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Le Pape François alerte contre les « menaces contre l’objection de conscience des médecins »

Dans l’avion qui le ramenait de son voyage à Rabat, au Maroc, le 31 mars dernier, le pape François a évoqué les « menaces contre l’objection de conscience des médecins » qui concernent tant les pays musulmans que les pays européens.

 

La liberté de conscience et la liberté religieuse « ne se limitent pas à la seule liberté de culte » a-t-il rappelé. Il faut également que chacun puisse « vivre selon sa propre conviction religieuse ». Il s’est alors inquiété du « retour en arrière que nous, chrétiens, nous faisons, quand nous revenons sur la liberté de conscience ». « Pensez aux médecins et aux institutions hospitalières chrétiennes qui n’ont pas le droit à l’objection de conscience, par exemple pour l’euthanasie », a-il déclaré, avant d’ajouter : « nous courons le danger que certains gouvernements retirent la liberté de conscience qui est le premier pas vers la liberté de culte ».

 

Source genethique.org

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Norvège : victoire pour l’objection de conscience

La Cour suprême de Norvège s’est prononcée en faveur de l’objection de conscience et de la liberté de conscience des médecins. Elle a estimé que le Dr Katarzyna Jachimowicz avait agi dans le cadre de ses droits en refusant de poser des dispositifs intra utérins (stérilets) aux femmes en raison d’objections morales. La Cour a demandé aux autorités sanitaires gouvernementales de respecter le droit à l’objection de conscience des professionnels de la santé. Dans son arrêt, elle a cité la Cour européenne des droits de l’homme : « … conformément à l’article 9, la liberté de pensée, de conscience et de religion est l’un des fondements d’une ‘société démocratique’ au sens de la Convention ».

 

En 2015, le Dr Jachimowicz qui travaillait comme médecin pour la municipalité de Sauherad a été licenciée. Toutefois, lorsqu’elle avait été embauchée en 2011, la municipalité était au courant de ses objections. Si un tribunal inférieur a soutenu le médecin, mais les autorités de santé ont fait appel (cf. Stérilet : Premier procès en Norvège sur le droit à l’objection de conscience). L’affaire a ensuite été entendue par la Cour suprême de Norvège à la fin du mois d’août 2018.

 

Pour l’avocat du Dr Jachimowicz, Håkon Bleken, « la décision de la Cour suprême d’aujourd’hui marque un pas important dans la bonne direction, non seulement pour les médecins, mais également pour les personnes de confiance de toutes les professions. Cette décision protège l’un des droits les plus fondamentaux, le droit d’agir conformément à ses convictions profondes. Le Dr Jachimowicz prend sa vocation de professionnel de la santé au sérieux. Elle a promis de protéger la vie et s’est opposée à toute participation à sa prise. La Cour a établi aujourd’hui qu’elle avait parfaitement le droit de le faire ».

Source : genethique.org

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Dans la Sarthe, un hôpital ne pratique plus d’avortements

Dans le Sud de la Sarthe, le centre hospitalier du Bailleul de la Flèche ne pratique plus d’interventions volontaires de grossesse (IVG) depuis janvier 2018.

Au centre hospitalier, sur les cinq gynécologues en poste en 2017, trois ont fait valoir leur clause de conscience. « La clause de conscience, c’est, pour le médecin, le droit de refuser la réalisation d’un acte médical pourtant autorisé par la loi mais qu’il estimerait contraire à ses propres convictions personnelles, professionnelles ou éthiques ».

Après le départ d’un quatrième médecin en retraite, le centre n’est plus en capacité de répondre de répondre aux demandes d’avortement des femmes, qui se rendent désormais pour cette intervention médicale à l’hôpital du Mans ou d’Angers.

L’Agence Régionale de Santé évoque un problème plus général de manque de moyens. « La loi permet à trois gynécologues sur les quatre praticiens de l’hôpital du Bailleul de refuser l’IVG, pour des raisons éthiques. Un fait qui s’ajoute aux problèmes de ressources médicales connu dans ce territoire rural », explique Yves Lacaze, délégué territorial.

