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Birmanie : les Tamouls de l’Etat Karen posent les fondations d’une nouvelle église

Les catholiques tamouls représentent, en Birmanie, une petite minorité. Dans l’État Karen, dans le sud-est du pays, ils sont près de 20 000 pour une population d’1,5 millions d’habitants. Le village de Hton-Bo-Quay, dont la paroisse catholique est composée d’une importante communauté tamoule, est ainsi entouré de villages bouddhistes et musulmans. En 2016, la communauté a lancé la construction d’une nouvelle église pour le village. Le projet, qui s’élève à 170 millions de kyats, soit un peu moins de cent mille euros, a été financé en partie grâce aux dons des villageois ainsi que ceux d’une centaine de jeunes du village travaillant à l’étranger.

Les visiteurs de ce village catholique tamoul sont accueillis par une croix posée à l’entrée du village, et peuvent croiser l’église Saint-Anthony avant même d’arriver au centre du village. Yaw Han, 24 ans, est fier d’être catholique à Hton-Bo-Quay, dans l’État Karen, où un effort communautaire a permis de financer la construction d’une nouvelle église en 2016-2017. Sa famille a donné 2 millions de kyats (1 121 euros) au projet, grâce à l’aide de ses deux frères aînés qui ont économisé de l’argent sur leurs salaires touchés en Malaisie. « Nous sommes heureux d’avoir fait ce don. Nous n’avons pas senti cela comme une charge, même si la plupart des villageois peinent à survivre de leur travail agricole », explique Yaw Han. Quand ce dernier n’est pas en train d’aider sa famille à cultiver le riz, il participe aux activités de la paroisse en tant que responsable des jeunes. Son groupe a contribué au projet de la paroisse à hauteur de 300 000 kyats (168 euros). D’autres organisations, dont un groupe de mères, le comité pastoral et le groupe des femmes de la paroisse, ont donné un total de 16 millions de kyats (8 969 euros).

Près d’une centaine de jeunes du village, qui travaillent en Malaisie, à Singapour et aux États-Unis, ont envoyé environ 38 millions de kyats (21 300 euros) pour participer au financement du projet, dont le coût total s’élève à 170 millions de kyats (95 293 euros). Le père Edward Aye Min Htun, curé de la paroisse Saint-Anthony, est reconnaissant pour ces dons, en particulier pour ceux des jeunes qui travaillent à l’étranger. L’ancienne église en briques couvrait seulement 93 mètres carrés, ce qui n’était plus suffisant pour le nombre croissant de catholiques dans la région. « Je ne suis pas inquiet pour le financement de la nouvelle église, parce que je crois que Dieu nous aidera et que c’est l’œuvre de Dieu », confie le père Htun.

Le prêtre, qui a été transféré dans la paroisse en 2015, ajoute que les contributions locales sont arrivées régulièrement à mesure que la nouvelle église en béton était construite. Le prêtre assure qu’un nouveau bâtiment était nécessaire, car les villageois ont une foi solide et participent aux célébrations. Le diocèse de Hpa-an a contribué à hauteur de 2 millions de kyats. D’autres dons ont été envoyés par prêtres natifs du village, par des villageois et des donateurs privés. Une église en bois a été construite à Hton-Bo-Quay en 1900, avant d’être reconstruite en briques en 1932. La construction de la nouvelle église a commencée en janvier 2016, et l’évêque de Hpa-an, Mgr Justin Saw Min Thide, a consacré l’édifice le 29 décembre 2017.

20 000 catholiques tamouls sur 1,5 million d’habitants

Le diocèse de Hpa-an, situé dans le sud-est du pays, compte 24 prêtres, 37 religieux et religieuses et 73 catéchistes pour environ 20 000 catholiques (l’État Karen compte 1,5 million d’habitants). Le village de Hton-Bo-Quay, situé à 25 kilomètres de Hpa-an, compte environ 700 catholiques tamouls. Les Tamouls vivent là depuis 1823, selon les archives de la paroisse. Ils cultivent le riz et le haricot et élèvent quelques bêtes. Le village est entouré de villages bouddhistes et musulmans, avec qui les villageois entretiennent de bonnes relations, selon le père Htun. Hton-Bo-Quay a été frappé par les inondations récentes, dues aux pluies torrentielles qui ont traversé l’État Karen. Les maisons, les cultures et même l’église ont été affectées. La Mission sociale de Karuna (Karuna mission social solidarity) a fourni des sacs de riz aux villageois touchés par les intempéries.

