos enfants, animée par les Moines et Moniales de saint Joseph).

Inscription et infos complémentaires : mont-rouge@fsj.fr

Articles #En France #NLH #NLQ

Connaissez-vous le baume du Pèlerin des moines de Ganagobie ?

Un article proposé par Divine Box.

Vous avez un pèlerinage prévu pour bientôt ? Une marche en montagne cet été ? Pour vos pieds, pensez au baume du Pèlerin des bénédictins de Ganagobie (en Provence).

C’est une crème de massage pour les pieds à base d’huiles essentielles, à l’action naturelle réparatrice, nourrissante et antiseptique. Cette pommade est parfaitement adaptée pour les pieds secs, endoloris, échauffés ou crevassés. Rapide présentation de ce baume miracle de 50 ml !

Le baume du Pèlerin, ainsi que toute une gamme de produits de soin, est issu de l’artisanat monastique des moines bénédictins du monastère de Ganagobie, en Provence – Divine Box

Quelles sont les propriétés du baume du Pèlerin ?

Le baume du Pèlerin est une crème de massage pour le soin et l’hygiène des pieds, qui utilise les vertus naturelles des plantes médicinales. Grâce au savant mélange des huiles essentielles rigoureusement sélectionnées, il possède une triple action désodorisante, nourrissante et réparatrice :

  • Action désodorisante : le baume du Pèlerin élimine les odeurs désagréables dues à la transpiration, grâce principalement à l’huile essentielle de sauge.
  • Action nourrissante : le baume du Pèlerin nourrit en profondeur et assouplit les tissus de la peau, et évite leur échauffement, grâce aux huiles essentielles de sauge, de camphre, d’eucalyptus, de gaulthérie, de romarin et de menthe.
  • Action réparatrice : le baume du Pèlerin supprime en douceur les crevasses des orteils et du talon, les peaux mortes, rugosités et callosités. Grâce aux huiles essentielles de lavandin, d’eucalyptus, de girofle et de romarin.

 

Qui peut utiliser le baume du Pèlerin ?

Le baume du Pèlerin convient à tout adulte souhaitant procurer à ses pieds une petite touche de fraîcheur et de détente, avant, pendant ou après une longue marche. Le baume du Pèlerin est particulièrement recommandé pour :

1/ Les marcheurs et les pèlerins

Massé sur le pied, le baume du Pèlerin est extraordinaire :

  • Avant la marche pour éviter les futures odeurs de transpiration et les mauvaises traces de sueur.
  • Pendant les différents jours de marche pour hydrater et détendre la peau du pied et ainsi éviter les échauffements.
  • Après la marche, pour éliminer les différentes irrégularités de la peau.

 

2/ Les patients de réflexothérapie

La réflexothérapie, médecine ancestrale pratiquée par les Chinois, les Égyptiens ou encore les Grecs, consiste à masser une zone déterminée du corps dans le but d’obtenir une réaction favorable de l’organe ou des systèmes correspondants en question, pour rétablir leur fonctionnement normal. Or la voûte plantaire est l’une des principales zones-réflexes du corps. Une pression prolongée ou un massage lent de la plante des pieds grâce au baume du Pèlerin réactive la circulation sanguine, élimine les déchets (dépôts de cristaux d’acide urique, toxines…) et rééquilibre les flux d’énergie en lien avec l’organe correspondant.

Chaque année, une multitude de randonneurs visitent le monastère de Ganagobie (Xe siècle), qui les accueille avec son baume du Pèlerin – Crédits Photo : Mon RoadTripenProvence

Comment utiliser le baume du Pèlerin ?

Le baume du Pèlerin s’applique par massage localisé. Voici nos recommandations pour son utilisation.

1/ Quand appliquer le baume du Pèlerin ?

  • Le matin, après la toilette, pour pouvoir davantage profiter de son action désodorisante.
  • En tout, 2 à 3 fois par semaine maximum, si l’on souhaite bénéficier au mieux de ses vertus nourrissantes et réparatrices.

 

 2/ Comment appliquer le baume du Pèlerin ?

