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Notre histoire avec Joseph : la France lui est aussi consacrée !

Il y a quelques jours, nous vous rappelions que la France avait été offerte à Notre-Dame par Louis XIII, qui lui avait fait donation de son royaume. Cet acte venait confirmer que la Vierge Marie est chez elle en France ! Notre histoire est en effet jalonnée de ses apparitions, comme autant de repères qui nous invitent à tourner nos regards vers la Reine du Ciel, confiants en la puissance de son intercession.

Nous avons cet été, au fil des semaines, relu avec vous ces pages d’histoire et parcour ces lieux d’apparitions de la Vierge Marie.

Aujourd’hui, nous nous permettons un petit détour… familial, pour nous rappeler que la France a été consacrée également au gardien de la Sainte Famille.

En ce début du mois de septembre, nous voilà en période de rentrée, synonyme de reprise du travail pour ceux qui ont pu prendre des vacances, retour sur le chemin de l’école pour nos têtes blondes, reprise d’un rythme familial plus “classique”, de choix d’engagements à prendre, à maintenir ou à faire évoluer… Confions notre rentrée et notre année à saint Joseph !

 

Consécration de la France à St Joseph par le roi de France Louis XIV
le 19 mars 1661
 

 En 1621, le pape Grégoire XV élève la fête de Saint Joseph le 19 mars au rang de fête d’obligation  ; ce jour devient un jour chômé. Toutefois, cette décision pontificale n’est pas reçue partout immédiatement, l’aval des princes étant nécessaire pour qu’elle ait force de loi dans chaque Royaume.

En France, c’est au tout début du règne personnel de Louis XIV que la Saint Joseph est reconnue.

 

La jeunesse du Roi a été marquée par la dévotion à St Joseph. C’est, rappelons-le, aux neuvaines faites à Notre-Dame et à saint Joseph qu’est dûe sa naissance en 1648. Celui-ci se rendra en pèlerinage d’action de grâces à Cotignac, en compagnie de sa mère Anne d’Autriche, le 21 février 1660.

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Le 7 juin 1660, l’apparition de saint Joseph près du village de Cotignac en Provence a fait grand bruit à la Cour. L’infante Marie-Thérèse d’Espagne est entrée en France, en traversant la Bidassoa avec son futur mari Louis XIV, ce même 7 juin 1660, pour le mariage royal à Saint-Jean-de-Luz. Frappé par la coïncidence des événements du 7 juin , Louis XIV ne peut qu’accéder à la sollicitation de sa mère et de celle qui est devenue son épouse, de consacrer son royaume à saint Joseph.

Dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt, après plus de quinze ans de gouvernement. Le 10 mars, Louis XIV, âgé de 22 ans, annonce qu’il va gouverner seul à la surprise générale, toujours assisté de ses deux conseils, mais sans ministre principal.

Le 12 mars, trois jours après, un des premiers actes de gouvernement de Louis XIV fut donc de solenniser sans retard le culte de saint Joseph, en faisant chômer sa fête dans tout le Royaume. Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du Conseil d’En-Haut, le Roi interdit donc tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661.

Et le matin du samedi 19 mars 1661, dans la chapelle du Louvre, le Roi Louis XIV consacre la France à Saint Joseph.

Après les vêpres, Bossuet célèbre les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence d’Anne d’Autriche :

«  Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu’il n’a jamais été touché de l’honneur  ; l’Eglise n’a rien de plus illustre, parce qu’elle n’a rien de plus caché. Je rends grâces au Roi d’avoir voulu honorer sa sainte mémoire «  «  avec  »  » une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout-puissant, que toujours, il révèle ainsi la vertu cachée  ; mais qu’il ne se contente pas de l’honorer dans le ciel, qu’il la chérisse aussi sur la terre. Qu’à l’exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite… Si votre Majesté, Madame, inspire au Roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité  ».

Jusqu’à la Révolution, la consécration de la France est célébrée dans tout le Royaume.

Le 17 mars 2012, Mgr Rey consacrait à saint Joseph le diocèse de Fréjus-Toulon : ses prêtres, ses diacres, ses consacrés, toutes les familles et tous les habitants du Var.

Cette année, nous fêterons saint Joseph le lundi 20 mars ; demandons lui, pour la France, la grâce d’un dirigeant selon le cœur Dieu, en nous rappelant ces paroles de sainte Thérèse d’Avila : « Depuis plusieurs années, ce me semble, je lui demande une grâce le jour de sa fête, et je l’ai toujours obtenue. Lorsque ma supplique est quelque peu de travers, il la redresse pour le plus grand bien de mon âme… »

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Notre histoire avec Marie : ND du Saint-Cordon, plus de 1000 ans de grâce

Depuis plus de 1000 ans, Notre Dame du Saint-Cordon est vénérée à Valenciennes (Hauts-de-France) comme protectrice de la ville qu’elle a sauvée à plusieurs reprises de terribles épidémies. 

Le temps des épreuves. En l’an 1008, une terrible peste vient éprouver Valenciennes (département du Nord). La ville perd en quelques jours 7 000 à 8 000 de ses habitants. Aucune famille n’est épargnée. L’effroi se répand dans la cité. Nuit et jour, la chapelle de Neufbourg que Charlemagne venu à Valenciennes avait dédiée à Marie ainsi que d’autres églises se remplissent depriants. Ils supplient la mère de Dieu de se souvenir que la miséricorde est le plus beau fleuron de sa couronne.  

L’ermite Bertholin.
 Un peu à l’extérieur, au sud de la ville, vit un saint ermite à qui la tradition donne le nom de Bertholin. Il habite une pauvre cabane bâtie près d’une fontaine qui a depuis pris le nom de Notre-Dame de Fontenelle. Cet ermite voue sa vie à la méditation et passe de longues heures au pied de la statue de Marie, pour laquelle il a une dévotion toute filiale. Sa sainteté attire souvent à lui de nombreux visiteurs venus de la ville. Devant les malheurs des Valenciennois, il redouble de prières, ouvrant plus grand encore son cœur à la Vierge Marie. Celle-ci lui apparaît alors et lui dit : « Va trouver mon peuple de Valenciennes. La nuit qui précédera la fête de ma nativité, mon peuple saura que ses vœux seront exaucés. Que les habitants se rendent alors sur les murailles de la ville, là ils y verront des merveilles. » Nous sommes le dernier jour du mois d’août de l’an 1008. Le saint ermite s’adresse alors au comte Herman, Haute Autorité de la cité, et lui fait part de la promesse de Marie. Quand les habitants apprennent cette nouvelle, ils prient plus encore.
   

