Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Exposition au Carmel de Nevers (58) les 14 & 15 septembre 2019 à l’occasion des 400 ans de présence du Carmel à Nevers

A l‘occasion de l’Anniversaire des 400 ans de présence du Carmel à Nevers, le Monastère propose au public une Exposition, à l’intérieur de ses murs, les 14 et 15 Septembre prochains de 14 H à 18 H.


35 Rue des Montapins, 58000 Nevers

Les Carmélites seront heureuses de vous faire découvrir leur histoire en un parcours commenté, cheminant des années 1619 à 2019. C’est un moment fort qu’elles souhaitent partager de ce qui les fait vivre depuis 400 ans.

La Prière des Vêpres concluera ce temps convivial où ne manqueront ni rafraîchissements, ni gaieté, ni l’amitié des rencontres. Vous y êtes tous invités !

Rappel historique : Fondé en 1619 par la 2° génération des Carmélites, notre Carmel a connu plusieurs lieux d’implantation depuis sa fondation. Aujourd’hui, sur la colline des Montapins et dans le sillage de Bernadette venue se ‘cacher en Dieu ‘ loin des foules de Lourdes, nous poursuivons notre mission au sein de l’Eglise de la Nièvre, pour l’Eglise universelle et le monde entier.

Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Rochefort 6 : les 5 infos à savoir pour briller en soirée :)

Un article proposé par Divine Box.

Avez-vous déjà goûté la Rochefort 6 ? Il s’agit de l’unique bière ambrée de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort, en Belgique !

 

Sous sa belle robe aux reflets orange-rubis, cette bière, titrant à 7,5 % (vol.) dévoile en bouche de délicieux arômes de caramel, d’épices et de torréfaction.

 

Mais savez-vous qu’elle est la plus ancienne des bières de Rochefort ? Ou pourquoi son nom intrigue tout le monde ? Dans cet article, Divine box vous explique tout ce qu’il faut savoir sur la bière trappiste Rochefort 6 pour épater vos amis ! C’est parti !

La Rochefort 6 est l’unique bière ambrée brassée de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort – Crédit Photo : @bethebelgianbeer (Instagram)

1/ La plus « vieille » bière de la brasserie de Rochefort

 

Dans la trilogie des bières de l’abbaye de Rochefort, la Rochefort 6 serait la plus ancienne. Techniquement, les dates des premiers brassages des bières sont les suivantes :

 

  • Rochefort 6 : 1953
  • Rochefort 8 : 1954
  • Rochefort 10 : 1950

 

Alors, la Rochefort 6 n’est pas la plus ancienne parmi les 3 bières de Rochefort ?

 

Et bien, oui et non, car la recette de la Rochefort 6 serait directement inspirée d’une bière brassée avant la Seconde Guerre mondiale, bien avant les deux autres bières de Rochefort !

 

Donc… si on se réfère à cette date-là, ça compte ! La Rochefort 6 est donc la plus vieille bière issue de l’artisanat monastique de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort !

 

2/ D’où vient l’appellation de la « Rochefort 6 » ? 

 

D’où vient le « 6 » de la Rochefort 6 ? Mystère mystère, on vous dit tout !

 

Au départ, la Rochefort 6 était simplement surnommée la « Trappiste » donc l’origine de ce « 6 » n’y est pas liée.

 

On pourrait alors penser que la Rochefort 6 porte son nom pour rappeler le taux d’alcool de la bière. Mais non puisque le taux d’alcool de la Rochefort 6 est à 7,5 % ! Mais alors pourquoi ce numéro 6 ?

 

Et bien son nom est en lien avec une ancienne mesure belge, le degré Baumé (°Bé), employé pour mesurer la concentration en sucre du moût. Le moût, c’est le résultat du mélange entre l’eau et le malt (céréales torréfiées). Donc la Rochefort 6 avait un degré de… 6°Bé !

 

Puis quand l’Union Européenne a uniformisé la numérotation des bières en 1993, les moines ont choisi de conserver ce nombre 6 en souvenir de la tradition du degré Baumé. Sympa non ?

 

Pour les petits curieux qui veulent en savoir plus, on a écrit un petit article sur les numéros des bières de Rochefort.

C’est le degré Baumé qui est à l’origine des numéros que porte les bières de l’abbaye de Rochefort – Crédit photo : @taste_be (Instagram)

3/ La Rochefort 6, une bière ra-ri-ssime !

 

Vous avez-dit rarissime ? Et oui, puisque la Rochefort 6 est une bière d’une grande rareté dans la petite famille des bières trappistes. Il faut être un petit malin pour s’en procurer, en effet :

 

 

  • La Rochefort 6 représente seulement 10 % de la production annuelle de la production de la brasserie de l’abbaye de Rochefort
  • La brasserie de Rochefort est une petite brasserie car seulement 50 000hl/an sont brassés. D’ailleurs, c’est la plus petite des brasseries wallonnes trappistes derrière l’abbaye Notre-Dame de Scourmont (Chimay) et l’abbaye Notre-Dame d’Orval (Orval).
  • Les moines brassent la Rochefort 6 quelques semaines seulement dans l’année

 

Donc cette petite quantité de production et son succès font de la Rochefort 6, une bière d’une grande rareté !  Tout le monde veut pouvoir la déguster !

La Rochefort 6 est brassée seulement quelques semaines par an ce qui contribue à sa rareté. – Crédit Photo : @artalebeerfeed (Instagram)

4/ La Rochefort 6 est labellisée « Authentic Trappist Product », une appellation exceptionnelle

 

Seulement douze brasseries dans le monde entier sont autorisées à mettre le logo « Authentic Trappist Product » sur les étiquettes de leurs produits monastiques. Et l’abbaye de Rochefort fait partie de ce club très select qui demande le respect de trois critères. C’est tout simple, on vous explique ; il faut que :

 

  • La bière soit brassée dans l’enceinte de l’abbaye
  • La bière soit brassée par les moines ou sous leur strict contrôle
  • Les bénéfices servent à financer la vie de la communauté et d’autres œuvres caritatives en cas de surplus.

 

La Rochefort 6 applique ces trois règles et a donc le droit d’arborer ce logo sur son étiquette.

Donc la Rochefort 6 est une bière authentiquement trappiste ! C’est pas beau ça ?

