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Le pape reçoit One Of Us – “Que toute vie soit respectée”

Le pape François exhorte la Fédération européenne « Un de nous » (« One of Us ») pour la vie et la dignité de l’homme, à poursuivre son travail afin que toute vie « soit respectée et soignée avec tendresse ».

C’est ce qu’il a demandé en s’adressant à seize membres du comité exécutif de la Fédération reçus en audience dans la salle jouxtant sa bibliothèque privée le vendredi 18 mai 2018, indique Vatican News en italien du 22 mai.

« Notre culture aujourd’hui, a dit le pape, est une ‘culture du rejet’, alors que lutter pour la vie c’est lutter pour une culture où toute vie doit être respectée. Aujourd’hui dire cela semble un langage ‘martien’. Votre travail, c’est de faire atterrir cette idée dans une culture sélective. »

En faisant une vive allusion au suicide assisté, parfois pratiqué en cachette à l’égard de personnes âgées, le pape s’est exclamé : « Excusez-moi ! Quand je parle de ces choses, je m’échauffe trop et je perds le sens de la diplomatie. »

Après la bénédiction, indique un communiqué de One of us, le pape François « a donné un chapelet à chacun des membres présents, y compris le plus jeune participant, encore dans le sein » de sa mère.

Au cours de la rencontre, Carlo Casini, fondateur et président honoraire de la Fédération, a dénoncé le fait que « la vie à naître est maintenant attaquée par les puissances économiques » et, par conséquent, a-t-il estimé, il est nécessaire de compter sur « la relation étroite avec l’Église et sa force », indique la note.

Cette rencontre avec le pape a eu lieu à la veille du quarantième anniversaire de l’approbation de la loi sur l’avortement 194 par le sénat italien. Bien loin d’être un « droit », l’avortement, explique l’avocat expert en bioéthique Marcello Palmieri à Vatican News , « est et reste un choix dramatique et extrême ».

 

Source Zenit

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One of us – Une victoire pour une défaite. Fin de match

Communiqué de l’ECLJ :

“L’ECLJ prend acte du jugement du Tribunal de l’Union européenne rendu le 23 avril 2018 dans l’affaire One of Us – Un de nous contre la Commission européenne (T‑561/14).

Sur l’aspect institutionnel du recours, le Tribunal a donné raison à Un de nous en décidant que l’acte par lequel la Commission a décidé de ne pas donner suite à l’Initiative citoyenne produit des effets juridiques et qu’il est donc attaquable devant le Tribunal de l’Union européenne (§77). Le Tribunal adopte la position d’Un de nous lorsqu’il reconnaît que : « le défaut de soumission du refus de la Commission […] à un contrôle juridictionnel compromettrait la réalisation de cet objectif [« encourager la participation des citoyens à la vie démocratique et de rendre l’Union plus accessible »], dans la mesure où le risque d’arbitraire de la part de la Commission dissuaderait tout recours au mécanisme de l’ICE, eu égard, également, aux procédures et conditions exigeantes auxquelles ce mécanisme est soumis. » Ainsi, le Tribunal donne raison à Un de nous sur un élément important de son recours et sauve le mécanisme d’Initiative citoyenne européenne à l’arbitraire le plus complet de la Commission en décidant qu’il peut faire l’objet d’un contrôle juridictionnel. Le quasi-monopole d’initiative législative de la Commission s’en trouve d’autant réduit.

Néanmoins, le Tribunal a aussitôt limité la portée de son contrôle en jugeant, d’une part, que « la Commission dispose d’un large pouvoir d’appréciation aux fins de décider d’entreprendre ou pas une action à la suite d’une ICE » (§§145 et 169) et d’autre part, que la décision de la Commission : « doit faire l’objet d’un contrôle restreint de la part du Tribunal, visant à vérifier, outre la suffisance de sa motivation, l’existence, notamment, d’erreurs manifestes d’appréciation viciant ladite décision » (§ 170). Dès lors, le Tribunal n’a pas examiné de façon approfondie les griefs relatifs aux questions éthiques soulevés par Un de nous.Il ne leur a consacré qu’une dizaine de paragraphes sur les 185 que compte le jugement pour conclure, au terme de ce survol, que l’argumentation de la Commission n’était pas « entachée d’erreur manifeste » (§182).

