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La Salette et l’incendie de Notre-Dame de Paris

Le secret de La Salette et la France

Dans les deux dernières rédactions du secret, celle de 1860 écrite à Marseille et celle de 1878 écrite à Castellammare di Stabia, laquelle fut envoyée à Léon XIII, se trouvent diverses prophéties sur le monde et sur l’Église (voir lettre de liaison n° 91). Et dans les prophéties sur le monde, certaines concernent plus particulièrement l’Italie et la France. En particulier, dans les deux versions, il est dit : « Paris sera brûlé et Marseille englouti. »

Nombreux furent ceux qui s’insurgèrent contre ce texte, notamment plusieurs évêques français. Les opposants à ce texte affirmaient que Mélanie était une folle et une affabulatrice. Nous avons vu ce qu’il fallait penser de ces affirmations dans la dernière lettre de liaison. Jusqu’à il y a peu, ils soutenaient que seule la première version du secret, écrite le 6 juillet 1851 à la demande de l’évêque de Grenoble, Mgr de Bruillard, et qui fut remis au pape Pie IX deux semaines plus tard (voir lettre de liaison n° 86), était authentique, que tout le reste était une invention de Mélanie. On pensait cette version perdue, ce qui permettait de dire que la prophétie concernant Paris était une affabulation de la voyante. Mais, le 3 octobre 1999, elle fut retrouvée dans les archives du Vatican par l’abbé Michel Corteville (sur l’histoire de cette découverte, voir le livre écrit avec l’abbé Laurentin Découverte du secret de La Salette). En voici le début :

Mélanie, je vais vous dire quelque chose que vous ne direz à personne :
Le temps de la colère de Dieu est arrivé !
Si, lorsque vous aurez dit aux peuples ce que je vous ai dit tout à l’heure, et ce que je vous dirai de dire encore, si, après cela, ils ne se convertissent pas, (si on ne fait pas pénitence, et si on ne cesse de travailler le dimanche, et si on continue de blasphémer le Saint Nom de Dieu), en un mot, si la face de la terre ne change pas, Dieu va se venger contre le peuple ingrat et esclave du démon.
Mon Fils va faire éclater sa puissance !
Paris, cette ville souillée de toutes sortes de crimes, périra infailliblement.
Marseille sera détruite en peu de temps.

Deux ans plus tard, Mgr Ginoulhiac remplaça Mgr de Bruillard à la tête de l’évêché de Grenoble. Assez réservé sur l’apparition de La Salette bien qu’elle ait été reconnue par son prédécesseur et n’ayant pu prendre connaissance des secrets confiés à Mélanie et Maximin puisqu’ils se trouvaient entre les mains du pape Pie IX, le nouvel évêque demanda aux deux voyants de lui en remettre une nouvelle version. Le 12 août 1853, Mélanie lui remit donc une nouvelle version du secret qu’elle avait reçu. En voici une partie :

Les personnes consacrées à Dieu, oublieront leurs devoirs de religion et tomberont dans un grand relâchement et presque dans l’oubli de Dieu.
Enfin tout le monde oubliera son créateur. Ce sera alors que commenceront de nouveaux châtiments. Dieu irrité contre tout le monde, les foudroiera infailliblement de la manière que je vais dire : un mauvais homme régnera sur la France, il persécutera la religion, on fermera les églises, on les brûlera ; une grande et longue famine viendra, accompagnée de la peste et d’une guerre civile ; dans ce même temps, Paris sera détruite, Marseille sera inondée.

L’interprétation des prophéties
Cette prophétie peut déconcerter. C’est une des raisons pour lesquelles nombreux sont ceux qui ont pensé ou pensent qu’il s’agit d’une invention de Mélanie. Mgr Zola, l’évêque de Lecce, qui a été pendant plusieurs années le confesseur de Mélanie, explique qu’il s’agit d’un langage prophétique qui a son style propre et que tout n’est pas nécessairement à prendre à la lettre.

De plus, il faut éviter une erreur courante qui consiste à chercher à deviner l’avenir en essayant de prévoir la date des événements futurs annoncés, attitude condamnée par l’Église (voir lettre de liaison n° 91). Car l’avenir n’appartient qu’à Dieu. Cela ne signifie qu’il n’est pas possible d’avoir parfois des indications sur l’avenir. Hérode fit demander aux princes des prêtres et aux scribes quand et où devait naître le Messie. Il était donc possible de déduire des prophéties, une époque précise pour la naissance du Sauveur. Mais une telle interprétation est réservée à l’Église.