La Rochefort 6 a bien le logo « Authentic Trappist Product », preuve de son authenticité. – Crédit photo : @hopmaestro (Instagram)

5/ La Rochefort 6, une bière parmi les meilleures au monde

 

Si la « Meilleure » est le surnom de la Rochefort 10, la Rochefort 6 est aussi fort bien classée.

En effet, elle a reçu plusieurs bonnes notes :

 

  • La Revue du Vin de France lui donne une note de 17/20
  • Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes
  • Le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, lui décerne la 2ème place dans le Top 50 des Belgian Ale – Dark/Amber !
  • Sur Ratebeer, elle est aussi notée… 97/100 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,17 sur 5

 

Des résultats prometteurs pour cette bière délicieuse. Alors, si ce n’est pas déjà fait, vous lui faites un sort à cette Rochefort 6 ?

Comme de nombreuses bières, la Rochefort 6 a son propre verre.
– Crédit Photo : @hoppy_franky (Instagram)

Où trouver la Rochefort 6 ?

 

Pour déguster et acheter la Rochefort 6, vous pouvez vous rendre à la boutique près du monastère. Voici son adresse : Abbaye de Rochefort, 5580 Rochefort, Belgique.

 

Si vous n’habitez pas à proximité et souhaitez soutenir l’abbaye, cliquez ici pour acheter la Rochefort 6 sur la boutique monastique en ligne de Divine Box.

Ou bien par ici pour en apprendre encore plus sur la Rochefort 6, et notamment pour savoir pourquoi on dit qu’elle est brassée dans la « Cathédrale de la bière »…

Articles #En France #NLH #NLQ

Le monastère de Taulignan : des dominicaines entre plantes aromatiques et senteurs de la Drôme

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère de la Clarté Notre-Dame de Taulignan fut fondé au XIXe en Provence, près de Montélimar. Différentes communautés se sont succédé sur place, et c’est aujourd’hui une communauté de dominicaines qui habite les lieux, depuis 1956. Si les soeurs ont une vie monastique surtout orientée vers la prière et la contemplation, elles sont aussi les reines de l’écologie grâce à leur jardin !

 

Divine Box vous raconte en 3 minutes tout ce qu’il faut savoir sur le monastère de Taulignan et sa communauté, c’est parti !

Les soeurs du monastère de Taulignan sélectionnent à la main les plantes de leur jardin pour réaliser des produits bio – Crédits Photo : Le Cèdre

Ça va de soie !

Notre histoire commence au XIXe siècle, en pleine Provence (**kss kss kss** – bruit de cigales)… En effet, des religieuses, dont on ne sait plus grand chose aujourd’hui, s’installent à Taulignan, village réputé pour son travail de la soie. L’objectif des soeurs est en effet de former à ce métier de jeunes orphelines de Lyon, pour les remettre sur de bons rails !

Pour l’anecdote, aujourd’hui encore devant la mairie de Taulignan, le musée de la soierie rappelle le savoir-faire des religieuses de l’époque…

Le musée de la soie à Taulignan permet de revivre l’activité des soeurs du monastère de Taulignan au XIXe siècle – Crédits Photo : Musée de la soie de Taulignan

 

La petite santé

Plus tard, au début du XXe siècle, les soeurs ferment leur atelier, et sont remplacées par des chanoines, qui partiront à leur tour dans les années 1940. Mais en 1956, une religieuse dominicaine redonne vie à Taulignan en créant une communauté contemplative spécialement adaptée aux soeurs en « petite santé ».

Ainsi, les soeurs suppriment les offices de nuits, et adaptent leur jeûne aux possibilités de chacune. Le succès est immédiat : quatre petites fondations naissent dans la foulée ! Par la suite, tout ce beau monde se rassemble à… Taulignan !

Sœur D. nous fait faire le tour d’un des champs de lavande du monastère. Le monastère de Taulignan, grâce à son cadre idyllique, fut dans les années 50 spécialement réservé aux soeurs à la santé fragile – Divine Box

C’est parti pour l’Afrique !

Rapidement, la communauté rayonne, et monte à cinquante soeurs dans les années 1970. Mais les bâtiments, trop étroits, les obligent à essaimer… avec succès encore une fois ! Une première fondation est ainsi créée au Burundi, puis une seconde au Bénin.

Quelques années après, une fois ces fondations bien implantées et autonomes, les soeurs fondatrices reviennent en France. Car à Taulignan, il y a du boulot…

Les sœurs nous font découvrir les plantes aromatiques qui poussent autour de leur monastère – Divine Box

La solidarité agricole

En effet, à l’époque, les soeurs peinent à trouver une activité manuelle rentable… Elles possèdent bien des vignes mais celles-ci ne sont pas vendangées et assez mal entretenues par leur agriculteur qui n’hésite pas parfois à utiliser des pesticides… Sans compter la crise viticole qui frappe toute la région !

En 2007, la communauté est même obligée de fermer son atelier de reliure, car les soeurs qui en avaient la charge sont parties dans une autre abbaye.

C’est finalement grâce à l’aide précieuse d’un pionnier en agro-écologie que les soeurs découvrent que leur terre est très propice à la culture de plantes. Super nouvelle !

Une grande solidarité s’organise alors autour des soeurs, avec notamment la Chambre d’Agriculture. Et un poil plus tard, c’est un gentil bienfaiteur qui leur vient en aide en les équipant d’une distillerie à plantes. C’est soeur Madeleine-Marie, ancienne ingénieure de formation, qui s’occupera de la transformation des plantes aromatiques. Et les voilà reparties de plus belle sur des nouveaux produits monastiques !

Aujourd’hui encore, les dominicaines du monastère de Taulignan distillent les plantes de leur propriété dans leur atelier artisanal – Divine Box

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, le monastère de la Clarté Notre-Dame de Taulignan compte onze dominicaines. Les soeurs vivent ainsi selon les écrits de saint Dominique, et suivent l’idéal de ce dernier : « louer, bénir, prêcher ». Mais si l’ordre dominicain est davantage connu pour son apostolat, les soeurs de Taulignan, elles, ont une vie bien plus contemplative.

En plus de leurs sept prières quotidiennes, elles travaillent ainsi de leurs mains, que ce soit dans les champs, à la distillerie ou à l’archivage !

