Articles #NLH #NLQ #USA

Les bières trappistes de l’abbaye de Spencer

Un article proposé par Divine Box.

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer, dans le Massachusetts, brassent depuis 2013 toute une ribambelle de bières trappistes. Ce sont à ce jour les premières et uniques bières trappistes américaines ! Encore très rares en Europe, leur renommée grandit petit à petit… Alors Divine Box vous dit tout ce qu’il faut savoir sur les bières de l’abbaye de Spencer, c’est parti !

Les bières de l’abbaye de Spencer sont brassées par les moines eux-mêmes — Abbaye de Spencer

Bières de l’abbaye de Spencer : tout commence en l’an 2000 🔧

 

Nous sommes en l’an 2000. L’année 2000, c’est une date spéciale pour l’abbaye de Spencer :

 

  • C’est le 175e anniversaire de la communauté
  • Le 50e anniversaire de l’arrivée à Spencer
  • Le 25e anniversaire de la consécration de l’église abbatiale

 

À cette occasion, un petit tour d’horizon des activités économiques de l’abbaye s’impose. Et les moines constatent alors que la situation n’est pas rose. En effet, au début des années 2000, le contexte économique de l’abbaye a évolué : l’atelier de vêtements liturgiques et celui de confitures, ouverts depuis 1950, ne suffisent plus à couvrir les besoins financiers de la communauté…

 

Il faut donc trouver une alternative économique. Mais dans quelle nouvelle activité se lancer ? Frère Brian pense alors déjà à brasser de la bière. En effet, selon lui cela s’inscrit parfaitement dans l’histoire de la communauté, puisque celle-ci brassait déjà de la bière pour sa consommation personnelle en 1857, grâce à l’arrivée des moines de l’abbaye de Westvleteren ! Mais il est alors seul à croire en son idée…

Les moines ont brassé les bières de l’abbaye de Spencer pour subvenir à leurs besoins. Leur toute première bière, la Spencer Trappist Ale, était au départ uniquement destinée au réfectoire des moines – Abbaye de Spencer

 

Une salve d’applaudissements pour les bières de l’abbaye de Spencer👏

 

Après avoir convaincu frère Isaac, qui deviendra par la suite le directeur de la brasserie, frère Brian et Isaac partent tout deux pour quelques voyages à Boston en 2008 et Brooklyn en 2009, puis enchaînent quelques essais de brassage, sous l’oeil sceptique de leur abbé…

 

Ils finissent par convaincre les supérieurs de l’abbaye et leurs conseillers externes grâce à… une bière de Noël ! Brassée avec amour et emballée avec soin, le comité est conquis, et les deux frères partent alors en Belgique et aux Pays-Bas visiter les brasseries trappistes pour préciser leur projet. L’abbé de Scourmont (dont l’abbaye brasse les célèbres bières de Chimay) appelle même en personne le père abbé de l’abbaye de Spencer pour soutenir la démarche !

 

L’heure du vote en communauté a sonné. Résultats : 85 % des moines sont favorables à lancer la brasserie ! Jamais auparavant une décision communautaire n’avait emporté un vote aussi enthousiaste. « Après le vote, il y a eu des applaudissements… » se souvient frère Isaac avec émotion.

Ci-dessus, un moine de l’abbaye de Spencer vérifie le brassage de ses bières – Abbaye de Spencer

La toute première brasserie trappiste américaine du monde 🍺

 

Et hop, en 2013, l’abbaye de Spencer lance sa brasserie. Elle devient ainsi la première brasserie trappiste américaine, car auparavant les brasseries trappistes ne se trouvaient qu’en Europe (surtout en Belgique et aux Pays-Bas) ! Pendant l’aménagement, frère William et frère Jonah sont envoyés pendant six mois à Chimay pour apprendre le métier de brasseur.

 

Dès la même année, les premiers brassins sortent, et les moines de l’abbaye de Spencer décident d’exploiter eux-mêmes des champs d’orge, pour développer plus tard leur propre malt trappiste. Aujourd’hui, les champs d’orge grandissent petit à petit, mais ne sont toujours pas exploitables par les frères. Rendez-vous dans quelques années ! En attendant, les moines se fournissent auprès d’un petit producteur local situé tout près de l’abbaye !

Ci-dessus, un moine bichonne ses plants d’orge, en vue de leur exploitation pour brasser les bières de l’abbaye de Spencer — Abbaye de Spencer

Les bières de l’abbaye de Spencer, des bières trappistes uniques au monde 🍻

 

La brasserie de l’abbaye de Spencer ne s’est lancée qu’en 2013, mais elle compte aujourd’hui déjà une dizaine de bières renommées à son actif ! Petit tour d’horizon de ces pépites uniques au monde :

 

  • La Spencer Trappist Ale, robe blonde, 6,5 % (vol.), avec des arômes de miel, caramel, banane, abricot et papaye ! Elle est la toute première bière trappiste américaine au monde ! Au départ, elle était destinée uniquement pour la consommation des moines au réfectoire.
  • La Spencer India Pale Ale, robe blonde, 7,2 % (vol.), avec des arômes d’orange, pamplemousse, fleurs et malt ! Elle est la toute première et unique bière trappiste IPA !
  • La Spencer Imperial Stout, robe noire, 8,7 % (vol.), avec des arômes de fruits noirs, café, chocolat et caramel ! Elle est la toute première et seule bière trappiste noire !
  • La Spencer Monk’s Reserve Ale, robe brune foncée, 20,2 % (vol.), avec des arômes de fruits noirs, chocolat, caramel et café ! Elle est la toute première et unique bière trappiste Quadrupel américaine !
  • La Spencer Holiday Ale, robe brune foncée, 9 % (vol.), avec des arômes de cannelle, clou de girofle, fruits rouges, prune, figue, cerise et caramel ! Elle est brassée exclusivement pour les fêtes, comme les bières belges « spécial Noël » !
  • La Spencer Grapefruit IPA, robe rubis, 6,5 % (vol.), avec des arômes de pamplemousse et citron
  • La Spencer Peach Season, robe ambrée, 4,3 % (vol.), avec des arômes de pêche, poivre, épices
  • La Spencer Premium Pilsner, robe blonde, 4,7 % (vol.), avec des arômes de fleurs, chèvrefeuille, herbe, agrumes et citron
  • La Spencer Vienna Lager, robe ambrée, 5,5 % (vol.), avec des arômes de miel, poires et prunes

 

Les deux bières suivantes ne semblent plus brassées depuis mi-2019 :

 

  • La Spencer Feierabendbier, robe blonde, 4,7 % (vol.), avec des arômes de brioche, d’agrumes et de miel ! Elle est la toute première et unique bière trappiste « de soif » et non « de dégustation », c’est-à-dire de style Pilsner. Elle n’est pas encore distribuée en France…
  • La Spencer Festive Lager, robe ambrée, 7,5 % (vol.), avec des arômes de caramel, brioche grillée, banane et épices ! Elle fut créée spécialement pour la célèbre Oktoberfest allemande, mais réservée… aux américains ! En effet elle n’est pas encore distribuée en Europe…

À ce jour, les bières de l’abbaye de Spencer sont déjà une petite dizaine ! – @juanmi5s (Instagram)

Découvrez les bières de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer

 

Si vous voulez découvrir les bières de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer, vous pouvez leur rendre visite si d’aventure vous faites un petit voyage dans le coin. Mais bon, comme c’est un peu loin, vous pouvez aussi aller jeter un oeil à la boutique en ligne de produits monastiques Divine Box !

