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L’abbaye de Lérins : des liqueurs au bord de l’eau

Un article proposé par Divine Box.

Saviez-vous que sur une île (presque) paradisiaque dans le sud de la France, à Saint-Honorat, était installée une communauté de moines cisterciens ? Ces derniers prient et travaillent, et sont notamment réputés pour leurs vins et leurs liqueurs. Divine Box vous emmène sous le soleil de l’abbaye,et vous fait découvrir la fabrication et les secrets de ces liqueurs de Lérins. En avant !

Une abbaye sur une île

 

Si la vie monastique existe sur l’île de Lérins depuis le Ve siècle, la communauté cistercienne qui l’habite maintenant est là depuis la fin du XIXe siècle. Elle a fait renaître l’abbaye qui avait dû fermer au moment de la Révolution française.

 

Aujourd’hui, 21 moines vivent à l’abbaye de Lérins selon la règle de saint Benoît, “prière et travail”. Sept offices quotidiens rythment leurs journées, et le reste du temps, ils s’affairent à différentes activités manuelles : l’accueil à l’hôtellerie, les vignes, les oliviers et bien sûr la distillation de liqueurs.

 

Il faut dire que même si l’île fait à peine quarante hectares, elle abrite quand même huit hectares de vignobles et deux-cents oliviers (dont certains de 500 ans !) : autant vous dire qu’il y a de quoi faire !

 

L’abbaye de Lérins est rayonnante : elle a des fondations en France, en Italie, au Québec et au Viêt-Nam, et est un véritable lieu de pèlerinage, un des rares où l’on se rend en bateau !

L’abbaye de Lérins est située sur l’île Saint-Honorat, dans l’archipel de Lérins au large de Cannes – Abbaye de Lérins

Pour faire des liqueurs, patience est mère de vertu !

 

Les moines de Lérins élaborent des liqueurs depuis le XIXe siècle, directement dans leur abbaye, sur l’île. Deux frères coordonnent le travail communautaire et sont notamment à la distillerie de quatre heures du matin à seize heures durant tout l’hiver, seule période où les températures sont optimales pour la distillation. Eh oui, le soleil du sud tape trop fort en été !

 

Aujourd’hui, c’est frère G. qui s’occupe d’approvisionner la distillerie en plantes. A son arrivée il y a vingt ans, il n’y connaissait pas grand chose, car il avait une formation… d’infirmier !

 

Pour produire des liqueurs, il faut que les frères fassent preuve de patience : les plantes doivent d’abord infuser calmement dans l’alcool… De deux semaines environ pour la liqueur de mandarine, jusqu’à plus de trois mois pour la liqueur de verveine !

Après le temps de macération, les plantes sont pratiquement décomposées et sont filtrées. En ajoutant un peu d’eau et de sucre, les frères obtiennent la liqueur finale (avec un volume d’alcool d’environ 35 %) !

Il reste ensuite la vérification au laboratoire, la mise en bouteille et l’étiquetage. On ne dirait pas, mais des dernières étapes prennent au moins quinze jours !

Et voilà, tout ça étant fait par les frères de A à Z, bien évidemment.

Frère G. est l’un des frères qui travaillent à la distillerie. Il s’occupe de la production des liqueurs depuis la macération jusqu’à l’étiquetage. – Abbaye de Lérins

Les liqueurs de Lérins : une collection variée

 

Au fil du temps, les frères de l’abbaye ont développé de nombreuses recettes. Ils produisent aujourd’hui toute une collection de liqueurs et chacune d’elle a ses petites particularités :

  • la liqueur de verveine est produite à partir de verveine récoltée directement sur l’île,
  • le Lérincello est entièrement naturel, et est fait avec des citrons de Menton bio,
  • la liqueur de mandarine est fabriquée avec de l’essence de mandarine selon une recette inventée par un jeune frère en 1994. Petit conseil des frères : elle est particulièrement adaptée à la confection de glaces et de gâteaux. Avis aux cuistots !

 

Dans la collection de liqueurs de Lérins, il y en a encore beaucoup d’autres : eau de vie de Marc, Lérina verte et jaune, liqueur de sénancole…Vous n’avez plus qu’à choisir !

 

À l’origine, les frères n’avaient le droit de boire les liqueurs qu’ils produisaient que le jour de l’an. Maintenant, la règle s’est un peu assouplie et la communauté peut savourer ses délicieuses productions de temps en temps… toujours avec modération bien sûr ! D’après eux, les liqueurs sont à consommer en digestif ou en cocktail, à température ambiante ou glacée. Alors si vous vous sentez l’âme d’un barman, lancez-vous !

Les frères de l’abbaye de Lérins produisent toute une collection de liqueurs avec chacune leurs saveurs spécifiques – Divine Box

Découvrir les produits de l’abbaye de Lérins

 

Si vous voulez découvrir les produits de l’abbaye de Lérins, le plus sympa reste d’aller rendre visite aux moines, puisqu’ils vendent tout dans les deux boutiques de l’abbaye sur leur île. Chouette occasion pour découvrir en même temps des paysages paradisiaques ! Voici leur adresse : Abbaye de Lérins, Île Saint-Honorat, 06400 Cannes. Et si ça fait un peu loin pour vous, rendez-vous sur la boutique en ligne Divine Box : vous trouverez votre bonheur.

 

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Conférence “la vie monastique aujourd’hui, chemin de bonheur” le 17 octobre 2019 à l’Abbaye de La Rochette (73)

La vie monastique aujourd’hui, chemin de bonheur
pour ceux qui la choisissent

Abbaye de la Rochette
(945 Route du Village, 73330 Belmont-Tramonet)

à 20h30
Intervenant : Père André-Jean, bénédictin et ancien abbé
d’En-Calcat.

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La Nivard : une bière trappiste pour célébrer un jubilé

Un article proposé par Divine Box.

Connaissez-vous la bière trappiste Nivard  ? Brassée à l’abbaye d’Engelszell en Autriche, cette petite pépite réserve bien des surprises … Aujourd’hui, Divine Box vous dit tout sur cette bière, son abbaye et son histoire, son nom ! Allez, vous venez avec nous ?

 

La bière aux reflets d’or

On refait les présentations rapidement, et ensuite on vous raconte ses petites anecdotes ? Avec ses célèbres reflets d’ors, la Nivard est l’unique bière trappiste blonde d’Autriche ! Elle est brassée au sein de l’abbaye d’Engelszell en Autrice sous le contrôle des moines trappistes !