L’apparition de la Vierge Marie.
 Le 7 septembre 1008, à la tombée de la nuit, le comte, le magistrat et une foule considérable se pressent ainsi sur les remparts de la ville, les yeux fixés vers le ciel. Soudain, les ténèbres font place à la lumière ; et au milieu de celle-ci, devant plus de 15 000 témoins, apparaît, immobile au-dessus de la chapelle bâtie par Charlemagne, une Reine entourée d’une auréole aussi étincelante que douce, accompagnée d’anges. Elle tient à la main un immense cordon écarlate. Un ange en prend une extrémité et fait le tour de la ville dans la circonférence de deux lieues, en laissant tomber sur son passage le précieux cordon qui bientôt environne la cité comme une ceinture protectrice. Le circuit terminé, la vision s’évanouit. À cet instant même, la contagion cesse et ceux qui étaient atteints par la peste furent guéris.
   

Le Saint-Cordon. En reconnaissance pour l’immense bienfait reçu, au nom et avec la population de Valenciennes, les autorités de la cité s’engagent par vœu à suivre chaque année le tracé du Saint-Cordon en une procession le 8 septembre ou le deuxième dimanche de septembre. Et depuis maintenant plus de dix siècles, les Valenciennois n’ont jamais manqué à cet engagement de « faire le Tour du Saint-Cordon » (aujourd’hui 17 km), suivi d’une neuvaine de prières. En 1292, la municipalité offre même un cierge de 600 livres pour remercier Marie de ses grâces renouvelées. La continuité d’un pèlerinage sur une telle période est unique dans l’histoire de la chrétienté.   

1000 ans de fierté locale.
 Dès cette époque et de génération en génération depuis 1 000 ans, une confrérie dite des « Royés de Notre-Dame du Saint-Cordon » est la gardienne de cette « fierté de Valenciennes ». Elle continue d’assurer et d’entourer toujours d’une grande solennité cette manifestation, même dans les circonstances les plus critiques qui ont jalonné l’histoire de la ville nordique.
   

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Notre histoire avec Marie : ND du Laus, terre de réconciliation pour les pécheurs

Notre-Dame du Laus, un bout de terre que la Vierge Marie a demandé à son fils : elle en a fait une terre de miséricorde. En effet, entre 1664 et 1718, la Vierge Marie apparaît à Benoîte Rencurel, bergère de la Vallée de l’Avance (Hautes-Alpes). Marie dit à sa messagère : « J’ai demandé le Laus à mon Fils et il me l’a accordé. Je demande que l’on fasse construire ici une église où beaucoup de pécheurs viendront se convertir. » Depuis 350 ans, cette bonté de la Vierge Marie pour ses enfants ne cesse de se déployer dans le cœur de ceux qui se laissent prendre par son appel à la réconciliation.

Benoîte est la deuxième enfant de Guillaume et Catherine Rencurel. Elle naît en 1647 à Saint-Étienne d’Avançon, dans un milieu modeste où elle grandit entourée de ses deux sœurs Madeleine et Marie. Elle reçoit de ses parents une éducation chrétienne et aime prier son chapelet, mais elle n’a que sept ans lorsque son père meurt. À l’âge de 12 ans, elle est donc placée comme bergère chez sa marraine pour aider à nourrir sa famille. 

Au début du mois de mai 1664, Benoîte fait paître ses brebis au Vallon des Fours lorsqu’elle voit une belle dame, tenant par la main un enfant d’une beauté extraordinaire. La bergère est saisie par tant de grâce. À partir de ce jour, la belle dame, visite quotidiennement la bergère et reste silencieuse pendant deux mois. Ce silence ancre Benoîte dans la contemplation et creuse en elle une disponibilité à accueillir le projet de Dieu.

Puis, la « belle dame » commence à parler à la bergère et l’éduque comme une vraie mère.  Elle lui« sert [à Benoîte] de maîtresse qui lui apprend, de directrice qui la conduit et de Mère qui la corrige. »
Le 29 août 1664, la belle dame révèle son nom : « Je suis dame Marie », et ajoute : « Vous ne me verrez plus pendant quelques temps. » Au total, les apparitions durent donc quatre mois au Vallon des Fours. Ce temps de rencontre prolongé et intime est nécessaire à Benoîte pour accueillir dans la foi et la joie sa future mission.

Marie se montre de nouveau à la bergère en un lieu nommé Pindreau, à la fin du mois de septembre 1664 : « Allez au Laus, vous y trouverez une chapelle d’où s’exhaleront de bonnes odeurs. Là, vous me verrez très souvent et très souvent vous me parlerez. » C’est l’envoi en mission. Benoîte se met en hâte à la recherche du lieu que Marie lui a indiqué. La Mère de Dieu l’attend en cette petite chapelle du hameau du Laus nommée « Bon Rencontre ». Elle lui révèle son projet : « Je demande que l’on fasse construire ici une église où beaucoup de pécheurs viendront se convertir. »

Très vite, les foules de pèlerins commencent à affluer  (130 000 personnes entre 1665 et 1667) et chacun contribue à sa mesure à la construction de l’église qui est édifiée entre 1666 et 1669, suite à une première enquête des autorités diocésaines. La Mère de Dieu demande à Benoîte « de prier continuellement pour les pécheurs qui ont besoin de se convertir ».

La jeune bergère reçoit le don de lire dans les consciences et aide les personnes à faire la vérité sur leur vie afin qu’ils accueillent la miséricorde de Dieu dans le sacrement de la confession.