Ainsi, ce jugement constitue une victoire sur le plan institutionnel, et une défaite sur le plan éthique pour Un de Nous.  Il est surtout une victoire pour la Cour de Justice qui a étendu son pouvoir de contrôle sur la Commission en matière d’initiative législative. Les partisans d’une démocratisation de l’Union européenne s’en réjouiront car le mécanisme d’Initiative citoyenne s’en trouve quelque peu renforcé.

Finalement, l’Initiative Un de Nous n’est certes pas parvenue à renverser le choix de la Commission européenne de sacrifier le respect de la vie humaine prénatale à l’intérêt de la technoscience et au contrôle démographique des pays pauvres. Cette Initiative a néanmoins permis :
de porter, avec une puissance inégalée, le témoignage de l’humanité de chaque vie individuelle, dès avant la naissance ;
de rassembler, au sein de la Fédération Un de Nous, un grand nombre de personnes et d’organisations porteuses de ce témoignage à travers l’Europe ;
de placer l’Union européenne face à ses contradictions en matière de démocratie et de rendre un peu moins arbitraire le pouvoir de la Commission européenne.

 

Source

Dans le Monde #En Europe #NLQ

“One of us” : décision attendue le 23 avril, l’initative citoyenne en sortira-t-elle gagnante ?

UN DE NOUS : JUGEMENT LE 23 AVRIL. EN JEU : LE MONOPOLE D’INITIATIVE LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION EUROPÉENNE ET L’AVENIR DES INITIATIVES CITOYENNES.

Vous souvenez-vous de Un de Nous (One of Us) ? Près de 2 millions de signatures récoltées à travers toute l’Europe ! Initiée en 2012, cette pétition fut la plus grande initiative citoyenne de l’histoire de l’Union européenne (UE). Portée par la société civile, des dizaines d’associations et des milliers de volontaires ont œuvré à récolter les signatures à travers toute l’Europe. Elle demandait l’interdiction du financement européen des programmes impliquant la destruction d’embryons et de fœtus humains.

Présenté comme un instrument de démocratisation de l’UE, le mécanisme d’Initiative citoyenne européenne (ICE) voulait rapprocher l’Union des citoyens. Il a été introduit par le Traité de Lisbonne en 2007 et le Règlement n° 211/2011 du Parlement européen et du Conseil. L’ICE devait pallier le déficit démocratique d’une Union qui, depuis son origine, a laissé le monopole de l’initiative législative au seul pouvoir « bureaucratique » de la Commission. Il s’agissait de partager le pouvoir d’initiative avec les citoyens européens.

Mais, se faisant juge de l’opportunité politique de la proposition législative de Un de Nous, la Commission refusa purement et simplement de donner suite à l’initiative Un de Nous. Elle ne s’attendait certainement pas à ce que la plus grande initiative défende la vie humaine…

Examinée avant le début de la collecte des signatures, la recevabilité de l’ICE Un de Nous avait pourtant été admise par la Commission. Pourquoi donc laisser les citoyens européens faire l’effort de récolter des millions de soutiens si la Commission dispose d’un pouvoir arbitraire de refuser in fine de donner suite à leur proposition, alors même qu’elle pouvait exprimer ce refus dès le début ? Un tel pouvoir ruine l’utilité du mécanisme d’ICE en donnant de faux espoirs aux Européens. L’initiative citoyenne ne serait alors qu’un activateur artificiel de participation du peuple à la vie politique européenne.

