Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #55 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Quelle est la priorité à honorer dans l’éducation des enfants aujourd’hui ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Quelle est la priorité à honorer dans l’éducation des enfants aujourd’hui ?


Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

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L’écologie intégrale du pape François au centre Saint-Hugues à Biviers (38) les 30 & 31 mars 2019

Dans son encyclique Laudato Si le pape François nous invite à célébrer la beauté de la création comme un don mais aussi comme un chemin de conversion. Ou en sommes-nous de notre regard sur la terre ? Quel est notre lien et en quoi pouvons-nous grandir dans cette juste présence à ce qui nous entoure ?
Deux jours proposés par le centre spirituel Saint-Hugues de Biviers pour prendre conscience des liens qui nous unissent à la création, s’approprier les grands thèmes de l’encyclique et entrer dans une autre relation à la nature.
 Du 30 au 31 mars 2019 / Inscriptions obligatoires.

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6 avril 2019 de 14h à 18h : Sauvons la maison commune, l’appel de Laudato Si’ à Créteil (94)

« Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous. »

Pape François, Laudato Si’ (LS 14)

affiche laudato si diocese creteilPour répondre à cet appel du Pape François, l’Antenne de Créteil des Semaines sociales deFrance et l’Apostolat des laïcs du diocèse de Créteil organisent, à la demande de Mgr Santier, le samedi 6 avril 2019 de 14 h à 18 h, un forum à destination des mouvements, “Sauvons la maison commune, l’appel de Laudato Si’”.

Les quelques 80 mouvements seront plus particulièrement invités à participer, et le forum sera ouvert à tous.

L’objectif de cette rencontre est de sensibiliser les participants à Laudato si’, d’approfondir ensemble ce texte fondateur, mais aussi de faire réfléchir, à partir d’expériences vécues, de
témoignages, d’envies, à sa déclinaison dans notre quotidien, celui de nos paroisses, de nos équipes, de nos mouvements.

Le déroulé prévisionnel est le suivant

  • 13h30 : accueil
  • Conférence : 14h à 14h45
  • 2 ateliers au choix de 2*45 min parmi 7 ou 8 : 15h – 15h45 et 16h – 16h45
  • Clôture par une célébration présidée par Monseigneur Santier à 17h

Les ateliers sont organisés autour des 7 thématiques développées dans « Nouveaux modes de vie ? L’appel de Laudato Si’ » du Conseil Famille et Société de la Conférence des Evêques de France, à laquelle nous avons ajouté la transmission :

  • Mieux vivre le temps
  • Mieux consommer
  • Mieux utiliser l’argent
  • Mieux produire
  • Mieux habiter l’espace
  • Mieux répondre aux besoins sociaux
  • Mieux accueillir les migrants
  • Mieux transmettre

Les ateliers auront des formats différents, afin de répondre à diverses attentes.

La conférence aurait un enjeu double : présenter Laudato Si’ et présenter en quoi ce texte nous invite à (re)penser nos modes de vie, en quoi il nous touche et peut nous guider (en insistant sur le lien indispensable entre le social et l’écologie).

L’objectif poursuivi est à la fois de mieux faire connaître l’encyclique, et à la fois d’ouvrir sur les ateliers, en reliant les thématiques traitées à des balises développées par le Pape François. Des exemples concrets pourraient être intéressants ; le campus de la Transition, dans l’approche novatrice et intégratrice qu’il promeut, semble particulièrement pertinent.

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Connaître et redonner vie à nos sols – 1er au 3 février 2019 – Notre Dame du Chêne (72)

Sous la présidence d’honneur de Dominique Soltner

avec

Jérémie Ancelet, formateur indépendant, permaculture et environnement.

Yanne Boloh, journaliste spécialisée, monde agricole, Phileas info.

Hervé Coves, agronome, chercheur, spécialiste de la vie du sol et des arbres.

Joseph Pousset, agronome, pionnier dans les techniques de culture simplifiées.

Marc Verhofstede, agronome, directeur de la société ’humus’ pour la réhabilitation des sols.

fr. Marie-Benoît, coordinateur général de l’Académie pour une Écologie Intégrale.

fr. Jacques-Vianney, philosophe, curé de Précigné.

Geoffroy d’Aillières, agronome, pensée sociale chrétienne, chargé d’enseignement à l’UCO Angers (faculté de théologie).

Christine d’Aillières, vice-présidente de l’Association des Amis de Notre-Dame du Chêne.