Pour autant, il ne faut pas négliger les prophéties. Une prophétie étant une parole divine, elle a nécessairement son utilité. Si l’Église interdit d’essayer de prévoir l’avenir, elle n’interdit pas de réfléchir aux avertissements contenus dans les prophéties. Saint Paul dans sa première épître aux Thessaloniciens dit : « N’éteignez pas l’esprit. Ne méprisez pas les prophéties, mais éprouvez toutes choses et retenez ce qui est bon. » (1 Th, V, 19-21). Et dans la Somme théologique, saint Thomas d’Aquin enseigne :

La prophétie est nécessaire au gouvernement du peuple. Et cela d’une manière significative, principalement en ce qui concerne le culte divin, auquel la nature ne suffit pas ; il y faut la grâce. (Somme théologique, IIa-IIae, q. 172, art. 1)
Jérôme écrit : « Il n’est pas dit qu’après saint Jean il n’y ait plus eu de prophètes ; nous lisons, en effet, dans les Actes des Apôtres, qu’Agabus a prophétisé, ainsi que les quatre vierges, filles de Philippe. » En outre, l’Apôtre Jean a écrit aussi un livre prophétique sur la fin de l’Église. Et, à chaque période, il n’a pas manqué d’hommes ayant l’esprit de prophétie, non sans doute pour développer une nouvelle doctrine de foi, mais pour diriger l’activité humaine. (Somme théologique, IIa-IIae, q. 174, art. 6)

Une telle réflexion sur les prophéties n’est pas réservée aux seuls clercs. Après avoir reçu le secret de La Salette et après en avoir discuté avec Mélanie elle-même, Léon XIII demanda à un avocat marseillais, M. Amédée Nicolas, de rédiger une explication du secret de La Salette afin qu’on le comprenne bien (voir lettre de liaison n° 91).

De plus, après la réalisation des faits, une prophétie s’éclaire d’elle-même. Les prophéties contenues dans le message de Fatima en sont un exemple. Ainsi, le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge avait dit : « Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. » Nul ne pouvait prévoir quand se réaliserait cette prophétie. Mais après l’embrasement du ciel dans la nuit du 25 au 26 février 1938, la prophétie prenait tout son sens. Sœur Lucie n’hésita pas une seconde. Et à cette époque, si les hommes avaient pu interpréter correctement ce signe, peut-être aurait-il été possible d’éviter la guerre qu’il annonçait. Mais à cette date, personne n’avait encore voulu demander à sœur Lucie le contenu de son secret.

Et comme pour celui de Fatima, l’Église semble se désintéresser de celui de La Salette, alors que deux papes, Pie IX et Léon XIII, en ont reconnu l’authenticité. Aussi, pour essayer de comprendre ce secret, ne reste-t-il que la possibilité de le comparer avec les prophéties contenues dans la Bible. Sur ce point, l’histoire de Ninive est très éclairante. Essayons de voir prudemment ce qu’il est possible d’en tirer, laissant le soin à l’Église de confirmer ou infirmer ces réflexions.

Histoire de Ninive
L’histoire de Jonas est bien connue. Rappelons-la brièvement.

« La parole de Yahweh fut adressée à Jonas, fils d’Amathi, en ces termes : “Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et prêche contre elle ; car leur méchanceté est montée jusqu’à moi.” » Au lieu de faire ce que Dieu lui demandait, Jonas commença par fuir et prit un bateau pour Tharsis. Une tempête s’éleva. Ayant appris que Jonas avait désobéi à un ordre divin, l’équipage le jeta à la mer et la tempête s’apaisa. Jonas fut alors avalé par un grand poisson dans les entrailles duquel il resta trois jours et trois nuits. Jonas implora Yahweh et le poisson le rejeta sur le rivage.

Alors Dieu demanda une seconde fois à Jonas d’aller à Ninive. « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et prêche-lui la prédication que je te dirai. » Jonas se rendit donc à Ninive.