Les premiers prêtres missionnés au Laus à partir de 1665 témoignent des grâces qui se vivent au confessionnal :  « Combien de personnes ont dit que le Laus est le refuge des pécheurs, là où Dieu leur inspire de faire de bonnes confessions, lève la honte de ceux qui ne les osent pas dire, assistés des avis de Benoîte qui leur découvre tout leur intérieur, leur donne courage, le temps de bien s’examiner, et de bons confesseurs qui les renvoient très contents » (Pierre Gaillard dans les Manuscrits du Laus).

Entre 1669 et 1684, le Christ se montre cinq fois à Benoîte sur la croix d’Avançon. Il lui fait comprendre l’amour infini qu’il a pour les pécheurs et l’invite à communier à ses souffrances pour les sauver.

Benoîte est réconfortée par Marie et les anges lors de grandes difficultés qu’elle traverse : persécution, calomnies de tous genres, attaques du démon. Malgré ces grandes épreuves, elle reste fidèle et ancrée dans l’espérance. Elle meurt joyeusement le 28 décembre 1718.

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Notre histoire avec Marie : à Pellevoisin, la Vierge Marie apparaît à une jeune femme et lui demande de prier pour la France

En 1876, Marie apparaît à Pellevoisin (Indre) à Estelle Faguette, une jeune femme atteinte de péritonite tuberculeuse en fin de vie, et lui annonce sa guérison qui deviendra effective à la cinquième apparition. Elle lui présente ensuite le scapulaire du Sacré-Cœur et lui demande de le faire connaître. Elle lui annonce enfin que la France souffrira et l’invite au calme et à la prière.

Peu avant que les relations entre l’Église et l’État ne traversent une période critique en France (lois Ferry, expulsion des congrégations enseignantes etc.), la Vierge Marie apparaît à Pellevoisin en 1876. C’est alors la dernière des grandes apparitions mariales du XIXème siècle, après la Rue du Bac (1830), La Salette (1846), Lourdes (1858), et Pontmain (1871) : apparitions qui dessinent le « M » de Marie sur la France.

Estelle Faguette, servante depuis 1865 chez la comtesse de La Rochefoucauld,
 est atteinte d’une maladie incurable. Elle écrit avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge, lui demandant d’intercéder auprès de son divin Fils pour sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. Depuis sa jeunesse à Paris, où elle a été enfant de Marie, Estelle nourrit pour la Vierge une grande dévotion, mais trois médecins la disent condamnée, la famille de La Rochefoucauld rentre à Paris sans elle et on commence déjà à organiser ses obsèques…

Mais de février à décembre 1876, la Vierge Marie répond à la lettre de la jeune femme
 par quinze apparitions dans la maison de ses parents, au cours desquelles elle remercie Estelle de sa démarche, l’éduque à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde.

Marie se présente comme la « toute miséricordieuse ». Notons que c’est le seul endroit connu où elle se nomme ainsi. Au cours de la cinquième apparition, Marie va obtenir de son Fils la guérison d’Estelle, le 19 février 1876.

Lors de sa neuvième apparition, elle révèle à la jeune femme de 32 ans sa mission :
 faire connaître et diffuser le scapulaire du Sacré-Cœur. Estelle raconte : « La Vierge me dit : « Depuis longtemps les trésors de mon Fils sont ouverts ; qu’ils prient. » En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu’elle portait sur sa poitrine… J’aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J’ai pensé tout de suite que c’était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant : « J’aime cette dévotion », et « C’est ici que je serai honorée. » »

Marie nous invite ainsi à revenir au message de Paray-le-Monial
 mais elle l’enrichit par un geste concret : pratiquer la dévotion en portant le scapulaire qui représente d’un côté le Cœur du Christ et de l’autre l’image de Marie. On retrouve la dévotion aux deux Cœurs si chère à saint Jean Eudes (qui sera sans doute bientôt proclamé « Docteur de l’Église »).

Marie va aussi inviter à prier pour les pécheurs :
 « Son Cœur (celui de son Fils) a tant d’amour pour le mien qu’il ne peut refuser mes demandes. Par moi, il touchera les cœurs les plus endurcis. » « Je suis venue particulièrement pour la conversion des pécheurs. » (Septième apparition)

Marie veut enfin que nous priions tout particulièrement pour l’Église et pour la France : « Je tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme ; ce n’est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l’Église et pour la France… La France, que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant encore elle refuse d’entendre… La France souffrira… Courage et confiance. »(Onzième apparition)

Nous comprenons ainsi, en ces temps troublés,
 combien il est important que nous prions pour l’Église, pour la France, pour le monde entier, et pour cela que nous venions aussi en pèlerinage à Pellevoisin pour obtenir les grâces dont nous avons besoin (piété, salut, confiance, conversion, santé etc.).

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Notre histoire avec Marie : en 1947, la Vierge sauve la France à l’Ile-Bouchard

Du 8 au 14 décembre 1947, quatre fillettes témoignent avoir vu la Vierge Marie dans l’église romane Saint-Gilles de l’Île-Bouchard, village de Touraine. À dix reprises elle s’entretient avec elles. Elle leur demande de prier pour la France au bord de la guerre civile, et leur promet du bonheur dans les familles.

Un contexte : l’après-guerre.
Nous sommes au sortir de la Seconde Guerre mondiale. La France n’est pas encore reconstruite, il y a même moins à manger en 1947 qu’en 1945. À la campagne, peu importent les tickets de rationnement : chacun a ses arbres fruitiers et ses clapiers, on est autosuffisant. Tandis qu’en ville, début décembre, il y a des émeutes devant les boulangeries. Ce climat social difficile est encore alourdi par le début de la guerre froide. Staline a décidé de prendre le pouvoir partout en Europe. En France, il va passer par le Parti Communiste Français et la CGT qui déclenchent une grève générale qui devient une grève insurrectionnelle. On est au bord de la guerre civile. Le gouvernement Schuman mobilise deux classes d’âges sous les drapeaux pour faire face aux troubles.