Programme

Vendredi 1er février

20h45, Vivre et faire vivre le sol. fr. Marie-Benoît

Samedi 2 février

8h30 – 10h45
Qu’est-ce que le sol ? Le sol et la Terre.
Le sol est-il vraiment vivant ?
Joseph Pousset et Hervé Coves
11h45 – 12h30
Visite des lieux : jardins, prairies, vergers, etc.
14h45 – 16h30
La structure et l’architecture du sol au service de la vie ; l’humus.
Marc Verhofstede
Les notions de matière organique, de minéraux, de biomasse. L’acidité et le pH. Le rôle de l’azote, du carbone, de l’oxygène et de l’hydrogène. Jérémie Ancelet.
Échanges et observations sur le terrain.
18h30 – 19h15
Redonner vie à nos sols. Joseph Pousset.
20H45-21h45
Où en est l’agroécologie ? Table ronde avec les intervenants
animée par Yanne Boloh.

Dimanche 3 février

8h30-9h00
L’humain et ses racines
fr. Jacques-Vianney
9h15-10h00
Se réconcilier avec la terre dans la perspective de Laudato si’
Geoffroy d’Aillières
10h15-10h45
Un projet pour Notre-Dame du Chêne
Christine d’Aillières
Inscriptions en ligne sur le site www.academie-ecologie-integrale.org
Centre Spirituel ND du Chêne : tel. 02 43 95 48 01, ndchene@notredameduchene.com

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Journée “Laudato Si’ – Pour une vraie conversion écologique” le 27 janvier 2019 à Nay (64)

La Communauté des Béatitudes de Nay vous propose de participer à la journée “Laudato Si’ – Pour une vraie conversion écologique” qu’elle organise, pour adultes et enfants, le dimanche 27 janvier 2019, de 9h30 à 17h, à Nay (18 côte saint Martin).
Programme : A 10h, conférence-débat sur “L’enjeu vital de l’eau” par Frère Moïse ; 11h30 : messe suivie du repas ; 15h : vidéo et ateliers pratiques avec Geneviève Jammes
Le but de cette journée est de comprendre et mettre en pratique une écologie chrétienne sur l’Eau : “L’eau est abondante sur notre planète bleue mais avec le réchauffement climatique, le cycle de l’eau est indéniablement impacté. Une prise de conscience dans chaque pays, dans chaque foyer, serait déjà un premier pas pour mieux protéger notre eau. Que pouvons faire d’autre ? Nous allons tenter d’y voir plus clair ensemble.”
Information et inscription : bienvenue.a.nay@beatitudes.org ou 05 59 61 26 26
Site internet : www.beatitudes-nay.org

 

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La « maison commune » entre nature et création – 30 novembre 1er et 2 décembre 2018 à Vion (72)

La maison commune « entre » nature et création

Inscription en ligne sur le site www.academie-ecologie-integrale.org

30 novembre, 1er et 2 décembre 2018 – Sanctuaire Notre-Dame du Chêne (72300 Vion)

Dieu est-il présent dans la nature ?

Est – il présent dans toutes les créatures de façon égale ?

Le cosmos est-il Dieu, et la nature une Mère divine ?

L’esprit humain est-il divin ?

Dieu est-il totalement séparé de la nature ?

Après avoir désacralisé la nature en la traitant sans respect, peut-on maintenant la déifier ?

Que disent les philosophes ? Que disent les scientifiques ?

Que dit l’Eglise ?

Ouverte à tout public, la session se déroulera au Centre Spirituel de ND du Chêne, lieu de pèlerinage marial animé par les frères de Saint-Jean.

Programme

Vendredi 30 novembre


arrivée avant 19h00. 19h30 dîner.
20h45 ouverture fr. Jacques-Vianney, ND du Chêne.
La nature chez les Anciens, Pascal Mueller-Jourdan, uco.

Samedi 1er décembre


7h30 laudes ; 8h00 petit-déjeuner
8h30 – 9h15 La création comme maison commune selon Thomas d’Aquin, fr. Jean-Gabriel, c.s.j. doyen du studium de philosophie, Saint-Jodard.
9h30 – 10h15 : Les enjeux d’une théologie de la création continuée pour l’écologie intégrale, Fabien Revol, Chaire Jean Bastaire, ucly.
11h00 Célébration eucharistique
11h45 – 12h30 Visite des lieux, historique du pèlerinage.
12h30 déjeuner
14h45 – 15h30 : L’homme entre ciel et terre, l’approche chinoise, fr. Jean- Damien, c.s.j., Saint-Jodard.
15h45 – 16h30 : débat et échanges.
17h00 Vêpres et adoration eucharistique
18h30 – 19h15 : Perspectives de Laudato si’, Dominique Coatanea, doyen de la faculté de théologie, uco.
19h30 dîner.