Il prêcha et dit : « Encore 40 jours, et Ninive sera détruite !… » Les gens de Ninive crurent en Dieu ; ils publièrent un jeûne et se revêtirent de sacs, depuis le plus grand jusqu’au plus petit. La chose étant parvenue au roi de Ninive, il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac et s’assît sur la cendre. Et on cria dans Ninive et on dit, par décret du roi et de ses grands, ces paroles : « Que ni hommes ni bêtes, bœufs et brebis, ne goûtent rien, ne paissent point et ne boivent point d’eau ; qu’ils se couvrent de sacs, hommes et bêtes, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils se détournent chacun de sa mauvaise voie et des actions de violence que commettent ses mains ! Qui sait si Dieu ne viendra pas à se repentir, et s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère, en sorte que nous ne périssions point ? »

L’explication du roi est très juste. Si les Ninivites se détournent de leur mauvaise conduite, Dieu se ravisera et ne détruira pas Ninive. Et c’est ce qui se passa : « Dieu vit ce qu’ils faisaient, comment ils se détournaient de leur mauvaise voie ; et Dieu se repentit du mal qu’Il avait annoncé qu’Il leur ferait ; et Il ne le fit pas. » Ces expressions manifestent non pas que Dieu puisse se mettre en colère, mais que Dieu est à la fois juste et miséricordieux.

Le récit de la Bible aurait pu en rester là. Mais afin de mieux nous faire comprendre le sens de cette prophétie, la Bible rapporte une anecdote qui peut prêter à sourire, mais est riche d’enseignements. Jonas fut mécontent de la réaction divine ! En effet, il avait prédit que Ninive serait détruite dans 40 jours et Ninive ne fut pas détruite. Le prophète était donc ridiculisé. Il était d’autant plus furieux qu’il se doutait par avance de ce qui arriverait à cause de la pitié et de la tendresse de Dieu.

Jonas en éprouva un vif chagrin, et il fut irrité. Il fit une prière à Yahweh et dit : « Ah ! Yahweh, n’est-ce pas là ce que je disais lorsque j’étais encore dans mon pays ? C’est pourquoi je me suis d’abord enfui à Tharsis ; car je savais que vous êtes un Dieu miséricordieux et clément, lent à la colère, riche en grâce et vous repentant du mal. Maintenant, Yahweh, retirez donc de moi mon âme, car la mort vaut mieux pour moi que la vie. »

Réaction plutôt surprenante ! Car le prophète avait obtenu ce qu’il demandait : pour éviter la destruction de la ville, il ordonne au peuple de se repentir ; celui-ci lui obéit et la ville n’est pas détruite. Évidemment, la prophétie aurait été plus spectaculaire si le peuple ne s’était pas converti et que Dieu avait détruit Ninive. Mais Dieu cherche d’abord la conversion du pécheur.

L’histoire de Ninive est réconfortante, car elle a une fin heureuse, les habitants ayant obéi aux injonctions du prophète. Mais ce n’est pas toujours le cas : les demandes de Notre-Dame à Fatima n’ayant pas été satisfaites, la seconde guerre mondiale eut bien lieu. L’histoire de Ninive montre que si Dieu se montra miséricordieux et n’exécuta la sentence prononcée par Jonas, ce fut parce que le peuple se repentit sincèrement.

Autre enseignement de l’histoire de Ninive : malgré sa précision, « Dans 40 jours Ninive sera détruite », la prophétie reste conditionnelle. Le peuple ne sera châtié que s’il ne se repentit pas. Dieu respecte la liberté humaine. Voilà pourquoi l’Église interdit de chercher à deviner précisément l’avenir. La prophétie est d’abord, comme le dit saint Thomas, pour nous rappeler nos devoirs envers Dieu et nous guider.

Une leçon pour notre temps
Que peut-on en conclure concernant la prophétie du secret de La Salette ? Si nous ne nous corrigeons pas, Paris sera brûlé. L’incendie de Notre-Dame ne serait-il un avertissement de la miséricorde divine pour nous rappeler que la prophétie de Notre-Dame est toujours valide ?

La première fois, Jonas a parfaitement entendu l’oracle divin, mais n’a pas voulu le suivre. Jonas a alors été englouti par le poisson. Puis Dieu a donné une deuxième chance à Jonas. De même, le message de La Salette a été entendu par l’Église, mais il a été rejeté par de nombreux clercs (voir lettre de liaison n° 93). Après la première demande de Notre-Dame à La Salette, l’incendie de Notre-Dame peut être interprété comme un rappel de ce qui nous attend si nous ne nous convertissons pas.