Les soeurs du monastère de Taulignan sont des dominicaines, leur vie monastique se concentre donc principalement sur la prière et la contemplation de Dieu – Divine Box

Les reines de l’écologie

Avec les années, les soeurs de Taulignan sont devenues, pour l’artisanat monastique, une référence de la culture bio ! Mais leur expertise pratique se dote aussi d’une profonde base philosophique et théologique. Pendant un an, les soeurs ont en effet suivi des cours sur l’écologie, notamment par des pointures à la Chambre d’Agriculture.

Et pour transmettre tout ça, les soeurs animent régulièrement des formations avec Oeko-logia, une association d’agro-écologie fondée par Fabien Révol, enseignant chercheur. C’est pas beau, ça ?

La main verte

Et qui dit expertise, dit exemplarité ! Au monastère de Taulignan, pas question d’utiliser des produits chimiques, ou d’importer des plantes de l’extérieur. Les soeurs font tout à la main, et, plutôt que le tracteur, utilisent autant que possible les « grelinettes » (un petit mot rigolo qui désigne une bêche spéciale pour aérer la terre).

Les panneaux solaires chauffent l’eau de l’hôtellerie, et l’eau de javel est remplacée par leur hydrolat de romarin ! Elle est pas belle la vie provençale ?

 

Cependant, le soleil provençal peut parfois causer bien des dommages. En juin dernier, le monastère a ainsi subi un incendie… Un des champs de lavande ainsi que le hangar agricole ont pris feu : résultat, les sœurs ont perdu la récolte de romarin et de lavande qu’elles s’apprêtaient à distiller… Coup dur !

Une soeur du monastère de Taulignan cueille à la main des plantes dans son jardin, afin de réaliser des huiles essentielles et des tisanes bio — Divine Box

Et pour découvrir les produits du monastère de Taulignan ?

Les soeurs du monastère de Taulignan réalisent toute une gamme de produits naturels et artisanaux : plantes séchées, hydrolats, huiles essentielles, gelées…

 

Vous pouvez vous rendre à la boutique du monastère (980 chemin de l’Ecluze, 26770 TAULIGNAN) si vous habitez à proximité. Ou bien cliquez ici pour retrouver les tisanes des sœurs de Taulignan sur la boutique en ligne Divine Box !

 

Et cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère de Taulignan  : leur rôle de conservatrices d’archives, leurs anecdotes sur leurs premières distillations etc…

 

 

 

Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

(Jeunes Hommes) Discerner un appel à la vie monastique à l’abbaye Saint Pierre de Solesmes (72) : du 24 au 28 août 2019

Inscription et renseignements : viemonastique@solesmes.com

Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

(Jeunes Femmes) Vivre une retraite au rythme de la vie monastique à l’abbaye Sainte Cécile de Solesmes (72) : 12 au 16 août 2019

Contact : Soeur Cécile
02.43.95.45.02
stececile.solesmes@free.fr

Articles #Europe non francophone #NLH #NLQ

A la rencontre de l’Abbaye de Novy Dvur, l’unique abbaye trappiste Tchèque !

Un article proposé par Divine Box.

Avez-vous déjà entendu parler de l’abbaye de Nový Dvůr, en République tchèque ? Elle est l’une des filles de l’abbaye trappiste de Sept-Fons, en Bourgogne. Ce monastère dynamique rayonne par la jeunesse de ses membres, et ne manque de susciter la curiosité dans une région durement marquée par l’athéisme au XXe. Construite dans une ancienne ferme, les moines y travaillent la terre et élèvent des moutons, mais réalisent aussi d’excellentes moutardes. Divine Box vous en dit plus juste en dessous !

Ci-dessus, les moines de Nový Dvůr chantent l’office dans leur toute nouvelle église, construite au début des années 2000 — Divine Box

Novy Dvur, une fondation française

L’abbaye de Nový Dvůr est une abbaye trappiste qui fut fondée en 2002 dans l’ouest de la République tchèque, à quarante kilomètres de l’Allemagne. Mais c’est en France que tout commence, en août 1991. L’abbaye bourguignonne de Sept-Fons ouvre alors ses portes à six jeunes Tchèques. On est en effet juste après la chute du rideau de fer, et beaucoup de jeunes en recherche de foi décident de rentrer au noviciat en France. L’abbaye de Sept-Fons accueillera ainsi en quelques années une vingtaine de jeunes tchèques.

Ce petit groupe restera pendant dix ans, le temps de sa formation, auprès des moines français, puis retournera s’installer en République Tchèque dans une ancienne ferme, rachetée en 1999 par l’abbaye de Sept-Fons. Cet ancien bâtiment et son immense domaine datent de 1760. Mais parce qu’il fut laissé à l’abandon pendant de très nombreuses années, les moines doivent se lancer dans de grand travaux de modernisation. C’est ainsi dans l’ancienne écurie qu’ils vont par exemple installer l’hôtellerie ! En seulement deux ans, les travaux sont terminés et l’inauguration a lieu en 2002. Le monastère prend alors le nom de « Nový Dvůr », soit en français : la Cour-Neuve. Le complexe est en effet un ensemble de cours et de bergeries, qui faisait autrefois partie de l’abbaye des Prémontrés de Tepla. En décembre 2011, le nouveau prieuré est élevé au rang d’abbaye.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères : en 2000, la moitié d’entre eux n’avaient même pas 20 ans ! Le père abbé est français, ce qui aide les moines à conserver des relations privilégiées avec l’abbaye de Sept-Fons.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères – Divine Box

À travers champs

Le quotidien des moines est rythmé par la prière et le travail, selon la règle de saint Benoît. En plus de leurs sept offices par jour (le premier est à 3h15 du matin !), ils entretiennent leurs terres et élèvent une cinquantaine de moutons. Ils s’occupent en effet du bois de leur forêt pour se chauffer écologiquement grâce à son rebut. Mais on leur a également demandé de gérer quelques forêt publiques alentours !
Grâce à leurs moutons, ils réalisent une délicieuse viande séchée d’agneau. Son élaboration s’est cependant arrêtée il y a quelques mois, pour que les frères puissent se concentrer davantage sur l’élevage, et proposer aux producteurs locaux une viande de qualité.

Les moines profitent des aménagements et des terres de l’ancienne ferme pour élèver un troupeau d’une cinquantaine de moutons – Divine Box

Prenez-en de la graine (de moutarde !)