Le 8 décembre 1947, vers 8 ou 9 heures du matin, le Père Finet entre dans la chambre de Marthe Robin et lui dit : « La France est foutue ! » Mais Marthe répond : « Non Père, la Sainte Vierge va apparaître et demander la prière
des petits enfants. » À l’Île-Bouchard ce même jour vers 13 heures, les fillettes contemplent une « Belle Dame » qui ne dit pas une parole. Puis, lors de sa deuxième venue environ 50 minutes plus tard, elle prononce cette première phrase : « Dites aux petits enfants de prier pour la France car elle en a grand besoin. »

Une demande : prier pour la France.

La Dame va insister à quatre reprises. Ainsi le mardi 9 décembre à 13h : « Je vais vous dire un secret que vous pourrez redire dans trois jours : priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger » ; ou encore le mercredi 10 décembre à 13h : « Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles mais pour vous demander de prier pour la France. » Et enfin, le vendredi 12 décembre à 13h, la Dame fait encore la même demande aux enfants : « Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles mais pour que vous priiez pour la France. »

Le 9 décembre, le Comité central de grève constitué par les fédérations CGT ordonne la reprise du travail. Le 12, la France est définitivement sauvée de la guerre civile et le travail a repris. Ce même jour, le mot « Magnificat » devient lisible sur la poitrine de la Sainte Vierge.
Depuis les évènements, cette prière pour la France n’a pas cessé dans l’église Saint-Gilles et s’est même amplifiée : chaque second samedi de chaque mois, la messe est célébrée pour la France, en lien avec d’autres sanctuaires qui prient pour notre pays ; chaque dimanche aux vêpres, la triple invocation à Marie pour la France termine les vêpres et le Salut du Saint-Sacrement. Plusieurs pèlerinages pour la France arrivent aussi à l’Ile-Bouchard. Et le sanctuaire accueille, en juillet, un pèlerinage des petits enfants pour notre pays.

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Consacrez votre vie, votre famille et votre pays à Marie et Joseph

Notre partenaire “Notre Histoire avec Marie” vous propose de participer à une grande mission mariale de 2016 à 2019 pour consacrer de nouveau nos familles, nos vies et notre pays à Jésus par Marie et Joseph.

Pendant trois ans, préparons-nous dans la prière à consacrer très sérieusement nos vies, nos familles et notre pays à la Vierge Marie, à l’occasion du 500e anniversaire des apparitions de Cotignac qui sera célébré en 2019. 

Concrètement 

  • En vous inscrivant sur Hozana, chaque samedi pendant 3 ans, vous recevrez une prière proposée par un grand témoin de la foi (cardinal, évêque, prêtre, historien, religieuse, responsable de mouvements, etc…).

  • Nous vous invitons aussi à écrire vos intentions de prières dans l’onglet discussion de la chaîne de prière relayée sur le site Hozana pour être en communion les uns avec les autres.

  • Chaque semaine, toutes les intentions reçues seront solennellement déposées aux pieds de la Vierge Marie à Nazareth, à Cotignac ou dans un de ses sanctuaires.

Pour que nous soyons toujours plus nombreux à consacrer nos vies, nos familles et notre pays à la Vierge Marie, priez les uns pour les autres et invitez dès aujourd’hui vos amis à rejoindre cette intention de prière.

Le programme

Le programme de ces trois prochaines années se déroule en deux étapes majeures : 

1. Trois années de préparation, 2016-2019, pendant lesquelles tous les participants recevront chaque samedi un email de la part de 150 grand témoin de la foi. L’email comportera :
          – le récit d’un événement qui a marqué l’histoire chrétienne de France
          – la réponse à une question de fond sur la foi, la vie ou la société
          – une proposition de prière ou d’engagement.

Les abonnés pourront ainsi (re)découvrir notre histoire “comblée de grâce”, comprendre les mystères des interventions mariales de tous types, ou encore se promener avec curiosité dans tous les aspects de l’histoire de notre pays.

Pour vous inscrire à l’email du samedi, rendez-vous sur  : 

http://notrehistoireavecmarie.mariedenazareth.com/

ou sur Hozana

2. Une année exceptionnelle, 2019, pour laquelle nous proposons de remercier la Vierge Marie de tous ses bienfaits en lui offrant, si Dieu le veut :
          – Un Centre marial d’évangélisation dans une grande ville de France, à l’image de celui      
            réalisé en 2011 dans la ville de l’Annonciation par l’Association Marie de Nazareth,
          – Deux films « Marie et la France » 
et « Saint Joseph et la Sainte Famille » 
            qui seront diffusés au Sanctuaire et sur Internet
          – Tous les engagements, consécrations et prières recueillis qui seront solennellement 
            déposés à ses pieds à Nazareth, à Cotignac ou dans un des grands sanctuaires marials


Priez et partagez autour de vous cette chaîne de prière !

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Notre histoire avec Marie : le miracle méconnu de Notre-Dame de l’Osier à Vinay

Aux premières années du règne de Louis XIV, le jeudi 25 mars 1649, aux Plantées, (petit village du diocèse de Grenoble) : dans ce hameau situé à une lieue du bourg, vivent une vingtaine de personnes, parmi lesquelles Pierre Port-Combet. Pierre est huguenot tandis que son épouse Jeanne Pélion est catholique.

En ce temps-là, les grandes fêtes religieuses sont obligatoirement chômées par tout le Royaume : c’est le cas du 25 mars, fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie.

Mais Pierre n’a que faire de cette grande fête mariale et, passant outre à la stricte défense du travail, malgré les supplications de son épouse, il prend sa serpette et entreprend de tailler l’amarinier (osier) qui se trouve devant sa maison.
Après quelques instants de labeur, il constate que sa serpette et ses vêtements sont couverts de sang. Croyant s’être blessé, il rentre chez lui et, aidé par Jeanne, se nettoie… Mais il ne se trouve point de blessure.
Accompagné de son épouse il retourne près de l’arbre, reprend son travail : l’un comme l’autre constatent alors que le sang coule des coupures de l’osier.
Un voisin qui passe est témoin de la scène. La rumeur de ce fait extraordinaire se répand.