Bien sûr, il ne nous appartient pas de dire si l’incendie constitue ou non un début de réalisation de la prophétie. Mais l’important n’est pas là. L’important est de nous rappeler quelle est la raison d’un tel châtiment. Or quelle est cette raison ? La Sainte Vierge l’a expliqué à Mélanie : les blasphèmes et le non-respect du dimanche. Mélanie le dit très clairement dans le secret rédigé en 1851 : « s’ils ne se convertissent pas, (si on ne fait pas pénitence, et si on ne cesse de travailler le dimanche, et si on continue de blasphémer le Saint Nom de Dieu), … Dieu va se venger. » Or de nos jours, en France, la participation à la messe dominicale est tombée en-dessous de 2 % (voir enquête de La Croix du 11 janvier 2017). Quant aux blasphèmes, c’est un journal fermement soutenu par le gouvernement qui les profère. Cent soixante-dix ans après l’avertissement de Notre-Dame, la situation, non seulement ne s’est pas arrangée, mais elle s’est même dégradée. Dans ces conditions, comment Dieu ne rappellerait-il pas l’avertissement de Notre-Dame ? Un tel rappel est une manifestation de sa miséricorde.

Alors que faire ? Ce que demanda Jonas aux Ninivites et qui eut la vertu d’écarter le châtiment prévu par la Justice divine. Le prophète ordonna que tout le peuple jeûne, y compris les animaux. La Bible nous fait comprendre par là que pour apaiser la colère divine et éloigner les châtiments que nous méritons, il ne suffit pas de quelques prières vite faites : il faut une vraie conversion.

Il faut aussi que le roi lui-même ordonne le jeûne ; mais le roi de Ninive ne le fit qu’après que le peuple eut commencé à se repentir. Cette remarque vaut pour nous aussi. Si nous voulons que nos gouvernants se repentent, édictent des lois conformes à la volonté divine et empêchent les blasphèmes publics au lieu de les favoriser, nous devons commencer par nous repentir et réparer.

À la Salette, la Sainte Vierge demanda de ne pas blasphémer et de respecter le dimanche. À Fatima, l’Ange demanda aux petits voyants de réparer : « Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne Vous aiment pas. » (Printemps 1916). « Je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. » (Automne 1916) Et l’année suivante, Notre-Dame demanda également d’offrir chaque sacrifice « en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »  Elle demanda aussi la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Déjà, deux siècles et demi plus tôt, Notre-Seigneur avait demandé à sainte Marguerite-Marie de communier le premier vendredi du mois, expliquant que le culte rendu à son Sacré-Cœur a pour vertu de réparer « les irrévérences, sacrilèges, froideurs et mépris » dont le Saint-Sacrement est l’objet et « les indignités qu’Il reçoit lorsqu’Il est exposé sur les autels ».

Par ces pratiques, nous pouvons apaiser la colère divine et ainsi éloigner les catastrophes comme celle qui vient de frapper Notre-Dame de Paris. Alors demain, fête de l’Invention de la Sainte Croix, qui est un premier vendredi du mois, communions pour réparer tous les outrages envers Notre-Seigneur, en particulier celui envers sa Sainte Face commis le 13 mars dernier. Et après-demain samedi, premier samedi du mois, n’oublions la communion réparatrice pour réparer les blasphèmes contre Notre-Dame.

Enfin, soyons assidu à réciter la deuxième prière de l’Ange, à offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs. Dieu ne nous demande pas forcément de jeûner comme les Ninivites, mais de suivre sa loi, en particulier la loi morale, si universellement bafouée de nos jours, et d’accomplir notre devoir d’état, puis d’offrir les sacrifices que demande une telle attitude pour la conversion des pécheurs, en particulier des blasphémateurs.

 

Yves de Lassus,

Source Cap Fatima

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Vente aux enchères d’oeuvres irakiennes et pièce de théâtre le 16 décembre 2018 à Lyon (69)

Vente aux enchères oeuvres irakiennes

Théâtre de Sainte-Marie Lyon 15, montée des Carmes déchaussés Lyon 5e.
15h30 – 16h30

 

Vente aux enchères d’oeuvres d’artistes irakiens, au profit du jumelage Lyon Mossoul.

Fraternité en Irak après avoir exposé ces œuvres dans plusieurs villes de France nous a confié ces peintures pour les vendre. Un prix minimum est appliqué, et reviendra à l’artiste. Le bénéfice servira aux différentes actions du jumelage sur place en Irak.

Cette exposition a eu lieu à la mairie du 6 ème à Lyon début octobre, vous pourrez les revoir au théâtre.