 

Et pour les plus curieux, vous pouvez aussi cliquer ici si vous voulez en savoir plus sur les bières trappistes de l’abbaye de Spencer. Vous découvrirez notamment la signification du logo de l’abbaye, ou encore pourquoi les murs de la brasserie sont couverts d’extincteurs.

Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

[VIDEO] Idée cadeau de Noël : les produits monastiques et Divine Box

Avec la fête de Noël qui arrive, viennent aussi les traditionnels cadeaux que l’on offre à ses proches. Et cette année, pourquoi pas régaler vos amis et vos familles tout en soutenant les monastères, en offrant Divine Box ? Cette jeune entreprise familiale, fondée par Astrid et Côme (frère et soeur), vend sur internet les meilleurs produits d’épicerie fine des abbayes, et vous les envoie directement chez vous avec un petit livret qui explique tout sur chaque produit et chaque abbaye.

 

Découvrez d’abord leur concept avec cette vidéo d’1mn25 :

Pour tous les goûts et les budgets

 

Un des avantages de Divine Box est la variété des possibilités, tant en terme de produits qu’en terme de budget.

 

Pour les produits, entre leur “box des monastères”, rassemblant l’épicerie fine des abbayes, et leur “box trappistes”, pour les zythophiles (amateurs de bière ;) ), en passant par leur boutique en ligne, où vous pouvez faire une commande personnalisée en sélectionnant à l’unité des tisanes, des pâtés, des confitures, des liqueurs etc… Il y en a pour tous les goûts !

Ci-dessus, les pâtes de fruits à la châtaigne, des moines trappistes de Soligny-la-Trappe, en exclusivité (mondiale) pour la Divine Box de Noël

Côté budget, comptez entre 30€ et 45€ par mois pour leurs box par abonnement, et le montant que vous voulez pour leur boutique en ligne. Divine Box est donc accessible de manière ponctuelle ou plus régulière, et à un public très large !

 

Si vous manquez d’inspiration pour Noël, Côme Besse, co-fondateur, nous souffle que les 3 offres qui fonctionnent le mieux en cette période de Noël sont :

  • la box trappiste pendant 3 mois (98,40€ livraisons incluses)
  • la box des monastères en format gourmands pendant 6 mois (280,80€ livraisons incluses)
  • la boutique monastique en ligne : le contenu et le budget sera fonction des produits que vous sélectionnerez, mais parmi les meilleures ventes du moment : l’élixir des pères Chartreux, la bière trappiste d’Orval, le caramel au beurre salé des moines de Landévennec, la rillette du père Marc etc…

 

Et pour la Divine Box de Noël justement, il y aura :

  • du pain d’épices
  • des pâtes de fruits à la châtaigne
  • une terrine campagnarde
  • une confiture de figues au porto (top pour accompagner le foie gras !)
  • une tablette de chocolat à l’orange
  • un paquet de biscuits spéculoos
  • une bouteille de vin blanc Chardonnay

Exemple de la Divine Box sur le thème de Noël : chocolat à l’orange, pain d’épices, terrine campagnarde, confiture de figues au porto… Miam !

Un cadeau qui a un supplément d’âme

 

Offrir des produits des abbayes avec Divine Box, c’est l’assurance d’offrir un cadeau qui a du sens.

 

En effet, cette initiative soutient d’abord financièrement les communautés en question. L’équipe se fournit auprès des abbayes en direct, et au “prix juste”, calculé et fixé par les monastères, et non négocié ensuite. Les moines et moniales sont donc rémunérés de manière juste, à la hauteur du travail de leurs mains (rappelons ici que la règle de saint Benoît peut se résumer par : “Ora et Labora” – prière et travail !)

 

Astrid de Divine Box, en pleine balade avec deux soeurs de l’abbaye bénédictine de Rosans !

Ensuite, la Divine Box peut-être un excellent moyen d’évoquer les abbayes et les moines de manière légère et sympathique, pour vos proches que vous allez combler. En plus de les régaler, les Divine Box permettent d’en savoir plus sur les produits et les communautés qui les fabriquent : nombre de moines sur place, date de fondation, ordre religieux etc… De quoi parler un peu des abbayes et des moines à nos amis ou familles : à ceux qui connaissent bien ce milieu évidemment, mais aussi à ceux qui s’en seraient un peu éloignés parfois ! Et en bonus, une carte postale est jointe dans chaque livret, pour créer un lien plus incarné et humain entre les abonnés et les communautés.

Extrait d’une page du livret qui accompagne chaque Divine Box. Ici, la page concerne les chocolats de l’abbaye de Bonneval !

Pour en savoir plus

Pour découvrir Divine Box, en savoir plus sur cette belle initiative aux côtés des abbayes, ou pour commander pour vos proches à Noël, rendez-vous sur leur site : www.divinebox.fr. Joyeux Noël un peu en avance !

 

 

 

 

Articles #Culture #NLH #NLQ

Les moines ont-ils le droit de boire de la bière ?

Un article proposé par Divine Box.

En voilà une vraie question tient : les moines ont-ils le droit de boire de la bière ?  Petite anecdote : en 1814, les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique, reviennent d’exil. Après des années d’absence, le retour est difficile, alors pour remonter le moral de ses frères, le prieur les autorise à̀ boire deux verres de bière par jour. Cela veut dire qu’ils peuvent, mais que c’était interdit auparavant … ? Et si le moral se trouvait au fond du verre ?

Allez, en exclusivité pour vous, Divine Box a mené l’enquête pour répondre à la question : “les moines ont-ils le droit de boire de la bière”. En avant !

Un moines brasseur surveille la cuve dans la brasserie de l’abbaye de Rochefort. – Divine Box

C’est bon pour la santé, on vous dit !