En 1954, les catholiques tamouls de Hton-Bo-Quay sont partis à Yathaepyan, un village bouddhiste voisin, à cause des conflits qui ont frappé le village et causé un incendie. Ils sont retournés chez eux en 1956 quand la situation s’est calmée. L’État Karen a souffert de la guerre civile durant plus de 60 ans. Les rebelles de l’Union nationale Karen (KNU) s’opposent à l’armée birmane depuis l’indépendance du pays en 1948. Les Tamouls sont originaires de l’État indien du Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, et du Sri Lanka. Les Tamouls, qui sont arrivés en Birmanie durant l’époque coloniale britannique, représentent environ 2 % des 51 millions d’habitants du pays. Les catholiques tamouls sont environ 50 000. Beaucoup de Tamouls ont dû fuir le pays en 1962 lors du coup d’État du général Ne Win.

Source : eglises d’Asie

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Voyage apostolique au Myanmar – Retrouvez les discours du pape – La beauté de la diversité

Au deuxième jour de son voyage apostolique au Myanmar, le 28 novembre 2017, le pape François a rencontré le président de la République Htin Kyaw, ainsi que la conseillère d’Etat et ministre des Affaires étrangères Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix 1991, à Naypyidaw, capitale birmane.

Récit d’une journée

Myanmar : le pape rencontre les responsables religieux « entre frères »

« L’avenir du Myanmar dépendra de la formation de ses jeunes », discours aux forces vives de la nation

« L’avenir du Myanmar doit être la paix », discours aux forces vives de la nation (texte complet)

Myanmar : Non à la colonisation culturelle, à l’uniformité, oui à l’harmonie des différences (traduction complète

Myanmar : Mme Aung San Suu Kyi veut « faire émerger la beauté de la diversité »

Myanmar : entretien du pape avec Aung San Suu Kyi

 

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Myanmar – Bouddhistes et chrétiens dans l’attente de la visite du Pape au Myanmar

Bouddhistes et chrétiens au Myanmar attendent avec enthousiasme la prochaine visite du Pape François dans le pays, qui aura lieu du 27 au 30 novembre prochains. Depuis le 12 octobre, face à la Cathédrale de l’Immaculée Conception de Yangon, se dresse une immense affiche à l’effigie du Pape, qui annonce le voyage et lui donne la bienvenue dans le pays.

« Nous sommes reconnaissants envers Dieu et le Pape François pour sa prochaine visite dans ce pays à majorité bouddhiste. C’est la première fois que nous accueillerons un Pape. Nous espérons que sa présence et sa visite pourront servir à la promotion de la paix et de la réconciliation » déclare à Fides Zarni Saya, un jeune catholique du Diocèse de Pathein.

« Le thème de fond retenu par le Pape, à savoir la paix et la réconciliation, est significatif pour tous dans le pays. La société au Myanmar a beaucoup souffert par le passé. Aujourd’hui, est enregistrée au sein de la nation une plus grande ouverture envers la liberté et l’espérance, malgré les nombreux défis que le pays doit relever, y compris la délicate question des musulmans rohingyas de l’Etat Rakhine » remarque Zarni Saya.

Pour le moine bouddhiste Sucitta, « la présence du Pape insufflera de la bonne volonté en tous. La société en général peut trouver le chemin d’un renouvellement ».

« La visite du pape dans le pays constituera un symbole de l’attention de Dieu envers ce peuple qui a beaucoup souffert au cours des décennies passées. Je suis certaine qu’elles nous encouragera tous à travailler ensemble pour la prospérité et le développement », ajoute Esther Byu, qui a été par le passé Secrétaire exécutif de la Commission pour les femmes de la Conférence chrétienne de l’Asie (CCA), un organisme œcuménique.