Pierre est poursuivi et condamné par la justice du Roi pour avoir bravé l’interdiction de travailler en ce jour de fête. Il sera ensuite interrogé par une commission d’enquête religieuse diligentée par Monseigneur Scarron, Prince-Evêque de Grenoble.

L’événement est jugé d’importance par les autorités religieuses, et il va largement dépasser les frontières de la région. Un an plus tard il fera même l’objet d’une publication dans la « Gazette parisienne  » de Théophraste Renaudot, sous le titre « Nouvelle Extraordinaire ».
Les pèlerins commencent à venir prier autour de l’osier miraculeux.

Mars 1657 : huit années ont passé.
Ce matin-là, Pierre laboure son champ, au sud du hameau. Le dit hameau s’est déjà pourvu d’une chapelle… et de quelques estaminets !

Tandis donc qu’il est à son labour, Pierre est interpellé par une belle dame qu’il ne connaît pas mais qui va lui montrer qu’elle le connaît bien : elle l’interroge sur la fréquentation du petit sanctuaire, puis elle lui reproche sa religion et lui annonce une mort prochaine qu’elle « ne pourra protéger, s’il ne change pas ». Elle demande aussi des prières plus ferventes de la part de ceux qui viennent à la chapelle de l’Osier.

Quelques semaines plus tard Pierre tombe malade ; il comprend que sa fin est proche et se remémore le message et l’avertissement de la belle inconnue (« la plus belle créature qui se puisse jamais voir au monde  » selon ses propres termes), il abjure les erreurs calvinistes et se convertit au catholicisme avant de mourir, le 21 août 1657.
Une croix et une chapelle sont alors érigées à l’emplacement de la rencontre avec la belle Dame.

L’apparition de 1657, la conversion de Pierre Port-Combet, les nombreux miracles attestés qui se produisent dans les semaines et les mois suivants, établissent la notoriété du sanctuaire. On y vient en pèlerinage de tout le diocèse mais aussi des provinces avoisinantes. Il y a jusqu’à dix prêtres résidant à l’Osier.

Dès 1664, les Augustins de Vinay sont appelés à remplacer les séculiers, ils prennent  sérieusement en charge le pèlerinage et construisent, entre 1668 et 1673, un grand couvent (qui sera malheureusement totalement détruit dans un incendie à Noël 1948).

Les miracles se succèdent au rythme des pèlerinages : 27 reconnus entre 1656 et 1660, 9 entre 1661 et 1670. Ainsi le sanctuaire, terre de miracles, va-t-il connaître plus de 100 ans d’une intense activité religieuse.

Le 18 novembre 1790, les moines Augustins sont chassés de l’Osier. La Révolution, ici comme ailleurs, va bouleverser la vie du village. L’église est pillée, et bon nombre des objets de culte détruits. Les morceaux de la statue de la Vierge et les restes de l’osier sanglant sont cachés dans les bois par les habitants.
La Restauration verra le retour de quelques prêtres, mais le sanctuaire ne retrouvera pas sa fréquentation passée.

En 1830, Notre-Dame-de-l’Osier est érigée en paroisse. Puis, en 1834, la toute jeune Congrégation des Oblats de Marie Immaculée est appelée pour s’occuper du pèlerinage.
Les Oblats construisent l’Hospice de Bon-Rencontre en 1840 et créent une communauté d’Oblates chargée de l’hospitalité des pèlerins lors de leurs séjours à l’Osier. En 1841, ils ouvrent un noviciat qui recevra jusqu’à 70 pensionnaires par an. Cette maison de formation religieuse donnera à l’Afrique, aux Indes et à l’Amérique du Nord bon nombre de missionnaires.
La révolution de 1848 épargnera le sanctuaire.
Résultat de recherche d'images pour "notre-dame de l'osier"En 1856, l’inauguration de la tour jointe à la chapelle de Bon-Rencontre (lieu d’apparition de la Vierge) attire 30.000 pèlerins. Le 17 mai 1858, les Pères Oblats posent la première pierre d’une nouvelle église, l’actuelle basilique, sur les plans d’Alfred Berruyer. Sa construction durera 10 ans, mais elle ne sera jamais terminée, faute d’argent ! Elle restera sans les flèches de ses clochetons et sans le campanile qui, sur sa droite, devait supporter les cloches. Inaugurée en 1868, consacrée le 8 septembre 1873, elle sera érigée en Basilique Mineure par Pie XI en 1924.

Les décrets de 1880 contre les congrégations religieuses, entraîneront, le 4 novembre, l’expulsion des Oblats de Marie Immaculé, mais, avec la complicité des habitants, ils resteront dans le village. La laïcisation de l’école communale, en 1895, les conduira à ouvrir une école libre, tenue par les soeurs de l’hospice. Après le vote de la loi contre les congrégations religieuses du 1er juillet 1901, le noviciat quittera définitivement l’Osier pour l’Italie : 62 générations, soit 1346 novices auront été formés à l’Osier, 542 resteront Oblats jusqu’à leur mort, 12 deviendront évêques, 3 supérieurs généraux, et un, Joseph Girard, sera canonisé. L’école libre sera fermée le 20 avril 1903, les soeurs expulsées. Les Oblats subiront le même sort le 16 juin 1903.

Le 27 juillet 1908, les Oblats reprennent possession du sanctuaire et redonnent au pèlerinage tout son éclat. En 1923, 10.000 pèlerins assistent au cinquantenaire du Couronnement de la Vierge.

De nouveaux miracles sont signalés : 8 sont recensés entre 1834 et 1939. Signalons particulièrement celui-ci, le dernier à avoir été officiellement enregistré : en 1915, Paul Brichet, de Saint-Jean-en-Royans, invalide de guerre, réformé pour rhumatismes articulaires contractés dans les tranchées, vient en pèlerinage à l’Osier, il repart guéri, laissant ses béquilles et un ex-voto en remerciement.