Théâtre : La nuit de Qaraqosh

Théâtre de Sainte-Marie Lyon 15, montée des Carmes déchaussés Lyon 5e.
Le 16 décembre
16h30 – 18h30

La nuit de Qaraqosh
Drame en quatre actes d’Alexis Chevalier et Sabine d’Hardvilliers

Qaraqosh, 6 août 2014. Daech envahit le plus gros village chrétien d’Irak et contraint des milliers de familles à fuir la plaine de Ninive. Ne pouvant fuir, une famille décide de se cacher dans une crypte d’église. Nadia, la jeune fille de la famille doit abandonner son projet de mariage avec Saraf. Pour crier son dé­sespoir, elle poste sur Facebook une photo de la crypte. Elle ne connait pas à ce moment-là les conséquences de son acte. L’arrivée de Baad, jeune yézidi ami de la famille accélère le déroulé des événements : il vient donner de mauvaises nouvelles de la situation extérieure. Alors naît la peur chez chacun des membres de la famille et la question de la mort survient. Chacun cherche à donner une réponse et un sens aux interrogations les hantent, mais seule Nadia parviendra à trouver une voie…

Réservation

Dans le Monde #NLQ #Orient

Iraq : 450 familles musulmanes ne seront plus installées

Le Conseil de la province de Ninive, par une délibération rendue publique le 31 juillet, a suspendu le transfert de 450 familles arabes sunnites au sein de ladite plaine, alors que ce dernier avait déjà été autorisé par le gouvernement fédéral, demandant à ce que les familles en question soient installées dans le sud et l’est de la région de Mossoul. La délibération a été prise dans le but déclaré de prévenir ou au moins de freiner le processus d’altération des équilibres démographiques au sein de la plaine de Ninive, zone traditionnelle d’implantation des communautés chrétiennes irakiennes et de minorités religieuses telles que les yézidis et les shabaks. L’arrêt du transfert, revendiqué comme un succès du Conseil provincial par le représentant politique local Ghazwan Hamid Hamid, est indiqué comme l’expression d’une nouvelle sensibilité politique visant à faire pression également le gouvernement irakien pour éviter que certains ne profitent de la situation chaotique ayant fait suite au conflit avec le prétendu « Etat islamique » pour altérer les équilibres démographiques de cette région, au détriment des communautés ethniques et religieuses minoritaires qui y vivent traditionnellement.
Au cours de ces dernières décennies, la composante sunnite a augmenté en nombre dans le nord de l’Irak, suite aux politiques de redéploiement démographique suivies par le régime baathiste à compter des années 1970. La Constitution irakienne actuelle a mis hors-la-loi toutes les politiques mises en œuvre de manière dirigiste pour altérer la composition démographique des différentes zones du pays d’un point de vue ethnique et religieux.
Des hommes politiques locaux et nationaux originaires de la plaine de Ninive ont exprimé leur intention d’adopter toutes les initiatives légales possibles – y compris les manifestations de rues – pour pousser le gouvernement de Bagdad à éviter des mesures et délibérations risquant de pénaliser les communautés religieuses minoritaires, y compris dans leurs zones de présence historique, les poussant ainsi à émigrer.
Dans la province de Ninive est en cours un lent et difficile retour de nombreuses familles chrétiennes qui avaient abandonné leurs domiciles et leurs villages entre juin et août 2014 face à l’avancée des miliciens du prétendu « Etat islamique ». Voici un peu plus d’un an, ainsi que l’a reporté en son temps l’Agence Fides (voir Fides 21/07/2017), le Patriarcat de Babylone des Chaldéens avait dénoncé la « tentative de mettre les mains sur les villes de la plaine de Ninive au travers de luttes publiques ou de manœuvres occultes », qui « exercent des effets négatifs sur les populations autochtones de cette terre ». A cette période, la plaine de Ninive semblait une sorte de « zone disputée » autour de laquelle se jouaient notamment des parties à caractère géopolitique, comme la possible – et pour l’heure non réussie – proclamation de l’indépendance de la Région autonome du Kurdistan irakien.

Source : Agence Fides 03/08/2018 – GV

Conférences/Formations #NLQ

Conférence exceptionnelle du Père Najeeb à Alençon (61) le 17 janvier 2018

Né à Mossoul dans une famille de rite chaldéen, le père Michaeel Najeeb entre chez les Dominicains à 24 ans. Ordonné prêtre par Mgr Claverie en 1987, il vit aujourd’hui à Erbil, au Kurdistan irakien. Il a sauvé des manuscrits et des familles des mains de Daech en Irak.