Pour un massage optimal avec le baume du Pèlerin, voici comment procéder :

  • 1) Massez lentement l’ensemble de la plante du pied en remontant de la pointe des orteils vers le talon. [1mn]
  • 2) Effectuez des pressions sur la zone du plexus solaire puis de la thyroïde. [1mn]
  • 3) Effectuez des pressions sur le gros orteil, du sommet de l’ongle vers la base. [1mn]
  • 4) Effectuez des pressions sur les autres orteils, du sommet de l’ongle vers la base. [1mn]
  • 5) Effectuez des pression puis un massage sur la ligne externe et la ligne interne en descendant vers le talon. [1mn]
  • 6) Effectuez des pressions sur toutes les autres zones de la plante du pied, en descendant vers le talon. [1mn]
  • 7) Pour finir, massez lentement à nouveau l’ensemble de la plante du pied en remontant de la pointe des orteils vers le talon. [1mn]
  • 8) Veillez à bien laisser reposer vos pieds 15mn minimum après chaque séance de massage.

 

Pour chacun des point précédents, pensez à toujours bien appliquer une petite noisette de baume du Pèlerin sur la peau. Si besoin, n’hésitez pas à renouveler la quantité.

Ah, et pour les non-initiés, une pression se fait avec le pouce de la main, le massage avec la paume.

 

Bien utilisé, le baume du Pèlerin convient parfaitement pour nourrir et hydrater les pieds secs et endoloris – Divine Box

Précautions d’emploi

1/ Précautions d’utilisation

  • Le baume du Pèlerin est un produit monastique : il n’est pas un médicament.
  • Le baume du Pèlerin ne convient pas aux personnes allergiques au camphre, au menthol ou à l’eucalyptol.
  • Ne pas avaler.
  • Éviter tout contact avec les yeux et les muqueuses : en cas de contact avec les yeux, les rincer abondamment à l’eau claire.

 

2/ Contre-indications

Attention, à cause des huiles essentielles qui le composent, le baume du Pèlerin :

  • Ne convient pas à la femme enceinte ou allaitante.
  • Ne convient pas aux enfants de moins de 6 ans (inclus).

Ce sont sans doute les plantes qui entourent le monastère de Ganagobie (ici de la lavande dans le cloître) qui ont inspiré les moines pour proposer leur baume du Pèlerin, aux huiles essentielles de plantes – Divine Box

Où acheter le baume du Pèlerin ?

Sur place bien sûr, au Monastère de Ganagobie en Provence ! Ou sinon directement en ligne sur la boutique monastique de Divine Box ! Cliquez ici pour acheter le baume du Pèlerin, ou ici pour découvrir les produits du monastère de Ganagobie.

Et pour les plus curieux,  cliquez ici pour avoir plus de détails sur le baume du Pèlerin, sa composition, son tarif habituel, etc.

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L’abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac : son histoire, ses hosties et ses produits !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac est un monastère trappiste qui se trouve en Provence près d’Avignon. Fondée en 1991, son histoire remonte en fait jusqu’à la Révolution française !

Aujourd’hui, les dix-sept soeurs trappistines de l’abbaye confectionnent notamment, entre leurs 7 offices quotidiens, des hosties pour les paroisses françaises, et de délicieux produits artisanaux. On vous fait la visite en 2 minutes ?

Ci-dessus, une soeur trappistine de l’abbaye de Blauvac fait un petit tour du propriétaire à Astrid – Divine Box

Sous le soleil

Nous sommes le 24 août 1834 à Maubec, un petit village provençal gorgé de soleil, lavande et autres grillons ! **kss kss kss*. Une communauté de soeur trappistes vient s’installer pour fuir l’agitation de Lyon et son urbanisation croissante. Auparavant, elle avait déjà fui les persécutions de la Révolution jusqu’en Suisse !

Malgré les conditions de vie difficiles et les épidémies sévères de l’époque, la communauté se porte bien dans ce nouveau lieu, et les vocations affluent en masse ! Les bâtiments deviennent ainsi rapidement trop petits, et la communauté doit construire un nouveau monastère tout beau tout propre.