Aujourd’hui, le sanctuaire de Notre-Dame de l’Osier a perdu beaucoup de sa notoriété : le modernisme, le rationalisme, le faux oecuménisme qui se sont introduits dans l’Eglise catholique au cours de la seconde moitié du XXe siècle ont contribué à laisser de côté cette apparition et le message de la Très Sainte Vierge demandant la conversion du huguenot… On ne peut donc que saluer les efforts actuels entrepris pour redonner vie au sanctuaire.

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Notre histoire avec Marie : En 1922, Pie XI proclame Notre-Dame de l’Assomption patronne principale de la France

Tous les royaumes de la terre, et d’abord tous les royaumes chrétiens, qu’ils le sachent ou l’ignorent, quelles que soient les formes de leurs États, sont confiés à la garde de la Mère de Dieu, dont le Fils, Jésus-Christ, est le Roi, puisqu’il est le Roi de l’Univers. Il suffit de penser pour s’en convaincre au Mexique de Notre Dame de Guadalupe, à la Pologne de Notre Dame de Czestochowa, au Portugal de Notre Dame de Fatima. De l’Afrique à la Chine, de l’Argentine à la Russie, tous les pays, tous les continents de la terre sont l’apanage de la Reine des Cieux. « Royaume de France, Royaume de Marie » (Regnum Galliae, Regnum Mariae). En ces quelques mots, tout est dit. La France, fille aînée de l’Église, est l’un des pays, sinon le pays, privilégiés par Notre Dame. En 1922, le pape Pie XI proclame d’ailleurs Notre Dame de l’Assomption patronne principale de la France.

 

La consécration solennelle de la France à la Vierge Marie. Si parfois, à nos yeux recrus de larmes, peut paraître révolu le temps de la France, que s’éclaire et se purifie notre regard ! Qu’il voie, au-delà des apparences, que ne peut-être révolu le temps de Notre Dame, le temps de Notre Dame de France ! À travers les pires vicissitudes, ne peut être révolu l’engagement de la France envers la Mère de Dieu, aussi ancien qu’elle, car son amour pour cette Mère lui fut toujours consubstantiel, mais engagement solennellement pris « à perpétuité » le 10 février 1638 par le roi Louis XIII. Nul pays, je crois, ne fut l’objet d’une consécration à Notre Dame aussi absolue et solennelle, s’étendant à tout son avenir. Cette consécration, à la réalisation de laquelle prit grande part le successeur de Louis XIII, le Dauphin espéré, Louis-Dieudonné qui devint Louis XIV, s’étendit à la France toute entière, qui, au jour prévu pour en faire mémoire, le 15 août, solennité de l’Assomption, organisa, d’abord dans chaque église, puis dans les rues des villes et villages, la fameuse procession, dont la tradition a été si heureusement reprise à Paris par le Cardinal Lustiger et son successeur le Cardinal Vingt-Trois. 

Notre Dame de France en difficulté.
 Cette consécration pourtant ne suivit pas toujours un cours paisible. La Révolution la rejeta, installant au lieu et place de Notre-Dame, dans le chœur de la cathédrale de Paris désaffectée, une actrice affublée du titre de « Déesse Raison », qui reçut les hommages des nouveaux princes, ennemis de la « superstition ». Quand vint le Concordat, la cathédrale est rendue au culte catholique et celui-ci n’y fut plus aboli. Cependant, Napoléon, né un 15 août, s’inventa un saint patron, d’existence et de nom approximatifs, qui fut opportunément célébré ce jour-là, si bien que, sous son règne, on ne sut plus exactement si, lors de la commémoration du vœu de Louis XIII, on honorait l’Assomption de Notre Dame ou l’anniversaire et la fête de l’Empereur… Quant à la République, tant que dura le Concordat, elle célébra l’Assomption de la Vierge le 15 août, et, quand intervint la fameuse loi de 1905, d’inspiration hostile au catholicisme, mais qui, à l’instar des autres religions, le respecta, elle s’abstint de célébrer cette Solennité mais ne la remit pas en cause.


Notre Dame de France en difficulté.
 Cette consécration pourtant ne suivit pas toujours un cours paisible. La Révolution la rejeta, installant au lieu et place de Notre-Dame, dans le chœur de la cathédrale de Paris désaffectée, une actrice affublée du titre de « Déesse Raison », qui reçut les hommages des nouveaux princes, ennemis de la « superstition ». Quand vint le Concordat, la cathédrale est rendue au culte catholique et celui-ci n’y fut plus aboli. Cependant, Napoléon, né un 15 août, s’inventa un saint patron, d’existence et de nom approximatifs, qui fut opportunément célébré ce jour-là, si bien que, sous son règne, on ne sut plus exactement si, lors de la commémoration du vœu de Louis XIII, on honorait l’Assomption de Notre Dame ou l’anniversaire et la fête de l’Empereur… Quant à la République, tant que dura le Concordat, elle célébra l’Assomption de la Vierge le 15 août, et, quand intervint la fameuse loi de 1905, d’inspiration hostile au catholicisme, mais qui, à l’instar des autres religions, le respecta, elle s’abstint de célébrer cette Solennité mais ne la remit pas en cause. 


imageNotre Dame de l’Assomption, patronne principale de la France
. En 1922, première année de son pontificat, le pape Pie XI proclame Notre Dame de l’Assomption patronne principale de la France. Dans sa lettre apostolique « Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam », il affirme : « …Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité… ».
   