 

Dès le IXe siècle, les moines commencent à brasser de la bière, destinée en grande partie à leur consommation personnelle ! A l’époque, dans le but d’être autonomes, presque chaque abbaye à sa brasserie. Mais ne nous y méprenons pas, boire de la bière à cette époque n’était pas du tout synonyme d’orgie ou de fête. Cette habitude était simplement dictée par des raisons sanitaires. Suivez le guide…

 

A l’époque, la bière est une boisson “saine”

 

Jadis, l’eau était généralement de piètre qualité, souvent contaminée, et rendait souvent malade. Alors les moines ont eu l’idée ingénieuse de se mettre à boire de la bière ! Eh oui, cela permettait d’éviter d’attraper des infections :

  • En effet, pour faire de la bière, il faut faire bouillir l’eau. Et qui dit eau bouillie, dit adieu les bactéries !
  • Ensuite, sainte Hildegarde, moniale bénédictine du XIIe siècle, introduit le houblon dans la recette de la bière. Elle avait en effet remarqué que celui-ci, en plus de conférer de beaux arômes au breuvage, jouait un rôle d’antiseptique, limitant ainsi la présence et la croissance des virus et des bactéries.

Alors même pendant les périodes de jeûnes, la bière était autorisée et même encouragée à chaque repas ! Mais c’est pour la bonne cause on vous dit…

Sainte Hildegarde instruisant le brassage avec du houblon à un moine. – Manuscrit médiéval

A l’époque, la bière est presque considérée comme un médicament

 

Même s’il est entendu qu’aujourd’hui la bière n’a aucune vertu médicinale (et qu’il faut la consommer avec modération !), les moines à l’époque avaient une vision un peu moins tranchée. En voici deux exemples :

  • D’anciennes archives de l’abbaye de Westmalle stipulent que deux bières par jour réduisent le stress de 50 %.
  • La Chimay Rouge était surnommée au début de sa production au XIXe siècle la “bière de santé” ou “bière hygiénique” car on racontait que certains lui devaient leur guérison…

Alors vous voyez, la bière était vraiment considérée comme un remède miracle à l’époque !

Ancien sous-bock Orval, qui prône les bienfaits de la bière sur la santé. – catawiki.fr

La bière, comme nourriture, au même titre – ou presque – que le pain

 

Quand les moines ont commencé à brasser leur bière, celle-ci était faite selon une recette particulièrement nourrissante : elle comportait beaucoup de fer et de vitamines, était très épaisse et avait un faible degré d’alcool. Les frères la surnommaient d’ailleurs le “pain liquide”, elle permettait de compléter leur régime frugal.

Après la réforme trappiste surtout, au XVIIe siècle, le régime alimentaire des frères était très strict et la plupart d’entre eux étaient végétariens. La bière leur permettait donc de gagner un peu d’énergie.

Par exemple, l’abbaye du Mont des Cats se mit à brasser dès 1847, notamment pour nourrir les moines et les ouvriers qui construisaient l’abbaye à la force de leurs bras !

Vieux dessin d’un moine qui brasse de la bière au Moyen-Âge. – Divine Box

Que dit la règle monastique, exactement ?

 

Bon, il semble que les moines aient eu l’autorisation de boire de la bière, car cela pouvait être bon pour leur santé ou leur régime. Mais les règles monastiques initiales se sont-elles déjà prononcées sur ce sujet ?

 

Les origines, avec la règle de saint Benoît

 

Dans la règle de saint Benoît, le quarantième chapitre est consacré à l’usage de la boisson. Mais cette règle ayant été écrite en 529, c’est plutôt de vin qu’il s’agissait, la consommation de bière n’étant alors pas répandue. Dans ce quarantième chapitre donc, il est dit que :

“une hémine (≈0,27 litre) de vin suffit à chacun pour la journée. Quant à ceux auxquels Dieu donne la force de s’en passer, qu’ils soient assurés qu’ils en recevront une récompense spéciale. Si la situation du lieu, ou le travail, ou les chaleurs de l’été demandent davantage, la volonté du supérieur en décidera ; mais il veillera surtout à ne pas laisser s’introduire la satiété ou l’ivresse (…) car le vin fait apostasier même les sages.”

 

En fait, pour saint Benoît, l’alcool n’était pas en accord avec la vie monastique, mais il était bien conscient qu’imposer une interdiction totale aux moines aurait été difficile, si ce n’est impossible. Alors il y avait une tolérance. Sympa, saint Benoît !

 

Mais attention, il y existait tout de même un certain contrôle. Il était très mal vu dans les abbayes d’être ivre et certains critères permettaient de limiter la consommation des frères. Par exemple au VIe siècle, il fut décidé que si un moine était incapable de chanter le psaume du soir convenablement, alors il était privé de souper. Voilà qui lui apprendrait… Et être ivre dans le monastère était passible de quarante jours de pénitence. Autant vous dire qu’il valait mieux ne pas s’y risquer…

Saint Benoît transmettant sa règle à ses disciples. – British Library

Changement d’ambiance avec les trappistes

 

Au XVIIe siècle, l’abbé de Rancé, père abbé de l’abbaye de la Trappe de Soligny, lance une grande réforme, qui aboutira à ce qu’on appelle aujourd’hui l’“ordre cistercien de la stricte observance”, dont les membres sont surnommés trappistes ! (Trappiste, la Trappe, vous suivez ?)

 

L’idée à l’époque est de se recentrer sur la règle de saint Benoît (prière et travail) et à s’éloigner du luxe et de la richesse qui étaient parfois de mise dans certaines abbayes.

 

Au départ, bien que cette réforme impose un régime très strict aux frères et un retour à l’essentiel, la consommation de bière au repas y est prônée pour des raisons de salubrité (nous en avons déjà parlé)

 

Mais un peu plus tard, aux XVIIIe et XIXe siècles, Augustin de Lestrange est bien plus exigeant. Moine très influent à l’abbaye de la Trappe, il impose une nouvelle règle de vie encore plus contraignante, notamment au niveau de l’alimentation. Pour lui, en-dehors de l’eau pure, point de salut ! Il affirme en effet :

 

« L’on ne boira ni vin, ni bière ni cidre ni quelque boisson alcoolisée que ce soit, uniquement de l’eau pure. »

 

Ça ne rigole pas… Mais la discipline imposée par Augustin de Lestrange est si stricte qu’elle en devient parfois dangereuse pour les frères, qui finissent par s’en éloigner petit à petit (ou parfois même, à en mourir !). Malgré ces excès, il aura quand même contribué à la suite de l’abbé de Rancé, à la fondation de l’ordre trappiste. Alors merci abbé de Lestrange !

Dom Augustin de Lestrange, moine de l’abbaye de la Trappe aux XVIIIe et XIXe siècles – Divine Box

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, le Vatican n’a jamais approuvé les principes de l’abbé de Lestrange, et n’a pas exclu l’alcool des monastères. Au fur et à mesure, ceux-ci ont défini eux-mêmes leur discipline en termes de consommation de bières. Certains choisissent de l’exclure, d’autres la réservent pour les jours de fête, d’autres encore en consomment un peu plus régulièrement, mais toujours avec modération !