 

Au nez, on y trouve des arômes de miel et de fruits blancs (pomme, pêche), et en bouche d’incroyables notes de miel, de pêche et d’agrumes (pamplemousse et citron en tête !). Mais outre la qualité gustative de la bière, le plus amusant est sans doute l’histoire de sa création …

La Nivard et ses fameux reflets d’or
 – Crédits photos : @acaciavenue77 (Instagram)

La « bière du Jubilé »

La bière trappiste Nivard a en fait deux noms ! Elle est toute nouvelle, et fut créée en 2014 sous le nom de « Jubiläumsbier », soit la « bière du Jubilé » en français !

 

En effet son idée a germé dans la tête des frères qui cherchaient comment célébrer de manière originale le 250e anniversaire de la consécration de leur église abbatiale ! Et quoi de mieux qu’inventer une nouvelle bière trappiste pour fêter ça ?

Ni une ni deux, la Jubiläumsbier est née ! Elle rejoint aussitôt ses deux grandes sœurs Benno et Gregorius.

La bière Nivard bénéficie du label de bière trappiste – Crédits photos : @moontje1987 (Instagram)

La bière du père abbé

Ce sera un an plus tard, en 2015, qu’elle prendra son nom actuel, la Nivard, en hommage au père Nivard Volkmer, qui fut père abbé d’Engelszell 1987 à 1991, et mourut en 2014. La Nivard rejoint ainsi la coutume de l’abbaye qui baptise ses bières trappistes avec les noms de ses anciens supérieurs !

 

La première bière trappiste d’Engelszell, par exemple, s’appelle Benno en hommage au premier père abbé originaire de Bosnie, Benno Stumpf. Et la Gregorius  ? Elle porte tout simplement le nom du tout premier père abbé trappiste de l’abbaye… Gregor Eisvogel !

Une brasserie écolo

La tradition brassicole de l’abbaye d’Engelszell remonte à plusieurs siècles : certaines archives en font mention dès 1590 ! Après quelques déboires au XXe siècle, c’est en 2012 qu’elle reprendra à fond son activité historique, principalement pour restaurer les bâtiments !

Fidèles aux engagements trappistes d’entraide et de Bien Commun, les moines de l’abbaye d’Engelszell ont tenu à ce que leur bière trappiste Nivard favorise l’emploi local.

 

Aussi la Nivard est-elle par exemple brassée avec du miel cultivé par un apiculteur dans les jardins de l’abbaye ! Le houblon, lui, est récolté dans les champs de la région, et le malt vient de l’Allemagne voisine. Bref, une bière trappiste qui stimule l’emploi local et limite la pollution des transports !

abbaye Engelszell

L’abbaye d’Engelszell trône au milieu de ses jardins – Crédits photos : @piewyz (Instagram)

 

Et pour la goûter la Nivard ?

Si vous souhaitez goûter l’unique bière trappiste blonde d’Autriche (ça en vaut la peine ) vous pouvez vous rendre sur place à l’abbaye ou à sa taverne juste à côté du monastère ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter de la Nivard.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour découvrir les autres bières de l’abbaye d’Engelszell.

 

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Eau d’Émeraude : le Guide Complet d’utilisation

Un article proposé par Divine Box.

Qu’est-ce que l’Eau d’Émeraude ?

L’Eau d’Émeraude est une lotion alcoolique (50° vol.) distillée depuis le début du XVIIe siècle par les soeurs bénédictines de Notre-Dame du Calvaire. Aujourd’hui, ce sont les soeurs de cette congrégation, installées au monastère Notre-Dame de Bouzy-la-Forêt, près d’Orléans, qui en perpétuent la fabrication.

 

Préparée à partir de miel et de trois plantes aromatiques (menthe poivrée, sauge et romarin), testée sous contrôle dermatologique, elle est très efficace pour soulager les problèmes de peau (piqûres d’insectes, acné…), délasser les jambes fatiguées, mais aussi améliorer l’hygiène buccale (l’herpès ou les aphtes) ou encore favoriser la digestion.

 

L’Eau d’Émeraude est notamment célèbre grâce à Mme de Sévigné, qui après avoir été blessée à la jambe par un accident de carrosse, écrit à sa fille : « Je mets de l’eau d’émeraude si agréable… sur ma jambe… elle console et perfectionne tout ».
(Lettres du 20 Juin et du 1er Juillet 1685).

 

Divine Box vous résume tout ce qu’il faut savoir dessus !

L’Eau d’Émeraude est réalisée par les soeurs bénédictines du monastère Notre-Dame de Bouzy-la-Forêt, dans le Loiret – Crédits Photo : La République du Centre

 D’où vient l’Eau d’Émeraude ?

Nous sommes au début du XVIIe siècle. Une jeune femme pauvre du Loiret, apprentie apothicaire, souhaite se vouer à Dieu et rentrer au monastère des bénédictines de Notre-Dame du Clavaire à Orléans. Pour son départ et sa nouvelle vie, son maître lui fait un cadeau : il lui transmet sa recette secrète d’Eau d’Émeraude. « Avec cela, tes soeurs ne manqueront jamais de pain », lui assure l’apothicaire. Il souhaite en effet les remercier de services rendus quelques années plus tôt. Il espère aussi que le secret de son produit miracle ne disparaisse pas avec lui, son apprentie l’ayant désormais quittée… Fidèles à la promesse, les soeurs se sont donc transmises de génération en génération sa mystérieuse recette !

 

Aujourd’hui, ce sont les bénédictines de l’ordre, installées au monastère de Bouzy-la-Forêt, près d’Orléans, qui sont les gardiennes de la recette de l’Eau d’Émeraude : ingrédients, mélange, infusion, distillation… Ce sont notamment soeur Anne et soeur Élisabeth de la Trinité qui s’occupent de toute sa production, car elles sont les deux seules soeurs à en connaître tous les secrets ! Une laïque les seconde également pour l’emballage et l’expédition. Le tout se fait dans l’atelier, à quelques mètres du monastère, dans le respect de la règle de saint Benoît : en silence et dans la prière !

 

Les soeurs en produisent plus de 7.000 litres chaque année, et en expédient dans toute l’Europe, mais aussi aux Etats-Unis et jusqu’en Asie…

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur la fabrication de l’Eau d’Émeraude, hop c’est juste-là !

Ci-dessus, soeur Élisabeth de la Trinité contrôle la température de l’Eau d’Émeraude – Crédits Photo : La République du Centre

Quelles sont les propriétés de l’Eau d’Émeraude ?