Source : genethique.org

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L’objection de conscience des pharmaciens menacée par l’avortement

D’un côté, un pharmacien qui refuse de délivrer la pilule du lendemain à un homme suscite l’indignation sur les réseaux sociaux, et le relai interrogateur de la presse. De l’autre, en Arizona aux Etats-Unis, une femme enceinte se voit refuser la pilule abortive de la part d’un pharmacien objecteur. Joël Hautebert, Professeur de droit des Universités et membre de l’association Objection !, rappelle pour Gènéthique les enjeux de ce débat.

Gènéthique : En France, en juin dernier, un homme se voit refuser la pilule du lendemain qu’il demandait pour sa fille. Les réactions offusquées des internautes sont-elles justifiées ?

Joël  Hautebert : Je crois utile de rappeler en premier lieu que le rapport du client avec le pharmacien est avant tout basé sur une relation de confiance. Indépendamment de la question précise qui concerne la pilule abortive, le pharmacien est légalement responsable des produits qu’il vend. De par sa fonction, il exerce un rôle de conseil, que les clients attendent d’ailleurs de lui. Or quand il s’agit de produit abortifs, il semble qu’il soit soumis à une injonction de délivrance, une obligation systématique et irresponsable de vente, comme si toutes les obligations usuelles qui sont attendues de lui n’existaient plus et ce, quelques soient les circonstances. C’est assez frappant et manifeste dans l’attitude de celui qui a livré l’information sur les réseaux sociaux. Sur la contraception d’urgence, on n’attend plus du professionnel qu’il prenne les précautions d’usage à la délivrance de ses produits. Du fait de leur dosage et de leur action, ces pilules devraient pourtant être concernées au premier chef parmi les produits qui requièrent de telles précautions. Souvent, on oublie que la responsabilité du pharmacien est engagée dans la délivrance des produits qu’il vend. Il est doublement tenu à la vigilance.

Ensuite, les professionnels sont alertés par des utilisations frauduleuses ou tout à fait inadéquates qui imposent encore davantage de précautions : des hommes qui ne veulent pas que leur femme ou leur compagne aient des enfants et qui s’arrangent pour leur faire ingérer, à leur insu, ces comprimés surdosés, sur lesquels il n’existe aucun contrôle, mais qui ne sont pas sans incidence sur la santé.

Cet épisode malheureux révèle le tabou qui entoure désormais l’avortement, qui doit être possible quelques soient les circonstances. Au nom de la liberté de la femme, on fait la promotion de pratiques qui l’aliène.

De plus, il semble que dans cette histoire, le pharmacien ne connaissait pas l’homme qui lui demandait le produit et, à la demande du pharmacien de voir sa fille ou de l’entendre par téléphone, il a répondu qu’elle « n’était pas en état » de le faire. Le rôle du pharmacien peut-il sur ces questions se résumer à n’être qu’un distributeur ? Son exigence de conseil s’arrête-t-elle à l’IVG ? Pourquoi ?

G : Petit détour maintenant en Arizona, où les Medias se sont aussi fait le relai de l’histoire d’une femme enceinte venue demander un produit abortif que le pharmacien, objecteur de conscience, lui a refusé. Etait-ce légitime de part et d’autres ?

JH : Tout d’abord aux Etats-Unis, en Arizona, un pharmacien n’est pas obligé de délivrer un produit abortif même sur présentation d’une ordonnance. Cette liberté permet aux professionnels d’exercer leur métier dans le respect de leurs convictions et conformément à leur vocation de soignants. Cela étant dit, la couverture médiatique de cette affaire surprend. Lorsqu’on lit attentivement les articles de presse, les conditions de la demande et du refus ne sont pas claires : certains articles de presse font état d’un enfant mort, son cœur ne bat plus, les médias américains parlent de leur côté plus volontiers d’un bébé non viable.

Si l’enfant à naitre est décédé, la délivrance du produit qui doit permettre l’expulsion ne pose pas de problème éthique, mais si le bébé est réputé non viable, c’est qu’il est, au moment de la prescription et de la prise, encore vivant. La délivrance de la pilule abortive conduira de facto à un avortement et donc à la mort du fœtus. Dans ce domaine, les exemples ne manquent pas de fœtus non viable, nés vivants et qui le demeurent bien après leur naissance !