Par exemple, les frères d’Engelszell et ceux de Zundert peuvent boire la bière qu’ils brassent au déjeuner du dimanche. Et à Spencer, les moines disent souvent : “beer brigthens up sunday suppers”, autrement dit, la bière égaie le dîner du dimanche soir !

Les frères de l’abbaye de Zundert ont le droit de déguster la bière qu’ils brassent au déjeuner du dimanche. – spiritedmatters.com

Découvrir les bières des moines

Parlons peu parlons bien, si les moines brasseurs peuvent parfois s’accorder un petit verre de bière au repas, c’est avant tout pour vous et nous qu’ils la brassent ! Alors cliquez ici pour découvrir les meilleures bières d’abbayes (vous serez redirigé vers  la boutique monastique en ligne de Divine Box)

Vous pouvez aussi cliquer ici pour une réponse encore plus complète à la question « Les moines ont-ils le droit de boire de la bière ? » (vous y découvrirez notamment 2 anecdotes sur l’avis du Pape et les moines brasseurs de Saint-Wandrille)

 

Articles #En France #NLH #NLQ

L’abbaye de Campénéac : chocolat, biscuits et compagnie

Un article proposé par Divine Box.

Au cœur de la campagne bretonne, dans le Morbihan, une communauté de sœurs trappistines partage sa vie entre la prière, les biscuits, et le chocolat ! Ça donne envie, n’est-ce pas ? Divine Box vous met l’eau à la bouche en vous emmenant faire un petit tour à l’abbaye de Campénéac pour découvrir toutes ces pépites. Suivez le guide !

Les débuts d’une aventure gourmande

 

L’abbaye de la Joie Notre-Dame a été fondée en 1921, à l’origine à Sainte-Anne d’Auray. Elle a déménagé en 1953 à Campénéac, pas très loin de la forêt de Brocéliande. Les vingt-huit sœurs de l’abbaye y suivent depuis la règle de saint Benoît, prière et travail. Eh oui, même avec sept offices par jour à partir du 4h15 du matin, les sœurs trouvent le temps et l’énergie pour entretenir un troupeau de vaches, mais surtout pour travailler de leurs mains en faisant des gâteaux ! Depuis 1980, les sœurs ont leur propre biscuiterie. Et comme le succès a vite été au rendez-vous, elles l’ont fait agrandir quelques temps plus tard. Elles en ont d’ailleurs profité pour y intégrer tout le matériel nécessaire pour se lancer dans le chocolat…Et hop, d’une pierre deux coups !

Depuis 1980, les sœurs de l’abbaye de Campénéac ont leur propre biscuiterie ! – Abbaye de Campénéac

Dans les coulisses de la biscuiterie

 

À la biscuiterie de l’abbaye, cinq sœurs travaillent deux jours par semaine pour fabriquer les biscuits. Des galettes jusqu’aux pain d’épices en passant par les gâteaux bretons : leur livre de recettes est varié ! Mais la spécialité des sœurs de l’abbaye de la Joie Notre-Dame, ce sont les croque-thés : orange, framboise, amandes etc… Comme leur nom l’indique, ces gâteaux accompagnent à merveille… le thé !

 

L’organisation à la biscuiterie est minutieuse et chaque sœur a son rôle pour que tout s’enchaîne. Deux soeurs trient ainsi les biscuits pour enlever ceux qui ne conviennent pas, une enfourne les plaques dans le four, les “anciennes” mettent en sachet etc… C’est un véritable travail communautaire !

Cinq soeurs travaillent à la biscuiterie pour assurer la fabrication et le conditionnement des gâteaux. – Abbaye de Campénéac

Une ribambelle de chocolats

 

En parallèle de la fabrication des biscuits, deux sœurs s’occupent en plus des chocolats. En particulier, elles le fondent et lui donne la forme qu’elles souhaitent : des tablettes, des fleurs, et même des lapins ! Le chocolat au lait étant plus récent à Campénéac, c’est surtout les partisans du chocolat noir qui trouveront leur bonheur grâce au travail des soeurs…

 

Et en plus du chocolat sous différentes formes, les sœurs agrémentent aussi parfois leurs productions avec des noix, des dattes etc… Ce sont leurs fameux “mendiants” !

 

Pour les soeurs, l’avantage principal à la production de chocolat est que cela limite le gâchis. En effet :

  • si le moulage est râté, on peut toujours le refondre et réessayer
  • s’il y a un petit surplus de production ou des copeaux en trop, il y aura toujours quelqu’un pour les terminer !

 

 

Et vous savez quoi ? La qualité de leur chocolat est reconnue par la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France. C’est pas beau, ça ?

 

Sur leurs mendiants, les sœurs disposent des dattes, des noix, des noisettes etc… Un délice ! –  Divine Box

Un revenu modeste, mais essentiel

 

Tout ce travail manuel et cette production de biscuits permet à l’abbaye de subvenir à ses besoins et de mener ses projets. Par exemple, l’hôtellerie a pu ainsi être rénovée en 2013 pour que les soeurs puissent accueillir leurs hôtes dans de meilleures conditions ! Les bénéfices de la biscuiterie ont également aidé les soeurs de Campénéac à fonder le prieuré de Masina Maria Ampibanjinana à Madagascar.

Alors finalement, se régaler avec les biscuits de l’abbaye, c’est aussi faire une bonne action !

 

 

Découvrir les produits de l’abbaye de Campénéac

 

Pour découvrir les produits de l’abbaye de Campénéac, vous pouvez leur rendre une petite visite (La ville Aubert, 56800 Campénéac). Elles ont une boutique sur place depuis 1989 où vous trouverez de quoi vous régaler ! Mais si la Bretagne est un peu loin de chez vous, vous pouvez aussi aller sur la boutique monastique en ligne Divine Box pour trouver votre bonheur !

 

 

Articles #Culture #NLH #NLQ

L’abbaye de Scourmont : sa fondation, son histoire et les produits de Chimay

Un article proposé par Divine Box.

En 1850, l’abbaye Notre-Dame de Scourmont est fondée à Chimay, en Belgique. Aujourd’hui, une communauté d’une vingtaine de moines y habite. Ils continuent à superviser la production de leurs célèbres bières, les Chimay ! Pourtant, au début de la communauté, l’installation n’est pas des plus aisées…

 

Heureusement, depuis que l’abbaye de Scourmont a ouvert sa brasserie en 1862, le succès est au rendez-vous ! Divine Box vous embarque pour un résumé de 3 minutes, c’est parti !

Un bien bon prince ! 