Selon le programme officiel de la visite, rendu public par le Saint-Siège, le 27 novembre, à Nay Pyi Taw, se tiendra la cérémonie de bienvenue au Palais présidentiel, où le Pape rencontrera le Président, Htin Kyaw, et le Ministre des Affaires étrangères, Aung San Suu Kyi. Dans l’après-midi, il prononcera un discours à la société civile et au Corps diplomatique avant de retourner en avion à Yangon. Le 29 novembre au matin, le Pape François célébrera la Messe au Kyaikkasan Groun de Yangon. Dans l’après-midi de ce même jour sont prévus deux rendez-vous, le premier consistant en une rencontre avec le Conseil suprême Sangha des moines bouddhistes et le second en une réunion avec les Evêques du pays dans la Cathédrale de Yangon. Cette dernière constituera également le lieu de la Messe du Pape pour les jeunes du lendemain, 30 novembre, dont la célébration est prévue à 10.00 locales. Ensuite, le Pape partira en direction du Bangladesh, où il séjournera jusqu’au 2 décembre.

Le Myanmar compte plus de 51 millions d’habitants en majorité bouddhistes. Selon des données gouvernementales relatives à 2016, le Myanmar compte 88,9 % de bouddhistes, 6,3 % de chrétiens, 2,3 % de musulmans, 0,5 % d’hindous, 0,8 % d’animistes et 0,2 % d’autres religions (sikhs, confucéens, bahaïs et zoroastriens) ainsi que d’autres petites minorités n’appartenant à aucune religion. Les catholiques sont quelques 700.000 répartis en 16 Diocèses.

 

Source Agence Fides

Asie

L’Archevêque de Yangon à propos de la prochaine visite du Saint-Père dans le pays

Yangon (Agence Fides) – « La visite du Pape au Myanmar – du 27 au 30 novembre prochains – a été accueillies comme une bénédiction et une contribution à la paix et à l’harmonie. Tant les membres civils du gouvernement, tels qu’Aung San Suu Kyi, que les militaires qui en font partie semblent enthousiastes de cette visite. La majeure partie des personnes souhaite sûrement une « visite de guérison ». De nombreux chrétiens birmans ont suivi la visite du Pape en Colombie, un pays qui recherche la paix en son sein ». C’est ce qu’indique dans une note envoyée à Fides S.Em. le Cardinal Charles Maung Bo, Archevêque de Yangon, en évoquant la prochaine visite du Pape François au Myanmar et en particulier la délicate question de la minorité Rohingya.
« Les journaux, tant internationaux que locaux – remarque le Cardinal – voient de nombreux défis pour le Pape, à commencer par des « risques de tensions religieuses », attendu que « des observations du Pape sur les Rohingyas pourraient provoquer la colère des nationalistes qui affirment que les Rohingyas ne sont pas des birmans mais plutôt des bengalais et qu’ils n’ont pas le droit de vivre dans le pays ».
Certains groupes sont déjà sur le pied de guerre. « Ashin Wirathu, le moine qui guide le mouvement bouddhiste Ma Ba Tha dénonce la visite papale comme instiguée politiquement » en affirmant que « il n’existe pas un groupe ethnique de Rohingyas dans notre pays ». D’autre part, « les partisans des Rohingyas attendent du Pape un avis sur la question » poursuit le Cardinal Bo.
A ce propos, pour éviter des tensions et ne pas déclencher de conflits sociaux et religieux, l’Eglise au Myanmar – explique le Cardinal – suggère au Pape François de « ne pas utiliser le terme Rohingya » mais de « parler des droits humanitaires des musulmans qui souffrent dans l’Etat de Rakhine, de la nécessité d’une solution durable, de l’adoption de solutions non violentes et de l’urgence d’une coopération régionale ».
A propos de la position délicate du Ministre des Affaires étrangères, Aung San Suu Kyi, le Cardinal confirme la position de l’Eglise catholique : « Elle a besoin d’un soutien plein et entier. Aung San Suu Kyi a été attaquée par les moyens de communication et ce parfois sans pitié. Elle est profondément déçue des moyens de communication occidentaux. Elle a une forte personnalité. Elle aurait écouté des suggestions constructives. Ses succès ont été nombreux mais ils ont fait naufrage avec les événements récents. Elle a sacrifié toute sa vie pour faire ressusciter le pays de ses ruines après soixante années de gouvernement militaire. Il s’agit d’un résultat historique. Dans ses mains fragiles, elle tient les rêves de millions de personnes de ce pays ».
« Ses perceptions peuvent être erronées – poursuit le Cardinal Bo – mais son intégrité et son engagement sont au-dessus de tout soupçon. Elle doit continuer à exercer des responsabilités. Il faut apprécier son rôle dans la démocratisation de cette nation. Son engagement en faveur de l’accord de paix de Panglong – pour la réconciliation avec les minorités ethniques NDR – est parvenu à porter l’ensemble des groupes combattants et l’armée à la même table. Elle offre actuellement des espaces pour le dialogue entre les parties antagonistes. Ce processus a besoin d’un support et d’une satisfaction pleins et entiers ».
Le Cardinal Bo rappelle enfin qu’au Myanmar, « la justice économique et environnementale peuvent générer une paix durable. Une plus forte démocratie et une plus grande inclusion portera à la guérison des blessures historiques. L’Eglise veut aider à construire la paix au travers d’initiatives interreligieuses. Les solutions violentes ne se sont pas révélées efficaces au cours des six dernières décennies. Il est urgent de faire la paix avec les groupes ethniques au travers de l’adoption d’un système fédéral ». (PA)