Notre Dame de la paix.
 Un signe éclatant de la persistance, dans l’esprit public (et, fût-ce officieusement, dans celui des Autorités de la Nation), du lien d’amour indissoluble entre la France et la Vierge Marie, fut donné à la fin août 1944, lors de la Libération, quand le Général De Gaulle signifia avec grandeur et émotion (au battement sublime du gros bourdon) que la Reine de France, de la France républicaine, demeurait Notre-Dame en sa demeure de Paris, dont le Magnificat ébranlait d’allégresse les voûtes multiséculaires. Moments inoubliables pour la France et pour Paris, que ne font nullement pâlir, mais au contraire resplendir, des actes comme le serment de Koufra, prêté en pleine guerre, le 2 mars 1941, par le général Leclerc et ses hommes, de ne pas cesser le combat avant que les couleurs de la France ne flottent de nouveau sur la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Citons aussi le choix de la cathédrale Notre-Dame de Reims par le général De Gaulle et le chancelier Adenauer pour y faire célébrer en leur présence le 8 juillet 1962, une messe solennelle de réconciliation entre l’Allemagne et la France et d’invocation à la Paix. Acte que commémorèrent en 2012, en ce même lieu, mais cette fois sans la messe, Madame Merkel et Monsieur Hollande.
 

Texte à lire en intégralité sur le site Notre histoire avec Marie

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Notre histoire avec Marie – A Rocamadour, haut-lieu spirituel pour les rois, la Vierge offre son fils au monde

Nous évoquions il y a quelques jours la protection toute particulières des marins par Notre-Dame de Rocamadour. Elle a ainsi veillé sur les concurrents du Vendée Globe, qui n’ont pas manqué de se confier à elle au départ, et de la remercier à leur retour. L’occasion pour nous de revenir sur ce sanctuaire…

Les origines de Rocamadour sont assez mystérieuses car très anciennes et ne sont plus documentées (aucune archive ne subsistante à cause des guerres dites « de religion » du XVIe siècle). Une légende veut que Zachée soit venu s’y retirer. Dans sa solitude, il aurait sculpté la statue de la Vierge. Une autre légende raconte qu’il aurait rapporté d’Orient une statue sculptée par saint Luc.

Rien ne nous permet de connaître véritablement les raisons qui poussèrent des pèlerins, au moins à partir du IXe siècle, à venir, parfois de loin, pour prier dans ce paysage solitaire et difficile d’accès. Qui est arrivé le premier ? Sans doute un ermite, puis d’autres à sa suite, ou simultanément. L’endroit, appelé « Val ténébreux » était tout ce qu’ils pouvaient désirer pour mener leur vie de prière et de solitude. 

Une attractivité croissante. Les Bénédictins, qui prirent la suite des ermites, entreprennent les premières grandes campagnes de construction, et organisent le paysage autant qu’ils le peuvent dans le but d’accueillir des pèlerins de plus en plus nombreux. Ces derniers affluent de plus belle à partir de 1166, suite à la découverte d’un corps « miraculeusement » intact, qu’on a alors supposé être celui d’un ermite nommé Amadour. Robert de Thorigny, abbé du Mont Saint-Michel à partir de 1154, en rapporte les circonstances : « L’an de l’Incarnation 1166, un habitant du pays, étant à ses derniers moments, commanda aux siens, sans doute par une inspiration de Dieu, d’ensevelir son cadavre à l’entrée de l’oratoire. En creusant la terre, on trouva le corps d’Amadour, bien entier ; on le plaça dans l’église, près de l’autel, et on le montra ainsi, dans son entier, aux pèlerins. Là, se font par la bienheureuse Marie, des miracles sans nombre. »   

La construction du site. La réputation de Rocamadour se répand alors et le pèlerinage commence à prendre rang parmi les grands lieux spirituels du Moyen Âge. Une campagne de construction ambitieuse lui donne dans les grandes lignes l’aspect qu’on lui voit aujourd’hui. Le grand escalier, véritable lieu d’ascension spirituelle et de mortification (jusqu’à une époque récente, tous les pèlerins le gravissaient à genoux), conduit les pèlerins de la ville basse au parvis. Ils découvrent alors un vaste espace dégagé entouré de sept églises ou chapelles, la plus grande étant la basilique Saint-Sauveur, l’ancienne église abbatiale, et la plus importante, la chapelle où est conservée depuis huit siècles la statue de la Vierge de Rocamadour. La plupart des bâtiments ont été construits aux XIe et XIIe siècle, sous l’abbatiat de Géraud d’Escorailles, abbé de Saint-Martin de Tulle (1152-1188). Ils ont été plus ou moins restaurés lors de la campagne de sauvetage du milieu du XIXe siècle.   

La Vierge Marie et Rocamadour.
 Dès son origine, ce site est dédié au culte marial. Il y eut d’abord un petit oratoire, une humble grotte, plusieurs fois reconstruit (notamment après un incendie en 1476) et agrandi, jusqu’à devenir la chapelle Notre-Dame, ou « chapelle miraculeuse », de style gothique flamboyant. La statue qu’elle contient est une vierge noire du XIIe siècle, constituée de deux pièces de bois de noyer : Marie elle-même, aux mains tendues et au léger sourire, et l’Enfant-Jésus, assis sur son genou gauche. Elle est particulièrement vénérée le 8 septembre, fête de la Nativité de la Vierge. 
La Vierge Marie assise en majesté attend les visiteurs et offre son Fils au monde. Elle est à la fois la Reine de la paix, et celle qui délivre les prisonniers repentis ou injustement enchaînés. Le Livre des miracles (1172), récit de 126 grâces obtenues par l’intercession de Notre Dame de Rocamadour, est un éclairage saisissant sur la foi de ce « beau XIIe siècle » qu’on a coutume de considérer comme l’âge d’or de la chrétienté.

Une tradition rapporte que, lors d’un pèlerinage à Rocamadour, saint Dominique passa la nuit dans le sanctuaire, nuit au cours de laquelle la Vierge Marie lui a révélé la puissance du rosaire.

Un lieu spirituel pour les plus grands. Rocamadour, situé aux confins du comté de Toulouse (puis des territoires directs du roi de France) et du duché d’Aquitaine devient un enjeu spirituel entre les monarchies française et anglaise. Vinrent à Rocamadour tous les rois de France du XIIe siècle jusqu’à Louis XI (en particulier saint Louis, ses frères, sa mère, Blanche de Castille en 1244), Henri II d’Angleterre (1159 -1170) qui vint remercier de sa guérison d’une maladie grave, Aliénor d’Aquitaine, Alphonse III de Portugal, des saints comme saint Dominique (1219) et saint Antoine de Padoue (vers 1224), Christophe de Romagne, compagnon de saint François d’Assise, Raymond Lulle, le navigateur Jacques Cartier… Notre Dame de Rocamadour a été présente aussi dans tout le mouvement de « reconquête » de l’Espagne sur les Maures. Ainsi en 1212, son étendard était déployé à la célèbre bataille de Las Navas de Tolosa. Mieux, c’est la vue de cet étendard qui aurait redonné le courage aux troupes chrétiennes inférieures en nombre de repartir à l’assaut et d’obtenir la victoire.   