Un de Nous a contesté cette décision auprès de la Cour de justice de l’Union européenne. L’audience s’est tenue le 16 juin 2017 et le jugement sera rendu lundi 23 avril 2018. L’occasion de faire le point sur les enjeux de cette affaire importante.

En contestant la décision de la Commission auprès du Tribunal, Un de Nous invite les juges à rendre le mécanisme de l’ICE effectif en reconnaissant que la décision de la Commission peut faire l’objet d’un contrôle juridictionnel. Le Tribunal a, par cette affaire, l’occasion de démocratiser l’Union européenne en mettant un terme au monopole d’initiative législative dont jouit la Commission européenne.

Voici les différentes positions que pourrait adopter le Tribunal et les conséquences qui en découleraient.

Si le Tribunal déclare inattaquable le refus de la Commission de donner suite à l’ICE, il confortera le monopole d’initiative de la Commission reconnaissant à celle-ci le pouvoir d’éconduire, sans aucun recours possible, des initiatives portées pourtant par des millions de personnes. Cet instrument de démocratie participative s’avèrerait alors purement factice : un leurre démocratique.

A l’inverse, si les juges estiment attaquable l’acte de la Commission et acceptent par-là de se prononcer au fond, ils donneront alors une réelle effectivité au mécanisme de l’initiative citoyenne européenne. Ce serait là un profond bouleversement institutionnel pour l’Union : la Commission européenne perdrait son monopole d’initiative législative et se verrait obligée de le partager avec les citoyens européens, sous le contrôle de la Cour !
Une nouvelle alternative s’offrirait alors au Tribunal : s’il reconnaît la décision de la Commission attaquable, il la jugera soit satisfaisante, déboutant alors Un de Noussur le fond, soit insatisfaisante, condamnant alors la Commission.

– Si le Tribunal donne raison sur le fond à Un de Nous, cela constituera une victoire majeure mais pas encore définitive, car il est fort probable que la Commission fasse aussitôt appel.

– À l’inverse, si le Tribunal donne raison à la Commission sur le fond, il ouvrira alors une brèche dans le monopole d’initiative législative de celle-ci sans même lui laisser la possibilité de faire appel. Le fonctionnement démocratique de l’Union en serait grandement amélioré. Ce serait stratégiquement bien joué pour la Cour.

Ainsi, finalement, quelle que soit l’issue du jugement, la Commission européenne perd, et Un de Nous demeure gagnant sur au moins un tableau.

De Gregor Puppinck

Source : Belgicatho

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One of us – “La mentalité de l’avortement va s’effondrer si nous continuons de persévérer”

Le docteur John Bruchalski, qui pratiquait jusqu’au début des années quatre-vingt-dix des avortements, est désormais à la tête d’une des plus importantes cliniques provie américaine. Il a reçu le trophée des « Héros de la vie », le 27 mai à Budapest, à l’issue du second forum européen One of Us.

La fédération One of Us a remis, samedi 27 mai, son trophée des « Héros de la vie » au docteur John T. Bruchalski, en conclusion de son second forum européen organisé à Budapest (Hongrie). Médecin généticien américain, cet ancien « avorteur » favorable aux recherches sur l’embryon et au concept de pré-embryon est désormais à la tête du centre médical Tepeyac, l’une des plus importantes cliniques de gynécologie et de maternité provie aux États-Unis. Ce centre, John Bruchalski l’a fondé en 1994, à Fairfax (Virginie), au terme d’une conversion spirituelle et scientifique commencée en 1989.

