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Découvrez le monastère de Solan !

Un article proposé par Divine Box

En avant toute : direction Avignon, pour découvrir le monastère de Solan ! Ici les soeurs orthodoxes s’occupent du potager, des vignes et du verger qui entourent l’ancienne ferme dans laquelle elles se sont installées. Bien sûr, toute leur agriculture est écologique. Elles réalisent une multitude de produits 100 % bio et surtout super bons ! Mais ce n’est pas tout, elles construisent aussi leur nouvelle église. Bref, les soeurs ne chôment pas. Allez, décollage immédiat pour un petit tour d’horizon complet, avec Divine Box !

La sainte montagne

Tout commence il y a mille ans, sur la presqu’île grecque du Mont Athos, avec ses plages de sable fin, ses falaises et sa montagne mythique, culminant à 2000 mètres d’altitude… Bref, une terre mythique ! Alors que depuis des siècles, seuls quelques ermites et bergers se disputaient ces paysages de rêves, une première communauté de moines orthodoxes vient officiellement s’y implanter en 963.

Très vite, l’afflux grandit et dix-neuf autres monastères s’établissent sur place. Le Mont Athos devient alors une « République monastique », véritable état autonome ! Aujourd’hui, plus de 2000 moines prient et travaillent encore sur ce territoire unique au monde. Dingue, non ?

Le mont Athos, en Grèce, regroupe 20 monastères depuis plus de 1000 ans – Divine Box

 

Les premiers pas

Hop, on fait un bond dans le temps ! En 1978, Simonos-Pétra, l’un des 20 monastères du Mont Athos, décide d’envoyer en France un groupe de moines pour y faire fleurir la tradition byzantine. Ils s’installent donc dans une vieille maison, au creux d’une vallée sauvage du Vercors, à côté de Grenoble.

Le monastère prend alors le nom de « Monastère Saint-Antoine le Grand ». Bien vite, des moniales viennent aussi les rejoindre pour vivre à leurs côtés, et créent ainsi le monastère de la Protection de la Mère de Dieu…

 

Le monastère de Solan… Enfin !

Mais très vite, les moniales deviennent de plus en plus nombreuses, et leur petite maison ne suffit plus… En 1991, elles quittent donc leurs frères moines et partent s’installer à Solan, dans une ancienne ferme, près d’Avignon. Le monastère garde le même nom. On y est !

Les soeurs du monastère de Solan retroussent alors leurs manches et restaurent tout autour d’elles : les bâtiments, les bois, les terres etc… À leurs côtés, les meilleurs experts en géologie, arboriculture bio et autre vinification pour réaliser le top du top ! De cette collaboration naît l’association « les amis de Solan », et le début d’un artisanat monastique de première qualité !

Les soeurs veillent à ce que les constructions de leur monastère respecte les pierres du pays – Divine Box

Monastère de Solan : les travaux continuent

Après la remise à niveau de toute leur propriété, les soeurs du monastère de Solan se sont lancées dans des grands travaux : pendant plusieurs années, l’ancienne ferme n’avait pas l’isolation ! En 2004, elles ont construit leur propre cave à vin ! C’est notamment grâce à ses travaux qu’elles peuvent produire d’incroyables produits monastiques.

Plus tard, en 2013, démarre aussi le grand chantier de construction de la nouvelle église du monastère de Solan, encore actif aujourd’hui. A vos pronostics pour le prochain chantier !

Pas d’inquiétude pour les fans d’architecture : tout est pensé à chaque fois pour respecter l’harmonie locale et la pierre du pays, tout en apportant quelques touches d’inspiration byzantine. Le résultat dépote !

 

Monastère de Solan : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, dix-sept soeurs orthodoxes habitent le monastère de Solan ! Sous leurs longs habits noirs, elle vivent un mode de vie monastique primitif, s’inspirant notamment des préceptes de saint Basile (IVe siècle).

Leur temps se partage ainsi entre la prière quotidienne et le travail des terres qui entourent leur ferme. La richesse de la communauté tient d’ailleurs sans doute dans sa jeunesse, ainsi que dans sa diversité : il y a neuf nationalités différentes sur place ! Et ça c’est beau.

Les soeurs du monastère de Solan travaillent leurs terres au rythme des saisons – Crédit Photo : Parisobiotiful

 

Monastère de Solan : l’inspiration byzantine

À la différence des moines occidentaux qui célèbrent chaque office à son « heure » originale, les soeurs du monastère de Solan regroupent leurs sept offices selon la coutume orientale (logique !). Deux prières le matin, deux prières le soir, et avec des horaires qui s’adaptent au rythme des travaux viticoles.