Les moines sont aussi bien occupés dans leurs ateliers pour confectionner tout un tas de produits monastiques. Ils produisent en effet toute une gamme de produits cosmétiques, labélisés « ÉCOCERT » : un baume à lèvre, des savons, une crème pour le visage, baume réparateur… Sélection des ingrédients, conception et fabrication, les moines font tout eux-mêmes !
Côté alimentaire, ils produisent également un Nutella bio et « fait maison ». Mais leur spécialité est sans conteste la moutarde : bio à l’ancienne, bio aux olives, à la tomate etc… Il y en a pour tous les goûts ! Chacune de leur recette de moutarde est bien entendu complètement originale et inventée par leurs soins. Pour réaliser leurs moutardes, ils sélectionnent chacun des ingrédients. La plupart sont ainsi directement issus de l’agriculture biologique ! Ils broient eux-mêmes les grains de moutarde avec leur meule de pierre, puis les trempent dans du vinaigre coupé d’une eau captée directement dans la forêt environnante. Après une longue maturation de plusieurs semaines, ils mettent enfin tout en pot à la main, et le tour est joué !

La plupart des ingrédients des moutardes des moines de Nový Dvůr sont issus de l’agriculture biologique – Divine Box

Et pour goûter leurs produits ?

Grâce aux liens privilégiés qui unissent l’abbaye de Nový Dvůr à l’abbaye de Sept-Fons, leurs produits issus de l’artisanat monastique sont facilement disponibles en France. Notamment à la boutique de l’abbaye de Sept-Fons, à Dompierre-sur-Besbre. Ou encore sur la boutique en ligne de Divine Box, en cliquant juste ici !

Articles #En France #NLH #NLQ

Comment la formule des liqueurs de la Grande Chartreuse reste-t-elle secrète ?

Un article proposé par Divine Box.

Parmi tous les produits monastiques du monastère de la Grande Chartreuse connaissez-vous les liqueurs de la Grande Chartreuse ? Depuis 1737, les chartreux élaborent dans leur monastère, logé au creux d’un vallon alpin, des liqueurs à la renommée mondiale. Comment expliquer un tel engouement ?

 

Si le goût inimitable des liqueurs de la Grande Chartreuse y est pour beaucoup, c’est sans aucun doute à cause de leurs recettes, qui sont en effet top secrètes ! Inchangées depuis leurs créations il y a quelques siècles, elles se basent toutes sur la formule d’un mystérieux manuscrit, datant de 1605… et auquel seul les Chartreux ont accès !

 

Les méthodes modernes d’investigation n’ont toujours pu percer le secret d’élaboration des précieuses liqueurs. Bien que de multiples contrefaçons des liqueurs de la Grande Chartreuse existent, elles n’ont jamais réussi à imiter l’original.

 

Pourquoi personne n’arrive-t-il à imiter les liqueurs de la Grande Chartreuse ? Comment les moines font-ils pour garder leurs recettes top secrètes ? Aujourd’hui Divine Box vous donne les 6 raisons pour lesquelles leur recette est inimitable, et pour un sacré bout de temps encore !

Les liqueurs de la Grande Chartreuse sont produites depuis des siècles, et il en existe aujourd’hui toute une ribambelle – Crédit Photo : DR

 

1/ Une recette top secrète

Les liqueurs de la Grande Chartreuse sont très anciennes. L’élixir végétal de la Grande Chartreuse, la Chartreuse Verte et la Chartreuse Jaune (pour ne citer que les plus connues d’entre elles), ont été respectivement créées en 1737, en 1764 et en 1838 ! Malgré les siècles traversés, leurs recettes sont toujours top secrètes, pour 3 raisons :

 

Une ancienne formule, unique et mystérieuse

Les recettes des liqueurs de la Grande Chartreuse se basent toutes sur une unique formule, celle d’un mystérieux manuscrit, que les Pères Chartreux ont reçus à Paris, en 1605 des mains du maréchal d’Estrées. Ce manuscrit contiendrait la recette d’un « élixir de longue vie » à base de 130 plantes. De quand date cette formule ? Qui l’a écrite ? Et pourquoi a-t-on voulu la donner aux moines chartreux ? Le maréchal d’Estrées ne le dit pas (et le sait-il, d’ailleurs ?), et personne ne le sait encore aujourd’hui ! Ainsi, seuls les moines chartreux ont vu et ont accès à cette formule unique au monde, à la base des différentes recettes !

 

Cachée dans un coffre au sein du monastère

Et aujourd’hui ? Le fameux parchemin de 1605 demeure caché des regards indiscrets. Il est en effet dissimulé dans un coffre, enfoui dans les tréfonds du monastère de la Grande Chartreuse. Seul le supérieur de la communauté en a les clefs !

 

Une recette à l’accès limité

Parmi les moines du monastère de la Grande Chartreuse eux-mêmes, le silence reste d’or : ils ne sont que deux moines a connaître la précieuse formule. II s’agit du procureur du monastère et maître de chai Dom Benoit (71 ans), et de son adjoint le maître herboriste Frère Jean-Jacques. C’est à eux que revient aujourd’hui la lourde charge de perpétrer la tradition liquoriste du monastère. Eux seuls connaissent, et en détail, le processus de fabrication des liqueurs de la Grande Chartreuse, secret depuis quatre siècles.

 

(Pssst, si vous souhaitez savoir tout ce qu’on peut réussir à connaître de la recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse, on en a fait une liste dans notre article « 12 infos insolites sur l’élixir de la Grande Chartreuse » !)

Ci-dessus, Frère Jean-Jacques (à gauche) et Dom Benoît (au milieu), les deux seules personnes au monde à connaitre les secrets de la formule des liqueurs de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Pinterest @Delachartreuse

2/ Un savoir-faire d’exception

Même si un petit malin arrivait à se procurer la formule du manuscrit de 1605, il aurait encore du boulot à faire pour égaler les liqueurs de la Grande Chartreuse ! Car le secret des moines réside aussi dans leur savoir-faire, transmis au sein de la communauté depuis des centaines d’années ! Un artisanat monastique inégalé et inégalable pour cinq raisons :

 

Des dosages millimétrés

Les dosages des plantes sont connus de frère Jean-Jacques et dom Benoît seuls. Ils se font à la pincée et à la poignée, comme autrefois. Autant dire qu’il faut les connaître sur le bout des doigts, c’est le cas de le dire !

