A la une #Articles #Dans le Monde #NLH #NLQ

Semaine de prière de l’unité des chrétiens du 18 au 25 janvier

Le seul oeucuménisme véritable est celui qui se fait sous l’égide du Siège Apostolique pour que les brebis égarées reviennent dans la maison du Père.

Chaque année, le principal temps fort œcuménique demeure la « Semaine de prière pour l’unité chrétienne » qui, depuis 1908, rassemble des chrétiens de toutes confessions du 18 au 25 janvier.

Un comité international – composé de représentants du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (Rome) et de la commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Eglises (Genève) – publie chaque année un document sur un thème préparé par un groupe interconfessionnel d’un pays. Il propose un thème biblique, un schéma de célébration œcuménique et des prières quotidiennes.

En France, ce document est adapté par le centre Unité chrétienne de Lyon, qui propose aussi tout un matériel d’animation : brochure, affiches, images, etc.

PRIER POUR L’UNITÉ

19 janvier 2017 : Mgr Denis JACHIET, évêque auxiliaire de Paris, Pasteur Laurent SCHLUMBERGER, pdt du conseil national de l'église protestante unie de France (EPUF), P. Yakup AYDIN, prêtre de l’église syriaque orthodoxe d’Antioche, lors de la célébration oecuménique dans le cadre de la semaine de prière pour l'unité des Chrétiens. Cath. Notre-Dame, Paris (75), France.

Prières de la semaine pour l’unité des Chrétiens

Puisse chaque Église reconnaître aujourd’hui le mal qu’elle a fait à d’autres chrétiens et en demander humblement pardon, et puisse-t-elle entendre la même demande que d’autres chrétiens lui adressent et, à son tour, leur accorder son pardon.


Justice et paix s’embrassent : chemin d’unité

La Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2019 a été préparée par les chrétiens d’Indonésie.

La Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2019 a été préparée par les chrétiens d’Indonésie. L’Indonésie est le plus grand pays d‘Asie du Sud-Est avec plus de 17 000 îles, 1 340 groupes ethniques différents et plus de 740 langues. Elle est pourtant unie dans sa diversité. Ce fragile équilibre est aujourd’hui menacé par de graves problèmes. La corruption est présente sous plusieurs formes, elle pervertit les relations sociales et accroît les situations d’injustice.

Animés par ces inquiétudes, les chrétiens d’Indonésie ont trouvé que le verset du Deutéronome « Tu rechercheras la justice, rien que la justice… » (Dt 16,20) était un appel particulièrement pertinent pour eux et pour tous les chrétiens, ils nous proposent donc de prier avec les versets 11 à 20 de ce chapitre 16 du Deutéronome.

La paix est un des fruits de la justice (cf. Es 32,17) et « le fruit de la justice est semé dans la paix (Jc 3,18). Justice et paix sont intimement liées. De même qu’il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas non plus d’unité sans justice. L’injustice a nourri les divisions entre les chrétiens, le chemin de l’unité chrétienne passe donc non seulement par la réconciliation mais également par la justice et le respect des minorités. Cela est vrai pour le Conseil œcuménique des Églises comme pour toutes les Églises dans tous les pays du monde.

La quête de « l’unité dans la diversité », comme l’exprime la devise de l’Indonésie, rejoint particulièrement ceux qui prient pour l’unité telle que le Christ la veut. Notre chemin d’unité en cette Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2019 se fait pèlerinage vers la justice et la paix avec tous nos frères et sœurs chrétiens du monde entier.

Anne-Noëlle CLÉMENT
directrice du centre œcuménique
Unité Chrétienne, Lyon
Source : CEF

NLQ #Rome

L’œcuménisme, axe central du pontificat : le pape à Genève

Un « pèlerinage œcuménique », c’est le sens que le Pape François souhaite donner à son 23ème voyage apostolique à Genève. Le Saint-Père effectue ce déplacement en Suisse le 21 juin 2018 à l’occasion du 70ᵉ anniversaire du Conseil œcuménique des Eglise. C’est d’ailleurs la visite du Pape qui viendra clôturer la réunion du Comité central du COE initiée le 15 juin.