Les offices sont célébrés en français, mais chantés a capella selon des mélodies et des traditions byzantines. Durant la messe, les soeurs utilisent leur pain fait maison, et le fruit tiré en direct de leur vigne ! C’est pas top, ça ?

 

Monastère de Solan : un petit coin de paradis

Les soeurs du monastère de Solan vous le diront : impossible de calculer le temps qu’elles passent dans leur jardin. Entre les 40 hectares de forêt, les 3 hectares de potager et vergers, et les 6 hectares de vignoble, elles sont bien occupées !

Des pommes, des abricots, des courgettes, des citrouilles… Tout pousse à gogo et elles cueillent tout à la main ! Leur petit plus ? Tous les mois, elles bénissent les eaux, et à chaque vigile, le blé, le vin et l’huile ! Comme un avant-goût de Paradis…

 

Le jardin du monastère de Solan regroupe un potager, un verger, des vignes et de la forêt : de quoi s’occuper ! – Divine Box

 

Sur place, les soeurs sont très connues pour leur exploitation biologique et écologique. Cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère de Solan et leur artisanat 100 % bio ! Vous pouvez aussi retrouver quelques-uns des produits du monastère de Solan en cliquant ici.

Culture #Doctrine / Formation

Un voyage à la Sainte Montagne

Traduction : Yves Avril pour France Catholique :

L’Etat monastique autonome de la Sainte Montagne est un des lieux les plus extraordinaires au monde. C’est une civilisation de moines, et pour des moines. Cette péninsule escarpée qui part de la côte est de la Macédoine a toujours été une région écartée et sauvage. Au milieu se trouve le Mont Athos, culminant à 2000 mètres. Devant et derrière se trouvent des contreforts très abrupts, ce qui rend l’accès très difficile. On ne peut gagner les monastères par le continent ; le seul moyen est de voyager par mer.

Nichés tout au long du rivage se trouvent les grands monastères, villes de moines avec de nombreuses chapelles, églises, et espaces de résidence, assez grands pour fournir à chaque moine sa propre cellule, et dans les bâtiments les plus vastes, pour héberger les milliers de pèlerins qui viennent chaque année rechercher une édification spirituelle. Dans leurs beaux jours les plus grands monastères avaient jusqu’à 500 moines, et les très grands comme la Grande Laure et le Pantocrator ont créé des petites annexes, appelées skites, un nom qui vient d’un endroit d’Egypte où les Pères du désert ont commencé le monachisme au IIIe siècle.

Je suis venu au Mont Athos avec un groupe d’universitaires orthodoxes de Grèce et de Roumanie, groupe avec lequel j’étais allé à Véria (la « Bérée » de saint Paul) à une conférence sur l’un des plus fameux théologiens associés au chemin de prière suivi par les moines de l’Athos, saint Grégoire de Palamas (1296-1356). Palamas passa ses années de formation au monastère de Kallipetras, vivant dans les grottes le long du fleuve Haliacmon en Macédoine centrale, non loin de Véria. Kallipetras n’a jamais été un très grand monastère mais Palamas fut son abbé pendant plusieurs années.

Aujourd’hui il n’y a plus que trois moines qui vivent là, tous les trois de moins de quarante ans, l’un est physicien, un autre informaticien, qui ne parle pas de l’habileté de Palamas comme gestionnaire (il est devenu plus tard évêque de Thessalonique) mais de sa vie de prière. Deux jours par semaine il quittait le monastère et grimpait dans une grotte au creux du rocher. La légende dit que Grégoire passait toute la fin de semaine dans la chambre du fond. Il y avait un petit trou que les moines utilisaient pour y descendre du pain et de l’eau. La chambre intérieure, même à midi, est noire comme de la poix et silencieuse : pratiquement une suppression complète de toute perception sensible pendant 48 heures.

Pourquoi ? Grégoire disait qu’il pratiquait la prière du cœur. Il prenait à la lettre l’avis transmis par le psalmiste David : « Tais-toi et connais que je suis Dieu » (Ps. 46 : 10). Dans le silence, hesychia en grec, Dieu nous parle, répétait-il. L’obscurité ne conduisait pas à la cécité. En fait, c’était une « obscurité éblouissante ». La lumière qui apparaissait était la lumière que les apôtres Pierre, Jacques et Jean virent sur le mont Thabor lors de la Transfiguration.