C’est cette année-là que le jeune médecin, diplômé deux ans plus tôt de l’université de l’Alabama, rencontra pour la première fois le professeur Jérôme Lejeune, venu témoigner au procès de Maryville (Tennessee) où un couple en instance de divorce s’opposait sur le devenir de leurs embryons congelés en vue d’une fécondation in vitro. « J’étais de l’autre côté à l’époque, avec mon professeur, le « père » de la FIV aux États-Unis, qui expliquait que l’embryon n’était pas égal à une personne mais tout au plus à un morceau d’appendice ou de tissu humain », a raconté le lauréat de One of Us, devant un parterre de représentants de mouvements provie venus de toute l’Europe et du ministre de la famille hongrois, Katalin Novak. « Jérôme Lejeune est venu, avec tout son génie, démontrer au juge comment tout le matériel génétique d’une personne était présent dans cette première cellule qu’est l’embryon ». John Bruchalski en est littéralement bouleversé. « Il l’a expliqué si clairement et si distinctement que le médecin que j’étais a reconsidéré sa position sur l’instant où commence une vie humaine et le moment où elle doit être respectée ».

J’ai reçu un appel du Ciel me demandant de ne plus faire d’avortement.

Le médecin américain n’arrête pas son activité pour autant, mais se pose de plus en plus de questions sur l’avortement. « Parfois j’avortais des enfants, parfois je les sauvais ». C’est une conversion mystique qui viendra achever sa conversion scientifique. Durant l’été 1994, John Bruchalski se rend au Mexique pour voir la Vierge de Guadalupe, puis en Serbie à Medjugorje. « J’ai reçu un appel du ciel me demandant de ne plus faire d’avortement », a-t-il confié samedi soir, en présence de son épouse. Grâce à son centre Tepeyac, qui accueille chaque année plus de 20 000 patients, John Bruchalski a permis de sauver plusieurs milliers d’enfants « qui ne seraient jamais nés sinon », a salué Thierry de la Villejégu, vice-président de la fédération One of us et directeur de la fondation Jérôme Lejeune.

Une belle réussite que le médecin américain appelle de ses vœux en Europe. « N’abandonnez jamais ! », a-t-il déclaré à Famille Chrétienne. « Nous allons gagner la bataille, celle du triomphe du Sacré-Cœur, du cœur du Christ, celle du triomphe du bien sur le mal. La mentalité de l’avortement va s’effondrer si nous continuons de persévérer. Soyez patients et surtout aimez tous ceux qui vous entourent ».

Objectif de One of Us : devenir incontournable en Europe

 

Lire la suite sur Famille Chrétienne

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IVG, GPA, PMA – “Nous sommes ceux qui ne nous résignons pas à cette situation” One Of Us

La Fédération One of Us/ Un de Nous a réuni le weekend dernier plus de 600 personnes à Budapest pour le deuxième forum européen pour la vie, parmi lesquels des responsables politiques européens et nationaux, des personnalités associatives et des experts de la santé et de l’éthique.

Bence Retvari, ministre hongrois, a ouvert le forum en déclarant que « la défense de la vie est une des valeurs les plus importantes en Europe », inscrite dans la constitution hongroise. De même Carlo Casini, eurodéputé italien et président d’honneur de One of Us, a appelé l’Union européenne à ne « plus accepter la mort de quiconque, à commencer par celle des enfants à naître ». Jaime Mayor Oreja, ancien ministre espagnol et président de la fédération Un de Nous a pour sa part expliqué que « la crise que l’on vit a commencé le jour où l’avortement est devenu un droit ; à partir de là, les portes ont été ouvertes pour l’idéologie du genre, la GPA et toutes ces idées qui vont contre l’humanisme. Nous sommes ceux qui ne nous résignons pas à cette situation, et qui veulent combattre aux racines de la crise ». Pour cela, la fédération One of Us « doit être présente dans les années à venir, dans le débat public au niveau européen et doit être représentée dans chaque pays » pour y relayer ses idées.

A l’issu de ces deux jours, le docteur John Bruchalski, « qui pratiquait jusqu’au début des années quatre-vingt-dix des avortements, [et] est désormais à la tête d’une des plus importantes cliniques provie américaine » a reçu le trophée des « Héros de la vie ».