Les « Grands pardons » de Rocamadour.
 En 1317, le pape quercynois Jean XXII érige l’abbaye de Tulle en évêché. Les moines sont remplacés par des chanoines qui assurent le service du pèlerinage jusqu’à la Révolution. En 1428, Charles VII, encore petit « roi de Bourges », en grand danger de perdre son royaume, demande au pape Martin V d’accorder des indulgences particulières aux pèlerins de Rocamadour. Il implore une intervention miraculeuse de Notre-Dame de Rocamadour et prie pour être sacré à Reims. 

Prière à Notre Dame de ROCAMADOUR

Me voici devant vous, ô Notre-Dame de Rocamadour, qui toujours exaucez les prières de ceux qui ont recours à vous. Donnez moi la santé du corps pour servir Dieu et me consacrer à mes frères les hommes.

Donnez aussi ce bien précieux à tous ceux que j ’aime en ce monde. Je vous confie toutes ces vies qui me sont chères.

Ayez pitié de ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur âme, vous qui êtes la mère de tous les hommes.

Avec la santé du corps, accordez nous la santé de l ’âme. Au milieu des épreuves et des soucis de la vie, gardez nous la Foi, une Foi solide comme ce rocher qui vous abrite et où vous accueillez avec amour tant de vos enfants.

Notre Dame de Rocamadour, Gardez-nous, sauvez-nous.

Source et article complet sur : Notre histoire avec Marie

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Notre histoire avec Marie : Notre-Dame de Boulogne, suzeraine du Boulonnais, honorée par nombre de rois

La vénération de l’image miraculeuse de Notre-Dame de Boulogne a été une très antique et très constante tradition qui a été suivie pendant des siècles par les plus simples pèlerins comme par les chevaliers et rois de France. Mais si la Vierge nautonière a pu ensuite être victime des excès protestants et révolutionnaires, le sanctuaire restauré demeure encore aujourd’hui un haut lieu marial essentiel.

Les vieux chroniqueurs racontent qu’un jour de l’année 633 ou 636, vers la fin du règne de Dagobert, un mystérieux bateau, sans rames, sans voiles et sans matelots est entré dans l’embouchure de la Liane (fleuve), occupée aujourd’hui par le port de Boulogne.

Au même moment, la Mère de Dieu apparaît aux membres d’une petite communauté chrétienne qui s’étaient rassemblés pour la prière dans une modeste chapelle de la ville haute. Elle les avertit qu’une nef contenant son image pénétrait dans leur rade, et qu’elle voulait voir placée cette image dans le lieu même où ils s’étaient réunis, afin que rejaillisse sur eux, à perpétuité, les merveilleux effets de sa protection.

Selon le plus ancien récit manuscrit de cette découverte miraculeuse, une bible manuscrite et quelques reliques accompagnent cette effigie « entourée de lumière ». Accourus sur le rivage, les chrétiens qui priaient là s’emparent de la statue et la transportent dans une chapelle de la ville haute qui sera transformée par la suite en église. Aujourd’hui, ni cette église qui l’abritait, ni la statue antique n’existent encore. L’église avait été reconstruite dans le premier quart du XIIe siècle par la comtesse de Lorraine (+ 1113), mère de Godefroy de Bouillon, premier roi de Jérusalem. Notre-Dame de Boulogne était déjà devenu à l’époque un des centres de pèlerinage les plus importants d’Europe.

Innombrables sont les grâces de conversion, de guérison et les miracles obtenus par les pèlerins en ce sanctuaire. En 1330, pour ceux qui ne peuvent se déplacer, on construit sous le règne du roi Philippe V, fils de Philippe le Bel, tout près de Paris là où la Seine s’étale comme un bras de mer, une nouvelle église dédiée à Notre-Dame de Boulogne. Une ville grandit autour du sanctuaire : Boulogne-Billancourt.

Longue est la liste des rois, reines, princes, princesses et dignitaires de l’Église qui sont venus honorer la Vierge de Boulogne-sur-Mer. Elle contient les noms des comtes de Flandres, d’Artois, de Saint-Pol, du Ponthieu ; des ducs de Bourgogne, notamment Philippe le Bon ; Bertrand du Guesclin, connétable de France (1364) ; des rois d’Angleterre : Henri III et Henri VIII ; et des rois de France bien sûr : Philippe Auguste, Philippe le Bel, Jean le Bon, François Ier, puis Charles VII (1422) et sainte Jeanne d’Arc (1429), puis Charles VIII (1495), Louis XII (1512), Henri III (1578), Louis XIII (1640), Louis XIV, donateur d’un jubé en 1666, la reine de France, Marie Leszczynska épouse de Louis XV (1735), etc.

En 1477, la suzeraineté du Boulonnais est transférée à la Vierge nautonière par Louis XI, lorsqu’il rattache la province à la Couronne après s’être proclamé protecteur du sanctuaire en mars 1464. C’est ainsi que l’on voit, un jour d’avril 1478, le roi faire un premier hommage de son comté de Boulogne à la Mère de Dieu et s’engager, en son nom et en celui de tous ses successeurs, à lui payer tous les droits seigneuriaux de ce fief.

En prenant possession de Boulogne, Henri II ne manque pas de faire lui aussi acte de vassalité envers la Vierge, mais il faut attendre Louis XIV pour que cet engagement soit à nouveau solennellement repris. L’hommage royal est encore rendu en 1728 par Louis XV, mais abandonné sous Louis XVI.

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