Doctrine / Formation

Le scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel : une dévotion efficace

De la lettre de liaison n°78 de l’association Cap Fatima, par Yves de Lassus :

Chaque année, le 16 juillet, nous fêtons Notre-Dame du Mont Carmel. Cette fête, si elle n’a qu’un lien tenu avec Fatima, n’en a pas moins un lien bien réel. Car, parmi les cinq pratiques de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, il en est une qui a été demandée de façon discrète certes, mais parfaitement claire : c’est le port du scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, lequel fut confié à saint Simon Stock par Notre-Dame elle-même le 16 juillet 1258 (voir la page Histoire du scapulaire).

Ce n’est pas la première fois que Notre-Dame fait cette demande de façon discrète. En effet, c’est un 16 juillet également, le 16 juillet 1858, soit six siècles jour pour jour après l’apparition à saint Simon Stock, qu’eut lieu la dernière des dix-huit apparitions de Lourdes. Ainsi, à Fatima comme à Lourdes, lors de sa dernière apparition, un peu comme dans un testament, la Sainte Vierge a laissé un signe indiquant combien elle chérissait cette pratique du port du scapulaire. Aussi, nous qui voulons répondre du mieux possible aux demandes de notre Mère du Ciel, ayons à cœur de porter le scapulaire ou de nous le faire imposer sans tarder.

En effet, ce n’est pas parce que Notre-Dame a fait sa demande de façon discrète que ce point de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie est secondaire. Sœur Lucie a toujours souligné le lien entre la consécration au Cœur Immaculé de Marie et le scapulaire, car il est le signe extérieur visible de notre appartenance à Notre-Dame (voir lettre de liaison n° 21). Mais il y a d’autres raisons d’être attaché au port du scapulaire.

Tout d’abord, cette imposition nous incorpore en quelque sorte à l’ordre du carmel, ce qui fait que nous partageons avec les autres membres tous les trésors mystiques de l’ordre, trésors fondés sur son appartenance à Marie. À une de ses amies restée dans le monde, Céline Mandelone, qui s’était fait imposé le scapulaire, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus écrivit : « Que je suis heureuse que vous soyez  revêtue du scapulaire ! C’est un signe assuré de prédestination, et puis vous êtes par-là unie plus intimement encore à vos petites sœurs du Carmel. » En choisissant de porter l’habit du Carmel (même si c’est en réduction), comme les carmes nous choisissons la Vierge Marie pour patronne et protectrice. En échange de cette protection, nous devons nous acquitter d’un culte à son égard, pour la louer et l’honorer non seulement par des hommages liturgiques, mais plus encore par une véritable consécration du cœur.

Ensuite, le scapulaire est une source de grâces et une protection. Qu’il soit une source de grâces, l’histoire le montre amplement. Pie XII l’a lui-même reconnu en 1950 : « La dévotion au scapulaire a fait couler sur le monde un fleuve immense de grâces spirituelles et temporelles. » L’histoire du scapulaire est également remplie d’épisodes montrant qu’il est une véritable protection non seulement contre les dangers spirituels, mais aussi contre les dangers temporels. (Voir sur le site la page Faveurs obtenues de l’onglet Le port du scapulaire)

Il est important de souligner ce point, car la pensée moderne tend trop souvent à limiter le rôle de Notre-Dame à n’être qu’un exemple. Il est tout à fait exact que la Sainte Vierge est le plus bel exemple que nous puissions avoir pour aller à Jésus. Mais on ne peut passer sous silence toutes les autres prérogatives qu’il a plu à Dieu de donner à sa Mère. En particulier, aux dires de plusieurs pères ou docteurs de l’Église, la Puissance, la Sagesse et la Miséricorde lui furent conférés par le Père, le Fils et le Saint-Esprit. C’est pourquoi dans les litanies de la Sainte Vierge, parmi les 47 titres qui lui sont attibués, nous chantons qu’elle est la Vierge puissante (Virgo potens) et le Trône de la Sagesse (Sedes Sapientiae). Et dans d’autres prières, il est dit qu’elle est aussi Mère de Miséricorde, comme dans le Salve Regina ou le Salve Mater Misericordiae.