 

source : Agence Fides 25/09/2017

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Le pape à Myanmar et au Bangladesh du 27 novembre au 2 décembre 2017

Le pape se rendra à Myanmar et au Bangladesh du 27 novembre au 2 décembre 2017.

Le missionnaire xavérien Marcello Storgato, évoque à l’antenne de la radio un climat de « grande attente » pour le « pape des plus petits ».

Il souligne la « grande variété de culture, de fois et d’ethnies » du pays à 90 % musulman et 8 % hindou, la minorité restante représentant les chrétiens, bouddhistes, et religions traditionnelles. L’Eglise catholique, explique-t-il, a différentes origines : portugaise notamment, ainsi que des membres issus des « hors-castes » qui restent « encore méprisés ».

 

Source Zenit

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Myanmar et Bangladesh : un voyage du pape en novembre ?

Le pape François pourrait se rendre au Myanmar (Birmanie) et au Bangladesh à la fin du mois de novembre prochain. Des sources persistantes font état de ce voyage qui n’a cependant été ni confirmé ni infirmé par le bureau de presse du Saint-Siège.

D’après l’agence en anglais « Union of Catholic Asian News » (UCANews), le pape devrait visiter la Birmanie à partir du 27 novembre, puis le Bangladesh où il devrait arriver le 30 novembre pour trois jours.

Selon la même source, une délégation du Vatican se trouve ces jours-ci dans la capitale birmane Rangoun, pour fixer les détails du voyage avec la Conférence épiscopale du pays. Le cardinal Charles Bo, archevêque de Rangoun – créé cardinal par le pape François en 2015 – , ainsi que des évêques locaux, ont rencontré le chef militaire Min Aung Hlaing pour discuter « de l’organisation de la visite du pape François et des perspectives de paix pour le pays ».

Le pape devrait célébrer deux messes, à Naypyidaw et à Rangoun. Il devrait aussi rencontrer le président du Myanmar Htin Kyaw et la conseillère d’État et ministre des Affaires étrangères, Aung San Suu Kyi. Ce serait la première visite d’un pape dans ce pays.

Le pape François a en effet été invité par le président Htin Kyaw – un démocrate proche d’Aung San Suu Kyi, président depuis le 30 mars 2016 – et par les évêques, à l’occasion des 500 ans de l’arrivée du catholicisme en Birmanie (2014).