L’abbaye Notre-Dame de Scourmont fut fondée en Belgique au milieu du XIXe siècle dans la région de Chimay, qui était très pauvre… Un curé d’un village proche, inquiet par la situation, s’attelle au problème, et voit en l’agriculture la solution pour relancer l’économie.

Il finit par obtenir du Prince de Chimay (lui-même !) des terres et de l’argent pour accueillir des moines trappistes, champions en agriculture ! Et hop, en 1850, dix-sept moines de l’abbaye belge de Westvleteren arrivent enfin à Chimay pour fonder un monastère. En avant !

Le prince de Chimay est un soutien de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont dès les débuts de la communauté. – Divine Box

Gla-gla, il fait froid 

Mais sur place à l’arrivée des moines, les conditions sont difficiles à l’abbaye de Scourmont… Les premières pommes de terre font la taille d’une noix, et il gèle même en juillet !

Et pourtant les conditions difficiles des débuts n’affectent pas la joyeuse communauté. Des archives amusantes rapportent par exemple que : « on voulut sonner l’Angélus mais il n’y avait ni cloche, ni sonnette… Qu’à cela ne tienne : on frappa sur le couvercle de la marmite ! ». Imaginez la scène …

Fort heureusement, le monastère rayonne et la communauté grandit à une vitesse folle : quatre-vingts moines en à peine dix ans ! L’abbaye de Scourmont grouille d’activité, et les moines créent même une école d’agriculture pour contribuer au développement de la région. Fait rarissime pour des trappistes dont la vie est d’abord contemplative, mais le Prince, à qui ils devaient beaucoup, y tenait !

L’abbaye Notre-Dame de Scourmont sous la neige, dans des conditions plus faciles qu’à leur arrivée ! – Crédit photo : Le Virage

Brasser pour économiser 

Dès leurs débuts en 1850, les trappistes de l’abbaye de Scourmont boivent de la bière (notamment celle de Westvleteren !). À l’époque, la bière, épaisse et très nutritive, permet de compléter le régime ascétique des moines. Après réflexion, brasser eux-mêmes serait plus économique, et pourrait apporter un surcroît de revenus bienvenus !

Et hop, c’est chose faite en 1862 : la brasserie est lancée, uniquement pour la consommation des moines dans un premier temps. Mais dès 1863, ils commercialisent leur première bière, qui fait un carton dans la région !

À partir de 1862, les moines de l’abbaye de Scourmont s’occupent de leur nouvelle brasserie. – Divine Box

Le succès des Chimay ! 

Mais la vie paisible de la communauté va être chamboulée… En effet, certains moines sont mobilisés et surtout lors de la Seconde Guerre mondiale 3000 soldats allemands chassent les moines de l’abbaye en 1940 et une nouvelle fois en 1942 ! Pfiou, ça fait beaucoup…

Ainsi à la fin de la guerre en 1944, les moines récupèrent une abbaye où tout est à refaire…Ils modernisent la production tout en gardant des recettes et procédés traditionnels. Les bières de Chimay connaissent alors un succès national.

À tel point qu’en 1974, un dilemme se pose : faut-il limiter la production pour protéger la vie monastique ou grandir pour préserver l’emploi dans une région pauvre ? Les deux, tiens ! En gardant le brassage dans l’abbaye avec les moines, mais en déléguant les tâches administratives hors de l’abbaye de Scourmont. Habile !

Les quatres bières Chimay de l’abbaye de Scourmont : la Rouge, la Triple, la Bleue et la Dorée – Crédit photo : @franskur_lifstil (Instagram)

 

Et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, à l’abbaye Notre-Dame de Scourmont, la vingtaine de trappistes de la communauté suit la règle de saint Benoît “ora et labora” dans la prière (premier des sept offices à 4h30 !) et le travail.

La communauté s’est physiquement désengagée de la production de fromage ou de bière de Chimay, mais les moines contrôlent soigneusement les 18.000.000 litres brassés annuellement, conformément aux exigences du logo « Authentic Trappist Product ».

Au total, l’abbaye de Scourmont emploie plus de cent salariés. Si le prince de Chimay le savait, il en serait très heureux ! Et pour les curieux, Divine Box vous explique plus longuement  l’histoire de l’abbaye de Scourmont.

 

Les frères de Scourmont supervisent la production des bières de Chimay – Crédit Photo : Paris Match

Découvrir les produits de l’abbaye de Scourmont

Pour découvrir les bières de Chimay de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont, vous pouvez vous rendre à la taverne de l’abbaye, l’Auberge de Poteaupré : Abbaye Notre-Dame de Scourmont, 6464 Chimay, Belgique. Et si la Belgique est un peu trop loin, retrouvez les bières trappistes de l’abbaye de Scourmont sur la boutique en ligne Divine Box.

Articles #En France #NLH #NLQ

L’abbaye de Lérins : des liqueurs au bord de l’eau

Un article proposé par Divine Box.

Saviez-vous que sur une île (presque) paradisiaque dans le sud de la France, à Saint-Honorat, était installée une communauté de moines cisterciens ? Ces derniers prient et travaillent, et sont notamment réputés pour leurs vins et leurs liqueurs. Divine Box vous emmène sous le soleil de l’abbaye,et vous fait découvrir la fabrication et les secrets de ces liqueurs de Lérins. En avant !

Une abbaye sur une île

 

Si la vie monastique existe sur l’île de Lérins depuis le Ve siècle, la communauté cistercienne qui l’habite maintenant est là depuis la fin du XIXe siècle. Elle a fait renaître l’abbaye qui avait dû fermer au moment de la Révolution française.

 

Aujourd’hui, 21 moines vivent à l’abbaye de Lérins selon la règle de saint Benoît, “prière et travail”. Sept offices quotidiens rythment leurs journées, et le reste du temps, ils s’affairent à différentes activités manuelles : l’accueil à l’hôtellerie, les vignes, les oliviers et bien sûr la distillation de liqueurs.

 

Il faut dire que même si l’île fait à peine quarante hectares, elle abrite quand même huit hectares de vignobles et deux-cents oliviers (dont certains de 500 ans !) : autant vous dire qu’il y a de quoi faire !

 

L’abbaye de Lérins est rayonnante : elle a des fondations en France, en Italie, au Québec et au Viêt-Nam, et est un véritable lieu de pèlerinage, un des rares où l’on se rend en bateau !

L’abbaye de Lérins est située sur l’île Saint-Honorat, dans l’archipel de Lérins au large de Cannes – Abbaye de Lérins

Pour faire des liqueurs, patience est mère de vertu !

 

Les moines de Lérins élaborent des liqueurs depuis le XIXe siècle, directement dans leur abbaye, sur l’île. Deux frères coordonnent le travail communautaire et sont notamment à la distillerie de quatre heures du matin à seize heures durant tout l’hiver, seule période où les températures sont optimales pour la distillation. Eh oui, le soleil du sud tape trop fort en été !

