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Pour défendre le MRJC, le CMR crosse les évêques

Les évêques par leur communiqué du 29 janvier dernier espérait clore l’affaire du MRJCgate. Pourtant, les questions suscitées à cette occasion ne cessent de germer. Qu’est-ce qu’être catholique ? Qu’est-ce que la vérité (viellé question) ? Qu’est-ce que débattre dans l’Eglise ? Qu’est-ce qu’un mouvement d’Eglise ? Et même qu’est-ce que la conférence épiscopale ? On comprend, face aux réponses inéluctables à de telles questions, que les évêques n’aient pas tellement envie de brasser la vase qui dort, croupie depuis un bon siècle.

Mais cette fois-ci, l’affaire ne s’arrête pas, comme nous le signalions déjà hier et voici que le très officiel mouvement d’Eglise, Chrétiens en monde rural défend le droit à l’avortement et le MRJC et se met à crosser les évêques, depuis un communiqué publié sur leur site dont l’adresse est en… “.cef”.

Que la conférence épiscopale reprenne un mouvement d’Eglise pour ses positions sur la vie était, me semble-t-il, une première, plutôt de bon aloi. Mais évidement, si une telle reprise en main se poursuivait, elle serait un raz de marée pour nombre de mouvements d’Eglise. On comprend dès lors qu’ils sortent les crosses, eux qui ont pris l’habitude de commander dans l’Eglise en lieu et place de la doctrine des pasteurs.

 

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MRJC – Crosser n’est pas jouer

Le MRJC a pris bonne note du recadrage fait par les évêques suite à sa déclaration pro-avortement. Si le communiqué officiel émanant de la CEF est clair sur les principes, rappelant que toute évangélisation doit s’enraciner dans la culture de vie, il reste cependant ambigu sur les modalités de cet enracinement. Un flou que l’on retrouve malheureusement aussi dans les déclarations romaines autour d’humanae vitae, ces jours-ci.

Le MRJC, revenant sur ses positions, refuse de parler de recadrage, mais reconnait que ses membres ont besoin d’être formés. Malgré ce manque qui n’est pas sans lourdes conséquences, nous l’avons vu, le mouvement a réagit demandant comment il est possible de lancer un débat dans l’Eglise.

Nous pouvons rappeler que le débat a toujours eu lieu dans l’Eglise en dehors des principes non négociables qui, comme l’ont rappellent les évêques, peuvent parfois nous dérouter, mais restent non-négociables.

« Ce n’était pas une négociation », relate Mgr Blanchet. « Nous avons formulé clairement ce qu’était un mouvement d’Église et ce qui en était attendu. Ce qui est attendu d’eux, c’est de dire que l’Église nous indique un chemin, et qu’il faut lui faire confiance, même si on est parfois bousculé par son enseignement. »