Ce qui interroge, c’est la façon dont l’information a été donnée et qui ne permet pas de déterminer le bien-fondé ou non de la réponse du professionnel. Et la question se pose une nouvelle fois : l’obligation d’information s’arrête-t-elle aux questions d’avortement ? Cette information diffusée sur les réseaux sociaux, reprise par les militants et la presse n’a pas été passée au crible d’un esprit critique et ne permettent pas d’apprécier les faits. Par contre, le lynchage du pharmacien est l’occasion de remettre en cause le bienfondé de l’objection de conscience. Etait-ce finalement le véritable enjeu de cette surenchère ? On peut légitimement se poser la question.

Source : genethique.org

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L’objection de conscience est une absolue nécessité face à l’affaissement des valeurs chrétiennes

de Cyril Brun sur Atlantico.fr

Dans un continent où le relativisme semble triompher, quel défi devons-nous affronter aujourd’hui ? Nous devons témoigner de la Vérité, non brandir des valeurs. Nous ne pouvons plus taire les principales questions qui pèsent sur une société qui a perdu son propre sens et la simple conscience d’elle-même et pour qui la « non-discrimination » est érigée en principe fondateur et l’égalitarisme en dogme. Nous ne devons pas avoir peur d’aborder tous les sujets délicats : la sexualité, la mort provoquée, le relativisme, l’avenir des jeunes…

Il est nécessaire d’éclairer le public contre les subtils bouleversements auxquels nous pourrions assister.

Nous sommes parvenus à la croisée des chemins. Les socialistes ont salué la victoire de François Hollande comme un moment historique. Mais à y regarder, ce n’est pas cette élection qui est historique, c’est le moment lui-même. Car en ce début de XXIème siècle, nous pourrions bien assister  à un radical changement de société. Tout est prêt pour cela. Une opinion publique anesthésiée par la bien-pensance ambiante, le rejet systématique d’un éclairage éthique ou religieux, un gouvernement dominé par un électoralisme et l’idéologie selon laquelle nous serions incapable de discerner le bien du mal : bref, un aveuglement général des consciences.

Au moment où l’on réclame l’ouverture d’un débat en France concernant le mariage entre personnes du même sexe, nous devons reposer les questions principales qui pèsent sur une société oublieuse d’elle-même. Quels défis seront lancés aux Français avec ce débat ? Face à la confusion, il n’y a pas d’autre réponse que la clarté et la transparence de la vérité. La vérité est accessible à tous. Et en France, elle demeure encore enracinée dans notre culture. Voilà pourquoi nous devons, partout, nous investir dans les débats culturels et politiques touchant au domaine de la sexualité, de la vie, de l’éthique, en un mot, tout ce qui attrait à la dignité humaine. Devant la tendance visant à détourner le mariage de sa juste acception, nous devons nous engager en affirmant  le principe de réalité, et cela même si notre attitude devait un jour  être jugée comme hors-la-loi.

Nous devons sans relâche former notre conscience et nous comporter comme elle nous l’indique, avec une intelligence et une volonté droites : analyser les situations et comprendre les tendances qui dévalorisent la pensée humaine, sans tomber dans un discours idéologique.
Pour obtenir des résultats sur le plan politique, il nous faut refuser la compromission sur de tels sujets. Aussi devons-nous être enracinés dans la réalité. On ne peut pas, on ne doit plus tromper nos concitoyens avec des valeurs humaines tronquées et affadies parce que coupées de leurs racines.

L’issue ne dépendra pas seulement de notre action, certes. Mais même sans résultats politiques, nous saurions alors, en conscience, que nous aurions mené le bon combat. C’est cette conviction qui doit nourrir notre détermination. Le « succès » n’est  pas entre nos mains. Nous devons simplement témoigner de la vérité et la rendre attractive, par la mise en lumière de la beauté et de la bonté naturelles qu’elle porte en elle.