 

Source Généthique.org

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Gregor Puppinck – Il faut être lucide tant sur les causes réelles de l’attachement de notre société à l’avortement que sur ses conséquences

Samedi 27 mai, la Fédération ONE OF US/UN DE NOUS organise, à Budapest, le deuxième Forum européen pour la vie en collaboration notamment avec le Centre européen pour le droit et la justice dirigé par Grégor Puppinck. Celui-ci a dirigé la rédaction de Droit et prévention de l’avortement en Europe, (LHR édition, 2016). Il est aussi l’auteur de La famille, les droits de l’homme et la vie éternelle, aux éditions de l’Homme Nouveau (2015), Prix humanisme chrétien 2016. Il a bien voulu nous expliquer les enjeux de cette rencontre.

Il répond pour l’Homme Nouveau

Quel va être le but de ce grand forum pour la vie ?

Le premier but est de rassembler les personnalités et les mouvements engagés à travers l’Europe pour la défense politique de toutes vies humaines. Il s’agit aussi de parler des enjeux culturels actuels. Il nous faut aujourd’hui intégrer le combat pro-vie au sein des évolutions culturelles de notre monde. Il faut que la militance pro-vie intègre son action dans un contexte plus global.

Pensez-vous qu’aujourd’hui, nous puissions encore avec ces forums montrer que la vie est précieuse ?

Oui bien sûr, nous pouvons aller dans ce sens même si les instances européennes ne veulent pas considérer cette question. C’est évidemment un aveuglement volontaire. Elles savent ce que nous faisons mais ignorent ce sujet autant que possible car il leur parait trop sensible. Cela ne signifie pas que ce forum est vain, mais il sera difficile d’ouvrir les yeux des responsables politiques ; d’autant plus qu’il s’agit aussi d’ouvrir les cœurs. Mais sur le plan culturel, ce type de forum est fondamental. Il est essentiel déjà pour les milieux pro-vie car il permet de renforcer le mouvement. Le milieu des convaincus ne se réduit pas ; au contraire, il se renforce ; ce forum en est un signe et y contribue.

Il est aussi essentiel de montrer les conséquences sociales de l’avortement, en particulier le vieillissement de la population, la fragilisation du lien affectif et des familles, la désacralisation de la vie humaine, la chute démographique et sa compensation par l’immigration extra-européenne.

La chute de la natalité et la fragilisation des familles sont des causes majeures de la crise actuelle de l’Europe. Elles sont aussi les symptômes d’une société dépressive.

Le forum va, entre autres choses, encourager la protection de la vie humaine vulnérable, nous pensons, nous, tout de suite aux enfants et aux personnes âgées. Toutefois, votre ONG défend également les chrétiens dans le monde, qui sont persécutés. Pourriez-vous en parler ?

Forcément il y a un rapprochement avec les minorités religieuses persécutées, en particulier les chrétiens. Malgré les grands discours sur les droits de l’homme, la société tolère paisiblement les sacrifices de vies humaines dès lors que notre propre existence n’est pas menacée.  C’est le cas de l’avortement qui ne menace plus directement notre vie individuelle ; c’est aussi le cas de certaines minorités qui sont aussi trop faibles et pauvres pour mériter notre sympathie. Leur sacrifice est même souvent utile à notre confort. Nous ne sommes pas sortis de la loi du plus fort.

Ce forum est donc là pour sensibiliser à la valeur de la vie humaine, mais du coup pour alerter également. Qu’elles vont être ces alertes ?

Il s’agit d’alerter, de toucher la conscience des personnes, mais aussi et avant tout de comprendre la transformation profonde à l’œuvre dans la société occidentale. Sauf dans quelques pays, nous ne disposons pas du pouvoir politique en Europe, cela réduit notre capacité d’action. Mais ce que nous pouvons toujours faire et qui est précieux, c’est comprendre et expliquer, pour poser clairement les termes, implications et conséquences des choix anthropologiques auxquels la société doit répondre. C’est là la façon dont je conçois mon travail.