Les délégués du Vatican doivent ensuite rejoindre Dacca, au Bangladesh, où le pape pourrait ordonner 16 prêtres et rencontrer de nombreux leaders politiques et représentants d’autres religions. UCANews cite un prêtre de la délégation qui précise que le voyage devrait être annoncé officiellement d’ici la fin du mois d’août.

Plaidoyers du pape pour les Rohingyas

Le voyage au Myanmar aurait lieu six mois après l’établissement de relations diplomatiques entre la République birmane et le Saint-Siège, le 4 mai dernier, lors de la deuxième visite d’Aung San Suu Kyi au Vatican. Et la récente nomination du Délégué apostolique, Mgr Paul Tschang In‑Nam, comme premier nonce dans le pays, le 12 août dernier.

Une majorité musulmane

La visite du pape au Bangladesh aurait lieu 31 ans après celle du pape Jean-Paul II (novembre 1986). L’islam y est religion d’Etat : environ 90 % de la population est musulmane, 8 % est hindoue, les 2 % restants regroupant les autres religions. On estime que les chrétiens représentent, toutes confessions confondues, environ 1 % de la population, dont une moitié de catholiques.

Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, qui s’y est rendu en mai 2011, a estimé que le Bangladesh était un « exemple » de coexistence entre différentes croyances religieuses, « un modèle unique de communauté et d’harmonie religieuse ».

Le 19 novembre 2016, le pape François a créé le premier cardinal de l’histoire du pays, Mgr Patrick D’Rozario, archevêque de Dacca.

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Myanmar – Après la nomination d’un nonce apostolique, un voyage pontifical ?

Le pape François a nommé nonce apostolique en Birmanie (Myanmar) Mgr Paul Tschang In‑Nam, actuellement nonce apostolique en Thaïlande, au Cambodge et Délégué apostolique au Laos.Il était auparavant délégué apostolique au Myanmar.

La nomination au titre de « nonce » entérine l’établissement de relations diplomatiques plénières et elle apparaît comme une étape de la préparation d’un voyage du pape François dans le pays, estiment les observateurs à Rome, mais le Saint-Siège ne confirme ni ne dément, à ce stade des préparatifs.

Selon l’agence en anglais « Union of Catholic Asian News » (UCANews), le pape François, invité par le président Htin Kyaw – un démocrate proche d’Aung San Suu Kyi, président depuis le 30 mars 2016 – et par les évêques, à l’occasion des 500 ans de l’arrivée du catholicisme en Birmanie (2014), pourrait se rendre dans le pays la dernière semaine de novembre et passe quatre nuits en Birmanie, à Naypyidaw et à Rangoun. Ce serait la première visite d’un pape dans ce pays.

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Myanmar – Le Cardinal Bo appelle à mettre fin aux crimes contre la minorité des Rohingyas : « La paix est le seul chemin »

« La paix est possible – La paix est le seul chemin », affirme le cardinal Charles Maung Bo, archevêque de Yangon. Le premier cardinal de Birmanie de l’histoire s’élève « contre l’extrémisme religieux, le sort des personnes déplacées, le traitement des minorités », notamment des Rohingyas, dans son pays.

« Ému par la souffrance humaine », le cardinal Bo lance un appel, dans un message rendu public le 26 juin 2017, à mettre fin aux «  violations flagrantes des droits de l’homme dans l’État de Rakhine, l’État de Kachin et l’État du nord du Shan et, en fait, dans toute la Birmanie  ».

Le cardinal rappelle que le pape François avait pris la défense de la minorité musulmane birmane des Rohingyas, persécutée dans son pays, lors de l’audience générale du 8 février 2017. Ce sont « des gens bons, des gens pacifiques… ils sont nos frères et sœurs », avait-il dit.

En février 2017le cardinal Bo avait exhorté la communauté internationale à être vigilante pour « mettre un terme à la violence et à la terreur ». L’Église de Birmanie a proclamé 2017 Année de la paix.

Dans sa déclaration, le cardinal affirme que «  les allégations de ‘nettoyage ethnique’, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité devraient faire l’objet d’une enquête approfondie et indépendante  ». Il appelle « le gouvernement du Myanmar à travailler avec la communauté internationale pour enquêter sur les crimes signalés par les Nations Unies, d’une manière véritablement indépendante, qui aboutisse à la justice et à la responsabilité ».