Les pères et docteurs de l’Église enseignent également que Marie n’a pas gardé pour elle toutes ces grâces : elle en communique continuellement les fruits à ses enfants. Sa puissance et sa miséricorde s’expriment par exemple dans ce que l’on appelle le privilège sabbatin du scapulaire, privilège que Notre-Dame révéla par une vision au pape Jean XXII, pape de 1316 à 1334 (Voir la page du site Le privilège sabbatin) :

Quiconque entrera dans cet ordre [l’ordre du Carmel] et observera dévotement ce genre de vie sera sauvé éternellement et délivré de la peine et de la coulpe [c’est-à-dire de l’enfer]. Et si au jour de leur passage dans l’autre vie, ils sont amenés au purgatoire, moi la Mère de la grâce je descendrai au purgatoire le samedi après leur mort et je délivrerai ceux que j’y trouverai et les ramènerai dans la montagne sainte et à la vie éternelle.

Donc, si nous nous consacrons à Notre-Dame et portons son scapulaire, ce n’est pas uniquement parce qu’elle est pour nous un exemple ; c’est aussi et même surtout parce qu’elle est une aide indispensable pour faire notre salut, parce que porter son scapulaire est une source de grâces et une protection contre tous les dangers spirituels et temporels de cette vie. Bien sûr, toutes ces grâces viennent non pas du scapulaire lui-même, mais des pouvoirs accordées par Dieu à Notre-Dame. Dans ses litanies, ne dit-on pas qu’elle est la Mère de la divine grâce (Mater divinae gratiae) ? Alors ayons à cœur de porter le scapulaire ou de nous le faire imposer au plus vite, car Notre-Dame protège tous ceux qui le portent, tout particulièrement à l’heure de la mort.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

Asie #Dans le Monde #NLQ

Manille fête les 400 ans de l’arrivée des missionnaires de Notre-Dame du Mont Carmel

Le 4 mai 1618, des missionnaires de l’ordre des Augustins récollets arrivaient à Manille depuis le Mexique. Avec eux, ils amenaient une statue de Notre-Dame du Mont Carmel, offerte par des carmélites mexicaines. Vers la même époque, les Augustins ont aussi ramené du Mexique la statue du Nazaréen Noir, dont le festival rassemble en janvier, chaque année, des millions de fidèles. Depuis quatre cents ans, en mai, les fidèles célèbrent l’arrivée de la Vierge dans la capitale philippine.

Pour marquer le quatre centième anniversaire de l’arrivée de Notre-Dame du Mont Carmel dans le pays, des milliers de catholiques philippins marchent sous un soleil brûlant depuis quatre heures. Ce vendredi 4 mai, les fidèles ont commencé à se rassembler dès deux heures du matin. Ils sont venus revivre l’arrivée de la statue depuis Mexico en 1618, avec la troisième mission de l’ordre des Augustins récollets. Plusieurs rues de Manille ont été fermées pour laisser passer la « Salubong » et la « Traslacion » (littéralement la « rencontre » et le « transfert ») de la statue, c’est-à-dire la procession qui la mène depuis la baie de Manille jusque dans la basilique mineure de San-Sebastien de Manille, dans le district de Quiapo. À Quiapo, Notre-Dame du Mont Carmel a rencontré la statue du Nazaréen Noir. Un moment émouvant pour les fidèles, qui se sont mis à chanter en commémorant l’arrivée de la statue de la Vierge dans la ville. La rencontre de Notre-Dame du Mont Carmel et du Nazaréen Noir rappelle celle de Marie avec le Christ portant sa croix ; c’est aussi la rencontre de deux statues venues toutes deux du Mexique au début du XVIIe siècle.
Ysabel de Dios, guide touristique de la basilique San Sebastian, confie que les deux statues ont été amenées aux Philippines par les Augustins récollets depuis le Mexique, pour être toutes deux placées dans la même église, dans le district de Quiapo, où elles ont été enchâssées. La statue de Notre-Dame du Mont Carmel est un cadeau que les carmélites mexicaines ont fait aux missionnaires en 1618. Le Nazaréen Noir a été réalisé par un sculpteur mexicain et aurait été amené aux Philippines à la même époque. « Les deux statues font venir ici des foules de fidèles. Elles ont même transformé le quartier de Quiapo. En 1621, c’était un pauvre village de pêcheurs, et en 1891, c’est devenu un centre culturel et artistique », explique Ysabel de Dios.