À propos du forum il est dit d’« Encourager les pays qui cherche à protéger la vie et la famille comme la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque » : que pouvez vous dire au sujet de la France ?

La plupart des gouvernements européens ne veulent clairement pas payer le prix d’une politique respectueuse de la vie humaine. Une telle politique a un coût à court terme : accepter une moindre maitrise artificielle de la procréation et être plus généreux à l’égard des femmes enceintes et des familles. Mais le bénéfice à moyen et long terme de cette politique est considérable, en particulier pour les pays d’émigration, comme la Pologne ou la Hongrie, qui voient partir l’élite de leur jeunesse et qui ne reçoivent pas de population de remplacement.

Votre vision est particulièrement noire ?

Je crois qu’il faut être lucide tant sur les causes réelles de l’attachement de notre société à l’avortement que sur ses conséquences. La population de plusieurs pays s’est convertie au respect de la toute vie humaine ; c’est le cas notamment des Etats unis. Quant à la Pologne, n’oublions pas que l’avortement y fut endémique sous la botte communiste. Il est possible de transformer les cultures pour le bien. Pour cela, le rôle de l’Eglise est primordial. L’Italie et les Etats-Unis donnent un bel exemple d’engagement du clergé en ce sens. Chaque paroisse agit sur le terrain, avec les prêtres et les évêques en tête, et les grands journaux catholiques ne refusent pas de parler de l’avortement ; ce n’est suffisamment pas le cas en France.

Il faut se donner les instruments pour œuvrer à la transformation sociale ; et ce forum en est un. Nous sommes encore en Europe dans une phase préalable, nous nous dotons des instruments pour servir.

 

Brèves

Fédération One of us : un second forum européen à Budapest

Budapest accueillera les 26 et 27 mai prochain le second forum européen organisé par la Fédération One of Us, sous le haut-patronage du premier ministre Hongrois, Viktor Orbán et de la ministre de la famille, Katalin Novák.  ». Il aura pour thème « Protéger la vie : le cœur du nouveau débat culturel » et accueillera des politiques européens et nationaux, des personnalités associatives, des experts de la santé et de l’éthique.

Ce forum a pour objectif :

• « d’alerter sur le dévoiement des notions de personne, de la famille et de la vie humaine, et de se mobiliser contre la déstabilisation de la société qui s’en suit,

• de faire émerger un débat en Europe, d’encourager le développement de l’Europe basé sur des valeurs fortes au premier rang desquelles la protection de la vie humaine vulnérable,

• d’encourager les pays qui cherchent à protéger la vie et la famille comme la Hongrie, la Pologne et la  République tchèque ».

Quels risques et quelles réalités en Europe, mais aussi quelles solutions et quelles alternatives en ce qui concerne la protection de la vie et la valeur de la famille ? Autant de questions auxquelles s’intéresseront les participants venus notamment d’Espagne, de Pologne, de Slovaquie, de Hongrie et de France.

Source

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Gregor Puppinck explique les enjeux de l’initiative citoyenne One of us – Verdict à l’automne

Avec plus 1,7 millions de signatures, l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) Un de Nous a rassemblé le plus grands nombre de signatures de l’histoire de l’Europe. Mais en 2014, la Commission Européenne refuse de transmettre la proposition législative issue de l’ICE au Parlement européen. Mardi 16 mai, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) devra déterminer, face à un collège élargi de juges, si la Commission Européenne a respecté ou non les règles qu’elle s’est données. Grégor Puppinck, docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg), revient pour Gènéthique sur les enjeux de cette décision.

Gènéthique : Pourquoi avoir saisi la Cour européenne de justice ?

Grégor Puppinck : Nous estimons que la Commission européenne n’a pas répondu de façon sérieuse à la demande que 2 millions de citoyens avaient formulée de prendre des initiatives pour arrêter le financement de tout acte mettant fin à une vie humaine. Les arguments de fond de la Commission ne sont pas satisfaisants.