 

Un temps de distillation essentiel

Puisqu’ils sont les seuls à connaître les subtilités de la recette, frère Jean-Jacques et dom Benoît sont aussi les seuls à contrôler la liqueur obtenue par distillation avant de la mettre à vieillir. Eux seuls connaissent les durées adéquates de distillation, et peuvent savoir si tout s’est bien passé comme prévu !

 

Un temps de vieillissement irremplaçable

Les moines sont également les seuls au monde à connaître la durée de vieillissement des liqueurs de la Grande Chartreuse en tonneaux et foudres. Eux seuls savent et décident quand celles qui dorment dans la plus grande cave à liqueur du monde (164 mètres de long !), sont prêtes à être dégustées !

 

Un palais exceptionnel

À la fin du processus, c’est tout simplement leur goût, aguerri par des années d’expérience, qui juge si les liqueurs de la Grande Chartreuse ainsi obtenues peuvent être embouteillées et commercialisées ! Sans leur palais et leur habitude inégalés, donc, impossible de copier ce savoir-faire !

 

Une coloration naturelle unique au monde

Les frères chartreux sont aussi les seuls liquoristes au monde à connaître le secret de la coloration verte par les plantes. Eh oui, vous ne le saviez peut-être pas, mais on ne sait toujours pas, à l’heure actuelle, donner aux liqueurs une couleur verte qui soit naturelle. On utilise encore des colorants. Les moines des monastère de la Grande Chartreuse, eux, le savent pourtant depuis 300 ans… Et ils sont les seuls ! Le « vert chartreuse », c’est d’ailleurs le nom officiel d’une couleur ! Plutôt classe, non ?

 

Si vous nous avez lu jusqu’ici c’est que vous êtes un petit curieux et plutôt sage, alors rien que pour vous, on vous donne trois petits secrets du savoir-faire des liqueurs de la Grande Chartreuse, qu’on a réussit à grappiller par-ci par-là :

 

  • On sait qu’une des distillations d’une des liqueurs de la Grande Chartreuse dure 7 heures.
  • On sait aussi qu’un tiers des 130 plantes provient directement des Alpes. L’autre moitié ? Du reste du monde…
  • Les liqueurs vieillies en cave y dorment entre trois et neuf ans.

Les liqueurs de la Grande chartreuse sont mises à vieillir entre trois et neuf ans dans les caves du monastère, les plus grandes caves à liqueur du monde (164 mètres de long) – © Zeppelin – tous droits réservés

 

3/ Une recette super complexe !

Si la recette est inimitable, c’est aussi parce qu’elle est très complexe ! C’est en 1605 que les chartreux reçoivent la recette d’un « élixir de longue vie » sur un parchemin. Mais ce n’est qu’en 1737 que la recette est officiellement déchiffrée par le frère Jérôme Maubec, l’apothicaire du monastère de la Grande Chartreuse ! Les moines ont donc eux-mêmes mis 132 ans à en déchiffrer tous les mystères !

 

On sait ainsi par exemple que la couleur originale de la fameuse liqueur verte était… le rouge ! Et si l’on en croit les témoignages, son goût était loin de faire l’unanimité ! C’est bien la preuve que les pères chartreux n’ont pas mis au point la recette en un jour.

 

130, c’est aussi le nombre de plantes utilisées dans la recette des liqueurs de la Grande Chartreuse, nous l’avons vu. Et cela représente, à l’époque du manuscrit, quasiment l’intégralité des plantes médicinales connues ! Niveau complexité, on peut donc difficilement faire plus…

C’est frère Jérôme Maubec qui, en 1737, a réussit le premier à mettre au point la recette définitive de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Infotourisme

4/ Une transmission des secrets ultra sécurisée !

Les moines font très attention à ce que les secrets des liqueurs de la Grande Chartreuse puissent se transmettre de génération en génération, et selon les meilleures conditions. Pour cela, certaines précautions bien précises existent, résultat de plusieurs siècles d’expérience et de pratique :

 

À deux, c’est toujours mieux !

Les moines sont toujours deux à connaître la recette des liqueurs de la Grande Chartreuse. Ainsi, si l’un des deux, par malheur, se portait mal, ses connaissances et son expérience ne disparaitraient pas avec lui… Quand l’un des deux moines meurt ou quitte sa charge à cause de sa vieillesse, un nouvel apprenti est immédiatement formé.

 

Une protection VIP

C’est dans le même esprit que dom Benoît et frère Jean-Jacques ne se déplacent jamais dans la même voiture, lorsqu’ils se rendent à la distillerie. Ainsi, si un malheureux accident survenait, la recette et toutes ses techniques resterait malgré tout saine et sauve !

 

Du correcteur liquide

Lorsque le monastère s’approvisionne en plantes auprès de grossistes et de cueilleurs, le contenu de chaque facture est rigoureusement masqué d’un coup de correcteur liquide par Frère Jean-Jacques… Celui qui comptait fouiller les poubelles du monastère à la recherche d’une éventuelle note de comptabilité serait bien embêté !

 

Une production ultra concentrée

Il faut aussi éviter que les secrets de la recette ne s’ébruitent auprès des 70 employés de la distillerie (qui n’est située qu’à 12km du monastère), et qui secondent les moines dans leurs opérations. Pour cela, les plantes sont triées, broyées, pesées et mélangées directement au sein du monastère, et par les moines eux-mêmes. Ils font cela dans la « salle des plantes », l’ancienne boulangerie du monastère.

 

Des sacs numérotés

Les employés de la distillerie suivent d’ailleurs les instructions des moines au pied de la lettre… sans toujours comprendre ce qu’ils font ! Ils reçoivent en effet directement de la main des moines les sacs de plantes séchées, sans savoir ce qu’ils contiennent. Car les sacs ne sont pas transparents… et ils ne portent pas de noms ! Les moines les numérotent soigneusement un par un, comme chez Coca-Cola !

C’est Dom Benoît lui-même qui contrôle la distillation des liqueurs de la Grande Chartreuse avant leur mise en fût – © Zeppelin – tous droits réservés

5/ Une formule au-dessus des lois !

La formule des liqueurs de la Grande Chartreuse est vieille de plusieurs siècles. Elle n’a donc jamais fait l’objet d’un brevet. Elle n’est pas non plus une marque déposée ou protégée… Car tout cela n’existait pas au moment de sa création ! Et c’est tant mieux pour les moines, car sinon leurs recettes seraient tombées dans le domaine publique au bout de 70 ans !