La lumière n’était pas simplement une métaphore pour désigner une illumination intérieure, mais une participation réelle à la nature divine. Dieu partage ses énergies avec nous dans son amour extatique par lequel nous sommes transformés en une nature semblable au Christ. Dans le Christ, comme le dit Athanase : Dieu est devenu homme pour que nous puissions devenir Dieu.

Pourtant ce partage dans la nature divine n’est pas un panthéisme ni une auto-exaltation qui nous fait revendiquer, comme dans la tentation d’Eve par Satan, « d’être comme des dieux ». C’est un partage en commun, une koinoneia, un partage dans l’amour.

Dieu pourtant garde sa transcendance. Son essence, son être divin, il ne les partage pas. Cela reste inconnu et inconnaissable. Au-delà notre faculté de connaître l’obscurité divine nous saisit dans une illumination mais sans que l’inconnaissance soit totalement éclipsée. Dieu est à la fois essence et énergie, à la fois connu et inconnu, à la fois présent et transcendant, à la fois action et le fondement de l’être.

Les saints ont cette expérience-là. C’est pourquoi on les peint avec des halos, une lumière, la lumière du Thabor qu’ils ont vue et qui émane à travers eux. Leurs expériences ne leur sont pas particulières.

Dans la chrétienté occidentale, on pense que les expériences mystiques sont réservées à des saints particuliers. On ne doit pas les rechercher et elles ne nous sauvent pas. Pour quelqu’un d’ordinaire, ce serait juste une sorte de confusion et nous ne devrions pas y accorder beaucoup d’attention. En Orient, c’est différent, surtout pour ceux qui comme Palamas maintenaient que l’expérience d’une participation à la nature divine, la theosis, était ouverte à tous et devait être recherchée par tous.

Aujourd’hui l’hésychasme est pratiqué en Russie, en Roumanie et en Serbie mais nulle part elle n’est plus vivante que sur la Sainte Montagne. Tous les moines de l’Athos s’y consacrent.

Les monastères de l’Athos sont nés sous l’Empire Byzantin. Les moines ont vécu dans la péninsule sans interruption depuis l’an 800. Selon la tradition la Vierge Marie, voyageant avec saint Jean l’Evangéliste, visita l’Athos et le déclara saint paradis dans lequel son Fils se plaisait.

Par respect pour elle, les moines décidèrent il y a 1000 ans de n’autoriser aucune femme à pénétrer sur la Sainte Montagne. Dans le cours des siècles il y a eu des femmes aventurières qui se sont habillées en hommes et qui, dans les années 1930, comme Aliki Diplakarou, une ancienne Miss Europe, s’y sont faufilées (mais elle attendit vingt ans avant de raconter son histoire).

Nous prenons le grand ferry qui fait chaque jour la liaison entre Ouranopolis et le port de Dafné dans l’Etat de l’Athos. En débarquant nous dépassons des files de pèlerins pour prendre un bus pour Karyes, la capitale. C’est un lieu minuscule avec des routes la plupart non pavées, une poignée de cafés – comme dans Star Wars, mais sans les méchants. Il y a un bâtiment municipal, deux églises et – bien -sûr – des monastères. Puis un autre bus qui comme le premier, avance lentement sur une route incroyablement escarpée et mal entretenue. Nous traversons un carrefour frontière, dont la garde est assurée par un laïc employé par l’Etat de l’Athos, qui attrape un tout jeune Ukrainien sans visa ni passeport. Quand la porte enfin s’ouvre, nous entrons dans les terres du monastère de Vatopedi.

Dans les années 1980, le vaste campus de 500.000 pieds carrés de bâtiments n’était habité que par sept moines âgés, vivant sur un mode idiorythmique (indépendamment les uns des autres). Puis un nouveau groupe arriva, dirigé par un moine chypriote nommé Joseph, venu à l’Athos en 1946 et devenu disciple d’un célèbre ascète, Joseph l’hésychaste qui mourut en 1959. Puis, jusqu’en 1987, le second Joseph réunit un groupe de disciples idéalistes. Ils virent alors une occasion de redonner vie à Vatopedi et y dirigèrent toute leur communauté. Ces hommes avaient des idées différentes des vieux moines. La première chose qu’ils firent fut de passer l’ensemble du monastère au système cénobitique. Cela les rendit moins indépendants mais mieux aptes à travailler ensemble pour des tâches pratiques.