Ensuite, la Commission européenne aurait dû transmettre notre proposition législative au Parlement européen. Il n’appartenait pas à la Commission de se faire juge de l’opportunité politique à ce stade de la procédure, dans la mesure où l’opportunité juridique avait déjà été démontrée et dans la mesure où l’opportunité politique avait été prouvée par la récolte de 2 millions de signatures. La possibilité pour la Commission de prendre cette décision de rejet ruine l’utilité du mécanisme d’ICE conçu par le Parlement européen pour permettre aux citoyens de prendre l’initiative législative.

G : Que dénoncez-vous ?

GP : Par sa décision, la Commission a coupé les ailes de cette initiative. Nous avons passé des mois à récolter les signatures. Mais cela ne sert à rien si la Commission a la possibilité de mettre l’ICE à la poubelle. Aujourd’hui, le mécanisme d’ICE est une imposture démocratique car on donne de faux espoirs aux citoyens. Nous demandons au Tribunal de rendre ce mécanisme d’ICE effectif en reconnaissant que la Commission ne pouvait pas simplement rejeter notre initiative, et que la décision de la Commission peut être l’objet d’un contrôle juridictionnel dans l’hypothèse où elle refuserait de transmettre la proposition législative citoyenne au Parlement européen.

Nous offrons au Tribunal la possibilité de rendre l’Union Européenne plus démocratique et de rendre à ce mécanisme d’ICE son intérêt pour les citoyens. En effet depuis le rejet de ONE OF US, quasiment plus personne ne fait d’ICE.

La Commission accepte les ICE quand elles vont dans le sens de ce qu’elle a prévu de faire, mais la nôtre va dans le sens contraire de sa politique.

G : Cette audience revêt une importance particulière. Pour quelles raisons ?

GP  : D’un point de vue juridique, cette affaire One of Us e.a. / Commission est très importante car elle peut bouleverser la répartition des pouvoirs au sein de l’UE en accordant au peuple une partie de l’initiative législative.

D’un point de vue institutionnel, l’affaire donne l’occasion à la CJUE de rééquilibrer des rapports institutionnels et de démocratiser l’Union.

Si la CJUE donne raison à ONE OF US, l’affaire restera dans les annales et sera enseignée à tous les étudiants en droit.

G : La journée de demain va être consacrée aux audiences, quand pensez-vous que le jugement sera prononcé ?

GP : Le jugement ne sera pas prononcé avant cet automne car il faut le temps de la délibération, de la rédaction de la décision, de la traduction…

 

Source Genethique.org

Vous trouverez su ce fil tweeter les éléments et échanges marquants  de la journée du 16 mai

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One of us – Près de 2 millions de signatures pour défendre la démocratie participative

La Fédération européenne ONE OF US/UN DE NOUS annonce que la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) tiendra audience mardi prochain le 16 mai 2017 à Luxembourg, face à un collège élargi de juges. Il s’agit de trancher si la Commission européenne a eu tort en mai 2014 de refuser de transmettre la proposition législative issue de l’initiative citoyenne européenne UN DE NOUS au Parlement européen pour débat.

L’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) UN DE NOUS a été l’une des rares initiatives sorties victorieuses de la récolte de signatures depuis que le mécanisme d’ICE a été lancé en 2012. Avec plus de 1,7 million de signatures certifiées (1,9 million récoltées), UN DE NOUS a été l’ICE ayant rassemblé le plus de signatures dans l’histoire de l’Union européenne. L’ICE UN DE NOUS demandait de stopper les financements des programmes détruisant des embryons humains.

Le mécanisme d’ICE est une sorte de super pétition officielle qui permet aux citoyens européens (quand ils rassemblent au minimum 1 million de signatures) de proposer un texte législatif. Il a été introduit par le traité de Lisbonne afin de lutter contre le déficit démocratique de l’Union européenne. Cet outil de participation démocratique directe des citoyens européens aux politiques de l’Union européenne a pour objectif affiché de rapprocher les citoyens de l’Union européenne.