Nous devrons répondre devant les générations futures de ce que nous avons fait. La génération précédente, celle des années soixante, a laissé détruire la famille. Nous avons la responsabilité, au moins, de témoigner de la vérité et de la faire aimer. Ce n’est pas une bataille facile, mais en réalité, elle ne l’a jamais été, à aucune époque.

Et pour l’affronter, nous n’avons pas à concevoir de vastes stratégies puisque ces questions relèvent directement de notre nature et de notre identité. Il devrait suffire de dire la vérité… Or nous ne pouvons pas cacher que nous sommes dans une situation difficile en Europe : les adversaires d’un humanisme durable utilisent particulièrement la question de l’orientation sexuelle pour étendre leur influence et saper cette cohérence qui permet à l’homme de s’épanouir en vérité.

Nous sommes dans une situation de confusion et c’est pourquoi nous sommes faibles : nous ne percevons plus la pertinence de la réalité. Dans toutes les institutions, « l’esprit du monde » cherche à s’insinuer, cet esprit qui vise à rabaisser l’homme en limitant ses besoins aux seuls communs avec le règne animal.

Partout, l’on cherche à s’adapter au « politiquement correct ». Ne sachant plus où réside sa sauvegarde, la société moderne est dominée par la peur.

Nous nous sentons perdus, alors que nous devrions nous appuyer sur ce qui a déjà fait ses preuves pour donner confiance en l’avenir.
Heureusement, certains savent encore résister à cette confusion des repères, en restant fidèles à leur conscience. Refusant la peur, nous devons porter sur le terrain politique les valeurs qui fondent notre civilisation, afin de retrouver des appuis sûrs, fondement de notre progression humaine. Et ces valeurs fondatrices de notre civilisation chrétienne ne peuvent être proclamées de manière idéologique. Il ne suffit pas d’affirmer qu’elles sont bonnes mais il nous faut montrer qu’elles sont bonnes parce qu’elles sont justes. Il faut donc changer d’angle d’approche et s’appuyer sur la réalité.

Dans beaucoup de domaines, nous serons appelés à poser des choix clairs et à résister à cette volonté de détournement du bon et du vrai : il n’est ainsi pas exclu qu’un jour, les médecins  se voient obligés d’agir contre leur conscience. La récente discussion au Parlement européen visant à restreindre la pratique de l’objection de conscience, notamment dans le domaine de l’avortement ou de l’euthanasie, l’illustre.

L’Europe connaît actuellement une révolution radicale, qui s’attaque violemment aux fondements pluriséculaires de sa propre civilisation, cherchant à redéfinir les notions de famille et de sexualité. Cette révolution est à l’œuvre dans les plus grandes organisations mondiales comme l’Organisation des nations unies, au sein même de l’Union européenne et de nombreux gouvernements, massivement appuyés par les médias. Des moyens techniques de contrôle et de manipulation psychologiques des masses sont utilisés pour que ce totalitarisme soft continue à miner ce qui reste de la culture chrétienne. L’Europe voit s’instaurer des références nouvelles, comme le « mariage » entre personnes du même sexe, équivalent dans tous ses effets au mariage entre un homme et une femme. Et ces références sont justifiées par des raisons non plus humaines mais « fondamentales ». Or qu’entend-on par fondamental quand une société n’a plus de fondements ?

L’égalité de traitement ne peut rendre naturel une notion qui ne l’est pas. Sur ce point nous serons appelés à répondre chacun, personnellement. Et la question ne sera pas « cela est-il bon ou mauvais ? » mais bien « est-ce vrai ou faux ? ». Nous naissons homme et femme ; et c’est seulement dans l’union constituée par ce couple que l’humanité peut continuer à exister. Ce n’est pas du relativisme, mais une absolue vérité.

Tribunes et entretiens

Quelle place pour la liberté de conscience dans les sociétés libérales ?

La Cour suprême des États-Unis a donné raison au pâtissier ayant refusé de préparer un gâteau pour un mariage homosexuel. Grégor Puppinck decrypte cet arrêt et considère que la liberté de conscience est la « roue de secours » d’une société libérale

FIGAROVOX.- Quelles sont les conséquences de la décision rendue lundi par la Cour suprême des États-Unis ?