L’une de ces tâches fut de restaurer l’installation. Phaido Hagianthonious était d’abord venu à Vatopédi en 1983 en tant qu’architecte, employé par le gouvernement grec. Cet homme marié qui devait abandonner sa famille pendant toute la semaine fut chargé de restaurer les bâtiments décrépits qui dataient de plus de 600 ans. Les vieux moines ne comprenaient pas pourquoi il passait tant de temps à s’inquiéter du caractère historique des structures : ce qu’ils voulaient simplement, c’était des toits sans trous, qu’on les réparât ou non avec des matériaux et des techniques authentiques.

Il n’avait pas de personnel et un petit budget. Un jour, tout au début de son séjour, il se trouvait au second étage de l’église centrale pour effectuer une réparation du toit. Quand lui et sa petite équipe ouvrirent le plafond, tombèrent des centaines de manuscrits médiévaux que les moines avaient cachés là pour les mettre à l’abri des nombreux pirates et envahisseurs qui tout au long des années pillaient Vatopédi et les autres monastères, tous situés en bord de mer, et qui n’étaient protégés que par leurs propres murs et défenses.

Ce fut pour lui un moment déterminant de sa carrière. Il sut qu’il ne se contenterait pas de boucher les fuites mais qu’il allait fouiller un site archéologique important et restaurer des trésors inappréciables. Avec le temps le nouveau groupe profita d’une heureuse coïncidence. L’Union européenne commença à verser de l’argent pour la conservation du patrimoine. L’Unesco inscrivit l’Athos au patrimoine mondial et les nouveaux moines adhérèrent tous au programme. Phaido prit sa retraite au bout de trente-deux ans pendant lesquels environ 40 millions d’euros furent investis dans la restauration de ce vaste complexe. Aujourd’hui il brille de tous ses feux.

Le complexe d’églises, de lieux de résidence, réfectoire et murs est situé sur une colline escarpée en bord de mer, entouré de jardins, où les moines produisent beaucoup de leur propre alimentation. De la mer ils tirent le poisson, des champs, légumes et fruits. Ils ne mangent pas de viande. Pendant environ six mois de l’année, ils se privent de poisson et d’huile. Leurs repas sont simples, servis sur des tables de marbre qui datent de mille ans, ils mangent en silence pendant que du haut d’un lutrin un moine leur fait une lecture spirituelle. Ils boivent de l’eau et du vin. Il y a quantité de nourriture sobre mais nourrissante. Chez les moines, il y a peu de cancers ou de maladies cardiaques, et la plupart vivent bien, au-delà de 80 ans.

A Vatopédi il y a environ 120 moines. Il y a les barbes grises dans la soixantaine et au-delà, mais relativement peu. Beaucoup plus nombreux sont les jeunes dans la vingtaine, trentaine et quarantaine. Vigoureux, vifs, toujours dans les longues robes noires du monastère et toujours barbus. Les barbes ici sont aussi sauvages que le paysage. Le monachisme orthodoxe est centré sur la solitude et le désert.

Ses héros ne sont pas les hommes d’Etat, ni les universitaires parisiens, ou les chefs de centres politiques de Rome ou de Constantinople, mais des hommes rudes comme Palamas qui vivait dans des grottes. Toute l’Eglise a pour ces moines un respect dont on n’a pas l’exemple en Occident.

Mais de ce sujet on parlera une autre fois.

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Monastère de la Transfiguration : un pigeonnier, des brebis… et une agora !

Un article proposé par Divine Box :

Pour sa box des monastères de février, direction le monastère de la Transfiguration, en Dordogne : Divine Box vous raconte son histoire et ses petites anecdotes !

Le Monastère de la Transfiguration, en Dordogne – Divine Box

Une république monastique

L’histoire du monastère de la Transfiguration commence il y a quelques siècles au Mont Athos, au nord de la Grèce. Cette presqu’île montagneuse, d’environ quatre-vingts kilomètres de long, est toute particulière car elle n’est habitée que par… des moines ! Cette présence monastique remonte au VIIe siècle, voire même au IVe siècle selon certaines sources. Aujourd’hui, environ deux mille moines vivent dans vingt grands monastères, datant pour la plupart du XIIIe-XIVe siècle. Le Mont Athos est ainsi une « république monastique », autonome par rapport à l’Etat grec, et même reconnue par l’Union Européenne ! Dingue, non ?