 

Les moines de la Grande-Chartreuse sont ainsi les seuls à partager, avec la firme Coca-Cola, une dérogation spéciale de l’Etat pour préserver le secret d’une fabrication.

 

« Substances végétales, alcool et sucre » : c’est tout ce qu’on peut savoir de la composition des liqueurs de la Grande Chartreuse. Et c’est légal !

Les recettes des liqueurs de la Grande Chartreuse bénéficient d’une dérogation spéciale de l’État : elles ne sont ainsi soumises à aucun brevet, marque déposée ou protégée – © Zeppelin – tous droits réservés

6/ Un matériel sur-mesure

Les moines utilisent, pour les liqueurs de la Grande Chartreuse, des alambics uniques au monde : ils en possèdent en effet des exemplaires en cuivre datant du 19e siècle. Ceux-ci sont encore utilisés de nos jours pour certaines séries de liqueurs, et pour certaines expériences. À l’époque, ils ont été conçus spécialement pour le monastère de la Grande Chartreuse et leurs précieuses liqueurs !

 

Aujourd’hui, les moines utilisent des alambics en inox plus modernes. Ils sont aussi assez spéciaux puisqu’ils peuvent être contrôlés par informatique depuis les cellules des moines, l’église, les chapelles, le cloître et même le réfectoire ! Ils permettent ainsi de respecter la vie contemplative des moines.

Le monastère de la Grande Chartreuse possède encore plusieurs alambics centenaires en cuivre, qui sont toujours utilisés pour certaines expériences – Divine Box

Où acheter les liqueurs de la Grande Chartreuse ?

Si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté de Grenoble, pas de panique il reste la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter les produits du monastère de la Grande Chartreuse.

Articles #En France #NLH #NLQ

L’abbaye de Boulaur, ses vaches et son verger

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Sainte-Marie de Boulaur est une abbaye cistercienne française. Implantée dans le Gers depuis 1142, l’abbaye a connu quelques péripéties au fil du temps. Aujourd’hui, la communauté jeune et dynamique de l’abbaye de Boulaur s’occupe des animaux de sa ferme agricole comme de ses hectares d’agriculture raisonnée.

 

Aujourd’hui Divine Box vous emmène faire un petit tour et on vous raconte tout sur l’histoire de l’abbaye de Boulaur, suivez le guide !

L’abbaye de Boulaur est implantée dans les environs de Toulouse depuis le XIIème siècle – Divine Box

Que du beau monde 

L’abbaye de Boulaur fut fondée en 1142 dans le Gers par Pétronille de Chemillé, abbesse de la prestigieuse abbaye de Fontevraud !

À l’époque, cette dernière est l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe, et a pour vocation de n’accueillir que des jeunes filles nobles.

Parmi les fondateurs de Boulaur, on compte ainsi un archevêque et un comte, et la première abbesse est une comtesse devenue veuve ! Bref que du beau monde pour démarrer…

C’est en 1115 que Pétronille de Chemillé a reçu son bâton d’abbesse des mains de son évêque – Divine Box

Le « Bon Lieu  » 

Par la suite, l’abbaye de Boulaur traverse les siècles sans encombre, au milieu des magnifiques paysages du Gers. C’est d’ailleurs ce cadre exceptionnel qui lui donnera son nom. Boulaur vient en effet du latin « Bonus Locus », le Bon Lieu !

Petit à petit, le village de Saint-Germier, voisin de l’abbaye, prendra lui aussi le même nom.

Mais la vie sur place à l’abbaye n’en est pas moins rude : Boulaur vit en effet grâce aux rentes des soeurs, mais elle est la plus pauvre de l’ordre !

Certaines parties de l’église de l’abbaye de Boulaur datent encore du XIVe siècle – Divine Box

Ça s’en va et ça revient 

Mais à la Révolution, patatra : l’Etat confisque l’abbaye et dissout la communauté !

Au cours du XIXe siècle, quelques moniales fontevristes essayent bien de redonner vie au lieu, et restaurent l’église qui tombe en ruine. Mais pas de chance : elles sont, elles aussi, expulsées en 1904 par des lois anticléricales…

En 1949 cependant, quatre moniales, auparavant bénédictines, rachètent l’abbaye pour une misère, et viennent s’y installer et y vivre selon la vie cistercienne. Mais les années passent et les vocations ne viennent pas…

Depuis le retour des soeurs en 1949, l’abbaye de Boulaur s’est lancée dans différents travaux de restauration et de reconstruction des bâtiments – Crédit Photo : abbaye Sainte-Marie de Boulaur

Mais oui c’est Clair(e) 

En 1979, la situation est critique : l’abbaye ne compte que cinq sœurs, et l’avenir est incertain… Le supérieur de l’ordre cistercien a alors une idée. Pourquoi ne pas prier Claire de Castelbajac, une fille du pays morte en odeur de sainteté à vingt-et-un ans quelques années auparavant ? Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Et dans les mois suivants, surprise : voici cinq jeunes filles qui se présentent à l’abbaye de Boulaur ! La première s’appelle d’ailleurs… Claire ! Coïncidence ?

C’est grâce à l’intercession de Claire de Castelbajac (ci-dessus), que l’abbaye de Boulaur a pu reprendre vie dans les années 80 – Crédit Photo : Claire de Castelbajac

L’amour est dans le pré 

La vie reprend alors à fond à Boulaur, et les soeurs peuvent développer une agriculture biologique, dans leur ferme et leurs 27 hectares.

Aujourd’hui, leur petit élevage de dix vaches leur permet par exemple de faire du fromage, le « Saint-Germier ». Le nom “Saint-Germier”, est tiré du nom d’un évêque de Toulouse qui évangélisa la région. Produite à partir de 60 litres de lait, la tome est ensuite affinée pendant 2 à 5 mois.

 

Et grâce à leurs cinq cochons, leurs poules et leurs lapins, elles réalisent de délicieux pâtés et terrines. Mais ce n’est pas tout, avec les légumes du potager et les fruits du verger, les soeurs se nourrissent et fabriquent aussi toute une flopée de confitures. Miam miam miam, y a pas à dire, avec les soeurs de Boulaur l’artisanat monastique c’est trop b(i)onnn !