Grégor PUPPINCK.- Même lorsque l’on connaît l’importance du « wedding cake » dans un mariage américain, cette affaire a l’air d’une plaisanterie insolite ! Préparer un gâteau pour la fête d’un « mariage homosexuel » n’est qu’une coopération très éloignée à ce mariage. Un artisan-pâtissier a pourtant refusé de créer ce gâteau, en invoquant le respect de sa liberté d’expression et de ses convictions morales et religieuses. Le couple d’hommes l’a traîné pendant six années devant les tribunaux pour cette raison.

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Irlande : les médecins demandent l’inscription de l’objection de conscience à l’avortement

Dans l’actuel projet de loi avortement, refuser de transférer une patiente vers un médecin pratiquant l’IVG « constituerait une violation de la loi ». En effet, si la loi autorise l’objection de conscience et permet aux médecins de ne pas pratiquer d’IVG, elle les oblige toutefois à « prendre des dispositions pour le transfert des soins de la femme enceinte concernée afin de lui permettre de procéder à l’interruption de cette grossesse ».

Medical Alliance for the Eighth, représentant les professionnels de santé opposés à l’avortement, a demandé au gouvernement d’« étendre les protections des objecteurs de conscience aux généralistes qui refusent de transférer les femmes à d’autres médecins ». En effet, « si les médecins, les infirmières et les sages-femmes sont opposés à l’avortement, alors ils ne souhaitent pas être impliqués dans le processus » a expliqué le Dr O’Regan, de Killarney, considérant que l’IVG « va à l’encontre de toute [sa] conscience et (…) de tout ce qu’[il] comprend comme étant de bons soins ». Le médecin ajoute même : « Le grand mot à la mode pendant toute la campagne a été le choix. Qu’en est-il du choix des médecins qui disent ‘ce n’est pas ce que nous avons signé’ ? »

Médecins pour la Vie, un autre groupe de médecins ayant fait campagne en faveur du ‘non’, a déclaré que si le gouvernement acceptait d’élargir le droit à l’objection de conscience, ce serait « une voix claire pour ces professionnels de santé qui ne souhaitent pas faire usage de leurs compétences contre les membres les plus faibles de la société, quel que soit leur âge ». « Nous ne ferons aucune action permettant délibérément de mettre fin à la vie de l’un de nos patients » a communiqué le groupe

Source : genethique.org

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Dépénalisation de l’IVG en Belgique : une menace pour l’objection de conscience

Plusieurs organismes belges militent actuellement pour faire sortir l’IVG du code pénal de la Belgique. Leur but est de « répondre juridiquement à la banalisation sociale de l’avortement ».

Les conséquences pour les professionnels de santé seraient « dramatiques » : grâce à cette inscription au code pénal, le droit belge considère encore l’avortement comme un « acte particulier », permettant de fait aux professionnels de santé d’user d’une clause de conscience. « La dépénalisation de l’IVG menacerait directement cette clause de conscience en mettant l’acte abortif sur le même plan que n’importe quel autre acte médical ».

Source : Genethique.org

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L’objection de conscience des médecins menacée par l’Association médicale mondiale

Fondée en 1947 en réaction aux expérimentations médicales nazies, l’Association médicale mondiale (AMM) est aujourd’hui sur le point d’adopter un texte qui remet en cause ses principes éthiques fondateurs. Son projet de « Déclaration sur l’avortement médicalement prescrit (IMG) » pourrait en effet porter atteinte à l’indépendance des médecins et de la protection des enfants à naître, porteurs d’un handicap ou d’une maladie grave.

Le projet de texte n’est pas passé inaperçu aux yeux du « European Center for Justice and Law » (ECLJ). Il l’inquiète au contraire, à deux égards principalement.

Premièrement parce qu’il limite le droit à l’objection de conscience des médecins, en déclarant qu’ils pourraient être contraints d’effectuer eux-mêmes des avortements dans certaines circonstances Cette injonction contredit la raison d’être de l’AMM, qui est « d’assister et d’agir pour le compte des médecins que l’on empêche d’exercer dans un contexte éthique ».