Quelles sont les vertus de l’Eau d’Émeraude ?

L’Eau d’Émeraude est une lotion qui utilise les vertus de ses trois plantes aromatiques : la sauge, la menthe poivrée et le romarin. Elle :

 

  • Permet de lutter contre les angines et la grippe naissante, grâce à la sauge.
  • Apaise les irritations de la peau, démangeaisons, acné et piqûres d’insectes grâce à l’huile essentielle de menthe poivrée.
  • Soulage les douleurs rhumatismales, grâce à l’huile essentielle de romarin.
  • Régule les fonctions digestives, agit sur les champignons et les virus, grâce à l’huile essentielle de menthe poivrée.
  • Possède des vertus antiseptiques et cicatrisantes pour réduire les risques d’infection des plaies et des coupures, grâce au romarin et à la sauge d’Espagne.
  • Stimule le coeur, la circulation sanguine et le système nerveux grâce aux huiles essentielles de sauge, romarin et menthe !

Qui peut utiliser l’Eau d’Émeraude ?

Tout le monde ! L’Eau d’Émeraude convient à tout type de peau. Elle est particulièrement recommandée pour :

 

  • Les personnes âgées : pour apaiser les douleurs rhumatismales.
  • Les sportifs : pour réduire les douleurs articulaires et les tendinites.
  • Les hommes barbus : pour calmer le feu du rasoir.
  • Les adolescents : pour les peaux grasses et acnéiques.
  • Les scouts : pour soulager les piqûres d’insectes.
  • Les femmes : comme démaquillant
  • Les personnes souffrant d’aphtes, d’herpès, de grippe ou d’angine naissante.
  • Les personnes souffrant de psoriasis et d’eczéma

C’est ici, au monastère de Bouzy-la-Forêt, que l’Eau d’Émeraude est fabriquée toute l’année par les soeurs – Abbaye de Sénanque

Comment utiliser l’Eau d’Émeraude ?

L’Eau d’Émeraude peut s’utiliser de multiples manières :

 

  • En compresse, elle nettoie la peau et soulage les problèmes cutanés. Elle s’utilise notamment pour :
    • Nettoyer les peaux grasses
    • Guérir les boutons d’acné
    • Apaiser les piqûres d’insectes
    • Hydrater les brûlures et les inflammations
    • Guérir les bobos, coupures et éraflures
    • Se démaquiller

 

  • En friction, elle soulage en profondeur la peau. Elle s’utilise notamment pour :
    • Calmer le feu du rasoir en après-rasage
    • Apaiser les jambes lourdes et fatiguées
    • Soulager le psoriasis et l’eczéma
    • Détendre les douleurs rhumatismales

 

  • En gargarisme ou en bain de bouche, elle s’utilise notamment pour :
    • Favoriser l’hygiène buccale
    • Guérir les aphtes et l’herpès
    • Calmer la grippe naissante
    • Soulager l’angine naissante

 

 

  • En digestion, lorsqu’elle est prise sur un morceau de sucre, elle s’utilise notamment pour :
    • Favoriser la digestion
    • Stimuler le coeur, la circulation sanguine et le système nerveux

L’Eau d’Émeraude peut s’utiliser pour apaiser de nombreux problèmes cutanés, buccaux et musculaires – Divine Box

Eau d’Émeraude : Précautions d’emploi

 

Précautions d’utilisation

Bien que l’Eau d’Émeraude soit un produit de l’artisanat monastique adapté à tout type de peau, il est impératif de suivre les conseils de votre dermatologue ou de votre médecin généraliste en cas d’utilisation médicale.

 

Précautions de conservation

  • Conservez l’Eau d’Émeraude à température ambiante et à l’abri de la lumière naturelle.
  • Avant ouverture, ne ne pas conserver l’Eau d’Émeraude plus de 2 ans. Au-delà, elle garde certaines de ses propriétés, mais jaunit naturellement à cause des ingrédients naturels qui la compose.
  • Après ouverture, ne pas conserver l’Eau d’Émeraude plus d’un an.

Soeur Élisabeth de la Trinité du monastère de Bouzy-la-Forêt mélange la préparation de l’Eau d’Émeraude avant de la distiller – Crédits Photo : La République du Centre

Acheter l’Eau d’Émeraude

Rendez-vous sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : en flacon de 10cL (avec ou sans vaporisateur), 25cL  ou 50cL ! Cliquez-ci pour la commander.

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Abbaye du Barroux : la tradition au service des vocations

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux est une abbaye bénédictine française fondée en 1970 dans le Vaucluse. Le monastère accueille une communauté bénédictine installée depuis seulement quarante ans dans la région près d’Orange et Carpentras.

 

Divine Box vous en dit plus en 3 minutes chrono sur l’histoire de cette abbaye super dynamique, allez c’est parti !

L’abbaye du Barroux, construite à la fin des années 1980, est située en Provence au pied du mont Ventoux – Divine Box

Les débuts d’une communauté

Tout débute en août 1970 avec le père Gérard Calvet, moine bénédictin, qui quitte l’abbaye Notre-Dame de Tournay, avec l’accord de son père abbé, et s’installe à proximité de la chapelle de Sainte Madeleine de Bédoin, petit village du Vaucluse. Il désirait vivre la règle de saint Benoît dans la fidélité avec les traditions liturgiques romaines.

Rapidement, il est rejoint par quelques jeunes gens qui désiraient vivre la vie bénédictine. Si bien qu’en 1971, la vie monastique s’organise : le petit prieuré en ruine est restauré pour accueillir les onze moines déjà réunis autour du père Gérard.

Face à une communauté toujours grandissante, des parcelles d’une trentaine d’hectares sont acquises en 1978 entre le Ventoux et les Dentelles de Montmirail, sur la commune du Barroux. Le site est beau et sauvage. Dom Gérard sillonne la France en quête de dons pour financer les constructions. Une vague de générosité est suscitée et la première pierre de l’abbaye du Barroux peut être posée en mars 1980 !

 

Commence alors la construction d’une abbaye de style roman avec les moyens techniques modernes. Dans le même temps, la communauté féminine de Notre-Dame-de-l’Annonciation du Barroux, fondée par Élisabeth de La Londe, s’installe sur un autre terrain situé tout proche de la communauté masculine.