Une dévotion toujours populaire

La statue de Notre-Dame du Mont Carmel est une figure centrale du festival annuel du Nazaréen Noir, qui a lieu en janvier et qui rassemble chaque année des millions de fidèles de tout le pays. Dans son homélie, tôt le matin, l’archevêque de Davao, Mgr Romulo Valles, président de la conférence épiscopale philippine, a invité les fidèles à suivre l’exemple de la Vierge Marie, en restant « joyeux dans notre foi, quoi qu’il arrive ». « Elle se tenait au pied de la Croix, en silence… Gardant la foi malgré la tragédie de la Croix », a soufflé l’archevêque. « Marie nous mène toujours à Jésus. Avec Marie, notre reconnaissance, notre confiance et notre foi en l’amour et la miséricorde du Seigneur sont toujours renforcés », ajoute Mgr Valles. Il se souvient d’une femme qu’il a vue en 2013 dans un centre de secours, après le siège de la ville de Zamboanga dans le sud des Philippines. « J’étais frappé par l’image de cette femme étreignant une statue de la Sainte Mère, avec beaucoup d’amour et d’affection », continue l’évêque. Quand il s’est approché de cette femme pour savoir comment elle se portait, il s’est aperçu que cette image de la Vierge était la seule chose qu’elle avait emportée de chez elle durant le conflit. « Vraiment, notre foi est toujours renforcée, encouragée par la présence de la Vierge Marie. »
L’arrivée de la statue de la Vierge en 1618 est devenue une dévotion très populaire, qui est toujours célébrée dans tout le pays. Le nombre de Philippins qui continuent de porter le scapulaire brun de Notre-Dame du Mont Carmel peut en témoigner, ainsi que le nombre croissant de paroisses et d’écoles qui se placent sous son patronage. L’image est également associée aux efforts contre la prolifération nucléaire. En 1990, le père Emmanuel Charles McCarthy – un prêtre américain de l’Église grecque melkite catholique – a inauguré une journée de prière « pour le pardon et pour la protection », depuis le site du Nouveau Mexique où fut réalisé le premier essai nucléaire américain, dont le nom de code était Trinity (Trinité), le 16 juillet 1945. Depuis 1990, chaque 16 juillet, le jour de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel, est ainsi dédié à la prière pour la paix et pour l’abolition des armes nucléaires.

 

Photo : Angie de Silva

Source : Eglise d’Asie

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame des Vernettes

Le sanctuaire Notre-Dame-des-Vernettes a été édifié au début du 18° siècle auprès d’une source miraculeuse à la suite de la guérison miraculeuse d’un habitant de Peisey. Un grand pèlerinage s’y déroule chaque année le 16 juillet, en la fête de Notre-Dame du Mont Carmel, au cours duquel est portée en procession avec dévotion la statue de la Vierge de Pitié.

 

Programme de la journée :

  • de 9 h à 10 heures : temps de confession dans la chapelle
  • 10 h 30 messe devant la chapelle, suivie d’une procession vers le premier oratoire et la source miraculeuse

midi : pique nique autour de la chapelle

  • 13 h 30 à 15 heures : temps de prière dans la chapelle.