Il supprime ensuite du texte fondateur, la phrase « l’AMM demande au médecin de préserver le respect de la vie humaine » ainsi que la référence à « l’enfant à naître ». Pourtant, ce texte – la Déclaration de Genève adoptée en 1948 – affirmait le devoir de tout médecin de « maintenir le plus grand respect pour la vie humaine dès la conception ».

L’ECLJ s’est par conséquent adressé à toutes les organisations nationales de médecins membres de l’AMM, pour les inciter à amender ce texte à l’occasion de l’Assemblée générale prévue en octobre 2018 à Reykjavik (Islande).

Il demande à chacune de ces organisations de maintenir les principes éthiques fondateurs de l’AMM, conformément au droit international des droits de l’homme. Le droit à l’objection de conscience est une composante essentielle et incontournable du droit fondamental à la liberté de conscience. Le droit international ne reconnaît par ailleurs aucun « droit à l’avortement », seul le droit au respect de la vie existe.

Source : Institut européen de bioéthique

NLQ #Philosophie

Objection de conscience – S’engager en conscience

S’engager en conscience.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », mettait déjà en garde Rabelais. Une belle phrase pour nous chrétiens, pour l’homme spirituel, pour l’homme de bien. Une phrase réconfortante même, tant elle sent la raison. Une phrase, pourtant, vide de sens pour la plus grande partie des hommes d’aujourd’hui. Ni les mots, ni leur connexion logique, ni leur rapport de dépendance ne sont réellement accessibles à l’immense majorité de nos contemporains. Et les chrétiens ne sont pas systématiquement exempts. De fait, l’homme d’aujourd’hui ne sait pas vraiment ce que signifie ces mots : science, conscience et, bien moins encore, âme.
L’un des problèmes fondamentaux aujourd’hui est un problème de vocabulaire et donc d’amalgame, de définition, et donc en définitive de sens. Tout philosophe, tout penseur, sait bien que pour penser, pour dialoguer, il faut s’entendre au préalable sur le sens que l’on donne aux mots. Ne pas sacrifier à un tel préambule, c’est courir le risque presque inévitable du dialogue de sourds. Tout idéologue, tout tyran sait, lui aussi, que pour manipuler, désorienter et diviser, il suffit simplement de brouiller les sens, de travestir les définitions pour mieux jouer de l’amalgame avec des coques vides.

La baisse indéniable du niveau de connaissances des populations – même si quantitativement les hommes sont mieux formés, qualitativement ils le sont moins – ouvre aux manipulateurs, aux sophistes de nos jours et aux médiocres penseurs, une vaste plaine qu’il est trop facile d’investir. Il est alors courant, d’entendre des syllogismes qui n’en sont pas, des déductions de vérités erronées ou incomplètes qui reposent sur des fantômes de concepts.
« Mon peuple est en exil / périt faute de Connaissance » s’attriste Dieu auprès du prophète Osée. Ce n’est pas une plainte à prendre à la légère. C’est le drame le plus profond de l’homme, car aimer Dieu – vocation ultime de l’homme et source de son bonheur – c’est le connaître, nous dit saint Bernard. Il y a un rapport étroit, essentiel , entre connaissance, volonté, moralité, bonheur et conscience. Et ce rapport qui unifie toutes ces réalités intellectuelles, c’est le sens, le but de l’agir humain.

Nous agissons toujours en vue d’un but. Poser un acte est toujours quelque chose d’intermédiaire pour obtenir l’effet escompté. Mais, pour agir, il faut donc au préalable identifier le but. Dans quelle direction vais-je ? Le problème fondamental est donc celui d’identifier mon but, car c’est lui qui donnera sens et valeur – qualitative et morale – à mes actes et donc, en définitive, à ma vie. Car clairement, ce qui me permet d’atteindre mon but est bon, ce qui m’en éloigne est mauvais.

La question est donc pour chaque homme d’identifier le but en vue duquel agir, d’en avoir connaissance. Mais si le but de mon action détermine ce qui est bien ou mal dans mes actes qu’est-ce qui détermine si ce but est bon ou non ? Précisément la conscience comme nous le rappelle Rabelais.

Pour lire l’intégralité de la conférence c’est ici