 

Aujourd’hui, c’est frère G. qui s’occupe d’approvisionner la distillerie en plantes. A son arrivée il y a vingt ans, il n’y connaissait pas grand chose, car il avait une formation… d’infirmier !

 

Pour produire des liqueurs, il faut que les frères fassent preuve de patience : les plantes doivent d’abord infuser calmement dans l’alcool… De deux semaines environ pour la liqueur de mandarine, jusqu’à plus de trois mois pour la liqueur de verveine !

Après le temps de macération, les plantes sont pratiquement décomposées et sont filtrées. En ajoutant un peu d’eau et de sucre, les frères obtiennent la liqueur finale (avec un volume d’alcool d’environ 35 %) !

Il reste ensuite la vérification au laboratoire, la mise en bouteille et l’étiquetage. On ne dirait pas, mais des dernières étapes prennent au moins quinze jours !

Et voilà, tout ça étant fait par les frères de A à Z, bien évidemment.

Frère G. est l’un des frères qui travaillent à la distillerie. Il s’occupe de la production des liqueurs depuis la macération jusqu’à l’étiquetage. – Abbaye de Lérins

Les liqueurs de Lérins : une collection variée

 

Au fil du temps, les frères de l’abbaye ont développé de nombreuses recettes. Ils produisent aujourd’hui toute une collection de liqueurs et chacune d’elle a ses petites particularités :

  • la liqueur de verveine est produite à partir de verveine récoltée directement sur l’île,
  • le Lérincello est entièrement naturel, et est fait avec des citrons de Menton bio,
  • la liqueur de mandarine est fabriquée avec de l’essence de mandarine selon une recette inventée par un jeune frère en 1994. Petit conseil des frères : elle est particulièrement adaptée à la confection de glaces et de gâteaux. Avis aux cuistots !

 

Dans la collection de liqueurs de Lérins, il y en a encore beaucoup d’autres : eau de vie de Marc, Lérina verte et jaune, liqueur de sénancole…Vous n’avez plus qu’à choisir !

 

À l’origine, les frères n’avaient le droit de boire les liqueurs qu’ils produisaient que le jour de l’an. Maintenant, la règle s’est un peu assouplie et la communauté peut savourer ses délicieuses productions de temps en temps… toujours avec modération bien sûr ! D’après eux, les liqueurs sont à consommer en digestif ou en cocktail, à température ambiante ou glacée. Alors si vous vous sentez l’âme d’un barman, lancez-vous !

Les frères de l’abbaye de Lérins produisent toute une collection de liqueurs avec chacune leurs saveurs spécifiques – Divine Box

Découvrir les produits de l’abbaye de Lérins

 

Si vous voulez découvrir les produits de l’abbaye de Lérins, le plus sympa reste d’aller rendre visite aux moines, puisqu’ils vendent tout dans les deux boutiques de l’abbaye sur leur île. Chouette occasion pour découvrir en même temps des paysages paradisiaques ! Voici leur adresse : Abbaye de Lérins, Île Saint-Honorat, 06400 Cannes. Et si ça fait un peu loin pour vous, rendez-vous sur la boutique en ligne Divine Box : vous trouverez votre bonheur.

 

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence “la vie monastique aujourd’hui, chemin de bonheur” le 17 octobre 2019 à l’Abbaye de La Rochette (73)

La vie monastique aujourd’hui, chemin de bonheur
pour ceux qui la choisissent

Abbaye de la Rochette
(945 Route du Village, 73330 Belmont-Tramonet)

à 20h30
Intervenant : Père André-Jean, bénédictin et ancien abbé
d’En-Calcat.

Articles #Culture #NLH #NLQ

La Nivard : une bière trappiste pour célébrer un jubilé

Un article proposé par Divine Box.

Connaissez-vous la bière trappiste Nivard  ? Brassée à l’abbaye d’Engelszell en Autriche, cette petite pépite réserve bien des surprises … Aujourd’hui, Divine Box vous dit tout sur cette bière, son abbaye et son histoire, son nom ! Allez, vous venez avec nous ?

 

La bière aux reflets d’or

On refait les présentations rapidement, et ensuite on vous raconte ses petites anecdotes ? Avec ses célèbres reflets d’ors, la Nivard est l’unique bière trappiste blonde d’Autriche ! Elle est brassée au sein de l’abbaye d’Engelszell en Autrice sous le contrôle des moines trappistes !

 

Au nez, on y trouve des arômes de miel et de fruits blancs (pomme, pêche), et en bouche d’incroyables notes de miel, de pêche et d’agrumes (pamplemousse et citron en tête !). Mais outre la qualité gustative de la bière, le plus amusant est sans doute l’histoire de sa création …

La Nivard et ses fameux reflets d’or
 – Crédits photos : @acaciavenue77 (Instagram)

La « bière du Jubilé »

La bière trappiste Nivard a en fait deux noms ! Elle est toute nouvelle, et fut créée en 2014 sous le nom de « Jubiläumsbier », soit la « bière du Jubilé » en français !

 

En effet son idée a germé dans la tête des frères qui cherchaient comment célébrer de manière originale le 250e anniversaire de la consécration de leur église abbatiale ! Et quoi de mieux qu’inventer une nouvelle bière trappiste pour fêter ça ?

Ni une ni deux, la Jubiläumsbier est née ! Elle rejoint aussitôt ses deux grandes sœurs Benno et Gregorius.

La bière Nivard bénéficie du label de bière trappiste – Crédits photos : @moontje1987 (Instagram)

La bière du père abbé

Ce sera un an plus tard, en 2015, qu’elle prendra son nom actuel, la Nivard, en hommage au père Nivard Volkmer, qui fut père abbé d’Engelszell 1987 à 1991, et mourut en 2014. La Nivard rejoint ainsi la coutume de l’abbaye qui baptise ses bières trappistes avec les noms de ses anciens supérieurs !

 

La première bière trappiste d’Engelszell, par exemple, s’appelle Benno en hommage au premier père abbé originaire de Bosnie, Benno Stumpf. Et la Gregorius  ? Elle porte tout simplement le nom du tout premier père abbé trappiste de l’abbaye… Gregor Eisvogel !

Une brasserie écolo

La tradition brassicole de l’abbaye d’Engelszell remonte à plusieurs siècles : certaines archives en font mention dès 1590 ! Après quelques déboires au XXe siècle, c’est en 2012 qu’elle reprendra à fond son activité historique, principalement pour restaurer les bâtiments !

Fidèles aux engagements trappistes d’entraide et de Bien Commun, les moines de l’abbaye d’Engelszell ont tenu à ce que leur bière trappiste Nivard favorise l’emploi local.