Le Rocher de Simon

Et justement, au Mont Athos, l’un des monastères s’appelle Simonos-Pétra. Il fut fondé sur un rocher dès le XIIIe siècle par saint Simon le Myroblite, un saint orthodoxe, à la demande d’une voix et d’une étoile qui brillait dans le ciel, le soir de la nativité. Rapidement s’imposa alors le nom de Simonos-Pétra, « le rocher de Simon », pour désigner le monastère. Bien plus tard, en 1978, le supérieur envoie trois moines français du monastère pour créer des dépendances en France. On y arrive, on y arrive !

Astrid découvre les lieux avec l’une des sœurs du Monastère de la Transfiguration – Divine Box

 

 

La fondation

Le monastère de la Transfiguration, dont Divine Box vous raconte ici l’histoire, prend effectivement vie en juin 1978 grâce au père Elie, l’un des trois moines français envoyés de Simonos-Pétra. Il établit cette première dépendance dans le Lot, à l’aide de quelques soeurs qui le rejoignent. Mais les conditions de vie ne sont pas simples, et le terrain est très rocheux et pentu, rendant les travaux compliqués et coûteux. Plusieurs années après leur installation, ils pensent finalement à déménager, tout en restant dans la même région pour ne pas délaisser les fidèles toujours plus nombreux.

Un pigeonnier bienvenu !

C’est alors que la communauté s’installe en 1990 en Dordogne, réinvestissant une ancienne ferme, qu’elle habite encore aujourd’hui. Les premiers travaux sont évidemment dédiés à l’aménagement de l’espace, avec par exemple l’agencement de cellules provisoires pour les soeurs ou l’installation d’un réfectoire. Et la chapelle ? Pas de panique, ce fut une des premières occupations des soeurs, et elle trouva finalement sa place… dans un ancien pigeonnier ! Le monastère de la Transfiguration commence alors à prendre forme…

La grande coupole

En 2013, un peu plus de vingt ans après leur installation sur place, les soeurs lancent un ambitieux projet de rénovation et d’agrandissement du monastère de la Transfiguration. Et ce n’est pas du luxe, car les cellules des soeurs sont encore « provisoires » (depuis vingt ans…), et les fidèles orthodoxes sont serrés comme des sardines dans la chapelle les jours de fête ! Aujourd’hui, on aperçoit déjà la coupole (de douze mètres de diamètre) de la nouvelle église d’inspiration byzantine qui accueillera bientôt près de trois cents fidèles. Chouette !

Le chantier de la nouvelle église du Monastère de la Transfiguration avance bien ! – Divine Box

 

 

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, le monastère de la Transfiguration abrite quatre soeurs orthodoxes françaises ainsi que le père Elie, leur aumônier. Comme au mont Athos, ils suivent la règle de saint Basile (IVe siècle), relativement ascétique, et qui laisse une grande part à la prière et au travail. Les soeurs prient ainsi dès trois heures du matin avant de se retrouver vers cinq heures pour le premier des sept offices quotidiens qu’elles regroupent en trois temps seulement, le dernier ayant lieu à 18h. Et après une dernière collation, au dodo !

Athos Agora

Comme tout monastère, les soeurs ont une boutique permettant de vendre leurs produits monastiques et l’artisanat monastique d’autres monastères. Leur magasin, situé à un kilomètre du monastère de la Transfiguration, se nomme ainsi « Athos Agora ». Athos évoque la relation spécifique avec le mont Athos, et Agora rappelle que cette boutique est aussi un lieu d’échange et de rencontre, même si l’aspect économique y est présent ! Vous y trouverez notamment leur incroyable crème de noix, que vous connaissez si vous étiez abonné à la Divine Box de novembre

 

Les soeurs élèvent une centaine de brebis dans les prés environnants le Monastère de la Transfiguration – Divine Box

 

Les petites brebis

Le travail ne manque pas sur place ! Car en plus des noix à récolter, de l’hôtellerie à gérer et de la bibliothèque à entretenir, les sœurs élèvent des brebis, fidèles à une tradition monastique très ancienne… En plus des revenus que cela génère pour la communauté, cela met en valeur la verdure qui entoure le monastère de la Transfiguration ! Aujourd’hui, une centaine de brebis gambade avec bonheur, et se retrouvent même souvent sur les podiums de concours nationaux pour leur viande ou leur laine ! Et ça c’est beau.

Le petit plus de DIVINE BOX

Chez Divine Box, ils adorent ce qui est fait par les moines. Leur box des monastères fonctionnent très bien, mais pour éviter de solliciter certaines abbayes au-delà de leurs possibilités de production, ils se sont ainsi diversifiés autour des bières trappistes ! Chaque mois chez vous : 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans la première box de bières trappistes, un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez donc pas y faire un tour !