 

Et un an plus tard, les frères célèbrent Noël dans leur nouveau monastère au Barroux en décembre 1981 dans des conditions encore un peu précaires : pas de chauffage, pas d’électricité, les novices campent en dortoir…

Le Père O. nous montre la communauté féminine du Barroux séparée par les vignes des deux communautés – Divine Box

La reconnaissance de l’abbaye et son église consacrée !

En 1989, le monastère se voit accorder un statut canonique : le monastère est édifié en abbaye autonome par Dom Dammertz, abbé Primat des Bénédictins, venu spécialement de Rome avec le document signé quelques jours auparavant. Il aura fallu quinze ans de patience à la communauté !

La même année, l’église de l’abbaye du Barroux est consacrée au cours d’une cérémonie de 5 heures après trois ans de constructions ! C’est le cardinal Gagnon, entouré de l’archevêque d’Avignon et de quatorze autres prélats, qui célèbre lors de la fête des saints Anges gardiens.

 

Ensuite, en 1990, une partie de la communauté s’est rendue au Vatican pour une audience privée avec le pape Jean-Paul II. C’est une réelle reconnaissance de la nouvelle abbaye du Barroux par le Saint-Siège. Puis en 2008, l’abbaye intègre la confédération bénédictine dont le but est de favoriser la vie selon la Règle de saint Benoît et la charité fraternelle entre les monastères.

L’église abbatiale, comme le reste de l’abbaye du Barroux, est construite selon le style roman – Divine Box

Abbaye du Barroux : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les 55 frères (en 2018) de l’abbaye du Barroux suivent toujours la règle de saint Benoît « ora et labora » : prière et travail. Leurs journées sont ainsi rythmées par les huit offices qui débutent à 3h30 par les matines ! Et par le travail manuel quotidien : boulangerie, menuiserie, infirmerie, ou encore culture des oliviers, de la vigne et du potager… Ils ne chôment pas !

 

Le respect de la tradition liturgique romaine apporte des vocations. Ainsi forts de leur expérience, huit frères de l’abbaye du Barroux sont partis fonder en 2002 le Monastère Sainte-Marie de la Garde à Saint-Pierre-de-Clairac dans le Lot-et-Garonne. Ce sont les deux seuls monastères en France à porter la tonsure !

La boulangerie de l’abbaye du Barroux fournit la boutique et la table du réfectoire. Les frères travaillent chaque jour l’artisanat monastique entre none et vêpres – Divine Box

Et pour se procurer les produits de l’abbaye du Barroux :

Les frères bénédictins de l’abbaye du Barroux confectionnent eux-mêmes de nombreux produits monastiques. Comme leurs vins blancs, rouges et rosés ainsi que leurs huiles d’olives, pressées dans leur propre moulin, qui ont une belle notoriété !

 

Leurs produits sont vendus dans leur boutique sur place : Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux,
1201 Chemin des Rabassières, 84330 Le Barroux.

Si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté, vous pouvez cliquer ici pour retrouver les produits de l’abbaye du Barroux sur la boutique en ligne Divine Box.

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Tout savoir sur les bières de Saint-Wandrille en 7 anecdotes !

Un article proposé par Divine Box.

Les bières de Saint-Wandrille, vous en avez déjà entendu parler ? Sûrement ! Si vous êtes un p’tit chanceux, vous les avez même sans doute déjà dégustées ! Ce sont en effet à ce jour les premières et uniques vraies bières d’abbaye française, depuis un siècle. C’est-à-dire qu’elles sont brassées par les moines bénédictins de Saint-Wandrille, au sein de leur abbaye, et leurs bénéfices servent à faire vivre la communauté !

 

Mais savez-vous pourquoi les moines de Saint-Wandrille se sont lancés dans le brassage de leur première bière en 2016 ? Connaissez-vous le rapport entre les bières de Saint-Wandrille et « la cruche de la Samaritaine » ? Ou encore, saviez-vous que si les frères ont choisi un format de 50cL pour leurs bières, c’est aussi pour avoir le temps d’aller à la messe ?  Divine Box vous raconte tout ce qu’il faut absolument savoir sur les bières de Saint-Wandrille en 7 infos !

Ci-dessus, les moines de Saint-Wandrille retournent travailler après l’office, selon la règle « ora et labora » de saint Benoît, qui leur demande de partager leurs journées entre « prière et travail » – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Quand la Providence apporte aussi sa bière à l’édifice 👍

« La porte du houblon », une invitation des anciens moines de l’abbaye ?

Face au besoin pressant de trouver une nouvelle activité économique, le père abbé de Saint-Wandrille réunit donc toute la communauté au Chapitre en août 2014. Il demande à chaque moine de donner une idée de nouvelle activité. Beaucoup de propositions fusent autour de l’artisanat monastique : fabrication de pain grâce à la boulangerie de l’abbaye, fabrication de cierges, de fromages, de bonbons, de financiers, culture de plantes aromatiques…

 

Parmi toutes les propositions, frère Éric proposa de se lancer dans la bière : « Et pourquoi nous ne ferions pas une brasserie ? Je vous rappelle que nous avons dans le cloître une ‘porte du houblon’ ! De plus, le marché de la bière artisanale est en très grande croissance en ce moment. Et comme il n’y a pas actuellement de monastère brasseur en France, la place de véritable bière d’abbaye française nous tend les bras ! »

 

En plus de ces 3 (excellentes) raisons, il faut préciser que l’abbaye de Saint-Wandrille possède le plus vieux réfectoire d’Occident encore en activité ! Lieu par excellence d’accueil des pèlerins au Moyen-Âge, les moines prenaient l’habitude de les y accueillir avec… de la bière, tiens !

 

Mais malgré toutes ces bonnes raisons, l’intervention de frère Éric ne fut pas particulièrement retenue, car la communauté ne possédait pas le savoir-faire du brassage, ni le matériel. Les frères ne savaient même pas combien cela coûtait et s’ils en avaient les moyens ! Chou blanc ? Pas si sûr…

Ci-dessus, « la frise du houblon », qui représente des feuilles de houblon au-dessus d’une porte du cloître. C’est cette frise qui aurait inspiré frère Éric à proposer l’idée de lancer une bière d’abbaye – Divine Box

Le père abbé et frère Xavier sont sur un bateau… mais le projet ne tombe à l’eau !

Trois jours plus tard, cependant, le père abbé et l’un des moines se trouvent sur un bateau, pour se rendre à l’abbaye de Quarr en Angleterre. Un couple reconnait alors le supérieur de l’abbaye, et tous commencent à papoter.