Le refus de la Commission européenne de transmettre au Parlement européen la proposition UN DE NOUS est d’autant plus scandaleux que la crise du processus d’intégration européenne s’aggrave depuis des années. Cette crise est due au désenchantement grandissant des citoyens qui réclament un retour aux valeurs fondatrices de l’Europe, en premier lieu le respect de la dignité humaine.

Le refus de la Commission de donner suite à l’ICE ayant connu le plus grand succès de l’histoire de l’UE a réduit à néant la légitimité du mécanisme d’ICE. Le Président du Comité Citoyen UN DE NOUS, Grégor Puppinck dénonce :

« Il s’agit de protéger le mécanisme d’ICE d’une discrimination bureaucratique qui anéantie les efforts des citoyens européens désireux de proposer un texte législatif qui compte à leurs yeux, quand bien même cette proposition législative ne plairait pas à la Commission européenne. »

Cette décision historique de la CJCE déterminera si le mécanisme d’ICE est effectivement un instrument de participation démocratique citoyenne ou bien une imposture.

 

Source

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Avortement – Trump versus UE – One of us s’oppose au fonds “she decides”

Alors que le nouveau président américain a rétabli la « politique de Mexico » stipulant qu’aucun financement fédéral ne devrait aider des organisations internationales ou étrangères qui pratiquent ou promeuvent l’avortement (cf. Donald Trump supprime le financement des ONG soutenant l’avortement), la ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement, Liliane Ploumen, a lancé une initiative pour le contrerPour contrer Trump, le Parlement Européen vote une résolution pour financer l’avortement dans le monde sous le nom de « She decides ». Elle a annoncé la semaine dernière que ce fonds financerait des projets visant à « accroitre l’accès à la contraception et à l’avortement ainsi qu’à l’éducation des femmes dans les pays en développement ». Ce fonds est ouvert aux gouvernements, entreprises ou institutions sociales membres de l’UE ou non, dont certains ont déjà annoncé leur contribution (cf. “She decides” : une conférence pour lancer un fond européen de promotion à l’avortement).

Cette initiative « est très nettement opposée à l’initiative citoyenne européenne la plus réussie » a réagi la Fédération One of Us : « Nous sommes fermement opposés au financement de l’avortement par le budget commun de l’UE. Cette question ne relève pas de la compétence de l’Union européenne et doit rester strictement de la compétence des gouvernements nationaux » (cf. “Un de nous” : Des experts du droit, de la santé et de la politique s’engagent pour défendre l’embryon humain).

Carlo Casini, président honoraire de la Fédération One of Us a rappelé que « la Cour européenne des droits de l’homme n’a jamais reconnu le droit à l’avortement ; elle a imposé à l’Europe la neutralité à ce sujet(…) Offrir de l’argent aux organisations qui font de la propagande et mettent en œuvre l’avortement dans le monde, signifie sortir de cette neutralité, encourage l’avortement et viole le principe de la dignité humaine (Article. 2 du traité de l’Union européenne) ».

Thierry de la Villejegu, vice-président de cette même Fédération a fait état du « premier devoir de l’UE envers les femmes enceintes » qui est de « leur permettre de donner naissance à leur enfant dans des conditions de dignité ». Il exhorte « les pays européens à développer rapidement des soins médicaux de haute qualité pour chaque femme enceinte. Le financement par l’UE de programmes de promotion et d’avortement dans les pays en développement est un acte de violence pure, une violation de la conscience des femmes et une violation de la souveraineté nationale. Ces programmes doivent être condamnés ». Les données de l’OMS sur l’année 2012 montrent que 91 % des décès maternels peuvent être évités. « Les femmes souffrent en raison de l’absence scandaleuse de soins efficaces pendant la grossesse et l’accouchement, dont 333 000 meurent chaque année (99 % dans les pays en développement) ».

 

 Source Généthique