Le « Saint-Germier » est un fromage artisanal confectionné par les soeurs de l’abbaye de Boulaur à partir du lait de leurs vaches- Divine Box

Abbaye de Boulaur : et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, les 27 soeurs de l’abbaye de Boulaur rayonnent par leur dynamisme et leur jeunesse. Elles sont cisterciennes et suivent la règle de saint Benoît « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 5h15 !) et vivent principalement de leur petite ferme agricole. Vaches, cochons, potager, verger… Il y a de quoi faire !

De plus, parmi la communauté, deux des soeurs de l’abbaye de Boulaur sont ingénieures agricoles. Les animaux et le verger sont certains d’être chouchoutés !

Enfin, forte de sa jeunesse, l’abbaye a redonné vie en 1998 à la très ancienne abbaye de Rieunette, dans l’Aude !

Une soeur de l’abbaye de Boulaur mène son petit troupeau de vaches brouter de l’herbe dans ses champs – Divine Box

Des pierres chargées d’histoires 

Côté architecture, il ne subsiste de l’église primitive que certains murs ainsi qu’une porte romane. Par ailleurs, certaines parties furent remaniées au XIVe siècle : on peut même encore admirer des peintures de l’école de Giotto !

Quant au cloître (situé dans la clôture et donc interdit d’accès aux petits curieux !), sa partie la plus ancienne date encore de la fin du XIIIe siècle, avec une construction de briques et de pierres alternées, remaniée au XVIIème siècle. Mais le petit bijou que renferme ce cloître, et que les soeurs gardent précieusement, c’est la statue d’une Vierge à l’Enfant datée fin XIIIème siècle – début XIVème siècle. Celle que l’on appelle la « Belle Dame » de Boulaur fut en effet retrouvée sous un carrelage !

La « Belle Dame » de Boulaur est une Vierge à l’enfant, datée de la fin XIIIème siècle – début XIVème siècle, et retrouvée à l’abbaye de Boulaur – Divine Box

Attention Chantier !

À Boulaur, les projets fusent à toute allure… Depuis deux ans, les soeurs travaillent par exemple avec des musicologues sur un livre de chants cisterciens des origines, pour chanter à l’office !

Par ailleurs, après trois ans d’étude, elles ont commencé à restructurer le site de l’abbaye. Au programme : construction d’un cloître pour les hôtes et agrandissement de l’espace d’accueil. Mais aussi et surtout : extension de l’exploitation agricole pour rayonner comme, jadis, « les granges cisterciennes du XIIe siècle » !

Aujourd’hui, les sœurs de l’abbaye de Boulaur cultivent en permaculture toutes sortes de fruits et légumes : abricots, poires, pêches, cassis, kiwis … – Divine Box

En odeur de Sainteté 

Même si, de son vivant, Claire de Castelbajac n’est passée qu’une fois ou l’autre à l’abbaye de Boulaur, les soeurs lui sont profondément reconnaissantes d’avoir suscité les vocations qui ont redonné vie à l’abbaye.

Naturellement, ce sont donc elles qui ont la charge de son procès de béatification auprès du Vatican ! Depuis 2004, le corps de Claire repose au fond de l’église, et veille sur les soeurs et les nombreux pèlerins de passage… N’hésitez pas si vous passez dans le coin !

La sépulture de Claire de Castelbajac se trouve au fond de l’église de l’abbaye de Boulaur depuis en 2004 – Divine Box

Découvrez les produits de l’abbaye de Boulaur 

Les soeurs cisterciennes de l’abbaye de Boulaur réalisent grâce à leur verger et leurs animaux de nombreux produits tels que des terrines, du pâté, du fromage ou des confitures… Cliquez ici pour découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box les produits de l’abbaye de Boulaur !

Articles #En France #NLH #NLQ

Fête des pères : pensez à vos prêtres… et aux moines !

Un article proposé par Divine Box.

Même si la fête dédiée aux prêtres est bien le jeudi Saint, la « Fête des Pères » du 16 juin peut être l’occasion de penser à aux prêtres/curés de votre entourage, en plus des pères et grands-pères. Alors pourquoi ne pas en profiter pour donner un peu de sens à cette fête en leur offrant un petit cadeau issu du travail des moines ?

1ère idée cadeau : la Divine Box apéro

 

La Divine Box du mois de juin a été spécialement pensée pour l’apéro et les beaux jours ! Parfait pour les Pères non ? Divine Box est allé vous dégoter :

  • La Sicera Humolone, la nouvelle bière de l’abbaye de Saint-Wandrille, seule abbaye française où les moines brassent eux-mêmes leurs bières. Une bière blanche très fruitée !
  • Du pâté réalisé par les soeurs cisterciennes de l’abbaye de Boulaur, dans le Gers, à partir de leur élevage. Leur production étant limitée, il y aura soit leur foie de volaille aux champignons soit leur terrine à la moutarde. Surprise !
  • Un chutney du moutier des bénédictines de Martigné-Briand, avec les fruits de leur verger ! Parfait pour des feuilletés chèvre/chutney…
  • Des crackers à l’ail et au paprika du monastère de Thiais ! Sur place, les soeurs sont de l’ordre de l’ « Annonciade », un ordre religieux 100 % féminin, dédié à la Vierge Marie
  • Des olives vertes du monastère d’Ormylia, venues tout droit de Grèce ! Le vrai bon goût des olives de caractère…

 

Et en plus, si vous prenez la box au format « gourmand », vous aurez aussi :

  • La tapenade d’olives noires de l’abbaye de Jouques. C’est l’unique tapenade française d’abbaye, fabriquée en pleine Provence…
  • Les rillettes du Père Marc de l’abbaye de Bricquebec !

 

Par ici pour la commander !

A gauche, un frère de l’abbaye de Saint-Wandrille insecte la bière qu’il vient de brasser. A droite, les bénédictins de Saint-Wandrille en direction de l’office.

2e idée cadeau : la Divine Box Trappiste

 

Dans la Divine Box trappiste du mois de juin, il y a 3 bières trappistes en double :

  • 2 Tynt Meadow, la toute nouvelle bière trappiste sortie il y a moins d’un an, et à ce jour la première et unique bière trappiste anglaise. Une exclusivité en France
  • 2 Trappe Tripel, notée 94/100 sur RateBeer par les experts !
  • 2 Trappe Puur : la première et unique bière trappiste 100 % bio, brassée par les moines avec l’aide de panneaux solaires, et avec des ingrédients certifiés sans OGM !