Et pour assumer ces investissements colossaux, les soeurs vendent leurs bâtiments de Vaise, dans la banlieue de Lyon. Les travaux commencent alors sur les chapeaux de roues à Maubec. Allez, au travail !

En 1834, les soeurs de l’abbaye de Vaise s’installent dans le cadre magnifique du petit village de Maubec, en Provence – Crédit Photo : Coeur de Provence

Au boulot !

En fait, à cette période, la communauté est super pauvre. Et c’est sans compter les travaux titanesques que les soeurs doivent financer… C’est donc dans ce contexte que la communauté de Maubec lance différentes activités.

Dans un premier temps, les soeurs créent en 1847 la « maison Saint-Joseph ». Au sein de cette structure, elles forment scolairement et professionnellement des jeunes filles entre 6 et 18 ans.

Ensuite, les soeurs développent tout un artisanat monastique ! Travail de la soie, fabrication de nougat, production du « Quina », un vin fortifiant… Elles font tout !

Ci-dessus, le très beau clocher du village de Maubec – Crédit Photo : ProvenceWeb

Les soeurs rayonnent !

Malgré l’élargissement des bâtiments, Maubec devient vraiment trop petit : en 1860, elles sont 153 sur place ! Incroyable, non ? Seule solution alors : « fonder » de nouvelles communautés. Un groupe part ainsi de Maubec en 1852 pour Toulouse, un autre en 1875 pour ressusciter l’abbaye de Bonneval en Aveyron… cela continue jusqu’en 1931 pour redonner du peps à l’abbaye de Chambarand !

Mais en 1991, la crise des vocations et les charges d’entretien de Maubec obligent la communauté à déménager. Eh oui, encore ! Hop hop hop, direction Blauvac, toujours en Provence !

C’est en 1991 que les soeurs s’installent enfin dans la très belle abbaye de Blauvac – Divine Box

Abbaye de Blauvac : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les trappistines de l’abbaye de Blauvac sont dix-sept sur place et suivent la règle de saint Benoît. Embrassant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 4h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance. Elles réalisent notamment de délicieux produits monastiques : des financiers au chocolat, des guimauves à la lavande, des meringues, et même du nougat au miel avec le miel de lavande de l’abbaye de Sénanque !

Et en plus des tâches habituelles d’une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, sessions d’entraide…), les soeurs de l’abbaye de Blauvac, âgées de 32 à 93 ans, sont spécialisées dans la fabrication d’hosties. On vous dit tout dans quelques lignes !

Ci-dessus, soeur Claire-Geneviève lors de sa profession solennelle, en 2014 – Crédit Photo : Abbaye de Blauvac

Le pain béni de l’abbaye de Blauvac !

La fabrication des hosties est aujourd’hui la principale activité à l’abbaye de Blauvac. L’abbaye est même le premier producteur français d’hosties ! Dingue, non ? En marche depuis le 30 mai 1909, cette fabrique donne du travail aux soeurs au rythme de cinq heures par jour. Le petit plus ? Les soeurs s’adaptent à toutes les demandes : des hosties blanches ou dorées, elles en font même des sur-mesure pour les ostensoirs !

Et tout est à fait 100 % à la main : préparation de la pâte, cuisson, découpe… et même collage des étiquettes par les soeurs « anciennes » ! C’est pas beau, ça ? Un travail simple et efficace, en somme. Comme la recette d’ailleurs : de la farine du terroir, de l’eau, et… c’est tout ! Tout en suivant les normes ecclésiastiques évidemment !

Les soeurs de l’abbaye de Blauvac sont le premier fournisseur de France d’hosties ! – Crédit Photo : La Provence

Et pour acheter les produits des soeurs trappistes de Blauvac ?

Pour les rencontrer et papoter avec elles à la boutique de l’abbaye, il faut se rendre  au 994 route de Saint Estève, 84570 Blauvac ! Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter en Provence, pas de panique il reste la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits de l’abbaye de Blauvac.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac : son fondateur, son exil en Suisse, son installation à Lyon, sa petite fontaine pour les pèlerins, etc…