 

Bien vite, le mari explique qu’il s’est lancé, dans ses temps libres, dans le brassage d’une bière artisanale. Très intéressés, les moines lui demandent plus d’informations sur les coûts, les connaissances et le matériel nécessaires… Il leur explique que c’est très simple, et les encourage à persévérer dans cette réflexion.

 

Lorsqu’ils sont enfin de retour trois jours plus tard à l’abbaye, les moines découvrent alors avec surprise un mystérieux colis à leur porte : des bouteilles, des capsules, du malt, des bidons… c’est le mari qui leur a envoyé un kit de brassage !

 

Une semaine à peine après l’ébauche de réflexion sur la nouvelle orientation économique de l’abbaye, et sans que les frères n’aient rien fait de particulier, ils pouvaient donc lancer leur premier brassin-test directement chez eux ! Confiants en ce signe de la Providence, les moines ont donc mis la main à la pâte…

 

Merci frère Éric !

Souvenez-vous, c’est au tout début sur une suggestion de frère Éric que les bières de Saint-Wandrille ont pu voir le jour. Mais frère Éric semble aussi se cacher derrière chacune des étapes de la création de la brasserie :

  • C’est le jour de la saint Éric, un 18 mai, que les frères ont reçu le kit de brassage à leur porte.
  • C’est frère Éric qui eut l’idée d’utiliser la porte de l’abbaye, avec son blason, pour représenter le monastère sur l’étiquette. Idée adoptée sur le champ, après plusieurs semaines de recherche infructueuses !
  • Frappé peu de temps après par une leucémie foudroyante, frère Éric mourût le jour de la saint Benoît. Le jour où la brasserie venait de sortir de terre. Il disparût au moment où le projet de la communauté prenait vie.
  • Et, coïncidence ( ?), la première mise en bouteille des bières de Saint-Wandrille eut lieu le 14 juillet 2016, soit un an jour pour jour après son enterrement !

Alors face à tous ces signes, les moines de Saint-Wandrille sont très reconnaissants envers frère Éric !

C’est notamment grâce à frère Éric que le projet de brasserie de Saint-Wandrille a pu voir le jour – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Des noms de brassins… surprenants 🤓

Chaque semaine, pendant plusieurs mois, les moines ont donc enchaîné les brassins-tests, afin d’affiner leur bière. Et cela fait beaucoup de bière ! Alors, pour les différencier, les moines ont eu une idée. Chaque semaine, le brassin allait recevoir un petit nom en rapport avec la vie de la communauté : un événement, une lecture du réfectoire, l’Évangile du jour, etc…

 

Les frères de Saint-Wandrille ont ainsi pu déguster au réfectoire :

 

  • La hotte du Père Noël
  • La Chute de l’Empire Romain
  • La pipelette du Bordeaux-Paris
  • La cruche de la Samaritaine
  • La zizanie du chapelet secret
  • La sainte Ampoule

 

Et bien d’autres encore ! Ah ces moines, ils ne manquent pas d’humour…

C’est lors de la balade hebdomadaire que les moines de Saint-Wandrille échangent leurs réflexions sur les brassins de leurs bières de Saint-Wandrille – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Les bières de Saint-Wandrille, un travail de bénédictin 💪

Les bières de Saint-Wandrille, c’est un produit monastique 100 % made in Saint-Wandrille. Ce sont en effet bien les moines qui sont derrière chacune des étapes de la confection de leurs bières. Ils se partagent les tâches en différentes équipes :

 

  • L’équipe de brassage : elle réalise le brassage et le soutirage.
  • L’équipe de dégustation : elle se charge d’élaborer les recettes, de vérifier la qualité de la production, et de goûter les bières du marché.
  • L’équipe marketing : elle s’occupe des étiquettes et des supports de communication.
  • L’équipe d’expédition : chaque frère passe entre 1h et 2h par mois à la mise en carton des bières de Saint-Wandrille !

 

Les bières de Saint-Wandrille, c’est aussi un travail monastique, c’est-à-dire 100 % respectueux du temps de prière quotidien des frères. Pour vous en donner un aperçu, voici la semaine type des moines brasseurs de Saint-Wandrille :

  • Lundi : ce sont les préparatifs : les frères désinfectent le matériel, concassent le malt, étalonnent leurs instruments…
  • Mardi : C’est le premier brassin. Après l’office de vigile à 5h25, le premier frère brasseur assiste à une messe basse, surnommée « la messe du brasseur ». Il commence ainsi à brasser vers 7h du matin. Pour que ce soit plus simple, les deux frères brasseurs récitent les offices directement dans la brasserie ce jour-là.
  • Mercredi : C’est le second brassin et la mise en carton des brassins précédents. Pour la mise en carton, tous les frères de la communauté se relaient quatre par quatre dans le mois pour prêter main forte.
  • Jeudi : C’est la préparation du soutirage. Les moines rincent et désinfectent le contenant dans lequel la bière va être transférée, afin d’éliminer les particules qui se sont déposées au fond du mélange.
  • Vendredi : C’est la mise en bouteille, juste après la messe. Pas le temps de déjeuner pour les moines brasseurs, alors c’est sandwich dans la brasserie !
  • Samedi : C’est le jour des purges de levure, du nettoyage, des mesures pour contrôler la fermentation principale et la fermentation en bouteille, ainsi que le jour de la mise à jour documentaire et du suivi du courrier !
  • Le dimanche et les jours de fête, les frères ne travaillent pas à la brasserie, repos dominical oblige !

Pour la mise en carton des bières de Saint-Wandrille, toute la communauté met la main à la pâte — Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

 

  1. Travailler plus pour gagner plus en sainteté !

Les moines de Saint-Wandrille ne manquent décidément pas d’humour ! Ils ont affiché dans leur brasserie ce proverbe pour le moins curieux :

 

Qui bibit, dormit ;

qui dormit, non peccat ;

qui non peccat, sanctus est ;

erga : qui bibit, sanctus est.

 

Si vous n’êtes pas bilingues latin/français, voici une traduction « maison » :

 

Qui boit, dort ;

qui dort, ne pèche pas ;

qui ne pèche pas, est saint ;

donc : qui boit, est saint.

 

Et oui, c’est mathématique !