Le thème de ce voyage est « cheminer, prier et collaborer ». Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, y voit « un événement capital et historique pour la recherche de l’unité des chrétiens et pour la coopération des Églises pour un monde de justice et de paix ». Il s’agira de la troisième visite d’un Pape au COE. C’est sur les traces de ses prédécesseurs Paul VI, le 10 juin 1969, dans le contexte de l’après Concile Vatican II et de Jean-Paul II, le 12 juin 1984, que le Pape François se rend à Genève, et s’exprime devant le Conseil œcuménique des Églises. Mais c’est la première fois qu’un Pape place au cœur de sa visite la rencontre avec les membres du COE.

Ce choix vient confirmer l’attention que le Saint-Père accorde au dialogue œcuménique. Depuis le début de son pontificat, de nombreuses pierres sont venues s’ajouter à son édifice : le voyage à Lund, en Suède, en 2016, à l’occasion des 500 ans de la réforme luthérienne ; la rencontre historique la même année avec le Patriarche orthodoxe Kirill de Moscou et de toute la Russie, à Cuba ; l’engagement conjoint avec le Patriarche Bartholomée Ier de Constantinople en faveur des migrants et de la protection de la Création, les nombreux échanges avec le primat de l’Église anglicane Justin Welby ou encore la visite à Turin dans un temple vaudois en 2015 et cette demande de pardon. Autant des gestes qui témoignent de la voie empruntée par le Pape François en faveur d’un œcuménisme de la fraternité, de la charité et tourné vers la prière.

Un œcuménisme qui « se fait en chemin »

Pour autant, le Saint-Père ne relègue pas le dialogue théologique au second plan. Il demeure à ses yeux « essentiel pour la réconciliation » (discours du Pape François à la délégation œcuménique de Finlande, à l’occasion de la fête de Saint Henri, le 19 janvier 2017) mais doit être accompagné voir précédé par « un œcuménisme pratique » : travailler ensemble, prier ensemble pour le troupeau de Dieu (audience générale 28 mai 2014) et renforcé par une autre dimension : « l’œcuménisme du sang » au cœur de tout effort œcuménique selon le Pape François pour qui le sang versé des chrétiens en fait « des témoins de la foi, des martyrs, unis dans le lien de la grâce du baptême »(homélie du Pape François aux secondes Vêpres de la fête de la conversion de saint Paul, le 25 janvier 2018, en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs).

Cette vision,  cette collaboration doit permettre d’avancer sur le sentier de l’unité et le Pape se veut exigeant rappelant que les divisons au sein du christianisme sont « un scandale, un obstacle à l’annonce de l’Evangile du salut au monde » (discours du Pape François à Justin Welby, archevêque de Canterbury, le 16 juin 2014). La visite du Saint-Père au siège du COE et à l’institut œcuménique de Bossey pourrait marquer une étape importante dans le dialogue œcuménique. Perçues comme un signe d’espérance, les paroles du Pape sont très attendues, dans un monde marqué par de nombreuses fractures et injustices.

Source : Vatican News – Hélène Destombes

NLQ #Rome

Le programme de la visite du Pape François à Genève

Le Saint-Siège a dévoilé ce lundi le programme de la visite œcuménique que le Pape François effectuera en Suisse le 21 juin prochain.

Le 21 juin prochain, le Pape François quittera Rome à 8h 30 direction Genève où il passera la journée. Après la cérémonie de bienvenue, le Saint-Père sera reçu en privé par le président de la confédération suisse Alain Berset.

A 11h15, François est attendu au siège du Conseil œcuménique des Eglises (COE) pour une prière œcuménique, au cours de laquelle il prononcera une homélie. Une cérémonie qui sera suivie d’un déjeuner avec les membres du COE. L’après-midi, à partir de 15h 45, le Saint-Père prononcera un discours devant le Conseil, à l’occasion des 70 ans de sa création.

Le Pape achèvera cette journée à Genève en psésidant la messe avec les catholiques suisses au Palais des expositions et des congrès de la ville. Son départ pour Rome est prévu à 20h locales.

François sera le quatrième pape à se rendre en Suisse dans l’histoire récente. Paul VI était venu en 1969, déjà à l’époque notamment pour rencontrer le Conseil Œcuménique des Églises, dans le contexte de l’après Concile Vatican II. Jean-Paul II est venu en 1982 à Genève également, et il est revenu en Suisse en 1984 où il a prononcé un discours devant le COE, puis en 1985 et en 2004, à Berne. Enfin, Benoît XVI s’était rendu, lors d’une période de repos, au monastère du Grand Saint-Bernard en juillet 2006.

Source : Vatican News