Le cardinal rappelle que « le Myanmar (Birmanie) en tant que pays est confronté à de nombreux défis ». « Ceux qui soutiennent les Rohingyas ont raison de condamner toutes les violations des droits de l’homme, ajoute-t-il, mais ils doivent également aller de l’avant en maximisant la paix fondée sur la justice dans toutes les occasions.  »

« Des changements se produisent » en Birmanie, note le cardinal, même si ce n’est pas « aussi rapide que la communauté internationale et les groupes de défense des droits humains le souhaitent ». « Des conférences sur la paix ou toutes les parties prenantes sont invitées à dialoguer ont lieu, poursuit-il. Les rassemblements de paix inter-religieux gagnent de la force, mettant à l’écart les éléments extrémistes. Ces étapes ne sont pas des signes parfaits, mais encourageants. »

En concluant, le cardinal Bo adresse ses vœux de Ramadan à tous les musulmans et souligne que «  le Ramadan réaffirme notre engagement à contribuer à la paix ».

La minorité musulmane des Rohingyas est considérée par l’ONU comme l’une des plus persécutées. Selon les données de l’Arakan Project, organisation humanitaire défendant des droits des Rohingyas, depuis 2010, quelque 100 000 membres de cette minorité ont fui Birmanie (Myanmar) par la mer. Les violences entre bouddhistes radicaux et Rohingyas ont fait, depuis 2012, plus de 200 morts et 140 000 déplacés.

Source : Zenit

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Myanmar – Enfin des nouvelles des deux pasteurs arrêtés en décembre dernier

Si les nouvelles ne sont pas bonnes, elles nous apprennent au moins que les deux pasteurs sont toujours vivants… Ils étaient portés disparus depuis le 24 décembre 2016, et il y avait eu beaucoup de confusion sur leur affiliation religieuse : Ils n’étaient, en fait, pas catholiques mais pasteurs protestants baptistes (Kachin Baptist Convention). Ils avaient été arrêtés pour avoir servi de guide à des journalistes birmans et les avoir menés sur le site d’une église catholique bombardée par l’aviation du régime – le curé de la paroisse et nombre de ses fidèles se sont réfugiés en Chine – en novembre 2016. On apprend donc, dans une dépêche documentée de Morning Star News, que les deux pasteurs sont passés devant un tribunal à Lashio le 3 mai dernier. Ils sont accusés d’association illégale, de recrutement et d’espionnage au service de groupes armés ethniques – telle l’Armée indépendante kachin –, des accusations récusées par les inculpés. Le plus âgé des deux, le pasteur Dom Dawng Nawng Latt, âgé de 65 ans, est très malade et sa santé se détériore dangereusement. Les conditions de détention de ces deux chrétiens sont parfaitement illégales : le code pénal birman prévoit en effet qu’on ne peut pas détenir un suspect plus de 28 jours avant de le juger. Ces deux chrétiens ont été placés plus de quatre mois en détention préventive…

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Myanmar – Erection du Grand séminaire interdiocésain Saint Jean Marie Vianney à Loikaw

Le cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples a érigé le Grand séminaire théologique interdiocésain sous le titre d’Institut théologique Saint Jean Marie Vianney, au sein du diocèse de Loikaw, au Myanmar (Birmanie). Le cardinal Filoni a également nommé recteur de l’Institut théologique Saint Jean Marie Vianney le père Richard Gnieri, du clergé diocésain de Loikaw.

Le nouveau recteur est né le 21 avril 1954. Après avoir fréquenté le Petit séminaire Sainte Thérèse de Taunggyi et le Grand séminaire Saint Joseph de Yangon, il a été ordonné prêtre le 8 avril 1980. Il a poursuivi ses études à l’Université pontificale urbanienne de Rome. Il a été recteur du Grand séminaire de 1995 à 2001. Il était aumônier du temple marial de Jusmuso, Loikaw.

Source : Agence Fides