 

Aussi la Nivard est-elle par exemple brassée avec du miel cultivé par un apiculteur dans les jardins de l’abbaye ! Le houblon, lui, est récolté dans les champs de la région, et le malt vient de l’Allemagne voisine. Bref, une bière trappiste qui stimule l’emploi local et limite la pollution des transports !

abbaye Engelszell

L’abbaye d’Engelszell trône au milieu de ses jardins – Crédits photos : @piewyz (Instagram)

 

Et pour la goûter la Nivard ?

Si vous souhaitez goûter l’unique bière trappiste blonde d’Autriche (ça en vaut la peine ) vous pouvez vous rendre sur place à l’abbaye ou à sa taverne juste à côté du monastère ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter de la Nivard.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour découvrir les autres bières de l’abbaye d’Engelszell.

 

Articles #Culture #NLH #NLQ

Eau d’Émeraude : le Guide Complet d’utilisation

Un article proposé par Divine Box.

Qu’est-ce que l’Eau d’Émeraude ?

L’Eau d’Émeraude est une lotion alcoolique (50° vol.) distillée depuis le début du XVIIe siècle par les soeurs bénédictines de Notre-Dame du Calvaire. Aujourd’hui, ce sont les soeurs de cette congrégation, installées au monastère Notre-Dame de Bouzy-la-Forêt, près d’Orléans, qui en perpétuent la fabrication.

 

Préparée à partir de miel et de trois plantes aromatiques (menthe poivrée, sauge et romarin), testée sous contrôle dermatologique, elle est très efficace pour soulager les problèmes de peau (piqûres d’insectes, acné…), délasser les jambes fatiguées, mais aussi améliorer l’hygiène buccale (l’herpès ou les aphtes) ou encore favoriser la digestion.

 

L’Eau d’Émeraude est notamment célèbre grâce à Mme de Sévigné, qui après avoir été blessée à la jambe par un accident de carrosse, écrit à sa fille : « Je mets de l’eau d’émeraude si agréable… sur ma jambe… elle console et perfectionne tout ».
(Lettres du 20 Juin et du 1er Juillet 1685).

 

Divine Box vous résume tout ce qu’il faut savoir dessus !

L’Eau d’Émeraude est réalisée par les soeurs bénédictines du monastère Notre-Dame de Bouzy-la-Forêt, dans le Loiret – Crédits Photo : La République du Centre

 D’où vient l’Eau d’Émeraude ?

Nous sommes au début du XVIIe siècle. Une jeune femme pauvre du Loiret, apprentie apothicaire, souhaite se vouer à Dieu et rentrer au monastère des bénédictines de Notre-Dame du Clavaire à Orléans. Pour son départ et sa nouvelle vie, son maître lui fait un cadeau : il lui transmet sa recette secrète d’Eau d’Émeraude. « Avec cela, tes soeurs ne manqueront jamais de pain », lui assure l’apothicaire. Il souhaite en effet les remercier de services rendus quelques années plus tôt. Il espère aussi que le secret de son produit miracle ne disparaisse pas avec lui, son apprentie l’ayant désormais quittée… Fidèles à la promesse, les soeurs se sont donc transmises de génération en génération sa mystérieuse recette !

 

Aujourd’hui, ce sont les bénédictines de l’ordre, installées au monastère de Bouzy-la-Forêt, près d’Orléans, qui sont les gardiennes de la recette de l’Eau d’Émeraude : ingrédients, mélange, infusion, distillation… Ce sont notamment soeur Anne et soeur Élisabeth de la Trinité qui s’occupent de toute sa production, car elles sont les deux seules soeurs à en connaître tous les secrets ! Une laïque les seconde également pour l’emballage et l’expédition. Le tout se fait dans l’atelier, à quelques mètres du monastère, dans le respect de la règle de saint Benoît : en silence et dans la prière !

 

Les soeurs en produisent plus de 7.000 litres chaque année, et en expédient dans toute l’Europe, mais aussi aux Etats-Unis et jusqu’en Asie…

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur la fabrication de l’Eau d’Émeraude, hop c’est juste-là !

Ci-dessus, soeur Élisabeth de la Trinité contrôle la température de l’Eau d’Émeraude – Crédits Photo : La République du Centre

Quelles sont les propriétés de l’Eau d’Émeraude ?

Quelles sont les vertus de l’Eau d’Émeraude ?

L’Eau d’Émeraude est une lotion qui utilise les vertus de ses trois plantes aromatiques : la sauge, la menthe poivrée et le romarin. Elle :

 

  • Permet de lutter contre les angines et la grippe naissante, grâce à la sauge.
  • Apaise les irritations de la peau, démangeaisons, acné et piqûres d’insectes grâce à l’huile essentielle de menthe poivrée.
  • Soulage les douleurs rhumatismales, grâce à l’huile essentielle de romarin.
  • Régule les fonctions digestives, agit sur les champignons et les virus, grâce à l’huile essentielle de menthe poivrée.
  • Possède des vertus antiseptiques et cicatrisantes pour réduire les risques d’infection des plaies et des coupures, grâce au romarin et à la sauge d’Espagne.
  • Stimule le coeur, la circulation sanguine et le système nerveux grâce aux huiles essentielles de sauge, romarin et menthe !

Qui peut utiliser l’Eau d’Émeraude ?

Tout le monde ! L’Eau d’Émeraude convient à tout type de peau. Elle est particulièrement recommandée pour :

 

  • Les personnes âgées : pour apaiser les douleurs rhumatismales.
  • Les sportifs : pour réduire les douleurs articulaires et les tendinites.
  • Les hommes barbus : pour calmer le feu du rasoir.
  • Les adolescents : pour les peaux grasses et acnéiques.
  • Les scouts : pour soulager les piqûres d’insectes.
  • Les femmes : comme démaquillant
  • Les personnes souffrant d’aphtes, d’herpès, de grippe ou d’angine naissante.
  • Les personnes souffrant de psoriasis et d’eczéma

C’est ici, au monastère de Bouzy-la-Forêt, que l’Eau d’Émeraude est fabriquée toute l’année par les soeurs – Abbaye de Sénanque

Comment utiliser l’Eau d’Émeraude ?