Dans leur brasserie, les moines de Saint-Wandrille ont affiché un proverbe plein d’humour – Divine Box

 

  1. Un format de 50 cL pour partager… et pour aller à la messe !

Les bières de Saint-Wandrille sont au format bien particulier de 50cL. Les moines n’ont en effet pas voulu prendre le format classique de 33cL, et cela pour trois raisons :

 

  • Pour être plus visibles dans un rayon, tout simplement !
  • Pour pouvoir partager la bière avec un ami, parce que c’est plus sympa comme ça !
  • Pour pouvoir aller aux offices : hé oui, mettre de la bière en bouteille, c’est plus rapide dans des bouteilles de 50cL que dans des bouteilles de 33cL, car cela fait moins de bouteilles. De cette façon, le soutirage tient entre la messe (qui finit vers 10h30) et les vêpres (qui sont à 17h30). Les frères brasseurs ne ratent donc pas ces 2 rendez-vous importants de la communauté ! Pratique non ?

Si les bouteilles des bières de Saint-Wandrille font 50cL, c’est aussi pour que l’embouteillage soit plus rapide, pour que les moines aient le temps d’assister à la messe et aux vêpres – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Une étiquette 100 % « Saint-Wandrille » 🏷

La bière de Saint-Wandrille, ce n’est pas que dans le goût, c’est aussi du visuel ! Alors les moines ont fait particulièrement attention à détails :

 

  • Pour l’étiquette des bières de Saint-Wandrille, les frères ont fait appel au graphiste qui avait auparavant réalisé l’étiquette de la bière bénédictine de Nursie, en Italie. Selon l’idée originale de frère Éric, celle de Saint-Wandrille représente la célèbre décoration de la porte d’entrée du monastère (appelée porte de Jarente, du nom du père abbé qui l’édifia). Le blason de l’abbaye est ainsi bien visible et en couleur, selon le premier souhait des moines.

 

  • Les moines ont également reproduit sur l’étiquette « la frise du houblon. » Celle-ci se trouve au-dessus de l’une des portes de l’abbaye, dans le cloître, et représente des plants de houblons.

 

  • Pour la capsule, les frères ont placé l’un des motifs des arches dans leur cloître.

 

Comme ça, pas de doute, l’emballage des bières de Saint-Wandrille est bien sur-mesure et 100 % monastique !

 

Et pour la petite histoire, la couleur de l’étiquette fut adoptée un peu par hasard : lors d’un essai d’impression, l’imprimante manqua de couleur. L’étiquette sortit non pas « couleur pierre » mais « couleur bronze » … Elle plut beaucoup et fut adoptée instantanément !

L’étiquette des bières de Saint-Wandrille reprend le blason de l’abbaye, présent sur la porte de Jarente, la « frise du houblon », et l’un des motifs du cloître – Divine Box

 

  1. Une vraie bière d’abbaye, oui mais pourquoi pas trappiste ? 🍺

Les bières de Saint-Wandrille sont depuis un siècle les premières et uniques véritables bières d’abbaye française. C’est une bière trappiste alors ? Et bien non !

 

C’est très simple : pour porter le logo « Authentic Trappist Product » et ainsi être une véritable bière trappiste, il faut respecter trois critères très stricts : la bière doit être brassée par les moines, au sein de leur abbaye, et ses bénéfices doivent servir à faire vivre la communauté. Ces trois critères, les bières de Saint-Wandrille les remplissent. Sauf qu’il faut aussi, détail important… que les moines brasseurs soient de l’ordre trappiste ! Or les moines de Saint-Wandrille sont bénédictins, et non trappistes. Leurs bières ne peuvent donc pas avoir le logo des bières trappistes.

 

Les bières de Saint-Wandrille arborent donc à la place le logo « Monastic », qui garantit qu’il y a bien eu « une maîtrise » de la communauté monastique sur sa bière. Et puisque ce sont bien les frères de Saint-Wandrille qui réalisent la recette de leurs bières, qui les brassent, en font la communication, l’emballage, l’expédition… on peut dire qu’ils la maîtrisent de A à Z, le logo « Monastic » est donc bien mérité !

Les bières de Saint-Wandrille ne sont pas des bières trappistes, car les moines de Saint-Wandrille sont de l’ordre bénédictin et non trappiste : ce qui ne les empêchent pas d’être brassées par les moines eux-mêmes, et au sein de leur abbaye — Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

Les bières de Saint-Wandrille sont les uniques et véritables bières d’abbayes françaises – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

Où acheter la bière de Saint-Wandrille ?

 

 

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Exposition au Carmel de Nevers (58) les 14 & 15 septembre 2019 à l’occasion des 400 ans de présence du Carmel à Nevers

A l‘occasion de l’Anniversaire des 400 ans de présence du Carmel à Nevers, le Monastère propose au public une Exposition, à l’intérieur de ses murs, les 14 et 15 Septembre prochains de 14 H à 18 H.


35 Rue des Montapins, 58000 Nevers

Les Carmélites seront heureuses de vous faire découvrir leur histoire en un parcours commenté, cheminant des années 1619 à 2019. C’est un moment fort qu’elles souhaitent partager de ce qui les fait vivre depuis 400 ans.

La Prière des Vêpres concluera ce temps convivial où ne manqueront ni rafraîchissements, ni gaieté, ni l’amitié des rencontres. Vous y êtes tous invités !

Rappel historique : Fondé en 1619 par la 2° génération des Carmélites, notre Carmel a connu plusieurs lieux d’implantation depuis sa fondation. Aujourd’hui, sur la colline des Montapins et dans le sillage de Bernadette venue se ‘cacher en Dieu ‘ loin des foules de Lourdes, nous poursuivons notre mission au sein de l’Eglise de la Nièvre, pour l’Eglise universelle et le monde entier.

Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Rochefort 6 : les 5 infos à savoir pour briller en soirée :)

Un article proposé par Divine Box.

Avez-vous déjà goûté la Rochefort 6 ? Il s’agit de l’unique bière ambrée de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort, en Belgique !

 

Sous sa belle robe aux reflets orange-rubis, cette bière, titrant à 7,5 % (vol.) dévoile en bouche de délicieux arômes de caramel, d’épices et de torréfaction.

 

Mais savez-vous qu’elle est la plus ancienne des bières de Rochefort ? Ou pourquoi son nom intrigue tout le monde ? Dans cet article, Divine box vous explique tout ce qu’il faut savoir sur la bière trappiste Rochefort 6 pour épater vos amis ! C’est parti !