« Lorsque Mossoul tombe aux mains de Daech, plusieurs dizaines de milliers de chrétiens fuient la plaine de Ninive, au nord de l’Irak. En quelques heures, des familles entières abandonnent leurs maisons, leurs églises et leurs cimetières, fuyant un assaut de cruauté. Elles quittent la terre de Noé, d’Abraham et de saint Thomas, la leur depuis deux millénaires. Au cours d’une incroyable épopée, le père Michaeel Najeeb sauve des centaines de manuscrits vieux de plusieurs siècles que les djihadistes ont juré de réduire en flammes, comme ils ont détruit Palmyre ou saccagé le tombeau de Jonas. Au péril de sa vie, ce dominicain de Mossoul nettoie, restaure et protège ces textes sacrés. Au cours de ce long exode, il construit aussi une arche pour sauver des familles de toutes confessions, chrétiens, Yézidis ou musulmans, tous enfants du désastre. Il les nourrit, les loge, les encourage. » (4ème de couverture de son livre Sauver les livres et les hommes).

Mercredi 17 janvier 2018
20h30
Halle aux Toiles

Affiche Najeeb

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Retrait des milices kurdes des villages chrétiens de la plaine de Ninive

Les milices kurdes Peshmergas s’apprêtent à se retirer des zones de la plaine de Ninive demeurées encore sous leur contrôle sur la base d’un accord qui verra se déployer au cours des prochaines heures l’armée irakienne sur ces mêmes positions. La nouvelle, reprise par différentes sources politiques irakiennes et kurdes, semble balayer les craintes de voir les villages chrétiens de la plaine de Ninive se transformer en champ de bataille entre les militaires irakiens et les milices dépendant de la Région autonome du Kurdistan irakien, qui poursuit son projet de sécession sur la base des résultats plébiscitaires du référendum du 25 septembre dernier.

L’accord concernant le retrait des milices Peshmergas et le déploiement de l’armée irakienne dans la plaine de Ninive, y compris dans les zones environnant les centres de Telkaif et Qaraqosh, fait partie de l’entente globale signée le 29 octobre par les représentants militaires et politiques irakiens dans le cadre d’une rencontre avec des responsables Peshmergas et des représentants politiques de la Région autonome du Kurdistan irakien dans la plaine de Ninive. Cet accord prévoit également le déploiement de forces irakiennes au poste frontière d’Habur, à la frontière avec la Turquie, nœud stratégique notamment en ce qui concerne le contrôle de l’exportation du pétrole produit dans la zone de Kirkuk.

Le passage des consignes annoncé et indolore entre les milices Peshmergas et l’armée irakienne semble conjurer pour le moment le risque d’un conflit de grande ampleur entre Bagdad et l’actuelle direction de la Région autonome du Kurdistan irakien. Ces jours derniers (voir Fides 30/10/2017), tant le Patriarcat de Babylone des Chaldéens que le Patriarcat syro orthodoxe avaient exprimé à l’unisson leur préoccupation suite aux récents événements enregistrés dans la plaine de Ninive, zone de présence traditionnelle des communautés chrétiens autochtones devenue l’objet de disputes territoriales et même de confrontations militaires entre le gouvernement irakien et celui de la Région autonome du Kurdistan irakien. Dans un document diffusé le 29 octobre afin de rendre publique sa vision de l’avenir des villes chrétiennes de la plaine de Ninive, le Patriarcat de Babylone des Chaldéens avait rappelé que « la juridiction sur la plaine de Ninive, unifiée, stable et protégée jusqu’en 2003, est aujourd’hui disputée entre le gouvernement irakien et les forces kurdes et qu’après le référendum pour l’indépendance de la Région autonome du Kurdistan irakien, ont été justement enregistrés dans cette zone des affrontements armés ayant opposé l’armée irakienne et les groupes de mobilisation populaire aux Peshmergas. Dans les villes de Telkaif et Baqofa, depuis peu libérées du joug djihadiste et où de nombreuses familles chrétiennes venaient de rentrer après des années d’éloignement forcé, « ont été blessés des enfants innocents alors que les maisons des familles chrétiennes ont été utilisées comme positions défensives. Par conséquent – peut-on lire dans le document du Patriarcat de Babylone des Chaldéens parvenu à l’Agence Fides – de nombreux résidents de ces villes ont à nouveau pris la fuite, créant un nouvel état d’angoisse et de peur ».

 

Source

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Ninive – Des chrétiens recommencent à fuir face aux menaces de guerre

 Les chrétiens de Telkaif, petite ville irakienne de la plaine de Ninive, ont abandonné en masse leurs habitations le 24 octobre en fin de soirée et se sont transférés, à l’aide de tous les véhicules disponibles, à al Qosh et dans d’autres villages voisins après avoir été alarmés par des rumeurs faisant état d’imminentes opérations militaires qui pourraient porter à des affrontements entre l’armée irakienne et les milices kurdes dépendant du gouvernement de la Région autonome du Kurdistan irakien dans la zone en question. Le site Internet d’information ankawa.com a indiqué qu’au cours de cette même journée du 24, des tirs de mortiers étaient tombés sur le centre habité de Telkaif, provoquant, selon des sources locales, la mort de deux personnes. Un exode analogue a concerné également les habitants de la ville voisine de Baqofah.