L’Eau d’Émeraude peut s’utiliser de multiples manières :

 

  • En compresse, elle nettoie la peau et soulage les problèmes cutanés. Elle s’utilise notamment pour :
    • Nettoyer les peaux grasses
    • Guérir les boutons d’acné
    • Apaiser les piqûres d’insectes
    • Hydrater les brûlures et les inflammations
    • Guérir les bobos, coupures et éraflures
    • Se démaquiller

 

  • En friction, elle soulage en profondeur la peau. Elle s’utilise notamment pour :
    • Calmer le feu du rasoir en après-rasage
    • Apaiser les jambes lourdes et fatiguées
    • Soulager le psoriasis et l’eczéma
    • Détendre les douleurs rhumatismales

 

  • En gargarisme ou en bain de bouche, elle s’utilise notamment pour :
    • Favoriser l’hygiène buccale
    • Guérir les aphtes et l’herpès
    • Calmer la grippe naissante
    • Soulager l’angine naissante

 

 

  • En digestion, lorsqu’elle est prise sur un morceau de sucre, elle s’utilise notamment pour :
    • Favoriser la digestion
    • Stimuler le coeur, la circulation sanguine et le système nerveux

L’Eau d’Émeraude peut s’utiliser pour apaiser de nombreux problèmes cutanés, buccaux et musculaires – Divine Box

Eau d’Émeraude : Précautions d’emploi

 

Précautions d’utilisation

Bien que l’Eau d’Émeraude soit un produit de l’artisanat monastique adapté à tout type de peau, il est impératif de suivre les conseils de votre dermatologue ou de votre médecin généraliste en cas d’utilisation médicale.

 

Précautions de conservation

  • Conservez l’Eau d’Émeraude à température ambiante et à l’abri de la lumière naturelle.
  • Avant ouverture, ne ne pas conserver l’Eau d’Émeraude plus de 2 ans. Au-delà, elle garde certaines de ses propriétés, mais jaunit naturellement à cause des ingrédients naturels qui la compose.
  • Après ouverture, ne pas conserver l’Eau d’Émeraude plus d’un an.

Soeur Élisabeth de la Trinité du monastère de Bouzy-la-Forêt mélange la préparation de l’Eau d’Émeraude avant de la distiller – Crédits Photo : La République du Centre

Acheter l’Eau d’Émeraude

Rendez-vous sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : en flacon de 10cL (avec ou sans vaporisateur), 25cL  ou 50cL ! Cliquez-ci pour la commander.

En France #NLH #NLQ

Abbaye du Barroux : la tradition au service des vocations

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux est une abbaye bénédictine française fondée en 1970 dans le Vaucluse. Le monastère accueille une communauté bénédictine installée depuis seulement quarante ans dans la région près d’Orange et Carpentras.

 

Divine Box vous en dit plus en 3 minutes chrono sur l’histoire de cette abbaye super dynamique, allez c’est parti !

L’abbaye du Barroux, construite à la fin des années 1980, est située en Provence au pied du mont Ventoux – Divine Box

Les débuts d’une communauté

Tout débute en août 1970 avec le père Gérard Calvet, moine bénédictin, qui quitte l’abbaye Notre-Dame de Tournay, avec l’accord de son père abbé, et s’installe à proximité de la chapelle de Sainte Madeleine de Bédoin, petit village du Vaucluse. Il désirait vivre la règle de saint Benoît dans la fidélité avec les traditions liturgiques romaines.

Rapidement, il est rejoint par quelques jeunes gens qui désiraient vivre la vie bénédictine. Si bien qu’en 1971, la vie monastique s’organise : le petit prieuré en ruine est restauré pour accueillir les onze moines déjà réunis autour du père Gérard.

Face à une communauté toujours grandissante, des parcelles d’une trentaine d’hectares sont acquises en 1978 entre le Ventoux et les Dentelles de Montmirail, sur la commune du Barroux. Le site est beau et sauvage. Dom Gérard sillonne la France en quête de dons pour financer les constructions. Une vague de générosité est suscitée et la première pierre de l’abbaye du Barroux peut être posée en mars 1980 !

 

Commence alors la construction d’une abbaye de style roman avec les moyens techniques modernes. Dans le même temps, la communauté féminine de Notre-Dame-de-l’Annonciation du Barroux, fondée par Élisabeth de La Londe, s’installe sur un autre terrain situé tout proche de la communauté masculine.

 

Et un an plus tard, les frères célèbrent Noël dans leur nouveau monastère au Barroux en décembre 1981 dans des conditions encore un peu précaires : pas de chauffage, pas d’électricité, les novices campent en dortoir…

Le Père O. nous montre la communauté féminine du Barroux séparée par les vignes des deux communautés – Divine Box

La reconnaissance de l’abbaye et son église consacrée !

En 1989, le monastère se voit accorder un statut canonique : le monastère est édifié en abbaye autonome par Dom Dammertz, abbé Primat des Bénédictins, venu spécialement de Rome avec le document signé quelques jours auparavant. Il aura fallu quinze ans de patience à la communauté !

La même année, l’église de l’abbaye du Barroux est consacrée au cours d’une cérémonie de 5 heures après trois ans de constructions ! C’est le cardinal Gagnon, entouré de l’archevêque d’Avignon et de quatorze autres prélats, qui célèbre lors de la fête des saints Anges gardiens.

 

Ensuite, en 1990, une partie de la communauté s’est rendue au Vatican pour une audience privée avec le pape Jean-Paul II. C’est une réelle reconnaissance de la nouvelle abbaye du Barroux par le Saint-Siège. Puis en 2008, l’abbaye intègre la confédération bénédictine dont le but est de favoriser la vie selon la Règle de saint Benoît et la charité fraternelle entre les monastères.

L’église abbatiale, comme le reste de l’abbaye du Barroux, est construite selon le style roman – Divine Box

Abbaye du Barroux : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les 55 frères (en 2018) de l’abbaye du Barroux suivent toujours la règle de saint Benoît « ora et labora » : prière et travail. Leurs journées sont ainsi rythmées par les huit offices qui débutent à 3h30 par les matines ! Et par le travail manuel quotidien : boulangerie, menuiserie, infirmerie, ou encore culture des oliviers, de la vigne et du potager… Ils ne chôment pas !

 

Le respect de la tradition liturgique romaine apporte des vocations. Ainsi forts de leur expérience, huit frères de l’abbaye du Barroux sont partis fonder en 2002 le Monastère Sainte-Marie de la Garde à Saint-Pierre-de-Clairac dans le Lot-et-Garonne. Ce sont les deux seuls monastères en France à porter la tonsure !

La boulangerie de l’abbaye du Barroux fournit la boutique et la table du réfectoire. Les frères travaillent chaque jour l’artisanat monastique entre none et vêpres – Divine Box

Et pour se procurer les produits de l’abbaye du Barroux :

Les frères bénédictins de l’abbaye du Barroux confectionnent eux-mêmes de nombreux produits monastiques. Comme leurs vins blancs, rouges et rosés ainsi que leurs huiles d’olives, pressées dans leur propre moulin, qui ont une belle notoriété !

 

Leurs produits sont vendus dans leur boutique sur place : Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux,
1201 Chemin des Rabassières, 84330 Le Barroux.

Si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté, vous pouvez cliquer ici pour retrouver les produits de l’abbaye du Barroux sur la boutique en ligne Divine Box.