La Rochefort 6 est l’unique bière ambrée brassée de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort – Crédit Photo : @bethebelgianbeer (Instagram)

1/ La plus « vieille » bière de la brasserie de Rochefort

 

Dans la trilogie des bières de l’abbaye de Rochefort, la Rochefort 6 serait la plus ancienne. Techniquement, les dates des premiers brassages des bières sont les suivantes :

 

  • Rochefort 6 : 1953
  • Rochefort 8 : 1954
  • Rochefort 10 : 1950

 

Alors, la Rochefort 6 n’est pas la plus ancienne parmi les 3 bières de Rochefort ?

 

Et bien, oui et non, car la recette de la Rochefort 6 serait directement inspirée d’une bière brassée avant la Seconde Guerre mondiale, bien avant les deux autres bières de Rochefort !

 

Donc… si on se réfère à cette date-là, ça compte ! La Rochefort 6 est donc la plus vieille bière issue de l’artisanat monastique de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort !

 

2/ D’où vient l’appellation de la « Rochefort 6 » ? 

 

D’où vient le « 6 » de la Rochefort 6 ? Mystère mystère, on vous dit tout !

 

Au départ, la Rochefort 6 était simplement surnommée la « Trappiste » donc l’origine de ce « 6 » n’y est pas liée.

 

On pourrait alors penser que la Rochefort 6 porte son nom pour rappeler le taux d’alcool de la bière. Mais non puisque le taux d’alcool de la Rochefort 6 est à 7,5 % ! Mais alors pourquoi ce numéro 6 ?

 

Et bien son nom est en lien avec une ancienne mesure belge, le degré Baumé (°Bé), employé pour mesurer la concentration en sucre du moût. Le moût, c’est le résultat du mélange entre l’eau et le malt (céréales torréfiées). Donc la Rochefort 6 avait un degré de… 6°Bé !

 

Puis quand l’Union Européenne a uniformisé la numérotation des bières en 1993, les moines ont choisi de conserver ce nombre 6 en souvenir de la tradition du degré Baumé. Sympa non ?

 

Pour les petits curieux qui veulent en savoir plus, on a écrit un petit article sur les numéros des bières de Rochefort.

C’est le degré Baumé qui est à l’origine des numéros que porte les bières de l’abbaye de Rochefort – Crédit photo : @taste_be (Instagram)

3/ La Rochefort 6, une bière ra-ri-ssime !

 

Vous avez-dit rarissime ? Et oui, puisque la Rochefort 6 est une bière d’une grande rareté dans la petite famille des bières trappistes. Il faut être un petit malin pour s’en procurer, en effet :

 

 

  • La Rochefort 6 représente seulement 10 % de la production annuelle de la production de la brasserie de l’abbaye de Rochefort
  • La brasserie de Rochefort est une petite brasserie car seulement 50 000hl/an sont brassés. D’ailleurs, c’est la plus petite des brasseries wallonnes trappistes derrière l’abbaye Notre-Dame de Scourmont (Chimay) et l’abbaye Notre-Dame d’Orval (Orval).
  • Les moines brassent la Rochefort 6 quelques semaines seulement dans l’année

 

Donc cette petite quantité de production et son succès font de la Rochefort 6, une bière d’une grande rareté !  Tout le monde veut pouvoir la déguster !

La Rochefort 6 est brassée seulement quelques semaines par an ce qui contribue à sa rareté. – Crédit Photo : @artalebeerfeed (Instagram)

4/ La Rochefort 6 est labellisée « Authentic Trappist Product », une appellation exceptionnelle

 

Seulement douze brasseries dans le monde entier sont autorisées à mettre le logo « Authentic Trappist Product » sur les étiquettes de leurs produits monastiques. Et l’abbaye de Rochefort fait partie de ce club très select qui demande le respect de trois critères. C’est tout simple, on vous explique ; il faut que :

 

  • La bière soit brassée dans l’enceinte de l’abbaye
  • La bière soit brassée par les moines ou sous leur strict contrôle
  • Les bénéfices servent à financer la vie de la communauté et d’autres œuvres caritatives en cas de surplus.

 

La Rochefort 6 applique ces trois règles et a donc le droit d’arborer ce logo sur son étiquette.

Donc la Rochefort 6 est une bière authentiquement trappiste ! C’est pas beau ça ?

La Rochefort 6 a bien le logo « Authentic Trappist Product », preuve de son authenticité. – Crédit photo : @hopmaestro (Instagram)

5/ La Rochefort 6, une bière parmi les meilleures au monde

 

Si la « Meilleure » est le surnom de la Rochefort 10, la Rochefort 6 est aussi fort bien classée.

En effet, elle a reçu plusieurs bonnes notes :

 

  • La Revue du Vin de France lui donne une note de 17/20
  • Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes
  • Le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, lui décerne la 2ème place dans le Top 50 des Belgian Ale – Dark/Amber !
  • Sur Ratebeer, elle est aussi notée… 97/100 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,17 sur 5

 

Des résultats prometteurs pour cette bière délicieuse. Alors, si ce n’est pas déjà fait, vous lui faites un sort à cette Rochefort 6 ?

Comme de nombreuses bières, la Rochefort 6 a son propre verre.
– Crédit Photo : @hoppy_franky (Instagram)

Où trouver la Rochefort 6 ?

 

Pour déguster et acheter la Rochefort 6, vous pouvez vous rendre à la boutique près du monastère. Voici son adresse : Abbaye de Rochefort, 5580 Rochefort, Belgique.

 

Si vous n’habitez pas à proximité et souhaitez soutenir l’abbaye, cliquez ici pour acheter la Rochefort 6 sur la boutique monastique en ligne de Divine Box.

Ou bien par ici pour en apprendre encore plus sur la Rochefort 6, et notamment pour savoir pourquoi on dit qu’elle est brassée dans la « Cathédrale de la bière »…

Articles #En France #NLH #NLQ

Le monastère de Taulignan : des dominicaines entre plantes aromatiques et senteurs de la Drôme

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère de la Clarté Notre-Dame de Taulignan fut fondé au XIXe en Provence, près de Montélimar. Différentes communautés se sont succédé sur place, et c’est aujourd’hui une communauté de dominicaines qui habite les lieux, depuis 1956. Si les soeurs ont une vie monastique surtout orientée vers la prière et la contemplation, elles sont aussi les reines de l’écologie grâce à leur jardin !

 

Divine Box vous raconte en 3 minutes tout ce qu’il faut savoir sur le monastère de Taulignan et sa communauté, c’est parti !

Les soeurs du monastère de Taulignan sélectionnent à la main les plantes de leur jardin pour réaliser des produits bio – Crédits Photo : Le Cèdre

Ça va de soie !