Dimanche 2 décembre


7h30 laudes ; 8h00 petit-déjeuner
8h30 – 9h15 : Les récits bibliques de création : quelques aspects théologiques et anthropologiques, Béatrice Oiry, uco.
9h30–10h45 : Théologie de l’accomplissement, fr. Jean-Pierre-Marie, ND du Chêne.
11h00 Eucharistie dominicale. 12h30 déjeuner
14h45 – 15h30 : Conclusion, fr. Jacques-Vianney, ND du Chêne.

Participation financière : Formation : 20 euros.

Hébergement et restauration : nuit + petit déjeuner : 36 euros ; repas 14 euros (2 nuits, 4 repas = 128 euros). Forfait pour étudiants, religieux, séminaristes : 100 euros.

Payables à l’inscription. Chèques à l’ordre de l’Association des Amis de ND du Chêne ; 2 rue des bleuets, 72300 VION.
Centre Spirituel ND du Chêne : tel. 02 43 95 48 01, ndchene@notredameduchene.com

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Conférences sur la famille les 20 & 27 novembre et le 4 décembre à Laval (53)

La famille ! Cellule fondamentale de toute société, point d’ancrage indéfectible des petits et des grands, référence incontournable pour comprendre la personne, est aujourd’hui malmenée, même, déconsidérée. Pour nous aider à mieux comprendre ses mutations, les associations familiales catholiques, en lien avec l’UDAF de la Mayenne, nous invitent à une série de trois conférences courant novembre.

Animées par Pascal Jacob, professeur agrégé de philosophie, il s’agira avec lui, de mieux comprendre les transformations de la famille ; de décrire les grandes mutations qui ont caractérisé les 30 dernières années et dont les impacts en termes d’autorité, d’éducation et de parentalité ont été importants. Trois thèmes ont été retenus.

Rendez-vous les 20, 27 novembre et 4 décembre, dans les locaux de l’UDAF, rue Calmette-et-Guérin à Laval.

Le programme des conférences

Mardi 20 novembre  à 20h15- ” L’émergence de l’individu”  : Il s’agira d’analyser le passage d’une société organique à une association contractuelle entre individus libres et égaux. Qu’est-ce qui nous lie  ? Avec l’avènement de l’individu, les chaînes de servitudes tombent en même temps que les chaînes de solidarité. La conquête de l’autonomie est aussi celle de la solitude. Quelles conséquences pour les être de relations que nous sommes ?

Mardi 27 novembre à 20h15 – Un nouveau rapport à l’autorité   : De la difficulté à transmettre à la mise en cause de l’autorité. Dans une société du contrat, la loi cède le pas à la volonté individuelle : quel avenir pour l’autorité menacée par l’obsolescence généralisée ?

Mardi 4 décembre à 20h15 – Être parents aujourd’hui : C’est quoi, un papa et une maman ? La déconstruction généralisée des genres remet en cause nos représentations. Faut-il s’abstraire de la nature pour s’émanciper ?

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Regards croisés sur Laudato Si, l’encyclique du pape François et sainte Hildegarde de Bingen – les 20 & 21 octobre 2018 à Vauhallan (91)

Du samedi 20, 10h, au dimanche 21 octobre, 17h – abbaye St Louis-du-Temple, Limon, Vauhallan. « Regards croisés sur Laudato Si, l’encyclique du pape François et sainte Hildegarde de Bingen ». Avec Sœur Claire-Elisabeth, moniale de l’abbaye, et Père Pierre Dumoulin, prêtre du diocèse de Monaco, docteur en théologie.

Programme


Inscription avant le 5 octobre. Tarifs et inscriptions sur le site de l’abbaye

A la une #NLQ

L’édito – Le progrès, l’esclavagiste des temps modernes.