La fuite précipitée des chrétiens de Telkaif et Baqofah rappelle l’exode massif qui se vérifia dans la plaine de Ninive en août 2014, lorsque plus de 100.000 chrétiens furent contraints à abandonner les villages qui, depuis des temps immémoriaux, représentaient les foyers de la présence historique des communautés chrétiennes autochtones de l’antique Mésopotamie. Au cours de la nuit du 6 au 7 août 2014, les villes de Qaraqosh, Kramles, Telkaif et Bartalla ainsi que d’autres centres de la plaine de Ninive se vidèrent de leurs habitants chrétiens face à l’offensive des milices du prétendu « Etat islamique », lesquelles avaient balayé la résistance des milices kurdes Peshmergas. Nombreux sont ceux qui s’enfuirent à Erbil et Kirkuk sans rien emporter avec eux.

Entre temps, le gouvernement de la Région autonome du Kurdistan irakien a diffusé une note dans laquelle il affirme être disponible à « congeler » les résultats du référendum indépendantiste du 25 septembre dernier. L’initiative a été présentée comme une tentative d’ouvrir un dialogue avec le gouvernement irakien. Les responsables kurdes ont également souhaité un « cessez-le-feu immédiat » après les affrontements armés enregistrés ces derniers jours entre l’armée irakienne et les milices kurdes dans la région de Kirkuk.

 

Source Agence Fides

A la une #Brèves

Nouveaux vents de guerre sur la plaine de Ninive

Ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone, formations de milices de protection populaire comptant dans leurs rangs notamment des miliciens chrétiens, ont intimé aux milices kurdes Peshmergas d’abandonner toutes les zones de la plaine de Ninive sous leur contrôle, recevant le refus des contingents kurdes répondant au gouvernement de la Région autonome du Kurdistan irakien. Au cours de ces derniers jours, les Peshmergas avaient arrêté des membres du clan familial de Ryan al Keldani, connu aussi sous le nom de Ryan le Chaldéen, chef de ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone. Des sources kurdes ont indiqué que les Peshmergas déployés dans la plaine de Ninive répondront militairement à toutes les composantes armées qui tenteront de franchir la frontière des zones qu’ils contrôlent.

Les intimations de ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone et l’hypothèse d’une attaque de leur part des positions des Peshmergas représentent seulement l’un des symptômes des nouveaux conflits qui semblent planer sur de vastes zones du nord de l’Irak, à peine libérées de l’occupation ou du siège des djihadistes du prétendu « Etat islamique » après le référendum indépendantiste kurde du 25 septembre dernier. Parmi les zones contestées entre le gouvernement irakien et les forces indépendantistes kurdes, outre celle de Kirkuk, riche en pétrole, se trouve également la plaine de Ninive, zone de présence traditionnelle des communautés chrétiennes autochtones. Les tensions entre ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone et les Peshmergas kurdes alimentent des préoccupations également parmi les chrétiens qui, au cours de ces derniers mois, avaient fait retour dans leurs villages de la plaine de Ninive après avoir vécu longtemps comme évacués lorsque Mossoul et la plaine en quesstion se trouvaient sous le joug du prétendu « Etat islamique ». Les évacués chrétiens revenus à leur domicile craignent de voir la plaine de Ninive se transformer à nouveau en champ de bataille, cette fois entre les Peshmergas kurdes et l’armée irakienne ou ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone et d’autres forces de mobilisation populaire, en majorité chiites, qui ont pris part aux opérations militaires contre les djihadistes du prétendu « Etat islamique ».

 

Source Agence Fides

Orient

La relance économique de la plaine de Ninive a commencé ! – Appel aux dons par Fraternité en Irak

Dans la plaine de Ninive libérée, Fraternité en Irak encourage la relance de l’activité économique pour soutenir le retour des réfugiés. Elle a ainsi créé un fonds dédié qui vise à permettre aux artisans et petits entrepreneurs de redémarrer leur activité et d’être acteur de la renaissance de leur ville. Elle a également missionné deux bénévoles qui se consacrent entièrement à ce projet. Près de 6 mois après son lancement, découvrez comment fonctionne ce programme !