 

Pour la commander, par ici !

A gauche, les trappistes de l’abbaye du Mont Saint-Bernard admirent leur nouvelle bière Tynt Meadow. A droite, la Tynt Meadow qui trône fièrement devant l’abbaye.

3e idée cadeau : l’abonnement Divine Box

Pendant 3 mois, 6 mois ou 1 an, l’abonnement Divine Box permet d’avoir un cadeau qui dure et de faire plaisir dans la durée ! La formule 3 mois est celle qui marche le mieux, mais n’hésitez pas : chaque box fait plaisir et soutient les abbayes.

Bref, tout plein d’idée pour redonner un peu de sens à la Fête des Pères du 16 juin prochain. Pour votre père, votre grand-père ou votre curé, en plus du cadeau que vous pourrez faire, pensez surtout à prendre quelques nouvelles et à papoter avec eux ! 😇

En France #NLH #NLQ

Monastère du Jassonneix : son histoire, sa nouvelle communauté et ses produits !

Un article proposé par Divine Box.

Cette semaine, direction le monastère du Jassonneix (prononcer « jassonné ») en Corrèze, avec Divine Box ! Un monastère bien connu notamment pour ses incroyables confitures et gelées.

On va vous parler de son histoire liée à celle de l’abbaye de La Coudre, de leur changement d’activité et de communauté il y a quelque temps, et bien sûr de leur délicieuses confitures ! Au fait saviez-vous que les soeurs possédaient près de 600 pieds de myrtilles ?

Allez, on vous fait découvrir tout ça !

 

 

Les débuts du monastère du Jassonneix 

Allez hop, remontons le temps, direction le début du XIXe siècle. Notre périple commence en effet en 1816, quand dix moniales cisterciennes reviennent de Westphalie (en Allemagne), une fois passés les troubles de la Révolution. Elles ré-occupent alors l’ancien prieuré Sainte- Catherine à Laval pour en faire l’abbaye de la Coudre.

Rapidement, la communauté fleurit et peut envoyer de nombreuses fondations en France et à l’étranger. En 1970 notamment, l’Évêque de Tulle sollicite l’abbaye de la Coudre pour une fondation en Corrèze. C’est partiiii !

En 1971, une certaine Madame des Places offre alors une vieille propriété corrézienne aux soeurs pour s’installer. Mais le temps de gérer tout le bazar de la succession, ce n’est finalement qu’en 1981 que trois soeurs de la Coudre arrivent… au Jassonneix !

Elles arrangent alors petit à petit le vaste domaine seigneurial de cent hectares, qui comprend notamment une maison de maître du XVIIIe siècle et une chapelle du XIVe siècle. On vous laisse imaginer l’excitation des débuts… !

Le prieuré Sainte-Catherine, début XIXe siècle, dessiné par Jean-Baptiste Messager – Divine Box

Les myrtilles du Jassonneix 

Fidèles à la tradition de la règle de saint Benoît « ora et labora » (prie et travaille), les soeurs trappistines s’organisent rapidement pour travailler pour leur subsistance. Elles démarrent en empaillant des chaises (c’était une première pour toutes les soeurs !), puis rénovent des matelas en laine grâce au talent de couturière d’une des soeurs.

Un beau jour d’octobre, la Chambre d’Agriculture, souhaitant essayer d’implanter des myrtilles dans la région, leur propose de planter gratuitement 600 pieds de myrtilles dans la propriété. Plutôt sympa, non ? Le monastère du Jassonneix est assez grand, mais changer d’activité n’était pas évident.

Finalement, voyant à l’époque les couleurs éclatantes des champs de myrtilles, les soeurs ont craqué et ont accepté ! À partir de 1987, elles cultivent donc des myrtilles, pour en faire entre autres d’excellents produits monastiques comme des confitures.

Pour la petite histoire, c’est notamment la culture des myrtilles qui a permis à la communauté de gagner la confiance des habitants de la région (de tradition peu religieuse), qui étaient au départ sceptiques de leur arrivée. Que voulez-vous, des soeurs en bleu de travail dans des champs de myrtilles, ça fait son effet !

Champ de myrtilles devant le monastère du Jassonneix, en Corrèze – Divine Box

Des bernardines au Jassonneix !

Mais en 2018, les quatre dernières trappistines encore sur place, devenues trop âgées, doivent quitter le monastère… Heureusement, elles sont remplacées illico par une dizaine de moniales, appelées « bernardines ». Cette communauté toute jeune, fondée en 2011, est proche de l’idéal trappiste, et grandit sous la houlette matérielle et spirituelle des moines de Sept- Fons en Auvergne.

Par ailleurs, les anciennes soeurs trappistines du monastère ont été accompagnées par la mère abbesse de l’abbaye de la Coudre et deux évêques différents. Pas de risque, elles sont entre de bonnes mains !

Aujourd’hui, les bernardines du monastère du Jassonneix sont constituées en « association publique de fidèles », premier stade d’une communauté monastique. Elles sont dix et suivent la règle de saint Benoit : « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles d’une communauté (hôtellerie, magasin, ménage…), les soeurs poursuivent l’historique cueillette de myrtilles et l’atelier de confitures, gelées et autres confits, pour le plus grand bonheur de nos papilles !

La culture des myrtilles tient bien sûr toujours une place prédominante dans la vie des soeurs. Elles en récoltent en effet chaque année, entre juillet et août, environ 4 tonnes ! Quelques bénévoles viennent les aider de temps en temps durant l’été.

Les myrtilles, fleurs et autres plantes cultivées par la communauté leur permettent de faire d’excellentes confitures, gelées et confits : plus de 50 recettes aujourd’hui ! Le secret du goût si pur et intense et leur artisanat monastique ? L’eau de source !

Il paraît que les fruits prennent le goût de l’eau dont ils sont arrosés. La pureté de l’eau de source du monastère du Jassonneix serait donc à l’origine de la grande qualité des fruits récoltés sur place et donc du goût des confitures ! Et les produits monastiques du monastère du Jassonneix sont à découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Fontaine de l’eau de source dont bénéficie le monastère du Jassonneix – Divine Box

Pour continuer la lecture…

Pour les plus curieux qui veulent lire en intégralité notre article et découvrir d’autres anecdotes, cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère du Jassonneix.