 

Il ne faudrait pas confondre progrès et développement. Le langage courant, dans la suite du fantasme d’un progrès sans limite porteur d’un bonheur désormais indestructible de l’humanité, a fait du progrès une idéologie libératrice dont nous sommes revenus depuis quelques années. Le développement est le déploiement de l’existant, perfectionné et amélioré au fil des découvertes scientifiques. Le développement s’enracine dans le réel et le passé comme une fleur tire de ses racines la sève de son épanouissement. Le progrès préfère, lui, les successions de ruptures en conflit permanent avec le passé et donc le présent dont il s’est donné la mission de toujours sauver l’homme, lui promettant un « demain » sans cesse meilleur. Le progrès non seulement nie le passé, comme n’ayant aucun bien suffisamment satisfaisant, mais pose l’homme dans un conflit constant avec son présent, condamné à n’être que le passé périmé d’un demain sacralisé comme nécessairement meilleur.

Il y a une double tyrannie du progrès. D’une part il impose une fuite en avant, jetant l’opprobre sur hier comme sur aujourd’hui. D’autre part, il interdit de facto tout retour en arrière non seulement en faisant table rase du passé, mais en rendant dépendant de l’avenir. Qui refuse le progrès est exclu même du plus élémentaire vital, sans parler de la mort sociale. Qui, aujourd’hui, peut vivre sans les innovations techniques dont le progrès, sensé nous libérer des déterminismes naturels, nous a rendu dépendants ? Il est intéressant de noter que l’homme d’aujourd’hui est beaucoup plus vulnérable vis-à-vis du monde réel naturel que l’homme de Neandertal. Qui, aujourd’hui, sait, sans le bouclier de la technique, se préserver du froid et du chaud, reconnaitre les bonnes plantes, se confectionner une arme ? Combien de temps la majorité de la population tiendrait-elle si subitement la technique disparaissait ?  Le progrès a artificiellement libéré l’homme des contingences naturelles, en le rendant dépendant de lui-même. Ceci pour dire que le progrès scientifique nous a apporté beaucoup, mais il serait aussi intéressant de voir ce que son idéologisation a eu comme effets négatifs sur l’homme.

Alors que les hommes prennent conscience de la vanité du tout progrès, il est important de comprendre que le mythe du progrès est l’une des grandes causes de l’asservissement de la population rendue dépendante d’une fuite en avant qui l’éloigne toujours plus d’une prise de conscience fondamentale : alors que nous basculons dans le tout écolo, les contraintes naturelles, loin d’être un avilissement, sont les conditions de liberté de l’humanité. Il nous appartint de les domestiquer, non de les nier.

 

A la une #NLQ

L’édito – La nature a-t-elle un ordre bon pour l’homme ?

PMA, GPA, adoption et autres questions éthiques sont, c’en est désormais banal, à l’ordre du jour de la rentrée. La bioéthique, caution morale en perpétuel mouvement de l’évolution du biopossible, se trouve à nouveau confrontée aux grandes questions de la science possible et du progrès souhaitable. Questions devenues conflictuelles en soi depuis que l’humanité a changé son regard sur la nature et plus encore sur la relation de l’homme au cosmos dont il s’est émancipé, devenant peu à peu « hors nature », ce qu’il s’est mis à comprendre comme sur-nature, ouvrant ainsi à la post- modernité.

D’un sentiment d’infini dépendance, tant existentielle qu’ontologique, l’homme s’est progressivement senti contraint par et dans le monde réel. D’un univers fait pour lui, avec lequel il était profondément lié et solidaire, dans le positif comme dans le négatif, il a voulu se libérer. Au lieu de composer avec le cosmos, pensé comme ordonné en soi et dont l’homme était un élément parmi d’autres, l’être humain a voulu dompter puis plier la nature à son idée du bien, perçu comme une libération des contraintes que mère nature faisait peser sur l’espèce humaine désormais plus disposée à se laisser faire. Et d’un être membre à part entière de l’équilibre du monde, il a peu à peu compris ce monde comme un matériau à améliorer au service de sa liberté, c’est à dire d’une élimination des contraintes naturelles vécues comme déshumanisantes.

La modernité traduit cette émancipation vis-à-vis de la nature ressentie comme liberticide. Emancipation qui renverse totalement le rapport de l’homme au monde et leur place respective. La science et la technique ne visent plus à aider l’homme à trouver et vivre sa place à l’intérieur des réalités naturelles, mais à le rendre de plus en plus inatteignable par elles.

Dès lors, tout débat bioéthique, pour être constructif et honnête, doit se poser la question de ce rapport de l’homme et de la nature. En d’autres termes, l’ordre des choses de la nature est-il bon pour l’homme ? Sans réponse positive à cette question, la philosophie moderniste sera l’unique clef de discernement bioéthique, entrainant science et humanité vers une rupture toujours plus grande.