LE PROJET EN DÉTAIL

Déjà une vingtaine d’artisans ont pu ré-ouvrir ou créer leur activité, et employer des salariés, faisant ainsi vivre plusieurs dizaines d’autres familles. Aujourd’hui, zoom sur deux d’entre eux : Adnan qui souhaite relancer sa menuiserie à Qaraqosh et Thamir qui s’apprête à ramasser les premiers légumes de l’après-Daech.

Adnan, menuisier à Qaraqosh
Thamir, agriculteur à Bartella

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Doctrine / Formation

Jonas, le prophète des “périphéries”

Pour L’homme Nouveau, un moine de Triors commente la catéchèse du pape François sur Jonas.

Le cycle des conférences sur l’espérance conduit le Pape à nous parler de Jonas, figure prophétique atypique. Quel drôle de prophète en effet que ce Jonas qui part dans la direction opposée à celle indiquée par Dieu ! Au lieu d’aller vers l’Irak, il prend le chemin de l’Espagne. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il refuse que le message de pardon et de miséricorde du Seigneur soit étendu à l’humanité entière englobée par les païens de Ninive, et qu’il s’adresse même à l’ennemi héréditaire qui mettait en péril Jérusalem, la ville sainte par excellence. En bon juif, Jonas pense que seul Israël a Dieu pour père. Or précisément parce que Dieu est notre Père, il invite ce prophète de « sortie » et de fugue à devenir un prophète de « périphérie ». Dieu ne veut pas la mort du pécheur de quelque race ou de quelque religion qu’il fut et Jonas l’apprendra à ses dépens.

Jonas, que dom Delatte appelle à juste titre « patron des murmurateurs », fuit. Mais le prophète ne peut se soustraire à la volonté et à l’appel divins. Aussi, bientôt survient la tempête ; les marins l’en rendent responsable et le jettent à la mer. Mais YHWH est le maître. Toute la création chante sa gloire et lui obéit. La mer, pourtant ennemie de Dieu, au même titre que la mort, se soumet à la volonté divine et n’engloutit pas Jonas, type ici du Christ vainqueur de la mort et du chrétien devenu homme nouveau par le baptême. Jonas, en effet, happé par un énorme poisson, prie le Seigneur. Tout s’accomplit sur l’ordre direct de Dieu ou sous sa permission. Et la prière de Jonas, véritable cantique d’action de grâces, reconnaît ce gouvernement divin, dont les actions enchantaient déjà le psalmiste. Au bout de trois jours, il est rejeté sur une plage et part alors pour Ninive. Les habitants se convertissent et Dieu leur pardonne, ce dont Jonas est mécontent. Dieu lui explique alors la raison de sa miséricorde. Retenons ici que l’auteur du livre montre le conditionnel de toute prophétie : « Si vous ne vous convertissez pas ». Cette doctrine était déjà affirmée par bien des prophètes, mais elle apparaît particulièrement évidente chez Jonas. L’enseignement sera d’ailleurs repris par Jésus lui-même : Ninive la païenne s’est convertie en faisant pénitence, Jérusalem l’orgueilleuse refuse d’entendre la voix du Seigneur.

 

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En France #NLQ

KTO : reportage sur les Vierges de Lourdes réinstallées dans la plaine de Ninive à partir du 12 août

Samedi 12 août et mardi 15 août, ne manquez pas le reportage sur l’installation des Vierges de Lourdes dans la plaine de Ninive sur la chaîne de télévision catholique KTO.

« Du 20 au 25 juillet, une délégation de l’Œuvre d’Orient s’est rendue en Irak, à Erbil et dans la Plaine de Ninive, afin d’offrir aux communautés chrétiennes locales des statues bénies à la grotte de Lourdes. Touché par la destruction des églises lors de son voyage en janvier 2017, Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, s’était engagé à ce geste. Le 17 mars, quinze reproductions de la Vierge de Lourdes ont ainsi fait la route de Lourdes à Erbil. Symbole du retour des familles chrétiennes dans la Plaine de Ninive, ces statues ont été réinstallées dans les églises saccagées par Daech, où les croix ont été détruites et les statues décapitées. Les familles commencent en effet à revenir dans leurs villages. Ces statues de Marie sont ainsi un signe d’Espérance pour toute la communauté chrétienne d’Irak.

Un reportage en partenariat avec l’Œuvre d’Orient ».

Le reportage sera diffusé le 12 août à 21h40, le 15 août à 9h20, 12h20 et 16h et sur ktotv.com à partir du 12 août