A la une #Dans le Monde #NLQ #USA

Un nouveau juge catholique à la Cour Suprême des USA

Après la démission du juge Kennedy, juge centriste votant tantôt avec les progressistes, tantôt avec les conservateurs, le président Donald Trump a nommé lundi le magistrat Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Le juge Kennedy, 81 ans, a été conservateur sur des sujets comme les armes à feu ou le financement électoral, il a été plus progressiste sur des thèmes comme l’avortement, la discrimination positive ou le mariage.

Actuellement juge à la cour d’appel de Washington, Brett Kavanaugh, 53 ans, catholique, a été conseiller juridique de l’ancien président républicain George W. Bush.

Brett Kavanaugh a été choisi au terme d’une sélection ayant permis de resserrer la liste de candidats à quatre magistrats. Dans la seule affaire qu’il ait jugée ayant trait à l’avortement, Kavanaugh a refusé l’accès à l’IVG à une jeune immigrante en état d’arrestation. Face à l’Obamacare, il a défendu les Petites Soeurs des Pauvres et d’autres entreprises et organisations dirigées par des chrétiens qui ne souhaitaient pas financer la contraception. Sous l’administration Obama, il a défendu les Prêtres pour la vie contre l’obligation de signer un formulaire facilitant l’accès aux contraceptifs pour les employés des organisations religieuses. Le juge Kavanaugh a ainsi défendu à la fois la vie et la liberté religieuse de l’Eglise. 

Le juge Kavanaugh doit désormais être confirmé par un vote du Sénat. M. Trump veut agir vite et profiter de la courte majorité républicaine à la chambre haute du Congrès, avant les élections de mi-mandat en novembre. Les juges de la Cour suprême siégeant souvent des décennies, l’enjeu est énorme. L’opposition démocrate entend se mobiliser lors du vote de confirmation en espérant réunir une minorité de blocage. Mais cette stratégie pourrait leur coûter très cher lors des prochaines élections de novembre…

Début 2017 le président américain avait déjà eu l’occasion de promouvoir un juge pro-vie, Neil Gorsuch. Avec Brett Kavanaugh, la juridiction comptera une solide majorité de cinq membres conservateurs, contre quatre progressistes. Les démocrates ont raison d’avoir peur : la doyenne de la Cour suprême, la magistrate progressiste Ruth Bader Ginsburg, âgée de 85 ans, pourrait également être remplacée avant la fin du premier mandat de Trump…

Source : lesalonbeige

Dans le Monde #NLQ #USA

USA : vers un basculement de la Cour Suprême

Le juge à la Cour Suprême Anthony Kennedy a annoncé mercredi 27 juin son départ à la retraite le 31 juillet prochain. La Cour Suprême est la plus haute juridiction des Etats Unis, ses arrêts font jurisprudence. Le président Donald Trump va mettre en œuvre une procédure de sélection pour nommer le nouveau juge, « à partir d’une liste de 25 candidats conservateurs ». Tous les juges de la Cour Suprême sont nommés à vie. C’est la deuxième fois que Donald Trump a l’occasion de nommer un juge à la Cour Suprême, après la nomination du Conservateur Neil Gorsuch l’année dernière.

Anthony Kennedy, nommé en 1988 par Ronald Reagan, s’était forgé au fil des années une réputation de magistrat « pivot ». En effet, bien que conservateur, il a plusieurs fois adopté des positions libérales concernant la politique budgétaire et les sujets de société, soutenant notamment les partisans de l’avortement et les droits des homosexuels. Son avis avait donc un poids crucial dans les décisions prises par la Cour Suprême.

Dans le contexte américain actuel, les opinions du juge qui sera choisi influeront de façon conséquente sur les évolutions législatives, notamment en matière d’avortement, de contraception, de droits des homosexuels… Le leader des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a affirmé qu’il s’agissait « de la plus importante vacance à la Cour suprême pour le pays depuis au moins une génération ».

Source : genethique.org

Tribunes et entretiens

USA – Qui est le nouveau juge de la cour suprême ? Son livre “l’avenir du suicide assisté et de l’euthanasie”

Neil Gorsuch est le nouveau juge de la Cour Suprême des Etats-Unis désigné par D. Trump. Il a étudié avec un très bon professeur d’Oxford, John Finnis. En 2009, il publiait : ‘The Future of Assisted Suicide and Euthanasia’ (New Forum Books).

suicide assisté

‘L’avenir du suicide assisté et de l’euthanasie’ fournit le panorama le plus complet des questions éthiques et juridiques soulevées par le suicide assisté et l’euthanasie – ainsi que l’argument le plus complet contre leur légalisation – jamais publié.

En termes clairs et accessibles au lecteur général, Neil Gorsuch évalue minutieusement les forces et les faiblesses des principaux arguments éthiques contemporains pour le suicide assisté et l’euthanasie. Il explore les preuves et les cas des Pays-Bas et de l’Oregon, où les pratiques ont été légalisées. Il analyse les arguments libéraux et autonomistes en faveur de la légalisation ainsi que l’impact des principales décisions de la Cour suprême des États-Unis sur le débat. Et il examine l’histoire et l’évolution des lois et des attitudes concernant le suicide assisté et l’euthanasie dans la société américaine.

Après avoir évalué les forces et les faiblesses des arguments en faveur du suicide assisté et de l’euthanasie, Gorsuch construit un argument moral et juridique nuancé, nouveau et puissant contre la légalisation, basé sur un principe qui, étonnamment, a été largement négligé dans le débat – Que la vie humaine est intrinsèquement précieuse et que le meurtre intentionnel est toujours mauvais. Parallèlement, l’argument développé par Gorsuch laisse une large latitude pour l’autonomie individuelle du patient et le refus du traitement médical non désiré et des soins de survie, permettant l’intervention seulement dans les cas où l’intention de tuer est présente.

Ceux des deux côtés de la question du suicide assisté trouveront l’analyse de Gorsuch comme une contribution réfléchie et stimulante au débat sur l’un des sujets de politique publique les plus controversés de nos jours.

 

 Source