Notre histoire commence au XIXe siècle, en pleine Provence (**kss kss kss** – bruit de cigales)… En effet, des religieuses, dont on ne sait plus grand chose aujourd’hui, s’installent à Taulignan, village réputé pour son travail de la soie. L’objectif des soeurs est en effet de former à ce métier de jeunes orphelines de Lyon, pour les remettre sur de bons rails !

Pour l’anecdote, aujourd’hui encore devant la mairie de Taulignan, le musée de la soierie rappelle le savoir-faire des religieuses de l’époque…

Le musée de la soie à Taulignan permet de revivre l’activité des soeurs du monastère de Taulignan au XIXe siècle – Crédits Photo : Musée de la soie de Taulignan

 

La petite santé

Plus tard, au début du XXe siècle, les soeurs ferment leur atelier, et sont remplacées par des chanoines, qui partiront à leur tour dans les années 1940. Mais en 1956, une religieuse dominicaine redonne vie à Taulignan en créant une communauté contemplative spécialement adaptée aux soeurs en « petite santé ».

Ainsi, les soeurs suppriment les offices de nuits, et adaptent leur jeûne aux possibilités de chacune. Le succès est immédiat : quatre petites fondations naissent dans la foulée ! Par la suite, tout ce beau monde se rassemble à… Taulignan !

Sœur D. nous fait faire le tour d’un des champs de lavande du monastère. Le monastère de Taulignan, grâce à son cadre idyllique, fut dans les années 50 spécialement réservé aux soeurs à la santé fragile – Divine Box

C’est parti pour l’Afrique !

Rapidement, la communauté rayonne, et monte à cinquante soeurs dans les années 1970. Mais les bâtiments, trop étroits, les obligent à essaimer… avec succès encore une fois ! Une première fondation est ainsi créée au Burundi, puis une seconde au Bénin.

Quelques années après, une fois ces fondations bien implantées et autonomes, les soeurs fondatrices reviennent en France. Car à Taulignan, il y a du boulot…

Les sœurs nous font découvrir les plantes aromatiques qui poussent autour de leur monastère – Divine Box

La solidarité agricole

En effet, à l’époque, les soeurs peinent à trouver une activité manuelle rentable… Elles possèdent bien des vignes mais celles-ci ne sont pas vendangées et assez mal entretenues par leur agriculteur qui n’hésite pas parfois à utiliser des pesticides… Sans compter la crise viticole qui frappe toute la région !

En 2007, la communauté est même obligée de fermer son atelier de reliure, car les soeurs qui en avaient la charge sont parties dans une autre abbaye.

C’est finalement grâce à l’aide précieuse d’un pionnier en agro-écologie que les soeurs découvrent que leur terre est très propice à la culture de plantes. Super nouvelle !

Une grande solidarité s’organise alors autour des soeurs, avec notamment la Chambre d’Agriculture. Et un poil plus tard, c’est un gentil bienfaiteur qui leur vient en aide en les équipant d’une distillerie à plantes. C’est soeur Madeleine-Marie, ancienne ingénieure de formation, qui s’occupera de la transformation des plantes aromatiques. Et les voilà reparties de plus belle sur des nouveaux produits monastiques !

Aujourd’hui encore, les dominicaines du monastère de Taulignan distillent les plantes de leur propriété dans leur atelier artisanal – Divine Box

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, le monastère de la Clarté Notre-Dame de Taulignan compte onze dominicaines. Les soeurs vivent ainsi selon les écrits de saint Dominique, et suivent l’idéal de ce dernier : « louer, bénir, prêcher ». Mais si l’ordre dominicain est davantage connu pour son apostolat, les soeurs de Taulignan, elles, ont une vie bien plus contemplative.

En plus de leurs sept prières quotidiennes, elles travaillent ainsi de leurs mains, que ce soit dans les champs, à la distillerie ou à l’archivage !

Les soeurs du monastère de Taulignan sont des dominicaines, leur vie monastique se concentre donc principalement sur la prière et la contemplation de Dieu – Divine Box

Les reines de l’écologie

Avec les années, les soeurs de Taulignan sont devenues, pour l’artisanat monastique, une référence de la culture bio ! Mais leur expertise pratique se dote aussi d’une profonde base philosophique et théologique. Pendant un an, les soeurs ont en effet suivi des cours sur l’écologie, notamment par des pointures à la Chambre d’Agriculture.

Et pour transmettre tout ça, les soeurs animent régulièrement des formations avec Oeko-logia, une association d’agro-écologie fondée par Fabien Révol, enseignant chercheur. C’est pas beau, ça ?

La main verte

Et qui dit expertise, dit exemplarité ! Au monastère de Taulignan, pas question d’utiliser des produits chimiques, ou d’importer des plantes de l’extérieur. Les soeurs font tout à la main, et, plutôt que le tracteur, utilisent autant que possible les « grelinettes » (un petit mot rigolo qui désigne une bêche spéciale pour aérer la terre).

Les panneaux solaires chauffent l’eau de l’hôtellerie, et l’eau de javel est remplacée par leur hydrolat de romarin ! Elle est pas belle la vie provençale ?

 

Cependant, le soleil provençal peut parfois causer bien des dommages. En juin dernier, le monastère a ainsi subi un incendie… Un des champs de lavande ainsi que le hangar agricole ont pris feu : résultat, les sœurs ont perdu la récolte de romarin et de lavande qu’elles s’apprêtaient à distiller… Coup dur !

Une soeur du monastère de Taulignan cueille à la main des plantes dans son jardin, afin de réaliser des huiles essentielles et des tisanes bio — Divine Box

Et pour découvrir les produits du monastère de Taulignan ?

Les soeurs du monastère de Taulignan réalisent toute une gamme de produits naturels et artisanaux : plantes séchées, hydrolats, huiles essentielles, gelées…

 

Vous pouvez vous rendre à la boutique du monastère (980 chemin de l’Ecluze, 26770 TAULIGNAN) si vous habitez à proximité. Ou bien cliquez ici pour retrouver les tisanes des sœurs de Taulignan sur la boutique en ligne Divine Box !

 

Et cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère de Taulignan  : leur rôle de conservatrices d’archives, leurs anecdotes sur leurs premières distillations etc…

 

 

 

Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

(Jeunes Hommes) Discerner un appel à la vie monastique à l’abbaye Saint Pierre de Solesmes (72) : du 24 au 28 août 2019

Inscription et renseignements : viemonastique@solesmes.com